La vraie liberté (Romains 6.15-23)
Contrairement aux idées reçues sur la liberté, « on ne sera jamais réellement libre tant qu’on ne servira pas le bon maître ». Cette prédication basée sur Romains 6.15-23 nous rappelle qu’être chrétien, c’est avant tout devenir serviteur de Dieu. Soit changer de règne et, ainsi, porter de meilleurs fruits. En effet, « le salaire du péché, c’est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ ».
ℹ️ Épisode publié pour la première fois le 12 novembre 2022, remis en avant pour atteindre une nouvelle génération d’auditeurs.
Notes de la prédication
On ne sera jamais vraiment libres, tant que l’on ne servira pas le Bon Maître.
1. Libéré pour servir un nouveau maître
Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice ?
Romains 6.16
La question de ce passage n’est pas de savoir si nous avons un maître, mais plutôt quel maître nous servons.
Il n’y a que 2 solutions possibles pour chaque être humain. Soit, nous sommes esclaves du péché, soit nous sommes esclaves de l’obéissance, de la justice, de Dieu.
Nous sommes sous un règne. Soit, nous sommes sous le règne du péché, de la Loi, de la mort, soit nous sommes sous le règne de la grâce, de Christ, de l’Esprit, de la vie.
C’est une illusion de penser que l’être humain est réellement libre. Il est esclave par nature, soumis aux désirs qui sont en lui. Il est incapable de vivre définitivement pour le bien, et de rejeter définitivement le mal.
Comme l’a dit un jour un commentateur, cela ne veut pas dire que ceux qui ont des addictions ne veulent jamais en être libérés, mais cela signifie que le désir pour ces choses est finalement plus grand que le désir d’en être délivrés.
Essayez de vivre une semaine entière tout en étant irréprochables, vous verrez que par nature, cela est impossible à l’être humain.
Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.
Romains 6.18
Mais le péché n’est plus notre maître. Il n’a plus de droit de régner sur nous. Nous sommes désormais esclaves de la justice, c’est-à-dire d’une vie qui est désormais agréable à Dieu. C’est cela la vraie liberté.
Nous péchons encore, car nous oublions cela… Mais, rappelons-nous que nous avons désormais en main les armes de Dieu, qui nous permettent de combattre le péché.
Christ m’a libéré du péché, et je suis au service d’un nouveau Maître.
2. Libérés pour porter de meilleurs fruits
21 Quels fruits portiez-vous alors ? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort. 22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.
Romains 6.21-22
Le péché promet la vie, il promet le bonheur, la satisfaction… mais tout ce qu’il procure, c’est la honte et la mort. Quel contraste avec le fruit de la Justice qui est décrit au verset 23 !
Le maître que l’on sert, c’est Dieu. Nous sommes loin du maître cruel et injuste qu’est le péché, et qui donne la mort. Mais nous sommes au service d’un Bon Maître.
Le fruit que l’on porte, c’est la progression dans la sainteté, la sanctification. On tend vers ce que ce Dieu veut que l’on soit, et on s’éloigne de ce que l’on était avant d’être chrétien. Notre finalité, c’est la vie éternelle. L’assurance de vivre pour toujours avec Dieu, dans un monde bien meilleur comparé à celui que l’on connait ici-bas. Un monde parfait et éternel, ou la mort si terrible et si cruelle ne sera plus.
Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.
Romains 6.23
En conclusion
De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté.
Romains 6.19b
Transcription
ℹ️ Cette transcription a été générée automatiquement, n’hésitez pas à nous signaler toute erreur ou incohérence qui nous aurait échappé.
Prions ensemble
Oui, notre Dieu, aide-nous à voir ce matin à quel point la sainteté est belle.
Aide-nous à voir à quel point le péché est dégoûtant et à rejeter.
Aide-nous à voir à quel point ta grâce est grande et merveilleuse.
Aide-nous à voir plus de la grandeur de Jésus au travers de ta parole.
On prie que tu sois à l’œuvre par ton esprit dans nos cœurs et que tu sois glorifié.
Dans le nom de Jésus.
Amen.
Libéré pour servir un nouveau maître
On ne sera jamais réellement libre tant qu’on ne servira pas le bon maître.
C’est la chose principale que ce texte nous enseigne.
Et ça, ça va à l’encontre de tout ce qu’on entend aujourd’hui par rapport à la notion même de liberté.
Parce qu’on peut penser que la liberté, c’est de dire : « Ni Dieu ni maître. »
Je suis réellement libre quand je n’ai aucune contrainte, quand je n’ai aucune autorité qui me gouverne, quand je fais vraiment ce que je veux.
Ce passage va nous dire : « Non, être réellement libre, c’est être au service du bon maître, c’est être sous une bonne autorité. »
Ou alors, on peut penser que la liberté en Christ, c’est la liberté de faire ce que je veux.
