Le mandat du Roi (Matthieu 28.16-20)
Il n’y a pas d’appel plus important que celui de proclamer que Jésus est Sauveur ». C’est ainsi que l’évangile de Matthieu se termine. « La proclamation de la Bonne Nouvelle est une tâche centrale de l’Église ». Découvrez comment le mandat du Christ bouscule nos priorités pour faire de nous ses témoins.
- Jésus, entre menace et amour (Matthieu 26.1-13)
- Et Judas entre en scène (Mattieu 26.14-25)
- Jesus, la nouvelle Pâque (Matthieu 26.26-35)
- L’ultime tentation (Matthieu 26.36-46)
- Jésus est trahi (Matthieu 26.47-56)
- Jésus est jugé (Matthieu 26.57-68)
- Jésus est renié (Matthieu 26.69-75)
- Le suicide de Judas (Matthieu 27.1-10)
- Le procès romain de Jésus (Matthieu 27.11-26)
- La crucifixion du Roi (Matthieu 27.26-45)
- La mort du Roi (Matthieu 27.45-50)
- L’impact de la mort du Roi (Matthieu 27.51-56)
- L’enterrement du Roi (Matthieu 27.57-66)
- La résurrection du Roi (Matthieu 28.1-10)
- Les preuves de la résurrection du Roi (Matthieu 28.9-15)
- Le mandat du Roi (Matthieu 28.16-20)
- Vivre dans le monde de Dieu (Matthieu 28.18-20)
Version écrite de la prédication
Les derniers mots
Nous voici à la fin d’une longue série… Presque 130 messages pour parcourir cet Évangile remarquable. Avec un leitmotiv : Jésus est Roi, et sa majesté est éclatante :
- Déjà par sa naissance, accomplissant les prophéties davidiques
- Par sa sagesse – le Sermon sur la Montagne est un monument inégalé en termes de littérature et de spiritualité.
- Par sa puissance – donnant de l’espoir aux malades là où ils n’en avaient plus, les guérissant et libérant de démons
- Par sa grâce – pardonnant le collaborateur et le voleur qu’était Matthieu, l’auteur de cet évangile, ou pardonnant pour les rétablir des prostituées et des gens liés par une vie détruite du fait du péché.
- Par ses promesses – annonçant la venue de son royaume. Le jour où Jésus reviendra, il séparera les hommes en deux groupes. Ceux dont le péché aura été couvert gracieusement par Jésus vivront avec lui pour l’éternité…
L’événement essentiel de sa venue se concentre sur cet ultime jour de Pâques : Jésus a offert sa vie en sacrifice pour que tous les hommes qui se repentent en Lui avec confiance vivent à jamais avec Lui et pour Lui, dès maintenant et dans tous les siècles…
À la croix, Jésus a manifesté deux qualités de Dieu qui semblent opposées :
- La sainteté – qui repousse tous les hommes loin de lui pour l’éternité
- L’amour – qui attire tous les hommes à connaître Dieu et à jouir de Lui à jamais.
- À la croix : la sainteté est manifestée parce qu’elle constitue le jugement de tous les hommes
- À la croix : l’amour est manifesté parce que le pardon est rendu possible pour tous les hommes.
C’est cela la bonne nouvelle ! Tout homme et toute femme qui ressent son indignité et qui comprend que Jésus est mort à sa place, peut se tourner vers Lui, recevoir la vie éternelle et jouir d’une vie avec Dieu à jamais…
De plus, tous ceux qui ont bénéficié de son salut ont pour tâche de s’unir pour témoigner, collectivement, de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Il n’y a pas d’appel plus important que celui de proclamer que Jésus est Sauveur, qu’il donne un sens à la vie, qu’il arrache les humains aux griffes du péché et de la mort qui leur assurait un enfer éternel.
C’est exactement ainsi que l’Évangile de Matthieu se termine. Nous sommes confrontés là aux derniers mots de Jésus que note Matthieu. Dans la vie d’un personnage public, on est souvent très attentif à ses premiers et derniers mots.
- Les premiers : « Heureux »…
- Les derniers : « Annoncez ce bonheur… »
Lecture : Matthieu 28.16-20
Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus avait désignée. Quand ils le virent, ils l’adorèrent. Mais quelques-uns eurent des doutes ; Jésus s’approcha et leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.
– Matthieu 28.16-20
L’apparition (Mt 28.16-17)
Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus avait désignée. Quand ils le virent, ils l’adorèrent. Mais quelques-uns eurent des doutes.
