Le cœur de l’Évangile : notre résurrection (1 Corinthiens 15.35-58)
Découvre cette prédication basée sur 1 Corinthiens 15.35-58, au sujet de la résurrection de peuple de Dieu. Paul y rappelle qu’à son retour, « le roi nous transformera » en nous dotant d’un corps incorruptible. Face à la maladie et au péché, la résurrection s’avère à la fois possible, certaine et nécessaire pour hériter du royaume. Clique ici pour accéder directement au sommaire de cette série.
ℹ️ Prédication publiée pour la première fois le 1 mars 2023, remise en avant pour atteindre une nouvelle génération d’auditeurs.
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Lecture : 1 Corinthiens 15.35-58.
Découpage du passage en 3 sections :
- Quand le Roi reviendra, il nous transformera par une résurrection possible (1Co 15.35-41)
- Quand le Roi reviendra, il nous transformera par une résurrection certaine (1Co 15.42-49)
- Quand le Roi reviendra, il nous transformera par une résurrection nécessaire (1Co 15.50-58)
Dans la même série :
- Le vrai Évangile (1Co 15.1-11) – Matthieu Giralt
- L’Évangile, tout l’Évangile, rien que l’Évangile (1Co 3-4) – Matthieu Giralt
- Le cœur de l’Évangile : notre résurrection (1Co 15.35-58) – Matthieu Giralt
- L’unité de l’Église ne doit dépendre que de l’Évangile de Jésus-Christ (1Co 1-2) – Samuel Laurent.
Transcription de la prédication
ℹ️ Cette transcription a été générée automatiquement, n’hésitez pas à nous signaler toute erreur ou incohérence qui nous aurait échappé.
Bonjour à tous.
C’est une joie d’être avec vous, d’ouvrir la parole de Dieu, de continuer notre série dans la première lettre aux Corinthiens. On est au chapitre 15. Et la semaine dernière, on avait parlé de la résurrection. On avait parlé de la résurrection de Christ comme étant le centre de notre foi, un élément indispensable de notre foi. Et aujourd’hui, on va parler de notre résurrection. Et je suis très content que Roland ait parlé de transformation. C’est exactement ce dont on va parler. Et puis, je suis aussi très content qu’il ait lu Jean 3, qui nous parle de cette première transformation par laquelle Dieu nous communique sa vie par son Esprit. Aujourd’hui, on va parler d’une deuxième transformation. Et dans le chapitre 3 de Évangile selon Jean, Jean nous parle de la vie éternelle. Enfin, c’est Jésus qui parle de la vie éternelle à Nicodème, en réalité.
Alors maintenant, si vous fermez les yeux, petit exercice, et que je vous dis « vie éternelle », quelle image vous vient en tête ?
Vous pouvez ouvrir les yeux et ne plus les fermer jusqu’à ce que j’aie fini de parler.
Alors si je vous dis « vie éternelle », qu’est-ce qui vous vient en tête ? Alors, Roland a dit que c’est vrai, au début, je parlais souvent de films et puis au bout de quelque temps, je me suis rendu compte, en fait, j’étais le seul à les avoir vus, donc j’ai arrêté.
Mais si je vous parle d’intelligence artificielle, est-ce que ça vous dit quelque chose ? L’intelligence artificielle.
Alors, je vais essayer de l’expliquer simplement. Pardon pour ceux qui s’y connaissent. L’intelligence artificielle, c’est un système informatique, un système neuronal même, qui est capable de presque réfléchir par lui-même, de générer une pensée par lui-même. Et récemment, il y a des moteurs d’intelligence artificielle qui ont été mis en ligne et qui permettent de générer des images à partir de texte. Donc, on peut mettre, par exemple, un petit chien qui fait du surf dans l’espace, peint à la manière de Van Gogh. Et là, ça fait une image avec un petit chien qui fait du surf dans l’espace comme si Van Gogh l’avait peint. C’est absolument incroyable. Et moi, j’ai demandé à une intelligence artificielle, j’étais– j’ai découvert ça, j’étais en train de travailler sur la prédication, et j’ai rentré dans l’intelligence artificielle « un homme ressuscité au ciel ».
Et voilà ce que ça m’a donné.