Personne n’a le droit de rien me dire.
Personne ne peut me mettre des contraintes.
Non, nous dit ce passage, on n’est pas libre dans le sens qu’on est sans aucun maître, qu’on est sans aucune loi, mais on est au service de la justice.
Ou encore, certains pourraient dire : « Mais la liberté en Christ, c’est être libre de pécher comme je veux. On est sous la grâce, on n’est pas sous la loi. On n’est pas sauvé par les œuvres, mais on est sauvé par le don gratuit de Dieu. Donc, peu importe comment on vit, non ? Je peux faire ce que je veux. »
La réponse de ce passage, on l’a au verset 15 et Paul va la développer dans la suite :
Quoi donc ? Allons-nous pécher parce que nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce ? Certainement pas.
– Romains 6.15
Est-ce que la liberté en Christ, c’est une liberté de pécher ?
La réponse de Paul : « Jamais de la vie, même pas en rêve. »
La vraie liberté, c’est être au service du bon maître.
Et il y a deux choses principales qu’on va voir dans notre texte ce matin.
La première, c’est qu’on a été libéré pour servir un nouveau maître.
Et la deuxième, c’est qu’on a été libéré pour porter de meilleurs fruits.
1. Libéré pour servir un nouveau maître
La question de ce passage, ce n’est pas de savoir si on a un maître, mais plutôt quel maître est-ce que l’on sert.
On le voit dans Romains 6.16:
Ne savez-vous pas que si vous vous livrez à quelqu’un comme esclave pour lui obéir, vous êtes les esclaves du maître à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice ?
– Romains 6.16
Il n’y a que deux solutions possibles pour chaque être humain.
Soit on est esclave du péché, soit on est esclave de l’obéissance, ou comme il est écrit plus tard, de la justice, esclave de Dieu.
C’est soit l’un, soit l’autre.
Chaque être humain est esclave.
Et la question, c’est de savoir : de qui est-ce qu’on est esclave ?
Alors, c’est vrai que ça peut être surprenant que Paul utilise ici l’image de l’esclavage.
Il faut dire que l’esclavage, à l’époque, dans les premiers siècles, était très différent de l’esclavage qu’on connaît dans l’histoire plus récente.
Une des différences fondamentales, c’est que ce n’était pas basé sur des critères ethniques.
Mais peu importe les différences, ici, le but de Paul, ce n’est pas de justifier ou non l’esclavage ou même de rentrer dans le débat.
C’est plutôt d’utiliser une image de la vie courante que ces chrétiens de Rome connaissent et comprennent.
Et Paul lui-même reconnaît que c’est une image qui est imparfaite.
Je parle à la manière des hommes à cause de votre faiblesse naturelle.
– Romains 6.19
Il utilise un langage humain.
L’image de l’esclavage, c’est une manière humaine, illustrée, de faire comprendre qu’on est réellement, en tant qu’être humain, sous un pouvoir : le pouvoir du péché ou le pouvoir de la justice.
On est sous un règne, comme on l’a vu la semaine passée dans le début de Romains 6: le règne du péché, le règne d’Adam, le règne de la loi, le règne de la mort, ou bien le règne de la grâce, le règne de Christ, le règne de l me’Esprit, le règne de la vie.
C’est soit l’un, soit l’autre.
Qu’on le veuille ou non, on est sous le pouvoir de l’un de ces deux maîtres.
Et c’est pour ça que c’est une illusion de penser que l’être humain est réellement libre.
Non, il est esclave par nature, soumis aux désirs qui sont en lui.
Ça ne veut pas dire qu’il ne peut jamais se retenir.
Ça ne veut pas dire qu’il ne peut jamais se contrôler.
Mais ça veut dire qu’il y a une incapacité en l’homme à vivre réellement, définitivement pour le bien et à rejeter définitivement le mal.
Un commentateur écrit :
Ça ne veut pas dire que ceux qui ont des addictions ne veulent jamais en être libérés. Cela veut dire que le désir pour ces choses est finalement plus grand que le désir d’en être libéré.
Si vous n’êtes pas convaincu de cela, essayez de vivre parfaitement jusqu’à dimanche prochain.
N’avoir aucun acte que vous regrettez, aucune parole mauvaise, aucune pensée que vous auriez honte que d’autres les voient ou y accèdent.
Vivez parfaitement sans arrêt, du matin au soir, du lever jusqu’au coucher.
Et vous verrez que ce n’est pas possible.
Se maîtriser de cette manière n’est pas possible pour l’être humain par nature.
C’est plus fort que nous.
Parce que la Bible nous dit que nous sommes esclaves du péché, soumis à ses ordres.
J’imagine qu’on a tous déjà fait des choses que l’on regrette profondément.