– Matthieu 28.16-17
Pourquoi les onze se déplacent-ils ? Parce qu’au verset 10, Jésus dit aux femmes (les premières témoins de la résurrection de Jésus), « allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : C’est là qu’ils me verront. »
- Il est vraisemblable que la nouvelle s’est vite répandue, à la fois parmi les apôtres (les 12 sans Judas) et parmi le groupe de ceux qui restaient attachés plus ou moins secrètement à Jésus.
- De ce nombre on a rencontré Nicodème, et Joseph d’Arimathée. Mais il y avait probablement les 70 que Jésus a envoyés en mission en Galilée quelques temps plus tôt. Il devait y avoir quelques disciples de Jérusalem, comme ce jeune homme qui avait suivi Jésus un bout du chemin avant de faillir se faire arrêter.
- Mais surtout, il devait y avoir là de nombreuses personnes qui avaient été impressionnées par Jésus alors qu’il arpentait les chemins de Galilée. Il faut se souvenir que c’est là qu’il a passé le plus clair de son temps, c’est là où des foules ont vu des guérisons, la multiplication des pains (à deux reprises), des délivrances de démons…
- Il y a donc les 11 qui partent de Jérusalem et qui rejoignent une foule galiléenne assez nombreuse et disparate, de ceux qui ont apprécié Jésus sans trop vraiment savoir ou comprendre qui il était. Ils ont entendu parler de la résurrection, mais ils ne sont pas trop sûrs de savoir quoi faire de cette information.
Les apôtres – sauf Thomas – avaient déjà vu Jésus ressuscité la semaine précédente. 8 jours plus tard, Jésus se montre aux apôtres et à Thomas (Jean 20.26ss) qui réalise qu’il a vraiment Jésus en chair et en os en face de lui. Il met son doigt dans les plaies et Jésus lui dit : « ne sois pas incrédule, mais crois ». Quelle est sa réaction ? « Mon Seigneur et mon Dieu ». Moi j’aime bien les gens qui me disent qu’ils sont comme Thomas – qu’ils le soient jusqu’à la fin !
Et puis vient le moment de cette pêche miraculeuse où Jésus ré-institue Pierre dans sa charge d’apôtre. C’est le temps de ce dialogue si touchant durant lequel Jésus demande à Pierre : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? […] Prends soin de mes brebis… » (Jean 21.15ss)
Nous avons donc là toute une série d’apparitions qui sont radicalement différentes des hallucinations que l’on peut observer en psychiatrie :
- Visuelles – des femmes, des apôtres, des disciples, et jusqu’à 500 personnes l’ont vu ressuscité, à des moments séparés
- Acoustiques – chaque fois les gens ont entendu Jésus parler.
- Tactiles – Thomas l’a touché et a mis ses mains dans ses plaies.
- Gustatives – Jésus a préparé un repas sur la plage et a mangé avec ses disciples.
Cette apparition de Jésus sur une montagne de Galilée est vraisemblablement celle pour laquelle il y a le plus grand nombre de témoins. L’apôtre Paul qui fait la liste partielle des apparitions du Christ ressuscité écrit :
Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous demeurez fermes, et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous le retenez dans les termes où je vous l’ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain. Je vous ai transmis, avant tout, ce que j’avais aussi reçu : Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures, et il a été vu par Céphas, puis par les douze. Ensuite, il a été vu par plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont décédés. Ensuite, il a été vu par Jacques, puis par tous les apôtres. Après eux tous, il s’est fait voir à moi comme à l’avorton ;
– 1 Corinthiens 15.1-8
Les 500 frères qui voient Jésus le voient probablement à l’occasion de notre texte. Jésus se manifeste sur une montagne de Galilée :
- C’est en Galilée qu’il a passé le plus de temps pour enseigner, guérir, et apporter l’espérance.
- C’est loin des intrigues politiques et des pressions de Jérusalem
- Également parce que ses grands discours inauguraux ont été prononcés sur une montagne. Les collines sont toujours un bel endroit pour parler (le son porte) et le cadre est majestueux…
Alors imaginez une foule qui ferait à peu près le double ou le triple de notre église.
- Certains viennent parce qu’on leur a dit que Jésus est ressuscité. D’autres viennent parce qu’ils ont vu Jésus ressuscité et ils sont enthousiastes à l’idée de l’entendre encore une fois.
- Lorsque Jésus se présente à eux, plusieurs sont dubitatifs – et après tout, nous le serions aussi, comme Thomas, comme les deux disciples sur la route d’Emmaüs.