Alors, on voit pas trop, mais c’est un homme qui ressemble à un ange, un petit peu, avec des ailes, qui flotte dans les airs et qui est tout nu ou presque. Alors, il est pas tout nu parce qu’il y a quand même des limites. Ils ont bridé l’intelligence artificielle, n’est-ce pas ? Et puis bon, il a pas de bras.
Détail.
Et j’étais étonné parce qu’on se rapproche– quand j’ai vu cette image, j’étais étonné parce que qu’on se rapproche quand même de l’imagerie populaire qu’on a de la vie éternelle. On s’imagine des petits anges tout nus, enfin cachés par un nuage quand même, qui jouent de la harpe pendant l’éternité et qui flottent.
Mais le message de la Bible et ce qu’on va voir ce matin ensemble, c’est que notre espérance, ce n’est pas d’être tout nu en train de flotter dans les nuages et de jouer de la harpe, mais c’est de vivre l’éternité dans des corps transformés sur une terre renouvelée. C’est de vivre l’éternité dans des corps transformés sur une terre renouvelée. Et voilà la réalité que j’aimerais qu’on explore ce matin ensemble. Quand le Roi reviendra, il nous transformera. Alors, je vous invite à prendre, si vous avez une Bible, au chapitre 15 de la première lettre aux Corinthiens.
Et on va lire ensemble les premiers versets, enfin les premiers versets du texte qui nous intéresse ce matin, donc les versets 35 à 41.
Donc Paul a parlé de la résurrection. Il a parlé de la résurrection de Christ. Il a parlé de la résurrection des croyants qui était nécessaire, qui était une partie nécessaire de leur foi.
Et là, il continue :
Mais quelqu’un dira : « Comment les morts ressuscitent-ils et avec quel corps reviennent-ils ?» Homme dépourvu de bon sens. Ce que tu sèmes ne peut reprendre vie que s’il meurt. Et ce que tu sèmes, ce n’est pas la plante qui poussera, c’est une simple graine, un grain de blé peut-être, ou d’une autre semence. Puis Dieu lui donne un corps comme il le veut, et à chaque semence, il donne un corps qui lui est propre. Les êtres vivants n’ont pas tous la même nature, mais autre est la nature des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons. Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres, mais l’éclat des corps célestes est différent de celui des corps terrestres. Autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune et autre l’éclat des étoiles. Chaque étoile diffère même en éclat d’une autre étoile.
– 1 Corinthiens 15.35-41
Premier point : quand le Roi reviendra, il nous transformera par une résurrection possible.
Je me rappelle une fois, j’étais à Genève, c’était dans une grande église, la salle était bondée. C’était un des théologiens les plus reconnus au niveau international, John MacArthur, qui venait donner une conférence. Et puis, pendant le temps de questions-réponses, il y a une question qui est apparue, un peu sortie de nulle part. C’était pas du tout le thème de la conférence, mais il y a quelqu’un qui a demandé : « Comment les morts vont-ils ressusciter ? Ils auront quel âge ?»
Et comment ça se passe pour quelqu’un qui a été décapité ? Et comment ça se passe pour quelqu’un qui a été brûlé comme un martyr ?
Ce sont des questions qu’on peut se poser. Peut-être ce sont des questions que vous vous êtes posées. Mais pour les Corinthiens, la question était un petit peu différente. Les Corinthiens se demandaient surtout comment on peut ressusciter avec ce corps.
Quand on regarde notre corps actuel dans toute sa faiblesse, dans toutes ses limitations, impossible d’imaginer qu’on va ressusciter avec ce corps.
Mais la première chose que répond Paul à cette question, à cette objection, au verset 36, on regarde : « Insensés. » Insensés.
Pourquoi il dit ça ?
Il dit ça parce qu’ils n’arrivent pas à considérer la puissance de Dieu. Et ensuite, Paul donne ces exemples. Il donne ces exemples de la puissance de Dieu qui est à l’œuvre à la création. Il nous dit : « Mais ce sera la même puissance qui sera à l’œuvre lors de la résurrection. » Et Paul leur dit : « Mais vous vous trompez si vous pensez que la résurrection, c’est juste une réanimation, c me c’est juste ce corps à qui on redonne vie. La résurrection, nous dit-il, c’est une transformation. » Dieu fait pousser une plante à partir d’une simple graine et quand on met la plante en terre, on n’a pas idée que ça donnera une telle plante. Enfin si, en vrai, on a idée et on l’espère.