On savait que ce n’était pas quelque chose de bon, mais le désir était trop fort.
On n’avait pas la force de résister.
C’était plus fort que nous.
Et donc, ceci nous aide à comprendre que devenir chrétien, ce n’est pas renoncer à sa liberté pour se soumettre à un esclavage.
C’est peut-être la vision que vous avez ou que vos amis ont de la foi chrétienne : se priver d’une liberté qu’on a pour se soumettre à des contraintes et à un esclavage, pour suivre un code de vie très précis.
Non, devenir chrétien, c’est plutôt changer de maître.
Changer de maître, parce que personne n’est jamais vraiment libre.
Définir la liberté comme l’affranchissement de toute contrainte, c’est une erreur.
Comme on l’a dit, la question, ce n’est pas de savoir si on est esclave, si on a un maître, mais plutôt quel maître est-ce que l’on sert.
Et quand on devient chrétien, il s’agit de changer de maître.
Mais que Dieu soit remercié. Alors que vous étiez esclaves du péché, vous avez obéi de tout cœur au modèle d’enseignement auquel vous avez été confiés. Et une fois libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.
– Romains 6.17-18
Ces versets font référence à la conversion de ces chrétiens, le moment où ils sont devenus chrétiens.
Alors qu’ils étaient esclaves du péché, ils ont obéi de cœur au message qu’ils ont entendu, le message de l’Évangile, la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.
Et Paul, dans ces versets, remercie Dieu parce que c’est Dieu qui a accompli cette œuvre en eux.
C’est Dieu qui a agi pour les faire passer du règne du péché, sous l’esclavage du péché, au règne de la justice, sous l’esclavage de la justice.
Le changement de maître s’est fait par un changement de cœur qui a été accompli, opéré par Dieu lui-même.
Avant d’être chrétien, je pensais que les chrétiens, c’étaient des gens qui se forçaient à faire le bien, même s’ils n’en avaient pas envie, qui se forçaient à faire des choses qu’ils n’avaient vraiment pas envie, au fond d’eux-mêmes, de faire contre leurs désirs.
Et je me disais : « Mais ils ont du courage quand même, les chrétiens, de vivre toute leur vie pour des choses qu’ils n’ont pas envie de faire, de se forcer à faire ce qu’ils rejettent. Il faut du courage pour faire ça. »
Et c’est pour ça que je n’avais vraiment pas envie d’être chrétien.
Pour moi, être chrétien, c’était être obligé de faire tout ce que je n’avais pas envie de faire et c’était être interdit de faire tout ce que j’avais envie de faire, ce que mon cœur voulait.
Et peut-être que c’est votre vision de la foi chrétienne.
Peut-être que c’est votre vision des chrétiens que vous voyez autour de vous ce matin.
Si c’est le cas, c’est que vous n’avez pas encore réellement compris la foi chrétienne telle que la Bible la présente.
Et que vous veniez depuis quelques semaines ou que vous veniez depuis plusieurs années dans cette église, je vous encourage à creuser plus, à poser vos questions pour vous intéresser à ce changement de cœur dont il est question ici.
Un changement de cœur qui produit un changement de maître, des nouveaux désirs, un nouveau service.
Ce changement de cœur, il est essentiel parce que sans ça, sans être libéré de l’esclavage du péché, on ne pourra jamais vivre réellement de la bonne manière.
Et c’est pour ça que les religions du monde se trompent.
Il ne suffit pas de faire le bien pour effacer le mal que l’on a déjà fait.
Il ne suffit pas de faire le bien le maximum qu’on peut de manière répétée pour vaincre le mal en nous.
Non, on est esclave.
Ce lien doit être rompu.
Le pouvoir du péché doit être réduit à zéro.
Notre cœur doit changer.
On a besoin d’un nouveau maître qui nous amène à vivre pour la justice.
Et on a vu cela la fois passée, qu’on a besoin d’une mort et d’une résurrection, et que c’est ce que Jésus a accompli.
Il meurt sur la croix en prenant sur lui la condamnation de nos péchés et il ressuscite, il revient à la vie en ayant vaincu la mort et en ayant vaincu le péché.
Et quand on place notre foi en lui, quand on place notre confiance en lui, on est uni à lui, uni à Jésus.
Et en étant uni à Jésus, on est mort avec lui, mort au péché, mort à l’esclavage du péché, mort à ce que nous sommes par nature.
Et on est ressuscité avec lui, ressuscité avec Jésus, à une nouvelle vie, une nouvelle manière de vivre, un nouveau cœur, des nouveaux désirs.
On change de règne, on change de maître.
Et cela ne se passe pas au travers de nos efforts, au travers de notre bonne volonté, mais uniquement au travers de ce que Jésus a accompli sur la croix et grâce à la foi que l’on place dans cette croix.