- C’est pourquoi, certains adorent Jésus car ils l’ont déjà vu ; ils ont eu le temps de réfléchir à la question ; ils se sont rappelés d’Ésaïe 9.5-6 qui parlait d’un enfant qui serait Dieu ; de Zacharie 12 qui annonce que Dieu en personne serait cloué au bois… Ils ont compris qu’il est véritablement Dieu venu sur terre et que sa résurrection marque la victoire sur la mort. Ils adorent Jésus…
- Pour d’autres, ce n’est pas encore acquis. Ils s’avancent et voient Jésus et leur immédiate réaction c’est : « est-ce vraiment lui ?! Comment est-ce possible ?! » Certains ont des doutes. Peut-être ont-ils voulu s’approcher pour voir son visage, ou bien faire comme Thomas et toucher ses plaies…
Le récit biblique est d’une telle franchise ! Devant l’improbable, la Bible n’a jamais peur de dire la vérité. Ce n’est pas un conte de fées, c’est un récit historique – et même le doute est raconté…
Avant d’aborder la suite, je mentionne juste les autres apparitions qui auront lieu après celle-ci :
- Jésus se montre à Jacques, son frère qui ne croyait pas en Lui auparavant. Jacques deviendra le pilier de l’église de Jérusalem et l’auteur de l’épître qui porte son nom.
- Jésus enseigne pendant 40 jours à ses apôtres (Actes 1.3) les préparant davantage à son départ…
- Et enfin, Jésus monte au ciel, quelques jours avant la Pentecôte (Actes 1.4-11). C’est l’ascension. Jésus laisse un mandat explicite pour l’ensemble de ses disciples.
L’autorité (Mt 28.18)
Jésus s’approcha et leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.
– Matthieu 28.18
Le terme « tout » domine l’ensemble des propos de Jésus :
- Tout pouvoir
- Toutes les nations
- Tout ce que je vous ai prescrit
- Tous les jours…
Jésus dit posséder « tout pouvoir » de la part du Père. Le terme ‘pouvoir’ dénote à la fois l’autorité et la capacité. Vous connaissez la différence, n’est-ce pas ?
- Le pouvoir ou la capacité est une manifestation de puissance.
- L’autorité est une manifestation de hiérarchie, de droit.
- Pour arrêter une camionnette lancée à 200km/h sur la route d’un village, un gendarme a l’autorité de l’arrêter, mais s’il croit avoir la puissance de le faire, il se fera écraser ! À l’inverse, un tronc d’arbre au milieu de la route aura la puissance de l’arrêter, mais pas l’autorité de le faire !
- Quand Jésus souligne qu’il a tout pouvoir, et qu’il a reçu ce pouvoir, il dit qu’il a à la fois l’autorité et la puissance – tout ce qu’il faut pour exécuter le plan de Dieu.
- Il a toute liberté pour accomplir son projet. Il est équipé de tous les droits, de toute la force, de toute l’aide des anges pour faire en sorte que son projet aille de l’avant…
Quel est le plan de Dieu ? Établir son règne, avec tous ceux et toutes celles qui auront aimé Jésus, lui donnant leur vie en se convertissant à lui…
- Une prophétie de l’Ancien Testament dit ceci :
Je regardais pendant mes visions nocturnes, Et voici que sur les nuées du ciel Arriva comme un fils d’homme ; Il s’avança vers l’Ancien des jours, Et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, l’honneur et la royauté ; Et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle Qui ne passera pas, Et sa royauté ne sera jamais détruite
– Daniel 7.13-14
De tout temps Dieu a prévu de reprendre le contrôle absolu de la terre.
- Paul explique :
Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, le dessein bienveillant qu’il s’était proposé en lui, pour l’exécuter quand les temps seraient accomplis : réunir sous un seul chef, le Christ, tout ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre.
– Éphésiens 1.9-10
- Mais pourtant, Hébreux 2.8 constate :
Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui ne lui soit soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises.
– Hébreux 2.8
Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort. (Dieu), en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui seront soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous.
– 1 Corinthiens 15.25-28
Le monde est dans une guerre spirituelle et humaine, où Dieu permet le mal tout en le cadrant. Jésus a toute autorité et pouvoir pour conduire ce plan à la perfection. Il règne et il brise et brisera toute résistance à son règne :
- Il écrasera Satan sous nos pieds en son temps (Rm 16)
- Il anéantira l’antichrist en son temps (2Th 2)
- Il fera périr les méchants en son temps (Ps 2)
- Il confiera aux siens le règne sur la terre pendant le Millénium (Ap 2.26)
- Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort.
Notre rôle n’est pas de prendre part au règne de Jésus, comme s’il nous fallait prendre en main les affaires politiques de la terre. Notre rôle, en attendant que Jésus impose son règne, est précisé dans les versets suivants. Ils sont fondamentaux pour comprendre le rôle de l’Église…
La mission (Mt 28.19-20a)
Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit.