Mais quand on regarde les deux, on est émerveillé de voir ce qu’une simple graine peut donner. De la même manière, il transformera nos corps à la résurrection.
Paul nous dit aussi : « Dieu a donné un éclat particulier à toutes ses créatures. Il a donné un éclat particulier aux étoiles ou au soleil qui dépasse tout ce qu’on connaît sur Terre. De la même manière, Dieu donnera un éclat particulier à nos corps ressuscités qui dépasse tout ce que nous connaissons aujourd’hui. » Donc, aux Corinthiens qui s’étonnent et qui se disent : « Mais comment cela est-il possible ?» Paul leur dit : « Mais vous oubliez la puissance de Dieu. Et regardez cette puissance qui est déjà à l’œuvre dans la nature aujourd’hui et vous aurez une idée de ce que Dieu peut faire demain à la résurrection. » Il les traite d’insensés parce que s’ils sont capables de considérer que Dieu, dans sa puissance, a pu créer l’univers entier d’une simple parole et qu’ils ne sont pas capables d’imaginer que Dieu transformera ce corps-là à la résurrection, alors, ils sont insensés.
Parce qu’ils n’arrivent pas à considérer les choses avec la puissance de Dieu en vue.
Je continue la lecture du texte à partir du verset 42 jusqu’au verset 49.
C’est aussi le cas pour la résurrection des corps. Le corps est semé corruptible, il ressuscite incorruptible. Il est semé méprisable, il ressuscite glorieux. Il est semé faible, il ressuscite plein de force. Il est semé corps naturel, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps naturel, il y a aussi un corps spirituel. C’est pourquoi il est écrit : « Le premier homme, Adam, devint un être vivant. » Le dernier Adam est un esprit qui communique la vie, mais ce n’est pas le spirituel qui vient en premier, c’est le naturel. Ce qui est spirituel vient ensuite. Le premier homme tiré de la terre est fait de poussière. Le second homme, le Seigneur, est du ciel. Tel est l’homme terrestre, tels sont aussi les hommes terrestres. Et tel est l’homme céleste, tels seront aussi les hommes célestes. Et de même que nous avons porté l’image de l’homme fait de poussière, nous porterons aussi l’image de celui qui est venu du ciel.
– 1 Corinthiens 15.42-49
Il faut dire que les Corinthiens avaient du mal avec la résurrection.
Ils étaient sans doute très influencés par la philosophie grecque, la philosophie grecque qui disait que la matière était mauvaise. Et pour Platon, on lit même dans Platon qu’il considère que le corps est la prison de l’âme, que le corps est une prison dont il faut s’échapper pour accéder au monde des idées.
Et on lit dans le livre des Actes, quand Paul est à Athènes et qu’il prêche à l’Aréopage, tout le monde l’écoute avec intérêt. Tout le monde vient le voir. Tout le monde vient écouter celui qui parle d’une nouvelle divinité. Tout le monde est curieux, jusqu’à un certain point.
À quel moment les Corinthiens qui étaient venus écouter Paul cessent de l’écouter ? Dès qu’il parle de la résurrection.
Lorsqu’ils entendirent parler de la résurrection des morts, les uns se moquèrent et les autres dirent : « Nous t’entendrons là-dessus une autre fois. »
– Actes 17.32
Il y avait quelque chose dans l’arrière-plan des Corinthiens, dans la philosophie grecque, qui bloquait déjà avec l’idée même de résurrection.
Mais on l’a dit, ce qui bloquait les Corinthiens dans l’Église en particulier, c’était certainement l’idée de ressusciter avec ce corps. Mais Paul continue d’insister et Paul, dans sa démonstration, continue. Le corps ressuscité sera radicalement différent de notre corps actuel. Il ne sera plus corruptible, il sera incorruptible. Il ne sera plus un sujet de honte, il sera glorieux. Il ne sera plus faible, il sera plein de force.
