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De la sentence de mort prononcée dans Genèse à l’incroyable surprise du tombeau vide, découvrez, à travers cette nouvelle prédication, comment le matin de la résurrection balaie l’incrédulité humaine pour offrir une espérance radicale et éternelle.

Dans la même série :



Version écrite de la prédication

La mort et la vie

« Le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Gn 2.17) « tu es poussière, tu retourneras à la poussière » (Gn 3.19). Deux paroles du Seigneur qui s’accomplissent avec une redoutable précision.

  • Caïn : j’ai fabriqué !
  • Abel : souffle, vanité. Témoin de la faiblesse qui tranche déjà avec la vie en Éden.
  • Et puis Caïn tue son propre frère. Première colère. Premier meurtre. Du sang humain se répand sur le sol, premier d’une longue série.
  • La longévité des hommes ira décroissant pour se stabiliser après le déluge.

La mort s’installe durablement dans l’expérience humaine. Le péché d’Adam engendre un changement majeur qui affecte tous les hommes :

C’est pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché
– Romains 5.12

1 Corinthiens 15.22 dit « tous meurent en Adam »…

Adam est mort deux fois : une mort spirituelle, et la mort physique de son corps. Depuis, les fils et les filles d’Adam naissent spirituellement morts, et meurent physiquement un jour. La mort est présentée comme le dernier ennemi. Mais avant qu’elle ne soit abolie, elle est présente, omniprésente.

En même temps, il y a comme une intuition universelle. La vie ne peut pas s’arrêter à la mort. La Bible dit que Dieu a mis dans le cœur de l’homme la pensée de l’éternité (Ec 3.11). Toutes les civilisations ont imaginé une suite, comme si on leur criait que la vie continuerait par-delà la mort.

Et dans la Bible, une espérance est annoncée, la vie éternelle avec Dieu est possible. Avant qu’on regarde quelques passages, je voudrais dire combien j’ai été impressionné par le contraste entre l’assurance de la vie éternelle dans le Nouveau Testament, et la précarité de cette assurance entre la chute d’Adam et la fin de l’Ancien Testament.

  • Si Job est le premier livre écrit de la Bible, nous trouvons là la première description de l’espérance éternelle :

Mais je sais que mon rédempteur est vivant, Et qu’il se l’elevera le dernier sur la terre, Après que ma peau aura été détruite ; Moi-même en personne, je contemplerai Dieu. C’est lui que moi je contemplerai, Que mes yeux verront, et non quelqu’un d’autre ; Mon cœur languit au-dedans de moi
– Job 19.25-27

  • À peu près à la même période, Dieu fait alliance avec Abraham et se présente comme son Dieu et celui de sa descendance après lui. Implicitement, il y a l’idée que la relation avec Dieu perdurera après la mort. Dieu est le Dieu des vivants, et pas des morts – une notion qui, pour Abraham, Isaac et Jacob, annonce la vie éternelle pour eux…
  • Puis vient David qui annonce :

Car tu n’abandonneras pas mon âme au séjour des morts, tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie le gouffre tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a abondance de joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite
– Psaumes 16.10-11

Un psaume qui témoigne de sa foi et qui prophétise également un accomplissement complet avec Jésus. Devant la mort de son enfant dans 2 Samuel 12, David s’écrie : « Moi j’irai vers lui, mais lui ne reviendra pas vers moi » (2S 12.23), comme s’il était conscient à la fois de son propre salut, et de celui de son fils.

  • Salomon, le fils de David, conclut son regard cynique et réaliste sur la vanité de la vie par une description de la mort ainsi : « avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné. » (Ec 12.7). La conscience que la partie immatérielle de l’homme retourne à Dieu…
  • Et puis viennent les prophètes. Élie part au ciel sans mourir dans un char de feu, et annonce par là-même la vie qui continue au-delà de ce que l’on peut connaître sur terre. Et parmi les prophètes, plusieurs s’expriment sur l’éternité :

Que tes morts revivent ! Que mes cadavres se relèvent ! Réveillez-vous et tressaillez de joie, Habitants de la poussière ! Car ta rosée est une rosée de lumière, Et la terre redonnera le jour aux défunts.
– Ésaïe 26.19