– Matthieu 28.19-20a
La mission que Christ confie aux apôtres et à tous ceux qui sont présents n’est pas :
- De transformer l’Empire romain par des réformes politiques.
- D’éradiquer la pauvreté dans le monde
- De sauver la planète de la pollution, ou de manger bio
- De s’engager dans un parti pacifiste
- D’unir toutes les religions du monde dans une gigantesque fraternité
- Encore moins de lancer les croisades pour reprendre Jérusalem.
- Encore moins de créer un ‘état Chrétien’
- Encore moins de prendre le contrôle de l’ONU, de l’Assemblée Nationale, ou de faire en sorte qu’un chrétien devienne président…
Certains de ces engagements sont inacceptables et certains ont un mérite certain – et que ceux qui sont dans le monde politique comprennent quels poids bienfaisants ou malfaisants peuvent avoir leurs décisions sur la Société. Mais le devoir collectif de l’Église n’est pas la transformation de la Société, mais la transformation des cœurs – ce qui devrait avoir pour conséquence les changements des sociétés qu’ils habitent.
De tous les verbes, un seul est à l’impératif : « faire des disciples » (un seul mot dans l’original). Tous les autres sont des participes présents qui accompagnent l’action principale. En d’autres termes, nous pourrions traduire :
En allant, faites des disciples de toutes les nations les baptisant et les enseignant…
On va examiner de près ces actions, mais il ne faudrait pas rater la façon dont Jésus introduces cette mission : c’est parce qu’il a toute autorité que nous pouvons parler :
- Lorsque nous évoquons l’Évangile, l’autorité de Christ est engagée.
- Lorsque nous allons dans les rues parler de Jésus, l’autorité du Christ nous précède.
- Lorsque nous témoignons auprès de nos amis et de nos collègues, et de nos voisins, nous devons avoir conscience que nous sommes mandatés par Dieu le Fils en personne.
La mort et la résurrection du Christ, sources de salut pour tous les hommes qui l’acceptent comme Sauveur et Maître, orientent dramatiquement et radicalement l’activité de ses enfants… Faites des disciples… Faites des disciples…
Faites des disciples…
Mathéteuo:
- Le verbe vient de la racine «math» = une pensée accompagnée d’un comportement
- Il s’agit de celui qui est en face d’un didaskalos, un enseignant. Dans un sens large, ce terme désigne les adhérents, comme l’étaient ceux qui écoutaient Jésus (Jn 6.66). Dans un sens plus réduit, il désigne ceux qui se plaçaient aux pieds de Jésus (Lc 22.11).
- Un mathétes c’est donc un apprenti : quelqu’un qui apprend quelque chose pour le vivre, pour le mettre en pratique. Véritablement, c’est un imitateur du Maître.
- Vous savez que le jour où l’on a appelé les disciples de Jésus des Chrétiens, c’était pour se moquer d’eux. En réalité, cela voulait dire « petits christs ». C’était un quolibet, mais qui en disait long sur la manière dont les chrétiens se comportaient : comme Jésus.
- Le verbe « faire des disciples » est conjugué ainsi, de façon directe : « discipularisez », c’est-à-dire introduisez Jésus, son salut et sa manière de vivre.
Remarquez l’étendue de ce mandat : « toutes les nations ». C’est-à-dire toutes les familles de la terre. Les Grecs, les Romains, les Français, les Américains, les Japonais, les Arabes – toutes les familles de la terre.
- C’est l’accomplissement de l’alliance faite avec Abraham, 2000 ans avant Jésus-Christ, où il est dit que toutes les nations de la terre seront bénies en sa descendance
- C’est l’accomplissement des prophéties d’Ésaïe qui annonçaient que les îles lointaines seraient bénies par le Serviteur de l’Éternel.
- Le programme de salut de Dieu est accessible à tous les hommes et toutes les femmes de toutes les ethnies du monde !
L’histoire du salut peut se résumer ainsi :
- Au commencement, un monde parfait
- Puis vint la déchirure du péché
- Puis la préparation du salut par Abraham, puis par Moïse, puis par David, puis par les prophètes, pour préparer la venue de Dieu en personne.
