Prédications TPSG

Fuyons l’immoralité ! (1 Corinthiens 6.7-20)

Fuyons l’immoralité ! (1 Corinthiens 6.7-20)

Publié le

Dieu nous a rachetés : fuyons-donc l’immoralité sexuelle ! Cette prédication tirée de 1 Corinthiens 6 nous rappelle nos trois motivations : réaliser notre destination, notre nouvelle identité en Christ et notre appartenance au Seigneur pour vivre une réelle sainteté.

ℹ️ Épisode publié pour la première fois le 3 décembre 2022, remis en avant pour atteindre une nouvelle génération d’auditeurs.

Plan de la prédication

Parce que Dieu nous a rachetés, fuyons l’immoralité en réalisant :

  1. ce qui nous attend (1Co 6.7-10)
  2. ce que nous sommes devenus (1Co 6.11)
  3. à qui nous appartenons (1Co 6.12-20)

Transcription :

ℹ️ Cette transcription a été générée automatiquement, n’hésitez pas à nous signaler toute erreur ou incohérence qui nous aurait échappé.

Introduction

Bonjour à tous.

Une joie, un privilège d’être rassemblé ce matin devant Dieu et devant sa parole, et d’être à son écoute.

On continue notre série dans la première épître de Paul aux Corinthiens.

Et on est dans cette partie où Paul dénonce l’immoralité et l’injustice des Corinthiens.

Cette partie fait directement suite à l’exposition de Jean-Jacques la semaine dernière. Je vous propose de lire avec moi le texte dans 1 Corinthiens 6.

La lecture du texte

C’est déjà pour vous un échec complet que d’avoir des procès les uns avec les autres. Pourquoi ne supportez-vous pas plutôt une injustice ? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ? Mais c’est au contraire vous qui commettez l’injustice et qui dépouillez les autres. Et c’est envers des frères et sœurs que vous agissez ainsi. Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu ?
– 1 Corinthiens 6.7-10

Ne vous y trompez pas. Ni ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les travestis, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les hommes toujours désireux de posséder plus, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les exploiteurs n’hériteront du royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez, certains d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été déclarés saints, mais vous avez été déclarés justes au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu.
– 1 Corinthiens 6.9-11

Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile. Tout m’est permis, mais je ne me laisserai pas dominer par quoi que ce soit. Les aliments sont pour le ventre et le ventre pour les aliments, et Dieu détruira l’un comme les autres. Mais le corps n’est pas pour l’immoralité sexuelle, il est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps. Or, Dieu qui a ressuscité le Seigneur nous ressuscitera aussi par sa puissance. Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres de Christ ? Prendrai-je les membres de Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? Certainement pas !
– 1 Corinthiens 6.12-15

Ne savez-vous pas que celui qui s’unit à la prostituée est un seul corps avec elle ? En effet, il est dit : « Les deux ne font qu’un. » Mais celui qui s’unit au Seigneur est un seul esprit avec lui. Fuyez l’immoralité sexuelle. Tout autre péché qu’un homme commet est extérieur à son corps, mais celui qui se livre à l’immoralité sexuelle pèche contre son propre corps. Ne le savez-vous pas ? Votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu. Vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes, car vous avez été rachetés à un grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps et dans votre esprit qui appartiennent à Dieu.
– 1 Corinthiens 6.16-20

Que dit Paul dans ce texte

Eh bien, c’est clair. Au verset 18, on a un impératif. Au verset 20, on a un autre impératif.

Verset 18 : « Fuyez l’immoralité sexuelle. »

Verset 20, directement en lien : « Rendez gloire à Dieu dans votre corps. »

Voilà ce que dit Paul dans ce texte. Parce que Dieu nous a rachetés, fuyons l’immoralité.

À la lecture de ce texte et à la lecture du contexte de l’Église de Corinthe, on pourrait se demander, et je me suis demandé, on s’est demandés aussi avec quelques-uns cette semaine : en quoi ça nous concerne ? Après tout, nous ne sommes pas à Corinthe.

Et si on regarde notre société, on est bien loin de la situation… En tout cas, on a l’impression d’être bien loin de la situation de l’Église de Corinthe.