Et là, mes amis, quel encouragement ! De considérer ce que nous dit Paul par rapport à notre corps actuel. On s’est tous dit, plus ou moins récemment : « Mon corps ne devrait pas fonctionner comme ça. Il y a quelque chose qui ne va pas. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans mon corps. » On n’arrive pas à concevoir même l’idée, on n’arrive pas à bien vivre le fait que nos corps vieillissent, qu’ils dysfonctionnent.
On n’arrive pas à bien vivre l’idée que l’on va mourir.
On n’arrive pas à se faire à l’idée de la maladie. On n’arrive pas à se faire à l’idée du handicap. On n’arrive pas à se dire que la mort est normale. Et on a raison de penser ça.
On a raison de trouver ça anormal.
On a raison d’en avoir marre que nos corps dysfonctionnent.
On a raison de penser que tout cela ne devrait pas exister, parce que tout cela ne devrait pas exister.
Au début, il n’en était pas ainsi. Et Paul nous dit : « À la résurrection, il n’en sera plus ainsi. »
Quel encouragement pour nous qui supportons aujourd’hui le handicap, qui supportons la maladie, les maladies chroniques, les maladies passagères, les maladies graves, les maladies bénignes, nos maladies, les maladies de ceux qu’on aime, la mort. Tout cela passera.
Tout cela passera. Fini les cancers, finies les hernies, finies les myopies, fini le Covid, finis les masques, finies les migraines, finie la maladie, finie l’infirmité, fini le handicap, finie la mort.
Tout ce qui ne devrait pas exister n’existera plus.
Notre corps ressuscité sera radicalement différent de ce corps actuel.
Et je crois que ça va vraiment nous faire bizarre et je crois que ça va être une sensation de malade. Quand j’essaie d’imaginer qu’on se réveille, on ressuscite et on a des corps qui fonctionnent. On ne sait même pas ce que c’est des corps qui fonctionnent. On ne sait même pas ce que c’est se réveiller en pleine forme.
Ça, c’est quand on a des jeunes enfants. Non, ce n’est pas vrai.
On ne sait pas ce que c’est être humain, en vrai.
On ne sait pas ce que c’est être pleinement humain.
On ne sait pas ce que c’est d’avoir un corps tel que Dieu l’a conçu, mais un jour, on le saura.
Donc, le corps avec lequel on va ressusciter sera radicalement différent, mais ce sera un corps physique.
Paul nous parle de corps.
Il nous dit : « Il y a un corps méprisable, il y aura un corps glorieux. Il y aura un corps naturel, il y aura un corps spirituel. »
Alors, pourquoi l’idée d’anges qui flottent dans les nuages, un petit peu comme l’image qu’on a vue ?
Je crois que notre idée du corps à la résurrection est intimement liée à l’idée qu’on se fait de la vie éternelle. Et dans le langage courant, on dit qu’après la mort, on va au ciel. Après la mort, on va au paradis.
Et c’est une idée biblique.
C’est une idée biblique. Après notre mort, il y a un état qu’on appelle l’état intermédiaire. Et pendant cet état intermédiaire entre notre mort et notre résurrection, la Bible nous dit que l’âme des croyants va auprès de Dieu en attendant la résurrection des corps et que nous sommes déjà dans la présence bienheureuse de Dieu.
Mais cet état s’appelle l’état intermédiaire. Devinez pourquoi ? Parce qu’il est intermédiaire. Bravo. Il n’y a personne qui a osé le dire. Tout le monde se dit : « Il y a un piège là. » C’est trop simple. Non, des fois, la théologie, c’est simple.
On attend les autres. On attend les autres. Il est intermédiaire parce qu’on attend, mais il est intermédiaire parce qu’il va cesser.
L’espérance chrétienne, nous rappelle Paul ici, ce n’est pas l’immortalité de l’âme, c’est la résurrection des corps. Voilà notre vraie espérance. Et c’est précisément la raison pour laquelle Paul consacre un chapitre entier à la résurrection dans cette lettre.
Dans la pensée biblique, le ciel, c’est l’endroit où Dieu règne.
Et la Terre, c’est l’endroit où l’homme habite. Il y a le psaume 115 qui dit cela.
Mais on lit à la fin de l’histoire, lorsque Dieu viendra instaurer son règne, le ciel et la Terre seront réunis.
Dieu viendra installer sa demeure sur Terre.