- Jésus vient, meurt sur la croix pour les péchés – et ressuscite
- Le voile du temple de Jérusalem se déchire et tous peuvent maintenant avoir accès à Dieu
Cette mission que Jésus confie à ses disciples doit être la priorité des priorités de l’Église. L’œuvre missionnaire est la vie d’une église, les poumons d’une Église, le cœur d’une Église. C’est elle qui va nous forcer à nous extraire de nos nombrils pour contempler un monde perdu et sans espérance éternelle, pour intercéder, pour parler, pour aimer…
Beaucoup de chrétiens lâchent leur zèle pour Jésus parce que précisément il n’y a plus devant eux le défi de contribuer à cette tâche…
Certains se sentent intimidés par ce mandat et disent qu’ils ne voient pas trop bien comment ils peuvent participer… Mais il faut bien comprendre que la tâche exige la contribution de nombreux dons spirituels :
Il y a bien sûr le don d’évangéliste: Ce sont ceux et celles qui ont une capacité particulière à parler de Jésus partout où ils sont. Quelqu’un leur demande la Rue Paul Bert, et ils répondent : « je vous dis comment y aller, mais connaissez-vous le chemin qui mène à Dieu ?! » Ils vont à une soirée, et ils laissent des tracts ou des Évangiles dans la salle de bain, dans les toilettes. Ils vont dans les cafés, où ils connaissent tout le monde et ils parlent de la manière dont Jésus est avec eux. Ils prient publiquement pour ceux qui les entourent. Ils sont parfois un peu pénibles tellement ils ont à cœur le salut des gens…
- Dans la liste des dons spirituels d’Éphésiens 4 c’est le premier des dons, après les dons fondateurs qui sont donnés pour toute l’Église… « les uns comme apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs »
- C’est un don éminemment important – et nous pourrions prier davantage que Dieu nous accorde au sein de l’assemblée plusieurs personnes dotées de ce don, de cette capacité.
Il y a aussi le don d’enseignant, d’exhortation, paroles de sagesse ou de connaissance: Jésus ne dit pas ici de faire des convertis. Il n’y a pas lieu de rechercher des gens qui adhèrent un peu à Jésus… Comme le souligne Jésus dans la parabole du semeur, beaucoup de gens disent un « oui » temporaire à Jésus – ils prennent Jésus comme un truc sympa dans la mesure où il ne change pas trop leur plan…
- Ceux et celles qui viennent à Jésus doivent devenir de véritables disciples, qui grandissent dans l’amour. L’amour de Dieu. L’amour du prochain. Un mari qui se convertit à Christ devient un mari qui aime davantage sa femme. Un adolescent qui se convertit à Christ devient plus respectueux de ses parents.
- C’est pourquoi, les Groupes de Croissance, ou les formations qui sont proposées sont fondamentales pour prendre des racines plus profondes dans la vie en Christ. Les dons d’enseignant, d’exhortation, de paroles de connaissance, de sagesse sont fondamentaux pour entourer quelqu’un qui naît de nouveau…
Il y a aussi le don de service, d’hospitalité: peut-être vous dites-vous que vous ne savez pas parler, que vous ne connaissez pas encore bien la Bible, et que vous ne pouvez donc pas trop contribuer… mais il y a aussi le don de service.
- Je connais un couple qui avait le don d’accueillir chez eux. C’était leur truc. Et ils avaient un cœur grand comme ça !! ! Alors ils priaient pour leurs amis et leurs voisins, et ils les invitaient tout en demandant à une personne avec le don d’évangéliste de participer…
- Je connais aussi une jeune femme, comptable, qui est partie de l’Église pour se former à l’Institut Biblique de Genève, et qui est devenue responsable administrative d’une œuvre missionnaire. Elle participe à l’œuvre…
Il y a aussi le don de financement: pour que des hommes et des femmes partent au Tibet, en Afrique du Nord, ou en Auvergne (☺), il faut que d’autres financent de tels déplacements. L’Évangile est gratuit, mais il reste quand même les frais de port !
- Quand vous contribuez à cette église, ce n’est pas une association que vous financez. Ce n’est pas seulement un beau bâtiment, ou le salaire d’un pasteur. C’est le financement d’une œuvre missionnaire.
- Que Dieu multiplie en nous les possibilités missionnaires en finançant abondamment…
Quel que soit son don et ses talents – on peut contribuer. Installez-vous confortablement dans un café en centre-ville, et observez les gens. Priez pour eux. Imaginez leur destinée. Demandez à Dieu d’envoyer un réveil, de modifier cette apathie spirituelle qui domine…
En allant…
Tous les autres verbes sont des participes présents. Le grec leur donne la force d’un impératif, parce qu’ils dépendent du verbe principal « faire des disciples ».
- On peut donc trouver l’idée de « en allant »… dans toutes les circonstances de la vie.
- On peut donc aussi trouver l’idée de « allez »… notamment dans toutes les nations.
C’est fascinant de réaliser à quel point les apôtres et l’église primitive étaient casaniers. Jésus leur dit ici d’aller auprès de toutes les nations…
- Mais pour que l’apôtre Pierre parle à un non-Juif, il fallut deux anges, puis plusieurs hommes. Quand il arriva enfin chez ce non-Juif, il entra et il demanda « pourquoi m’avez-vous fait venir ?» !! ! Incroyable !