Alors, si vous êtes ici et que vous découvrez la foi chrétienne, arrêtez d’essayer de bien vivre tant que vous n’avez pas connu le changement de cœur dont la Bible parle, tant que vous n’avez pas connu ce que la Bible appelle la nouvelle naissance, la conversion du cœur.
Détournez-vous de vos fautes et placez votre confiance en Jésus.
Faites appel à lui pour devenir votre nouveau maître.
Et si vous vous demandez ce que ça signifie, ce que ça implique pour vous, on serait plusieurs à être très heureux de parler de ça avec vous après la rencontre.
Quelles sont les conséquences de ce changement de cœur pour les chrétiens ?
On le voit au verset 18 :
Une fois libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice.
– Romains 6.18
On n’est plus esclave du péché.
On est libre.
Ce n’est plus notre maître.
Le péché n’a plus le droit de nous commander.
Le péché n’a plus le droit de régner sur nous.
Et on est esclave de la justice.
C’est ça notre maître.
C’est ça l’équipe dans laquelle on joue, le pays que l’on habite, la langue que l’on parle, la culture que l’on veut imiter.
La justice, c’est-à-dire une vie qui est agréable à Dieu, une manière de vivre selon Dieu.
C’est ça la vraie liberté.
Non pas d’être sans autorité, sans contrainte, mais d’être sous une bonne autorité, sous la meilleure autorité qui soit, sous de bonnes contraintes, de pouvoir réellement vivre pour ce pourquoi on a été créé, pour pouvoir glorifier Dieu, pour lui plaire entièrement.
La vraie liberté, c’est de ne plus être esclave du péché, de ne plus être sous le règne du péché, d’être capable de dire non au péché.
Et c’est le cas en tant que chrétien.
Parfois, quand on lutte avec un péché, on peut dire quelque chose comme : « Ah, mais c’est plus fort que moi. »
Mais ce n’est pas vrai, selon ce passage.
Ce n’est pas vrai si on est en Christ.
Le péché n’a plus de pouvoir sur nous.
Il n’a plus le droit de régner sur nous.
Mais on pèche encore parce qu’on oublie cela, parce qu’on pense qu’on doit toujours obéir au péché, parce qu’on pense qu’il est toujours notre maître, alors que ce n’est plus le cas.
Ce lien a été rompu.
On est réellement libre et on a les armes en main pour combattre le péché.
Et c’est là où on voit que la bataille contre le péché dans la vie chrétienne, c’est surtout une bataille dans les pensées, dans notre tête, de se rappeler de la réalité : je ne suis plus esclave, je ne suis plus obligé d’obéir à ses désirs.
Christ m’en a libéré et je suis au service d’un nouveau maître.
C’est ça, dans un sens, le secret pour lutter contre le péché, n’importe lequel dans notre vie.
Les péchés avec lesquels on lutte ne sont pas plus forts que nous.
Que ce soit la colère ou que ce soit la pornographie, que ce soit la dépendance envers une boisson, une substance, ou que ce soit la médisance, que ce soit l’addiction aux écrans ou la paresse spirituelle, que ce soit le manque de confiance en Dieu ou l’orgueil, peu importe, dans nos actes, nos paroles, nos pensées, on peut dire à ces choses : « Tu n’es plus mon maître. Tu n’as plus d’ordre à me donner. Je n’ai plus à t’obéir. »
On est libre de ce pouvoir et libre de pouvoir servir Dieu.
Mais si je suis libre du pouvoir du péché, pourquoi est-ce que je continue à pécher ?
Comment ça se fait ?
C’est justement parce qu’on oublie qu’on n’est plus sous le pouvoir du péché.
On a encore nos mauvaises habitudes, nos anciens réflexes.
Il nous arrive parfois d’obéir à nouveau au péché et d’oublier qu’on n’a aucune raison valable de lui obéir.
Et quand on le fait, on n’est pas en train de vivre selon ce qu’on est réellement.
On n’est pas en train de vivre selon la réalité, selon notre nouveau statut, notre nouvelle identité.
Si on utilise l’image de l’esclavage que Paul utilise ici, c’est comme si un esclave avait été libéré de son maître.
Mais en marchant dans la rue, il entend la voix de son maître qui l’appelle et qui lui donne un ordre.
Et instinctivement, au fond de lui, il a envie d’obéir.
Il entend la voix de son maître, il se rappelle cela.
Mais ensuite, il doit se rappeler : « Non, je ne suis plus esclave. Ce n’est plus mon maître. Il n’a plus d’ordre à me donner. Il ne peut plus me commander. »
Mais ses anciennes habitudes peuvent être toujours là, ses anciens réflexes.