Ça a été toujours le plan de Dieu de venir habiter au milieu des humains. Rappelez-vous, dans le livre de l’Exode, le peuple est sauvé de l’Égypte, de l’esclavage. Et le but de Dieu, c’est quoi ? C’est de venir habiter au milieu de son peuple. Et le livre de l’Exode se finit avec cette vision magnifique du camp des Israélites, avec au milieu le tabernacle et la gloire de Dieu, la présence de Dieu au milieu du camp. La promesse de Dieu dans tout l’Ancien Testament, c’est quoi ? « Je serai votre Dieu, vous serez mon peuple. Et je serai au milieu de vous. J’habiterai au milieu de vous. » Quel est le nom que l’ange donne à Jésus ?
Emmanuel, Dieu avec nous. Que nous dit Jean au début de son Évangile ? La parole de Dieu a tabernaclé. Elle a habité au milieu de nous. Voilà la promesse de la Bible. Un jour, Dieu viendra habiter au milieu de nous. Un jour, le ciel viendra sur Terre.
Et le ciel, ce n’est pas la destination ultime des croyants.
L’espérance chrétienne, c’est un corps ressuscité dans une nouvelle création, un corps ressuscité dans une création renouvelée.
Et à la résurrection, nous dit Paul, notre corps ne sera plus marqué par le péché, ce qu’il appelle le corps naturel, plus marqué par la maladie, le handicap, l’infirmité. Mais notre corps ressuscité sera marqué par la vie que l’Esprit lui communique. Voilà ce que Paul appelle le corps spirituel.
Un théologien explique : « Ce corps spirituel est parfaitement adapté à la vie nouvelle dans la nouvelle création, à la vie spirituelle qui sera à la fois céleste et terrestre sur la nouvelle Terre. »
Par notre naissance aujourd’hui, nous partageons tous ici un corps qui est pollué par le péché.
Et par notre résurrection, nous aurons un corps glorieux comme celui de Jésus-Christ.
Voilà notre espérance. Je continue.
Je lis les versets 50 jusqu’à la fin du chapitre.
Ce que je veux dire, frères et sœurs, c’est que notre nature actuelle ne peut pas hériter du royaume de Dieu et que ce qui est corruptible n’hérite pas non plus de l’incorruptibilité. Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous, nous serons transformés en un instant, en un clin d’œil, au son de la dernière trompette. La trompette sonnera, alors les morts ressusciteront incorruptibles et nous, nous serons transformés. Il faut, en effet, que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, que ce corps mortel revête l’immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira cette parole de l’Écriture : « La mort a été engloutie dans la victoire. Mort, où est ton aiguillon ? Enfer, où est ta victoire ?» L’aiguillon de la mort, c’est le péché. Et ce qui donne sa puissance au péché, c’est la loi. Mais que Dieu soit remercié, lui qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi, mes frères et sœurs bien-aimés, soyez fermes, inébranlables. Travaillez de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas sans résultat dans le Seigneur.
– 1 Corinthiens 15.50-58
La résurrection est possible, la résurrection est certaine. Troisième point : la résurrection est nécessaire. On a au verset 50 un verset clé : « Ce que je veux dire, frères et sœurs, c’est que notre nature actuelle ne peut pas hériter du royaume de Dieu et que ce qui est corruptible n’hérite pas non plus de l’incorruptibilité. »
En fait, Paul, à la fin, dit aux Corinthiens : « Mais je suis d’accord avec vous. Je suis d’accord avec vous. Notre corps actuel, tel qu’il est, ne peut pas hériter du royaume de Dieu. » Impossible de vivre dans la présence de Dieu, dans la nouvelle création, avec des corps qui sont encore pollués, encore marqués par le péché. Pourquoi ? Parce que rien de ce qui est pollué par le péché ne peut faire partie de la nouvelle création. Et donc, il dit : « Il faut », c’est une nécessité, « il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité. » Et il nous dit même : « Ceux qui ne sont pas morts au moment du retour de Christ seront transformés. » La résurrection, ce n’est pas juste qu’il faut que les morts reviennent à la vie, mais il faut que nos corps soient transformés. C’est pour ça que même ceux qui sont vivants seront transformés. Voilà le but de la résurrection : transformer nos corps pour entrer dans la présence de Dieu. Et là, on entend un écho de ce que Roland nous a lu tout à l’heure.