Mais que dit Paul ici ? Paul dit : « Fuyez l’immoralité, fuyez la débauche. »

Le mot qui revient à six reprises dans ce texte, dans une forme ou dans une autre, c’est le même dont il avait été question la semaine dernière, c’est le mot « porneia », le mot qui a donné en français pornographie.

Porneia, c’est un mot qui a plutôt un sens large et c’est pour ça qu’on le traduit tantôt par immoralité, tantôt par débauche. Ce mot regroupe toutes les impuretés sexuelles, c’est-à-dire toutes les pratiques sexuelles pratiquées en dehors du mariage entre un homme et une femme.

Finalement, ce que Paul adresse ici, c’est plutôt la débauche en général, l’immoralité sexuelle en général.

Si on regarde mieux, en réalité, nous sommes à Corinthe.

Selon un récent sondage sur les 18-30 ans et la pornographie, à 12 ans, près d’un enfant sur trois a déjà été exposé à la pornographie.

Pour 62 % des 18-30 ans, c’était avant 14 ans.

L’âge moyen d’exposition, c’est 11 ans.

Près de 75 % des hommes de 18-30 ans regardent du porno plusieurs fois par semaine et 9 % regardent tous les jours.

Est-ce que notre situation, est-ce que le monde dans lequel nous vivons est vraiment différent de celui de Corinthe ? Je ne crois pas. La situation est différente, c’est sûr, mais par bien des aspects, je dirais même plus qu’elle est pire.

Dans son livre La faille dans notre sainteté, l’auteur Kevin DeYoung affirme ceci :

Si nous pouvions faire revenir des chrétiens de presque tous les siècles passés et de n’importe quel pays occidental, je crois que ce qui les surprendrait le plus est à quel point les chrétiens sont à l’aise avec l’impureté sexuelle.
– Kevin DeYoung, La faille dans notre sainteté

Si on m’avait demandé : « Quel texte tu veux prêcher ?», j’aurais peut-être pas pris celui-là.

Mais on a besoin d’entendre le message de Paul.

On a besoin d’entendre le message de Paul et de nous laisser interpeller. L’impureté sexuelle est omniprésente dans notre société, dans toutes les publicités, toutes les émissions, tous les spectacles, toutes les séries, tous les films, toutes les chansons.

Hier, j’allais à Leroy Merlin. J’étais juste avant la sortie 11. Devant moi, il y avait un camion.

Il y avait un homme et une femme qui étaient nus dessus.

Pour vendre quoi ? Des poêles à frire.

Il n’y avait aucun jeu de mots possible, poêle à poil. C’était un camion allemand.

L’impureté sexuelle est omniprésente dans notre monde, mais elle est aussi présente dans la vie de nombreux chrétiens.

L’impureté sexuelle est omniprésente dans la vie de beaucoup de frères et sœurs ici ce matin.

Ceux qui luttent avec une addiction ou peut-être ceux qui vivent une double vie.

Et Paul nous exhorte, nous commande : fuyez l’immoralité.

Comment ? Il nous donne trois motivations avec ce texte. Trois motivations, j’aimerais qu’on les voie ensemble.

Première motivation : fuyons l’immoralité en réalisant ce qui nous attend

La première : fuyons l’immoralité en réalisant ce qui nous attend. Les versets 7 à 10.

En réalité, je vais me concentrer sur les versets 9 et 10.

La Bible ne nous dit pas toujours ce que nous voudrions entendre, mais elle nous dit toujours ce dont nous avons besoin, ce que nous devons entendre.

Ici, on a un bel exemple où Paul nous dit au verset 9 : Ne vous y trompez pas. Arrêtez de vous bercer d’illusions !

Le ton est dur parce que Paul connaît les enjeux.

Il ne veut pas se taire comme les Corinthiens face au péché. Vous vous rappelez la semaine dernière, on a vu que les Corinthiens, même face à un cas flagrant d’immoralité sexuelle, ont laissé faire.

Mais Paul dit non, ne gardons pas le silence. Le silence est coupable. Et Paul avertit : Celui qui marche dans le péché va tout droit en enfer.

Voilà ce qu’il nous dit aux versets 9 et 10.