Voilà de quoi réconforter un chrétien découragé dans sa lutte contre le péché.
Chacun de nous.
Peut-être quelqu’un qui n’en peut plus, quelqu’un qui est à bout, quelqu’un qui a l’impression que ça ne va jamais s’arrêter.
Jour après jour, heure après heure, lutter contre le péché.
L’impression que c’est trop dur, qu’il n’aura jamais la victoire.
Non, persévère.
Le péché a l’air plus fort que ce qu’il est réellement.
C’est comme l’aboiement d’un chien qu’on entendrait, qui a l’air vraiment féroce, qui a l’air méchant.
Et puis on le voit et en fait, c’est un tout petit chihuahua.
Il est ridicule.
C’est la même chose.
Le péché paraît plus fort que ce qu’il est en réalité.
Ce pouvoir a été vaincu.
Le lien a été rompu.
Il n’a plus d’ordre à nous donner.
On n’a plus à lui obéir.
Le missionnaire anglais Henry Martyn disait ceci :
Je ne peux pas m’attendre à vivre sans pécher dans ce monde, mais je peux désirer vivre sans à chaque instant.
– Henry Martyn
2. Libéré pour porter de meilleurs fruits
Dans notre passage, on voit que nous avons été libérés pour porter de meilleurs fruits.
Il y a un contraste dans ces versets entre les fruits du péché et les fruits de la justice.
Les fruits que l’on portait avant d’être chrétien, avant d’être au service de Dieu et quand on était au service du péché, et les fruits qu’on porte maintenant, alors qu’on est au service de la justice et qu’on est au service de Dieu.
On voit qu’avant, au verset 20, il est dit qu’on était libre par rapport à la justice.
C’est-à-dire qu’on ne se souciait pas de la sainteté.
Le péché ne nous attristait pas, ne nous gênait pas, ne nous dérangeait pas.
C’était ce qu’on désirait.
On vivait pour les désirs de notre cœur.
On allait là où notre cœur nous amenait, sans se soucier de savoir si c’était bon ou pas.
Et c’est peut-être pour ça, en passant, que parfois, on a l’impression qu’en tant que chrétien, on pèche plus qu’avant.
On a l’impression que depuis que je suis devenu chrétien, je ne fais que de pécher.
Comment ça se fait ?
Ce n’est pas forcément qu’on pèche plus, mais c’est que maintenant, on en est conscient, alors qu’avant, on n’était pas conscient.
Avant, le péché ne signifiait rien pour nous.
C’était quelque chose qu’on aimait, qu’on désirait.
Mais maintenant, c’est un peu comme si on avait des nouvelles lunettes et on voit le péché pour ce qu’il est réellement.
Le péché nous attriste, le péché nous dérange et on veut le rejeter.
Avant, on ne se souciait pas du péché, on vivait comme bon nous semble.
Et quel fruit est-ce qu’on portait ?
Quelles en étaient les conséquences ?
Quels fruits portiez-vous alors ? Des fruits dont vous avez honte aujourd’hui, car leur fin, c’est la mort.
– Romains 6.21
J’imagine que plusieurs d’entre nous peuvent penser à des choses qu’on a faites en tant que non-chrétiens, dont on a aujourd’hui profondément honte : des actes, des paroles, des pensées qui nous montrent qu’être au service du péché, ça ne mène nulle part.
Et ça va encore plus loin dans ce passage.
Regardez ce que le péché offre.
Le salaire du péché, c’est la mort.
La mort.
Voilà ce que le péché donne comme salaire.
La mort physique qui est la conséquence de l’entrée du péché dans ce monde, qui ne faisait pas partie du monde tel que Dieu l’a créé.
Voilà ce que le péché donne.
Et ça nous montre à quel point le péché est un maître cruel.
Parce qu’il n’y a rien de joyeux dans l’idée de la mort elle-même.
Allez dans un hôpital, dans la chambre d’un mourant, et voyez que là, il n’y a rien de joyeux.
Allez dans un cimetière où les gens ont perdu leur vie, perdu un proche, et là, vous verrez qu’il n’y a rien de joyeux.
C’est ça la réalité de la mort et c’est ça ce que le péché donne.
Tu travailles pour lui et il te donne la mort.
C’est ça ce que le péché entraîne.
Et ici, il n’est pas uniquement question de la mort physique, qui déjà est cruelle, déjà est terrible, mais qui est seulement l’image d’une mort bien plus grande, bien plus grave, bien plus importante, celle que la Bible appelle la seconde mort, la mort éternelle ou l’enfer, le jugement de Dieu pour l’éternité, la colère éternelle de Dieu contre les humains pécheurs, contre tous ceux qui sont esclaves du péché et qui ont obéi au désir du péché.
Voilà le salaire du péché.