Et quand on sortira, on verra Les cadavres des hommes criminels à mon égard ; Car leur ver ne mourra pas, Et leur feu ne s’éteindra pas ; Et ils seront pour toute chair un objet d’horreur.
– Ésaïe 66.24

Je les libérerai de la main du séjour des morts, Je les rachèterai de la mort. O mort, où est ta peste ? Séjour des morts, où est ta destruction ? La clémence se dérobe à mes yeux !
– Osée 13.14

Beaucoup de ceux qui dorment Dans la poussière de la terre se réveilleront, Les uns pour la vie éternelle Et les autres pour la honte, pour l’abjection éternelle.
– Daniel 12.2

Comme vous le voyez, les informations sur la vie éternelle dans l’Ancien Testament sont peu nombreuses et sont accompagnées d’une certaine incertitude. L’Ancien Testament connaît la mort – nous connaissons tous la mort… et personne ne pouvait imaginer qu’un homme mort revienne à la vie.

C’est pourquoi, malgré les nombreuses fois où Jésus avait dit qu’il allait mourir et ressusciter, les gens autour de lui ont eu beaucoup, beaucoup de mal à suivre. Le lendemain du sabbat, même les personnes qui lui ont été le plus fidèles agissent sans y avoir cru !

Lecture : Matthieu 28.1-10

L’incrédulité (Mt 28.1)

Après le sabbat, à l’aube du premier jour de la semaine, Marie-Madeleine et l’autre Marie allèrent voir le sépulcre.
– Matthieu 28.1

Nous sommes dimanche matin. Après le samedi, le sabbat, voici le 3e jour depuis la crucifixion de vendredi. S’il fallait comparer les récits avec attention, on pourrait même affiner la liste des événements ainsi :

  1. Marie-Madeleine va au sépulcre très tôt et voit avec étonnement que la pierre qui le fermait a été ôtée, et elle court en avertir Pierre et Jean (Jn 20.1-2).
  2. Pendant qu’elle rentre dans la ville, les autres femmes arrivent près du tombeau ouvert et voient un ange qui leur annonce que Jésus est ressuscité. Puis elles s’éloignent promptement et courent annoncer cette nouvelle aux disciples (Mt 28.5-8).
  3. Marie-Madeleine revient avec les deux disciples. Quand ceux-ci, après avoir vu le tombeau vide, s’en retournent chez eux, Marie reste près du sépulcre en pleurant. C’est alors qu’elle voit deux anges dans le sépulcre (Jn 20.11-13) et que le Seigneur lui apparaît enfin (Jn 20.14-17).

Matthieu ne donne pas tous ces détails parce qu’il s’intéresse surtout à ces deux femmes, à leurs réactions et à leur rôle de témoin privilégié de la résurrection. Matthieu 28.1 est un résumé des premiers déplacements de la journée vers le sépulcre.

La nuit s’est estompée, et nos amies sont parties faire des courses. Selon Marc, il y avait aussi Salomé, la mère de Jacques et de Jean (Mc 16.1). Selon Luc, il y avait aussi Jeanne (Lc 24.10). Elles vont acheter « des aromates, afin d’aller embaumer Jésus » (Mc 16.1). Pourquoi ?

  • Par amour pour Jésus, c’est sûr ! Elles ont dû apprécier le geste de Nicodème et de Joseph d’Arimathée qui ont recouvert Jésus de plus de 30 kg d’aromates. Mais elles ont dû les percevoir comme des étrangers. Leur respect officiel devait s’accompagner d’un respect tendre de celles qui l’avaient aimé. Leur geste manifeste l’affection des intimes, des proches.
  • Une coutume hébraïque veut que l’on considère un mort comme vraiment mort après le 3e jour. C’est pourquoi Jésus attendra le 4e jour pour rendre visite à la famille de Lazare et ne le ressusciter qu’à ce moment-là, quand le témoignage d’une résurrection est d’une authenticité irréfutable. Elles viennent peut-être en se disant que c’est la dernière fois qu’elles pourront l’approcher…
  • En tout cas, c’est parce qu’elles ne pensaient pas que Jésus voulait vraiment dire ce qu’il disait quand il parlait de résurrection ! Si elles prennent des aromates, c’est bien parce qu’elles pensent trouver un corps dans la tombe. Peut-être qu’elles se sont dit que Jésus ressusciterait « au dernier jour ».