- Et quand l’histoire se répandit, tous les Juifs devenus croyants en Jésus se révoltèrent !
- Quelle histoire même lorsque Dieu suscite la foi en Paul le rabbin, et l’envoie précisément vers les nations…
Bien-aimés, quand vous vous promenez dans votre ville, j’espère que vous ne voyez pas des Français et des étrangers… mais plutôt des hommes de toutes les familles de la terre, frères de sang, frères d’humanité, des hommes et des femmes qui ont besoin de la rédemption…
- Y a-t-il ici quelqu’un à qui Dieu donne plus particulièrement le fardeau des âmes d’une tribu ?
- Y a-t-il ici quelqu’un à qui Dieu donne plus particulièrement le fardeau des âmes d’un type de population ? Parfois j’aimerais juste prendre un djembé, m’asseoir avec quelques jeunes et leur demander de m’apprendre, pour ainsi commencer à les aimer et discuter avec eux.
- Je suis tellement reconnaissant que plusieurs chrétiens aient commencé à prier sur les lieux où sont concentrées les prostituées de notre ville, pour que Dieu touche ce monde avec la libération et le pardon de l’Évangile…
Les baptisant…
Vous avez remarqué l’ordre : devenir disciple, puis se faire baptiser. La Bible ne connaît rien du baptême des nourrissons, l’une de ses plus graves distorsions. En effet, le pédobaptisme (le nom savant du baptême des bébés) donne l’idée que le bébé devient ainsi disciple. Or devenir disciple suit toujours la conversion à Jésus-Christ. Ce n’est que tard dans l’histoire de l’Église que cette idée a été introduite, soi-disant pour intégrer l’alliance de Dieu, de la même façon que la circoncision était un signe pour Israël.
Le verbe se traduit littéralement par « immerger ». Immergez-les, dit Jésus.
- Il se compose de la racine bapto qui veut dire plonger, et du suffixe intensificateur zo.
- Il signifie « 1. plonger de façon répétée, immerger, submerger (bateau submergé, Polybius 1, 51, 6 ; 8, 8, 4). 2. nettoyer en plongeant ou submergeant, laver, rendre propre avec de l’eau. »
- C’est dans un grand volume d’eau que l’on est baptisé, pas avec quelques gouttes ! (Matthieu 3.6 : « dans » les eaux du Jourdain. La préposition grecque « en » n’est pas instrumentale (« avec » les eaux du Jourdain) mais spatiale (« à l’intérieur de ») ; Pour baptiser l’eunuque, Philippe « descendit dans l’eau » (Actes 8.36, 38).
Le baptême fait toujours partie de l’expérience d’une conversion à Jésus. Tout au long du livre des Actes, nous voyons l’application du commandement du Christ : des hommes se tournent vers le Seigneur et sont baptisés :
Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. […] Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et en ce jour-là, furent ajoutées environ trois mille âmes.
– Actes 2.38, 41Mais, quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus-Christ, hommes et femmes se firent baptiser.
– Actes 8.12Comme ils continuaient leur chemin, ils arrivèrent à un point d’eau. Et l’eunuque dit : Voici de l’eau ; qu’est-ce qui m’empêche d’être baptisé ? […] Il ordonna d’arrêter le char ; tous deux descendirent dans l’eau, Philippe ainsi que l’eunuque, et il le baptisa.
– Actes 8.36, 38Au même instant, il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Il se leva et fut baptisé
– Actes 9.18
- Actes 10.47 ; Actes 16.15 ; Actes 16.33 ; Actes 18.8 ; Actes 19.3…
Le baptême signifie trois choses :
1. Expression de repentance
C’est ce que nous dit Romains 6.3 :
Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ-Jésus, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.
– Romains 6.3-4
2. Symbole d’une volonté de changement
Pierre évoque le baptême d’eau en ces termes :
C’était une figure du baptême qui vous sauve, à présent, et par lequel on ne se débarrasse pas de la souillure de la chair, mais qui est la demande adressée à Dieu d’une bonne conscience, par la résurrection de Jésus-Christ
– 1 Pierre 3.21
Voilà un texte clair.
3. Identification à l’œuvre de Dieu
La grande particularité du baptême de Christ, c’est qu’il est dispensé au nom de chaque personne de la trinité (Matt 28.19ss). Comme pour souligner l’entière participation du Seigneur au salut des hommes : le Père conçoit un plan de salut, que le Fils accomplit, et que l’Esprit applique. Le croyant proclame que Dieu l’a sauvé, et exprime ce sauvetage divin à travers le symbole du baptême.