Est-ce qu’il voulait leur faire peur ? Je crois que oui.

Je crois qu’il voulait encourager cette communauté qui était devenue complaisante, qui s’était compromise à enlever le péché du milieu d’eux.

Je crois aussi qu’il voulait secouer les membres qui étaient compromis à arrêter de marcher dans le péché. Est-ce qu’il est en train de dire qu’on peut perdre son salut ? Non.

Mais il est en train de dire : arrêtez de vous bercer d’illusion. Ceux dont la vie est caractérisée par l’impiété n’iront pas au ciel. Pourquoi ? Parce que leurs vies témoignent qu’ils n’ont pas été sauvés.

Rappelez-vous encore une fois, les Corinthiens se croyaient spirituels et mettaient en avant à la fois une certaine sagesse et une certaine puissance à laquelle ils aspiraient.

Que nous dit Paul depuis plusieurs chapitres ? Il nous dit : Ce n’est pas la puissance, ni la sagesse, c’est l’Évangile. Voilà la vraie puissance. Voilà la vraie sagesse.

Et que fait l’Évangile ? Il ne se traduit pas par des choses extraordinaires auxquelles vous aspirez. Il se traduit par la justice et la sainteté. Et vous vivez dans l’injustice. Vous vivez dans l’immoralité.

Ne croyez pas qu’en vivant comme ceux du monde, vous aurez un sort différent. Ne vous y trompez pas. Ceux qui marchent vers un mauvais chemin ne finiront pas au ciel.

Si vous êtes comme moi, ce passage fait partie des textes qui nous secouent.

Des textes où on aimerait soit passer assez vite, soit fermer les yeux ou nous boucher les oreilles, mais nous avons besoin d’être secoués mes amis. Nous avons besoin d’être interpellés.

Dans sa grâce, Dieu se sert de Paul pour nous enlever nos illusions.

Vous vous rappelez la dernière fois, je m’étais trompé de train. J’étais monté dans un train qui allait au fret et le train que je devais prendre était sur l’autre voie. Eh bien, devinez quoi ? Ça m’est arrivé plus d’une fois.

Je me suis trompé une autre fois de train, mais celui-ci est parti.

Comment je me suis rendu compte que j’étais dans le mauvais train ? Quand je voyais les villes défiler, alors que j’étais plutôt habitué à faire ce trajet, je me suis rendu compte que je ne passais par aucune des villes par lesquelles je passais habituellement.

Je me suis dit — gros cours de logique : si je ne prends pas les bonnes villes, je vais dans la mauvaise direction et j’atterris au mauvais endroit.

Et parce que je m’en suis rendu compte assez vite, j’ai pu descendre à la prochaine gare et puis regarder les correspondances vers la bonne direction.

Imaginez maintenant qu’inquiet — c’est ce que j’ai fait —, je suis allé voir le contrôleur pour vérifier et je lui demande : « Excusez-moi, je dois me rendre à Paris. Est-ce que ce train va à Paris ?»

Et le contrôleur, parce qu’il n’a pas envie de m’inquiéter, dit : « Mais oui ! Ne vous inquiétez pas. »

Qu’est-ce que je vais penser une fois arrivé à Avignon ?

Je vais dire : « Cet homme est méchant, il m’a laissé aller dans la mauvaise direction. »

Ce n’est pas le cas de Paul. Paul les arrête tout de suite : « Ne vous y trompez pas. Arrêtez de vous bercer d’illusions. Prenez garde, certains sont sur la mauvaise voie et ceux qui sont sur la mauvaise voie arriveront à la mauvaise destination. »

Là, nous devons dire quelque chose, faire une parenthèse. Il y a une différence entre faire un détour parce qu’on pèche alors qu’on est sur le bon chemin, et c’est le cas de tous parmi nous.

Tous, nous péchons et tous, parfois, nous prenons des détours. Ces détours qui nous font mal, qui nous font perdre du temps, qui nous entravent dans notre course.

Mais il y a une différence entre faire des détours et partir dans le mauvais chemin.

Et c’est à ceux qui partent dans les mauvais chemins que Paul s’adresse. Il y a des voies qui mènent à la mort.