Or, tout au long de l’Évangile, Jésus annonce sa mort et sa résurrection le 3e jour…

Jésus commença dès lors à montrer à ses disciples qu’il lui fallait aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, être mis à mort et ressusciter le troisième jour.
– Matthieu 16.21

ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera. Ils furent très attristés.
– Matthieu 17.23

et le livreront aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le flagellent et le crucifient, et le troisième jour il ressuscitera.
– Matthieu 20.19

C’est le 3e jour. Elles auraient dû venir avec une caméra, ou avec un drapeau, ou avec une bannière « bienvenue au ressuscité !». Finalement, ceux qui ont prêté le plus d’attention aux paroles de Jésus, c’était ses adversaires :

Le lendemain, qui était le jour après la préparation, les principaux sacrificateurs et les Pharisiens allèrent ensemble trouver Pilate et dirent : Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : Après trois jours je ressusciterai. Ordonne donc qu’on s’assure du sépulcre jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps et dire au peuple : Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première
– Matthieu 27.62-64

Comme les gardes ne sont arrivés que le samedi, il est possible que ces femmes ignoraient tout de leur présence…

En tout cas il faut bien comprendre que personne, dans l’entourage de Jésus, ne croyait réellement à la résurrection. C’est un événement tellement improbable, que personne n’imaginait que cela se réaliserait véritablement…

La frayeur (Mt 28.2-7)

Et voici qu’il y eut un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Son aspect était comme l’éclair et son vêtement blanc comme la neige. Les gardes tremblèrent de peur, et devinrent comme morts. Mais l’ange prit la parole et dit aux femmes : Pour vous, n’ayez pas peur, car je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n’est pas ici ; en effet il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez, voyez l’endroit où il était couché, et allez promptement dire à ses disciples qu’il est ressuscité des morts. Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez. Voici : je vous l’ai dit.
– Matthieu 28.2-7

Ces versets ont bizarrement fait parler d’eux.

  • Certains ont imaginé que le tremblement de terre était nécessaire pour faire rouler la pierre afin que Jésus puisse sortir, sinon, il serait resté coincé le pauvre !
  • Mais le tremblement de terre a pour objectif de susciter l’attention sur la présence de l’ange.
  • C’est lui qui roule la pierre afin que les femmes puissent entrer. Pas pour que Jésus puisse sortir.
  • Le « tremblement de terre » est le signe puissant qu’un nouveau monde naît !

C’est souvent impressionnant quand un ange se manifeste !

  • Les deux anges qui passent par Sodome et Gomorrhe ont laissé un désert derrière eux (Gn 19).
  • 2 Samuel 24.15 nous rapporte la mort de 70 000 hommes après le passage d’un ange destructeur.
  • Tout au long de l’Apocalypse, ce sont des anges qui apportent les bouleversements de la tribulation – des événements spectaculaires qui rendront les gens attentifs à ce qui se passe…

Les gardes sont positivement effrayés ! Tétanisés par la peur ! Presque comateux…

Avez-vous connu « la frayeur de votre vie »? Il m’est arrivé une fois, quand j’étais préado, d’avoir tellement peur que j’étais incapable de bouger. Et pourtant il n’y avait pas d’ange en face !

  • La luminosité et la blancheur de l’ange sont le reflet de la présence de l’ange devant l’Éternel : il reflète le Seigneur de gloire qu’il sert ! Un peu comme Moïse qui brillait du reflet de la gloire qu’il avait vue…
  • Même Daniel est tombé mort, lui qui pourtant servait l’Éternel, devant la manifestation de certains anges puissants…
  • Les gardes ont dû avoir peur du tremblement de terre, peur de l’ange, et peut-être aussi peur de la vengeance de leur employeur qui lui ne faisait pas de pitié. S’ils furent envoyés pour garder un corps, leur survie dépendait du maintien de ce corps dans la tombe, ce qui ne devait pas poser trop de problème à leurs yeux !