Tu travailles, tu lui obéis, il te donne la mort en échange.
Voilà ce avec quoi il paye.
Le péché est un très mauvais maître, un maître cruel, un maître dur, un maître injuste, un maître qui fait des belles promesses, mais qui n’offre rien que la mort.
Le péché, c’est comme un beau fruit qui a l’air juteux à l’extérieur, qui a l’air bon, qu’on a envie de croquer.
Et une fois que tu le croques, il est rempli de vers, il est pourri, il est dégoûtant.
Ne croyons donc pas le mensonge du monde qui nous fait croire que le péché est désirable, qui nous fait croire que le péché, l’impureté, c’est pour ça qu’il faut vivre, c’est ça qui est cool, c’est ça qui est à la mode.
Ce n’est pas le cas.
Le péché promet la vie, le péché promet le bonheur, le péché promet la satisfaction.
Mais ce que le péché donne, c’est la déception, c’est la honte et c’est la mort.
Quel contraste avec le fruit de la justice qui est décrit ici :
Mais maintenant que vous avez été libérés du péché et que vous êtes devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la progression dans la sainteté et pour fin la vie éternelle.
– Romains 6.22
Déjà ici, on voit que le maître que l’on sert, c’est Dieu lui-même.
On est esclave de Dieu.
On n’est pas au service du maître cruel et injuste qu’est le péché qui donne la mort, mais on est au service d’un bon maître.
Et ça, c’est une bonne chose.
Malheureusement, on a eu tellement d’exemples dans l’histoire et dans nos vies d’abus d’autorité, de gens qui ont eu l’autorité et qui en ont abusé, qui ont été des mauvais maîtres.
Et du coup, on a le danger de rejeter toute autorité, de penser que si quelqu’un a du pouvoir, alors c’est forcément mauvais.
Et c’est vrai que trop souvent dans ce monde, si on donne du pouvoir à quelqu’un, ça aura des conséquences désastreuses.
Et on peut tous penser, j’imagine, à des dictateurs, des chefs politiques, mais aussi à des exemples plus proches de profs, de patrons, de parents.
Mais la solution, ce n’est pas de rejeter toute autorité, de dire que l’autorité en elle-même est mauvaise, parce qu’il est question ici d’être esclave de Dieu, d’avoir Dieu pour maître.
Et il n’y a rien de meilleur.
On connaît son caractère, on connaît sa bonté, on connaît sa grâce, son amour envers nous, sa compassion.
On sait qu’il est le Dieu qui a donné son Fils pour nous sauver, pour nous racheter.
On sait qu’il n’utilisera jamais son autorité pour nous manipuler, pour nous tromper, pour nous décevoir.
On sait qu’il tient ses promesses.
Il fait des belles promesses et il les tient.
C’est au service d’un tel maître qu’on est, un bien meilleur maître.
Mais on voit aussi dans ce verset 22 que le fruit que l’on porte, c’est la progression dans la sainteté ou la sanctification.
C’est-à-dire qu’on devient de plus en plus comme Dieu veut qu’on soit et de moins en moins comme on était avant d’être chrétien.
On met peu à peu de côté nos anciennes habitudes, nos anciens réflexes, pour apprendre à vivre dans la culture de notre pays où la grâce règne.
Grandir en sainteté, c’est une bonne chose, c me c’est une merveilleuse chose, c’est une chose désirable.
C’est vivre de plus en plus en tant que vrai être humain, pour ce pour quoi on a été créé, la manière dont Dieu nous a créés, pour le glorifier.
Le monde aujourd’hui veut nous faire croire non seulement que le péché est désirable, mais aussi que la sainteté est à rejeter, que la sainteté, c’est dépassé.
La pureté, c’est ringard.
Non, c’est une bonne chose.
C’est plutôt le péché qui est horrible, dégoûtant et, comme on l’a vu, qui a pour fruit la mort, alors que la sainteté est un bien meilleur fruit.
Et ça, c’est un encouragement pour le chrétien qui a la tentation, le danger d’envier peut-être un peu sa vie d’avant, comment il était avant d’être chrétien.
Imaginez Théo, un jeune chrétien depuis quelques mois, qui se dit : « J’avais l’impression d’être un peu plus libre avant. J’avais l’impression de faire tout ce que je voulais. Tout semblait un peu plus facile. Et maintenant, les choses sont plus compliquées. Depuis que je suis devenu chrétien, je dois lutter contre le péché, lutter contre certains désirs que je ressens, essayer de changer. Je vais à l’église et parfois, les gens sont un peu lourds. Parfois, c’est contraignant. Est-ce que ce n’était pas mieux avant ?»
Non, Théo, tu n’étais pas libre avant.
Tu étais esclave.
Tu faisais ce que ton cœur mauvais te dictait.