La question que nous pose ce texte ce matin, c’est : Sur quelle voie, sur quel chemin sommes-nous en train de marcher ?

Sommes-nous en train d’être bercés d’illusion comme certains l’étaient à Corinthe ?

Deuxième motivation : fuyons l’immoralité en réalisant ce que nous sommes devenus

Deuxième motivation : fuyons l’immoralité en réalisant ce que nous sommes devenus. C’est le verset 11.

Et après l’avertissement, il y a un encouragement.

Paul rappelle que les Corinthiens ne devraient plus être caractérisés par leur ancien mode de vie. Nous ne devrions plus être caractérisés par notre ancienne manière de penser, par notre ancienne manière de voir le monde, notre ancienne manière de vivre ou nos anciennes habitudes.

Celui qui est en Christ est une nouvelle créature. C’est Paul, dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, qui dit : « Voilà, les choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles. »

Après l’avertissement, il y a l’encouragement à tous ceux qui ont un passé sexuel lourd. Paul nous dit ce matin : « Nous ne sommes plus ce que nous étions. »

Nous ne sommes plus définis par nos erreurs.

Nous ne sommes plus définis par notre passé. Nous ne sommes plus définis par notre péché. Nous ne sommes plus définis par notre débauche.

Nous avons été transformés. Voilà la beauté de l’Évangile. Voilà ce que nous rappelle Paul ce matin.

Christ nous a purifiés. Christ nous a lavés.

Nous pouvons marcher avec une conscience pure.

Quand Dieu nous regarde, il ne voit pas nos impuretés, il nous voit avec la pureté de son Fils.

Et tous ceux qui ont baigné dans le péché sexuel le savent.

Cette indignité qui s’attache, cette culpabilité.

Paul nous dit : « Nous pouvons en être libérés car Dieu nous a déclarés saints et justes. »

Voilà ce qui fait notre identité. Nous sommes en Christ.

Nous ne sommes plus ce que nous étions.

C’est un message qui libère, mais c’est aussi un message qui engage.

Et c’est ce que Paul veut rappeler à la fois, ce message qui libère, mais aussi ce message qui engage.

Si nous ne sommes plus ce que nous étions, nous ne devrions plus vivre comme nous vivions. Nous devons vivre selon ce que nous sommes devenus.

L’impureté nous caractérisait, mais désormais, nous marchons dans la sainteté. Pourquoi ? Parce que c’est à cela que nous avons été appelés.

Paul ouvre sa lettre avec ça : « C’est à cela que nous avons été appelés. »

Et la sainteté, ici dont il est question, c’est plus que la pureté. Ce n’est pas moins que la pureté, mais c’est plus que la pureté.

La sainteté est toujours en lien avec la consécration. Être saint, c’est plus que juste être pur, c’est vivre pour Dieu.

Et voilà ce que dit Paul ici, et voilà le lien qu’il fait avec l’Évangile.

La pureté, marcher dans la sainteté, c’est proclamer la grâce et la puissance de Dieu.

Marcher dans la sainteté, c’est proclamer, témoigner par sa vie ce que Christ a fait de nous.

C’est proclamer sa puissance qui nous a libérés du péché. C’est proclamer sa grâce qui nous a délivrés de la culpabilité.

Ici, Paul nous adresse un double encouragement. Non seulement on a été libéré, non seulement nous ne sommes plus ce que nous étions, mais maintenant, nous sommes saints.

Ça veut dire que dans notre bataille pour la pureté, nous pouvons être saints parce que nous sommes saints. Écoutez ça : nous pouvons être saints parce que nous sommes saints.

Dieu ne nous demande pas de faire quelque chose d’impossible.

Dieu est en train de nous demander d’agir conformément à notre nouvelle nature.

Paul n’est pas en train de dire : « Devenez quelque chose que vous n’êtes pas. » Au contraire, il dit : « Devenez précisément ce que vous êtes. »

Le problème, c’est que vous continuez à être ce que vous étiez, mais vous ne l’êtes plus. Devenez ce que vous êtes.

Le témoignage d’historiens engagés pour recueillir les expériences d’anciens esclaves afro-américains montre la gamme d’émotions qu’ils ont ressenties. Il y a beaucoup de choses qui parcouraient ces anciens esclaves qui travaillaient dans les plantations pour la plupart.