Bref, notre ange roule la pierre… et rassure les femmes. Et notez : ces anges savent ce que les fidèles font. « Je sais que vous… »

  • Les Syriens envoient un détachement de soldats pour prendre le prophète Élisée. « Élisée pria en disant : Éternel, ouvre ses yeux, je t’en prie, pour qu’il voie. L’Éternel ouvrit les yeux du jeune serviteur qui vit ceci : la montagne pleine de chevaux et de chars de feu autour d’Élisée. » (2R 6.17)
  • Les anges ont reçu, selon Hébreux 1.14, la mission officielle d’aller aider les croyants.

Plus de fardeau !

1. Protection physique

David a été protégé physiquement par un ange lorsqu’il a été contraint de fuir vers les Philistins (Ps 34.8). Les anges sont capables de contrecarrer les plans des ennemis du peuple de Dieu (Ps 35.4-5). Les anges protègent de tout mal physique ceux qui cherchent leur refuge dans le Seigneur (Ps 91.11-13). Ils libérèrent les apôtres de la prison (Ac 5.19) et Pierre de sa cellule (Ac 12.7-11). Ils protégeront les 144 000 pendant la grande tribulation (Ap 7.1-14).

2. Approvisionnement physique

Un ange a apporté de la nourriture à Élie alors qu’il était fatigué suite à un long voyage (1R 19.5-7).

3. Encouragement

Pendant la tempête en mer, un ange a encouragé Paul, en lui rappelant qu’il arriverait sain et sauf à Rome pour témoigner de Christ (Ac 27.23-25).

4. Direction

Un ange a dirigé Philippe vers l’eunuque éthiopien pour qu’il lui rende témoignage (Ac 8.26) ; un ange a organisé la rencontre entre Corneille et Pierre, ce qui a permis aux Gentils d’être acceptés dans la communauté des croyants (Ac 10.3,22).

5. Assistance en réponse à la prière

Il semble y avoir une relation entre la prière pour la libération de Pierre de la prison et sa libération effective par un ange (Ac 12.1-11). De même, un ange a été envoyé en réponse à la prière de Daniel pour lui donner des explications (Dn 9.20-27 ; voir 10.10 – 12.13).

6. Porter les croyants dans leur demeure

Luc 16.22 décrit la mort de Lazare et comment les anges l’ont transporté dans le sein d’Abraham. C’est peut-être la façon dont Dieu permet aux saints qui meurent de « quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur. » (2Co 5.8)
– Paul Enns, Introduction à la Théologie, chapitre 22.

Ainsi les anges sont témoins de ce qui se passe dans nos vies et interviennent. Et là, un ange rassure ces femmes et leur accorde la primeur de la nouvelle la plus extraordinaire de tous les temps, la résurrection de Jésus !

« Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n’est pas ici ; en effet il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez, voyez l’endroit où il était couché, et allez promptement dire à ses disciples qu’il est ressuscité des morts. »

Vous réalisez la sobriété de l’histoire ? Pensez à tous les récits fantastiques de résurrections ou de choses miraculeuses – et vous trouverez de longues descriptions de choses bizarres… « il remua le petit doigt… ses lèvres se mirent à trembler, puis il éternua trois fois… ankylosé par l’effort surhumain qu’il avait fourni 3 jours avant, il réussit néanmoins à redresser son buste sur la pierre… son dos avait souffert de l’absence de matelas… il se mit à grelotter un peu, le temps que son corps reprenne la température normale… Malgré l’obscurité environnante il trouva son chemin jusqu’à la porte qu’il traversa sans peine et sans que les gardes ne puissent le voir »! !! !

Rien de tout ça. Un ange annonce : il est ressuscité (littéralement, « relevé », ou encore réveillé). Le plus grand miracle de tous les temps s’est accompli dans la discrétion d’une tombe, et l’ange atteste simplement : « il s’est relevé, il n’est plus là !» L’ange ajoute une couche de rappel : « il est ressuscité comme il l’avait dit »! Ça doit être une telle surprise pour les anges de nous voir tergiverser dans notre foi, dans notre obéissance, dans notre confiance, dans toutes ces choses… Pour eux, Dieu dit, et le monde existe – à combien plus forte raison quand Jésus dit qu’il ressusciterait c’est une certitude…

Par quelle puissance ? Par quelle volonté ? Celle de la trinité tout entière !