Galates 3.27 souligne aussi cette vérité :
vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.
– Galates 3.27
Toujours ce jeu entre le baptême de l’Esprit (qui effectue la nouvelle naissance) et le baptême d’eau qui le signifie. Ajoutons un dernier exemple :
Ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts
– Colossiens 2.12
La construction grammaticale de Matt 28.19 : « au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit » évoque par l’utilisation des articles définis une action distributrice.
- Un verre de vin, vinaigre et eau (un seul verre avec les trois substances), diffère d’« un verre de vin, de vinaigre, et d’eau » (trois verres distincts).
- La triple immersion permet de distinguer le baptême de repentance, préparatoire à la plénitude de la révélation d’un Dieu trinitaire, du baptême Chrétien proprement dit.
- La triple immersion représente la part de chacun au sein de la trinité :
- le Père nous a choisis avant la fondation du monde (Ép 1.3ss) ;
- le Fils est devenu homme pour nous sauver en mourant à notre place (2 Corinthiens 5.21 ; Gal 4.4) ;
- le Saint-Esprit nous baptise pour nous faire intégrer le corps du Christ (1Co 12.13 ; Actes 2.38). La triple immersion exprime (symboliquement) cet engagement de la trinité.
C’est la raison pour laquelle nous sommes heureux de pratiquer le baptême en plongeant trois fois le disciple dans l’eau.
- « Il (Christ) donna, comme dernier commandement, qu’ils devaient immerger au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, pas au nom d’une seule personne. Car nous sommes immergés non une seule fois mais trois fois, au nom de chaque personne de la Trinité. »
– Tertullien, De Bapt., cap. xiv. - « Quand une personne descend dans l’eau, celui qui le baptise lui impose sa main et dit, “Crois-tu en Dieu, le Père Tout-Puissant ?” Il répond, “Je classe.” Celui qui baptise l’immerge une fois. Puis celui qui baptise dit, “Crois-tu en Jésus-Christ ?” Quand il répond, “Je crois,” il est immergé de nouveau. Puis il dit, “Crois-tu au Saint-Esprit ?” Celui qui est baptisé répond, “Je crois,” et il est immergé une troisième fois. »
– Hippolyte de Rome, Apostolic Tradition, chap. 21
Les enseignant…
Le mandat de Jésus continue… « et enseignez-les »… N’est-ce pas ?! C’est ce que Jésus nous demande, non ?
- Apprendre les 10 commandements ou le sermon sur la montagne par cœur ?
- Connaître la théologie systématique ? l’histoire des dogmes, de Thomas d’Aquin à Calvin ?
Non, c’est bien plus difficile… Enseignez-leur à « obéir ». Il y avait deux arbres en Éden. L’un de la connaissance du bien et du mal ; l’autre de vie.
- On aime bien le fruit de l’arbre de la connaissance. Celui-ci est facile. Connaître des faits, c’est simple. Il suffit de suivre quelques conférences, de lire des livres, de mémoriser des versets.
- On trouve plus difficile le fruit de la vie, là où se manifeste la vraie connaissance dans le quotidien. Lorsqu’il faut apprendre à pardonner, à aimer, à maîtriser sa colère, à dire la vérité, à changer l’orientation d’une vie qui passe des œuvres de la chair (Gal 5.19) au fruit de l’Esprit (Gal 5.22)
Voici ce que dit Jacques :
C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de méchanceté, recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous et qui peut sauver vos âmes. Pratiquez la parole et ne l’écoutez pas seulement, en vous abusant par de faux raisonnements. Car si quelqu’un écoute la parole et ne la pratique pas, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel et qui, après s’être regardé, s’en va et oublie aussitôt comment il est. Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui persévère, non pas en l’écoutant pour l’oublier, mais en la pratiquant activement, celui-là sera heureux dans son action même. Si quelqu’un pense être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son cœur, la religion de cet homme est vaine. La religion pure et sans tache, devant Dieu le Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se garder des souillures du monde.
– Jacques 1.21-27
Lors de mes études de théologie, il y avait plusieurs cours obligatoires de relation d’aide, et l’un d’eux traitait de la vie de couple. À la fin du cours, le prof a demandé une critique de son cours. Il était excellent, dans l’ensemble, mais j’ai souligné un manque important : ce n’est pas suffisant de dire ce qu’un couple doit être selon la Bible. Il faut montrer comment le vivre quand il y a des dysfonctionnements, et comment les corriger.
Et Jésus met l’accent sur ce que LUI a dit, et sur TOUT ce qu’il a dit. Il n’y a rien qui soit inutile ou inadapté.
La promesse (Mt 28.20b)
Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.