Et l’un d’eux, Camp Santi, qui avait été esclave dans le Mississippi, témoigne : « Après la capitulation, je me souviens que les Noirs étaient si heureux. Ils ont juste sonné des cloches, soufflé dans des cornes et crié comme s’ils étaient fous. Puis ils ont apporté une corde toute neuve. Ils l’ont coupée en petits morceaux et ils ont donné à chacun un petit morceau. Et chaque fois qu’ils regardent la corde, ils peuvent se souvenir qu’ils ont été libérés de l’esclavage. »

Parfois, nous agissons comme si cela n’était pas le cas, comme si nous étions toujours esclaves parce que nous oublions cette réalité glorieuse.

Nous avons été sanctifiés par Christ. Nous avons été lavés par Christ. Nous avons été libérés par Christ.

Nous avons besoin d’un petit bout de corde.

Nous avons besoin de quelque chose qui nous rappelle que nous avons été libérés de l’esclavage du péché.

Troisième motivation : fuyons l’immoralité en réalisant à qui nous appartenons

Troisième motivation : fuyons l’immoralité en réalisant à qui nous appartenons. Ce sera la fin du passage des versets 12 à 20.

Dans ce passage, Paul nous montre maintenant quel est le vrai problème des Corinthiens.

Il nous dit que leur vrai problème, finalement, vient de leur mauvaise vision du corps et de leur mauvaise vision de l’Évangile.

Si on regarde le passage, on voit que le mot « corps » revient huit fois dans les versets 13 à 20.

Les Corinthiens étaient sûrement influencés par la pensée dualiste de Platon. Selon Platon, la matière est mauvaise en soi et il faut s’en extraire.

Il faut aller vers le monde idéal.

Et il nous dit dans un de ses dialogues que le corps est une tombe dont on doit s’extirper.

On voit que cette pensée dualiste chez les Corinthiens a mené à deux sortes de comportements : une très grande licence ou alors une abstinence, un certain ascétisme.

Ici, Paul parle de la licence et on verra la semaine prochaine qu’il y avait aussi sûrement des relents d’ascétisme, d’abstinence.

Mais Paul nous dit : « La matière n’est pas mauvaise, le corps n’est pas mauvais. »

Au chapitre 15, il va passer un chapitre entier à défendre l’idée de la résurrection corporelle et nous rappeler que le corps, ce n’est pas quelque chose dont on doit se défaire. C’est précisément la résurrection de nos corps qui est le sujet de notre espérance.

Quand on lit un peu ici les versets 13 et 14, on comprend que les Corinthiens pensaient peut-être à peu près en ces termes : puisque Dieu va détruire nos corps, alors on peut en faire tout ce qu’on veut.

Ou encore : puisque Dieu va détruire nos ventres, autant assouvir nos appétits sexuels comme on assouvit nos appétits alimentaires.

À vrai dire, on retrouve encore une fois une espèce de dualisme dans notre pensée contemporaine.

Encore une fois, c’est assez paradoxal. D’un côté, le corps n’est pas grand-chose, n’est-ce pas ? Ce qui compte, c’est notre pensée, notre connaissance, nos souvenirs.

Dans la pensée transhumaniste… Je ne sais pas si vous avez déjà entendu ce terme. C’est une philosophie, une vision du monde qui veut dépasser la maladie et la mort.

Ce sont les gens qui veulent vivre pour toujours et qui réfléchissent activement. Et ce n’est pas de la science-fiction, il y a un gros budget des géants de la tech de la Silicon Valley qui est donné à des chercheurs en transhumanisme, notamment Google et Facebook, pour chercher des moyens de vaincre la mort et de vivre pour toujours.

Un des moyens, c’est de télécharger notre pensée et de dire : tant pis si on n’a plus nos corps, mais en tout cas, notre pensée pourra nous survivre et peut-être qu’on pourra la retélécharger dans un cyborg ou je ne sais pas quoi.

Ce qui était de la science-fiction il y a trente ans est l’objet de recherches absolument sérieuses fondées à coups de milliards de dollars aujourd’hui.