Quand Jésus nous dit : « Il faut naître de nouveau. Il faut que vous naissiez de nouveau. » Pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu si nous ne sommes pas nés de nouveau.
Et Paul dit la même chose ici : « Il faut que nous ressuscitions. » Pourquoi ? Parce qu’il faut que Dieu transforme nos corps pour se tenir dans sa présence.
Et cette résurrection marque la victoire, nous dit Paul, la victoire de Christ sur le péché. Christ a vaincu la mort et Christ nous fait participer à sa victoire. Et ainsi, plus rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu. Pourquoi ? Parce qu’en Christ, nous avons la victoire.
Mais il y a une autre bonne nouvelle pour nous aujourd’hui.
Notre corps, on l’a dit tout à l’heure, notre corps sera délivré des effets du péché. Plus de maladies, plus de morts, plus de handicaps, plus d’infirmités.
Mais là, Paul, il nous dit quelque chose d’encore plus grand, c’est qu’on sera débarrassés du péché tout court.
Et j’imagine que le péché vous embête plus que la maladie.
Pourquoi ? Parce que le péché est pire que la maladie. Le péché nous fait la guerre et le péché nous détruit.
Il y a fort à parier que si vous êtes chrétien depuis assez de temps que vous puissiez être las de la guerre contre le péché, fatigué de lutter, fatigué de galérer peut-être avec un péché, fatigué de toujours faire la guerre à ce péché dont on ne peut pas se débarrasser. Pas encore. Mais Paul nous dit : « Un jour, le péché qui nous détruit sera détruit. Le péché qui nous fait la guerre sera englouti. »
Ce péché-là qui nous fatigue, qui nous assomme, aura disparu.
Et là, on retrouve la réalité de la vie chrétienne.
Dans Romains 6, Paul nous dit que nous ne sommes plus esclaves du péché.
Nous ne sommes plus esclaves du péché. Et donc, on ne devrait pas livrer nos membres à l’obéissance du péché. Mais au chapitre 7, il dit quoi ? « Qui me délivrera de ce corps de mort ? Je ne fais pas ce que je veux et je fais ce que je ne veux pas. »
Et je crois que c’est notre expérience.
Nous ne faisons pas ce que nous voulons et nous faisons ce que nous ne voulons pas.
Et un jour, nous serons délivrés de cela.
Un jour, la lutte cessera et un jour, la victoire que nous goûtons déjà sera totale et définitive. Et un jour, nous serons ce que veut dire être humain. Un jour, nous serons ce que veut dire vivre dans ce corps comme Dieu l’avait voulu.
Alors, pourquoi c’est important ?
Pourquoi c’est important et pourquoi Paul, sur sa lettre, consacre un chapitre entier, un gros chapitre à ça ?
Paul, il nous l’a dit déjà au début du chapitre 15 : « La résurrection, ce n’est pas un ajout à notre foi. » Ce n’est pas : « Au fait, on est sauvés, on est délivrés. Et au fait, un jour, on ressuscitera. » La résurrection, elle est centrale à notre foi.
Pourquoi ? Parce que la résurrection, elle est la marque que nous sommes au bénéfice de l’œuvre de Christ.
Elle est la marque que Christ a eu la victoire sur le péché et que nous sommes vraiment délivrés du péché et que nous sommes délivrés de la condamnation.
Si Christ n’était pas ressuscité et si nous n’allons pas ressusciter, alors nous sommes perdus, nous dit Paul dans la première partie de 1 Corinthiens 15.
Mais il nous dit : « La résurrection, c’est le cœur de notre espérance et ça fait partie du message aussi que nous annonçons. » Regardez le verset 58, la conclusion du chapitre : « Ainsi, mes frères et sœurs bien-aimés, soyez fermes, inébranlables. » Et c’est intéressant parce que ces deux mots ensemble, on les retrouve ailleurs chez Paul. C’est dans la lettre qu’il envoie aux Colossiens, dans le chapitre 1, et je vous lis ce qu’il dit :
Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis de Dieu par vos pensées et par vos œuvres mauvaises, il vous a maintenant réconciliés par la mort de son Fils dans son corps de chair pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche. Mais il faut que vous restiez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Évangile que vous avez entendu.