  • Celle du Père:

Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père…
– Romains 6.4

Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et par Dieu le Père qui l’a ressuscité d’entre les morts,
– Galates 1.1

  • Celle du Saint-Esprit:

Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ-Jésus d’entre les morts donnera aussi la via à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
– Romains 8.11

  • Celle du Fils également:

Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même ; j’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la reprendre ; tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.
– Jean 10.18

On ne sait pas si les femmes ont osé entrer dans le tombeau. Mais elles sont dans une grande joie !

La joie (Mt 28.8)

Elles s’éloignèrent promptement du tombeau, avec crainte et avec une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.
– Matthieu 28.8

Cela a dû être une joie immense ! Elles sont les premières à percevoir l’énormité de l’événement. Elles connaissent deux sentiments qui semblent opposés, la joie et la crainte. Je suppose que la crainte était due à la présence de l’ange, au tombeau vide, aux gardes qui devaient gémir par terre… de quoi avoir peur. Et puis bien sûr la joie immense de savoir Jésus vivant !

La suite nous apprend qu’elles coururent le dire aux disciples qui ne crurent pas ce qu’elles rapportaient.

…mais ces paroles leur apparurent comme une niaiserie et ils ne crurent pas ces femmes.
– Luc 24.11

Traduction TOB :

Aux yeux de ceux-ci, ces paroles semblèrent un délire, et ils ne croyaient pas ces femmes.
– Luc 24.11

Pierre et Jean font quand même le déplacement.

Le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rendit au tombeau dès le matin, comme il faisait encore obscur ; et elle vit que la pierre était enlevée du tombeau. Elle courut trouver Simon Pierre et l’autre disciple que Jésus aimait, et leur dit : On a enlevé du tombeau le Seigneur, et nous ne savons pas où on l’a mis. Pierre et l’autre disciple sortirent pour aller au tombeau. Ils couraient tous deux ensemble. Mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau ; il se baissa, vit les bandelettes qui étaient là, pourtant il n’entra pas. Simon Pierre qui le suivait, arriva. Il entra dans le tombeau, aperçut les bandelettes qui étaient là et le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandelettes, mais roulé à une place à part. Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au tombeau, entra aussi ; il vit et il crut. Car ils n’avaient pas encore compris l’Écriture, selon laquelle Jésus devait ressusciter d’entre les morts. Et les disciples s’en retournèrent chez eux.
– Jean 20.1-10

Que voient-ils ? Deux choses :

  • Des bandelettes « qui étaient là ». C’est-à-dire des bandelettes qui devaient entourer le corps, mais comme le corps avait disparu, elles étaient là, tout simplement.
  • Une sorte de taie qui couvrait la tête et qui était roulée à part.

De tels détails, difficiles à comprendre sont d’une sobriété extrême. On aurait aimé en savoir plus, comme par exemple si la forme du corps est visible dans la masse des aromates… ou si la taie était distante des bandelettes d’une dimension identique à un cou… Rien de tout ceci…

Conclusion

La semaine prochaine, nous verrons tous les arguments en faveur de la résurrection de Jésus, et toutes les objections à la résurrection de Jésus. C’est le phénomène historique de l’antiquité dont on peut être le plus sûr…

Je termine en soulignant l’importance de la résurrection :

  • La résurrection de Jésus est fondamentale à la foi chrétienne. Paul s’est exclamé : « Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine ; vous êtes encore dans vos péchés » (1Co 15.17).
  • La résurrection de Jésus garantit que l’œuvre du Fils était acceptée par le Père (Hé 5).

En sorte qu’il y a maintenant deux types d’hommes et de femmes : des fils et des filles d’Adam, des fils et des filles de Jésus :

Le premier homme tiré de la terre est terrestre. Le deuxième homme vient du ciel.
– 1 Corinthiens 15.47

C’est pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché, … Mais il n’en est pas du don gratuit comme de la faute ; car, si par la faute d’un seul beaucoup sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don qui vient de la grâce d’un seul homme, Jésus-Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup. Il n’en va pas de ce don comme du péché d’un seul homme. Car le jugement après une seule faute aboutit à la condamnation, tandis que le don gratuit après de nombreuses fautes aboutit à la justification. Si par la faute d’un seul, la mort a régné par lui seul, à bien plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par le seul Jésus-Christ.
– Romains 5.12, 15-17

Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant, vous le connaissez et vous l’avez vu.
– Jean 14.7

Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ-Jésus homme
– 1 Timothée 2.5