Et selon cette vision du monde, le corps n’est qu’une enveloppe. Ce qui compte, c’est vraiment notre pensée et nos souvenirs. Et à l’inverse, on voit encore le culte du corps qui a la part belle dans notre société où on a l’impression que pour certains, il n’y a que le corps qui compte.

Encore une fois, licence au culte du corps ou abstinence, ascétisme.

Mais Paul rappelle ici au verset 14 : « La résurrection de Christ annonce la nôtre. La résurrection du corps montre son importance. On n’en fait pas ce qu’on en veut. »

Et encore une fois, pour Paul, c’est l’Évangile qui est en jeu.

Il nous montre dans ce passage qu’une mauvaise vision de notre corps trahit quelque chose de plus profond.

Une mauvaise vision de l’Évangile et une mauvaise vision de Dieu. Ce que nous pensons à propos de notre corps et notre manière de traiter notre corps est toujours une déclaration à propos de Dieu.

Quand notre corps devient une idole, on dit quelque chose à propos de Dieu.

Quand notre corps devient un déchet, on dit quelque chose à propos de Dieu.

Et Paul dit plusieurs choses. D’abord, nous sommes unis à Christ.

Il nous dit : « Si nous sommes saints, c’est parce que nous sommes unis à Christ. » Il a dit au chapitre 1 : « Christ a fait pour nous sanctification. » Notre sainteté est liée à notre union avec Christ.

Et si nous sommes unis avec Christ, nous ne pouvons pas nous unir à ce qui n’est pas sain.

L’image qu’il emploie est très forte. Encore Kevin DeYoung, je cite :

Puisque nous appartenons à Christ, nous sommes les membres de son corps. Ainsi, lorsque vous commettez un acte de débauche, qu’il s’agisse de prostitution, d’adultère, de relations sexuelles hors mariage ou de tout autre péché sexuel, c’est comme si les membres de Christ se livraient à la débauche. Pour le dire sans ménagement, si vous couchez avec une prostituée, vous traînez Christ dans son lit.
– Kevin DeYoung

« Nous sommes les membres de Christ », nous dit Paul. Nous sommes aussi le temple de l’Esprit.

Généralement, le vocabulaire de la sainteté est lié au vocabulaire du temple.

Quand Paul dit que nous sommes le temple de l’Esprit, il est en train de parler bien sûr de la sainteté qui s’attache au corps, parce que le temple, c’est l’endroit où Dieu manifeste sa présence, mais aussi le lieu de culte.

Que dit Paul ici ? Il dit que non seulement notre corps ne doit plus être un objet de débauche, mais un outil pour notre adoration.

On retrouve exactement la même idée dans Romains 12, quand Paul parle d’offrir notre corps comme des sacrifices vivants, ce qui est un culte raisonnable. Encore le vocabulaire du temple lié à l’adoration et à la présence de Dieu.

Tout ce qui était dans le temple était consacré à Dieu. C’étaient des outils qui servaient au culte.

Et si les prêtres étaient consacrés à Dieu, c’est parce qu’ils servaient à adorer, à louer Dieu. Pierre nous rappelle que nous sommes tous devenus des prêtres pour Dieu.

Notre sainteté est liée à notre consécration.

Dernier argument, on le voit à la fin du texte : « Nous appartenons à Dieu. » Et c’est peut-être le plus fort.

Ici, pour marquer encore la force de cet argument, Paul contraste : « Nous ne nous appartenons pas à nous-mêmes, mais nous appartenons à Dieu. Pourquoi ? Parce qu’il nous a rachetés. »

En nous rachetant, Dieu nous a à la fois libérés du péché, mais il a fait de nous ses serviteurs.

Et Paul précise : « Nous avons été rachetés à un grand prix. »

Nous avons été rachetés au prix du sang de Christ.

Marcher dans l’immoralité, nous rappelle ce texte ce matin, c’est oublier que nous avons été rachetés avec le prix du sang de Christ, c’est oublier l’Évangile.

Voilà le lien entre ma manière de gérer le corps et l’Évangile.

Ce que Christ a fait, c’est me préparer pour la résurrection et c’est m’unir à lui.