– Colossiens 1.21-23
Paul, dans la lettre aux Colossiens, fait le lien entre la fermeté, le fondement que nous devons avoir et l’œuvre de Christ et la résurrection. La résurrection est le fondement de notre espérance.
Mais cet enseignement n’a pas que des répercussions pour demain et dans la vie éternelle et dans l’avenir, mais des implications pour notre vie aujourd’hui.
Et la seule fois où Paul, dans la lettre, fait le lien entre la résurrection et le corps, c’est au chapitre 6.
Je vous le relis : « Les aliments sont pour le ventre et le ventre pour les aliments et Dieu détruira l’un comme les autres. Mais le corps n’est pas pour l’immoralité sexuelle, il est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps. Or, Dieu qui a ressuscité le Seigneur nous ressuscitera aussi par sa puissance. »
Paul nous avait rappelé au chapitre 6 : « En attendant d’avoir des corps glorieux, il faut glorifier Dieu dans nos corps. » Et je crois qu’il finit avec ce chapitre. Au chapitre 16, il y a les salutations, il y a des instructions diverses, mais la dernière grosse partie de cette lettre, c’est ce chapitre 15. Et je crois que Paul finit avec ce chapitre pour dire quoi ? Pour dire : « Mais les amis, vivez aujourd’hui à la lumière de demain et que votre vie aujourd’hui reflète ce que Dieu va faire demain. Et ça commence par votre manière de vivre dans vos corps. » La vie chrétienne, elle n’est pas désincarnée, elle n’est pas extérieure à nous-mêmes. Ce n’est pas une vie des idées. La vie chrétienne, c’est comment nous vivons dans nos corps et ce que nous faisons de notre corps.
Et il finit en disant : « Soyez fermes, inébranlables, travaillant… » C’est un participe. « Travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur. » Je crois que là, Paul est en train de les encourager en disant : « Mais tout ce que vous faites a du sens. »
Notre résurrection, elle apporte un éclairage nouveau sur notre vie présente. Il y a une certaine continuité entre la vie présente et la vie à venir, entre la vie aujourd’hui sur cette création dans ces corps et la vie demain dans la nouvelle création dans les corps ressuscités.
Ce que nous faisons aujourd’hui n’est pas vain, nous dit Paul. On n’est pas juste en train de se tourner les pouces ou de passer le temps en attendant l’éternité, en attendant qu’il y ait quelque chose de mieux qui arrive. Il nous dit : « Ce que vous faites ici, aujourd’hui, maintenant, compte déjà. » Et d’une certaine manière, il y aura une continuité. Comment ? Je sais pas trop. La Bible n’en parle pas trop.
Mais dans tous les cas, il appuie une chose : le travail que nous faisons n’est pas vain s’il est fait dans le Seigneur.
Et donc toute notre vie sur Terre, c’est pas juste on attend en attendant le ciel, la nouvelle création, mais c’est qu’on travaille dans le Seigneur en ayant l’assurance que notre travail n’est pas vain. Il y a un élément supplémentaire et c’est avec ça que je finis.
Et je crois qu’il y a quelque chose de particulier, une œuvre particulière qui résonnera dans l’éternité. Je crois que c’est ce que Paul veut souligner ici. Et je crois que c’est significatif qu’il finisse la lettre avec ça.
Le seul autre passage de la lettre où on lit les mots « œuvre » et « travail » ensemble, c’est au chapitre 3.
Et c’est au chapitre 3 lorsqu’il est question de l’édification de l’Église.
Comme si Paul voulait finir sa lettre en récapitulant tout ce qu’il a commencé à dire au chapitre 3. Le cœur de l’Évangile, c’est l’amour.