Et quel fruit est-ce que tu portais ?
Des fruits honteux que tu regrettes aujourd’hui, qui te menaient au jugement éternel.
Et maintenant, aujourd’hui que tu es en Christ, tu es sous le règne de la grâce.
Tu es pardonné de tes péchés et tu es assuré de vivre avec Dieu pour l’éternité.
Et tu es libre, Théo, libre de faire le bien, libre de vivre pour ce pour quoi tu as été créé, libre de vivre pour quelque chose de bien meilleur.
C’est ça, la vraie liberté.
Et ce qu’il faut surtout prendre en compte dans tout ça, c’est la finalité :
Vous avez pour fruit la progression dans la sainteté et pour fin la vie éternelle.
– Romains 6.22
Contrairement à la mort éternelle qui est le salaire du péché, la conséquence d’être esclave de la justice, d’être sous le règne de Dieu, c’est d’avoir la vie éternelle comme finalité, l’assurance de vivre avec Dieu pour toujours dans un monde bien meilleur à ce que l’on connaît ici-bas, un monde parfait et éternel où la mort, si terrible, si cruelle, ne sera plus.
Et cette vie éternelle, ce n’est pas quelque chose que l’on obtient comme un salaire, mais c’est quelque chose que l’on reçoit comme un cadeau :
Car le salaire du péché, c’est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.
– Romains 6.23
C’est ce que l’on voit depuis le début de cette lettre aux Romains.
Quand on parle de l’Évangile, de la bonne nouvelle, de la foi chrétienne, il ne s’agit pas d’une logique de salaire.
Fais et tu recevras.
Fais des choses et tu recevras quelque chose de la part de Dieu.
Non, il s’agit plutôt d’une grâce, d’un don gratuit.
Crois parce que Dieu a déjà fait.
Dieu nous donne ce qu’on ne mérite pas, le pardon des péchés et la vie éternelle, parce que Jésus a subi ce qu’on méritait, le jugement de Dieu qu’il a porté sur la croix.
Dans la foi chrétienne, il n’est pas question avant tout de règles, d’étiquettes, de signes extérieurs et même pas de morale ou quoi que ce soit d’autre, mais il est avant tout question d’un Sauveur, d’une personne, Jésus-Christ, qui vient sur cette terre pour régler le problème de la mort éternelle, cette mort qu’on mérite tous, ce jugement qu’on a entraîné.
Jésus vient pour le régler par sa propre mort, par le don de sa vie en sacrifice et par sa résurrection qui prouve sa victoire complète, qui prouve qu’il a vaincu la mort et vaincu le péché pour toujours, qui prouve que l’accès à Dieu est ouvert, que nos péchés peuvent être pardonnés, qu’on peut être en bonne relation avec le Dieu de l’univers.
Comme on l’a chanté : « Miséricorde insondable, Dieu peut-il tout pardonner ? Absoudre un si grand coupable et mes péchés oubliés ?»
- Est-ce que Dieu peut vraiment tout pardonner ?
- Est-ce que Dieu peut vraiment absoudre un si grand coupable ?
Oui, il le peut.
Comme il est dit dans ce verset 23 : « En Jésus-Christ notre Seigneur. »
Grâce à Jésus.
C’est ça la miséricorde insondable de Dieu.
Pour vous aujourd’hui, peu importe qui vous êtes, peu importe ce que vous avez fait, le sang de Jésus est pleinement efficace pour sauver.
Arrêtez de servir le maître cruel qu’est le péché et venez sous le service du bon maître, du bon maître qui est Dieu lui-même, un Sauveur qui vous aime, qui vous rachète.
Venez puiser à la miséricorde insondable de Dieu qui mène à la vie éternelle.
Mettre nos membres au service de la justice
On a été libérés pour servir un nouveau maître.
On a été libérés pour porter de meilleurs fruits.
Quelle est la conséquence de tout ça ?
On termine juste avec la seconde partie du verset 19 :
De même que vous avez mis vos membres comme esclaves au service de l’impureté et de l’injustice pour arriver à plus d’injustice, de même maintenant, mettez vos membres comme esclaves au service de la justice pour progresser dans la sainteté.
– Romains 6.19
C’est un peu la conclusion de tout ce passage.
Puisque tout ce qu’on a vu ici est vrai, alors la conclusion, c’est : le même effort qu’on mettait à pécher avant, maintenant, mettons-le au service de la justice pour vivre pour Dieu, pour faire le bien, pour servir un nouveau maître.
Et donc la lutte contre le péché, ce n’est pas juste de dire non au péché.
Oui, ça commence là.
On a dit que c’était surtout une lutte dans les pensées de réaliser qu’on n’est plus sous le pouvoir du péché, mais c’est aussi de dire oui à la justice.
C’est aussi de vivre pour le bien.