– Matthieu 28.20b
Ésaïe 7.14 annonce la naissance d’un enfant qu’on appellerait « Emmanuel » – et ce nom veut tout simplement dire « Dieu avec nous ». C’est par ce nom que l’ange introduit Jésus dans Matthieu 1.23. C’est également sur cette merveilleuse promesse que se termine l’Évangile. « Je suis avec vous tous les jours ».
C’est probablement le sentiment le plus fort que j’ai réalisé à ma conversion. La présence de Jésus. Je me suis réveillé le lendemain de ma conversion, avec une joie inhabituelle. Je me suis trouvé le désir de parler à Jésus. De lire sa Parole. De me réjouir que Dieu soit devenu si proche…
Et ce sentiment n’est plus là comme aux premiers jours – Dieu est pédagogique et notre marche est par la foi, pas par la vue. Mais sa présence se manifeste encore tellement.
Quel réconfort que cette promesse. Jésus donne sa présence, jusqu’à cette ultime séparation entre les hommes. Jésus utilise cette même expression :
Il en sera de même à la fin du monde. Les anges s’en iront séparer les méchants du milieu des justes
– Matthieu 13.49
Conclusion
Bien-aimés, Dieu s’est déplacé. Jésus, Dieu le Fils est descendu. Il a enseigné ses voies, il est mort pour nos péchés, il est ressuscité pour démontrer sa victoire. La tombe est vide, l’espérance est accessible, Dieu transforme les cœurs – en parlez-vous ?
Voici comment l’apôtre Pierre décrit la vocation de l’Église :
Vous, par contre, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple racheté, afin d’annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière ; vous qui, autrefois, n’étiez pas un peuple et qui, maintenant, êtes le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde et qui, maintenant avez obtenu miséricorde
– 1 Pierre 2.9-10
Vous en parlez ? Parfois ça suscite des discussions :
- Après un mariage hier, un homme est venu me voir : « je ne suis pas d’accord, nous sommes tous enfants de Dieu… ». C’était une vive conversation. Je lui ai dit qu’il avait inventé son christianisme. La Bible dit :
à tous ceux qui ont reçu Jésus, il a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu
– Jean 1.12
- J’ai aussi rencontré un prêtre catholique qui m’a dit quelque chose comme : « on est tous frères. » Je lui ai dit, probablement un peu trop brutalement : « êtes-vous né de nouveau ?» Parce que ce n’est que par cela que nous devenons enfants de Dieu ! Il m’a répliqué, « par le baptême, je l’espère bien ». Bien-aimés, le baptême ne sauve pas. Si vous êtes baptisés et pensez ainsi que vous êtes sauvés, vous avez tort… Grandement tort.
- Jésus dit ceci à un rabbin, un religieux :
En vérité, en vérité je te le dis, si un homme ne naît de nouveau il ne peut voir le royaume de Dieu
– Jean 3.3
Il le dirait autant à un prêtre, un pasteur, ou à n’importe quelle personne….
Et vous, vous êtes nés de nouveau ?
Quel exemple ! (source : Croixsens.net)
Quelle motivation ?
- La perdition des âmes, c’est sûr. Parfois dans un café, parfois sur une colline au-dessus de la ville… Il ne faut pas perdre cette motivation :
- Jésus a pleuré sur Jérusalem
- Luc 16 nous montre que les morts qui ne sont pas sauvés demandent à Dieu d’envoyer des gens parler à leur famille…
- L’apôtre Paul disait même « anathème pour … ».
- La gloire de Jésus. Jésus mérite d’être aimé. Vous ressentez le besoin de partager l’éblouissant spectacle de la nature ? Vous n’avez de cesse de faire découvrir à d’autres les musiques qui vous touchent ? Combien plus Jésus… Et la gloire de Jésus nous permet d’admettre que son œuvre ne se fera pas nécessairement comme on le voudra. Et que même la condamnation d’une séparation éternelle d’avec Dieu – l’enfer – manifestera la gloire de Dieu parce qu’il est juste dans ses voies.
Comment ?
- Priez pour acquérir une sensibilité aux autres et pour saisir les opportunités – le temps des conversations est court.
- Développez des relations authentiques…
- Identifiez-vous comme des disciples de Christ.
- Proposez un Évangile – pas nécessairement la Bible au premier contact
- Invitez à une activité de l’église
Il existe de multiples opportunités : les camps de jeunes, les conférences, les concerts, …
La proclamation de la Bonne Nouvelle est une tâche centrale de l’Église. Demandez maintenant à Dieu qu’il vous saisisse, pour être son témoin cette semaine auprès de quelqu’un…