Vous vous rappelez, depuis le début, il leur dit : « Mais vous croyez être spirituels, vous vous vantez d’être spirituels, mais vous êtes pas spirituels parce que ce que produit l’Esprit, c’est l’amour, c’est l’unité. Et vous, vous vous déchirez, vous vous divisez, vous êtes pleins d’orgueil. »
Il avait commencé en disant : « Voilà l’œuvre qui doit compter vraiment. L’œuvre qui doit compter vraiment, c’est l’édification de l’Église. » Rappelez-vous, il avait dit dans les chapitres précédents : « Oui, l’Esprit vous fait des dons. Oui, l’Esprit vous donne des choses, mais tout ce que l’Esprit vous donne, c’est pour l’édification de l’Église. Pourquoi ? Parce que l’œuvre de l’Esprit, c’est l’édification de l’Église. L’œuvre de l’Esprit, c me c’est l’édification dans l’amour. » Et je crois qu’en parlant d’œuvre, de travail, ici, il est en train de rappeler ce qu’il a dit au chapitre 3.
Ce que nous construisons ici et maintenant, en particulier dans l’Église, aura un impact dans l’éternité.
Il est en train de dire : « Ce que nous vivons aujourd’hui dans l’Église, par l’œuvre de l’Esprit, ce que nous vivons par notre amour, par notre unité, par notre envie de se servir les uns les autres, de vivre cette communion fraternelle. » Qu’est-ce qu’on est en train de faire ? On est en train de donner une image du ciel au monde.
On est en train de dire : « Oui, c’est imparfait. Et oui, ce sera tellement plus glorieux que ça. Mais regardez, voilà ce que nous voulons vivre et voilà ce que nous allons vivre dans l’éternité future. » Une communauté unie par l’Esprit, rassemblée autour de Dieu, qui vit dans l’amour et dans l’unité.
En fait, quand nous vivons l’Église, nous sommes en train de goûter et de donner un avant-goût du ciel à ceux qui nous entourent, d’être une image vivante de la nouvelle création. Et c’est pour ça que on va continuer à entendre l’appel de Paul d’investir et de faire tous nos efforts pour maintenir le lien que nous donne l’Esprit, investir dans les relations fraternelles, vivre le pardon.
Vivre le pardon, parce que tout cela n’est pas vain.
Parce que nous sommes en train d’édifier l’Église, ou plus précisément, que le Seigneur est en train d’édifier l’Église par nous et que nous avons l’assurance, comme il nous l’a dit, que la mort ne prévaudra pas contre elle. Je vais prier.
Père céleste, tu nous as faits pour vivre dans des corps sur cette terre et pour partager ta gloire, mais nous savons et nous en faisons l’expérience tous les jours dans nos propres vies, que nos corps sont tordus, que cette création est polluée et que nous ne vivons pas encore dans ta gloire.
Et nous savons aussi que nul ne peut se tenir dans sa présence lorsqu’il est marqué par le péché, mais grâce te soit rendue, tu nous permets dès aujourd’hui de nous approcher de toi en Jésus-Christ et de goûter un avant-goût, un apéritif du banquet qui nous attend au ciel.
Quelle glorieuse nouvelle qu’un jour, tu nous délivreras de ce corps de mort, qu’un jour, nous goûterons à cette liberté à laquelle nos corps étaient destinés.
Mais surtout qu’un jour, nous serons débarrassés du péché et surtout qu’un jour, nous serons dans ta présence glorieuse. Nous goûterons à la joie que c’est de se tenir devant toi, d’être inondé par ta lumière, d’être baigné dans ta gloire, d’être en communion parfaite les uns avec les autres. Donne-nous, Seigneur, dès aujourd’hui, de travailler à ce que notre vie d’Église, ici à Étupes en 2022, soit un avant-goût de ce qui nous attend dans l’éternité future, dans la nouvelle création. Et que ce soit aussi un message à tous ceux qui nous entourent, à tous ceux qui sont aussi fatigués de vivre courbés par le poids du péché et ses effets dans leur vie, dans une société qui est cassée, qui est enténébrée. Donne-nous que par nos relations, par le pardon qu’on vit, par l’unité, par la paix, par la joie, par l’amour, nous puissions donner à goûter et dire au monde qui nous entoure : « Voyez et goûtez combien le Seigneur est bon. »
Et nous savons que nous avons besoin de toi, Seigneur. Nous avons besoin de ton Esprit. Ce n’est pas nous qui produisons cela, c’est toi qui produis cela en nous et donne-nous de nous efforcer à vivre cela dans ta grâce et pour ta gloire. Amen.