Donc, il ne faut pas uniquement se concentrer sur le péché qu’on veut rejeter, le péché qu’on veut abandonner, mais il faut aussi se concentrer sur le bien qu’on veut poursuivre, de grandir dans la sainteté, d’investir notre temps, notre énergie dans des choses qui sont bonnes, qui vont nous aider à aller de l’avant et à ressembler plus à Jésus.
On veut mettre nos membres, notre vie, notre corps tout entier au service de la justice.
L’exemple d’Augustin
Je termine en vous parlant d’Augustin, dont vous avez peut-être entendu parler.
Il a vécu aux IVe et Ve siècles.
C’était ce qu’on appelle un des pères de l’Église, c’est-à-dire un des premiers chrétiens qui a réfléchi à la théologie de ce que la Bible enseigne et qui a écrit à propos de cela.
Avant d’être chrétien (il est devenu chrétien quand il avait une trentaine d’années), il a vécu une vie sans Dieu.
Il rejetait Dieu.
Il voulait juste s’intéresser à être un beau parleur, un beau discoureur et à vivre sa vie comme il le voulait.
Il vivait dans la débauche.
Il le dit lui-même, esclave de toutes sortes de péchés sexuels.
C’était pour ça qu’il voulait vivre.
C’était là que son cœur allait.
Et alors qu’il a commencé à réfléchir à la spiritualité, à réfléchir à Dieu, à réaliser qu’il y a un Dieu, qu’il y a un jugement qui approche et qu’il a réfléchi à considérer l’Évangile et qu’il luttait dans ses pensées par rapport à tout ça, voilà ce qu’il écrit :
J’étais encore tenu fermement par les liens de l’amour des femmes. J’ai commencé à chercher un moyen d’avoir la force nécessaire pour t’apprécier, ô Dieu. Mais je n’ai pu trouver ce moyen que lorsque je me suis saisi du médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ.
– Augustin, Les Confessions
Il était conscient qu’il était esclave du péché et que sans le médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, il ne pouvait pas en être libéré.
Il s’est confié en Christ et il partage toutes ses luttes, ses réflexions avant de faire le pas et de devenir chrétien.
Et voilà ce qu’il dit à nouveau :
J’étais retenu par de simples bagatelles. Ils arrachaient mon vêtement de chair et murmuraient : « Vas-tu nous rejeter ? À partir de cet instant, nous ne serons plus jamais avec toi pour les siècles des siècles. »
Et tandis que je me tenais debout en tremblant devant la barrière, de l’autre côté, je pouvais voir la beauté chaste de la pureté dans toute sa joie sereine et sans tâche, tandis qu’elle me faisait modestement signe de traverser et de ne plus hésiter. Elle a tendu des mains aimantes pour m’accueillir et m’embrasser.
– Augustin, Les Confessions
Il s’est confié en Christ pour son salut.
Il a reconnu que sa manière de vivre était mauvaise et ne menait qu’à la mort.
Il a saisi le don de la vie éternelle en Christ, notre Sauveur.
Et sa vie a changé.
Il a rejeté le péché qu’il aimait avant.
Il a cherché à grandir dans la sainteté et à investir son temps d’une bonne manière qui plaisait à Dieu, à écrire et à faire beaucoup de choses pour partager l’Évangile à d’autres.
Et voilà ce qu’il écrit pour conclure tout cela, alors qu’il est chrétien :
Seigneur, mon aide et mon Rédempteur, je vais maintenant raconter et confesser à la gloire de ton nom comment tu m’as libéré des chaînes de la débauche qui me tenait si étroitement enchaîné et de mon esclavage aux choses de ce monde.
– Augustin, Les Confessions
Prions pour terminer
Oui, notre Dieu, merci pour ta parole qui est claire sur la condition de l’être humain, esclave du péché.
Merci, notre Dieu, parce que tu as montré à Augustin et à beaucoup d’autres comment on peut en être libéré en Christ.
Merci pour la liberté que l’on peut avoir grâce à lui, le pardon des péchés et la vie éternelle.
Aide-nous, notre Dieu, pour ceux d’entre nous qui sont sous ce règne de la justice, à vivre pour toi de toutes nos forces, à te servir avec joie et avec zèle.
Notre Dieu, on te prie pour ceux d’entre nous qui sont toujours sous ce règne, sous l’esclavage du péché, soumis à ses désirs.
Notre Dieu, que tu puisses agir dans leur cœur pour leur montrer la réalité de leur condition.
Qu’ils puissent voir l’horreur et la gravité du péché, qu’ils puissent voir la finalité de la mort, même aujourd’hui, pour saisir le don de la vie éternelle en Christ.
On prie ces choses dans le nom de Jésus et pour sa gloire.
Amen.