C’est faire de mon corps l’objet pour l’adoration de Dieu. Il m’a consacré à son service.

« Mon corps m’appartient », c’est un slogan qui émerge dans les années 60, dans les luttes féministes. Au début, il est employé pour appuyer ces luttes féministes dans ce qu’on a appelé la révolution sexuelle.

Mais ce slogan, on le voit réapparaître à chaque fois en lien avec des questions de liberté individuelle.

On comprend bien pourquoi le slogan est fort, parce qu’encore aujourd’hui, de nombreux individus, et en particulier de nombreuses femmes, sont traités comme des objets.

Et on doit absolument rejeter tout abus et toute violence contre quiconque, où que ce soit.

En 2015, le slogan est employé dans une campagne de sensibilisation qui est menée par le gouvernement français.

C’est à l’occasion de la Journée mondiale du droit à l’avortement.

Alors ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine explique : « Nous avons conçu cette campagne pour dire aux femmes qu’elles peuvent décider librement de ce qu’elles font de leur corps. Et il est important de le rappeler, de le réaffirmer. »

S’il est employé parfois à propos, s’il est employé parfois en lien avec des revendications féministes, ce slogan est employé de manière beaucoup plus générale pour souligner, pour appuyer une revendication : « Personne n’a le droit de me dire ce que je fais avec mon corps », encore moins en matière de sexualité.

Finalement, parfois utilisé pour des luttes qui sont légitimes, ce slogan est souvent, et le plus souvent, utilisé pour appuyer quelque chose que nous croyons : « Personne n’a le droit de me dire ce que je fais avec mon corps. » Je suis autonome, c’est moi qui définis les règles. C’est moi qui définis ce que je fais, avec qui je veux, quand je veux et comme je veux.

Peut-être que c’est votre cas aujourd’hui, peut-être que vous vous dites : « Mais qui est ce prédicateur qui me dit ce que je dois faire avec mon corps ?»

Peut-être que vous venez depuis longtemps à l’église et c’est quand même ce que vous vous dites : « Ce que je fais avec mon corps ne regarde que moi. Ce n’est pas à l’Église de me dire ce que je dois faire. »

Certains pensent peut-être : ça ne regarde pas Dieu, ça ne regarde personne. D’autres pensent : Ça ne regarde pas l’Église.

Mais Dieu nous rappelle ce matin dans sa parole : « C’est moi qui t’ai créé, c’est moi qui fixe les règles, c’est moi qui t’ai racheté et tu vis pour moi. Et surtout, c’est à un grand prix que je t’ai racheté. »

Et dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul rappelle : « Christ est mort pour tous afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. »

Voilà donc les trois motivations pour lutter contre l’impureté : réaliser ce qui nous attend, réaliser ce que nous sommes devenus et réaliser à qui nous appartenons.

Et je crois que c’est vraiment ce que fait Paul ici ce matin. Il nous demande de réaliser la vérité, l’étendue, les implications, la force et la puissance de l’Évangile.

Pourquoi ? Parce qu’il veut que nous fondions tous nos efforts dans l’Évangile pour fuir l’immoralité sexuelle.

Pourquoi ? Parce que sinon, c’est du légalisme.

Et c’est exactement ce qu’il va dénoncer un peu plus loin.

On ne veut pas être pur pour être sauvé. On ne veut pas s’imposer des règles extérieures pour être agréé de Dieu, mais on veut être pur parce que Dieu nous a rachetés.

On veut être saints parce que Dieu nous a consacrés. On veut être sanctifiés par la parole, par l’Évangile et se comporter en conséquence, et jamais l’inverse.

Pourquoi il veut que nous fondions nos efforts dans l’Évangile ? Parce que sinon, ça ne marchera jamais.

Sinon, ça ne marchera jamais. Nos efforts, même les plus persévérants, même avec la plus grande sincérité, même avec la plus grande volonté du monde, ne pourront nous faire vivre durablement dans la pureté sexuelle.

Pourquoi ? Parce que c’est l’œuvre de l’Esprit de Dieu. Il n’y a que l’Esprit de Dieu qui peut nous faire vivre ce que Dieu nous demande.

Il n’y a que par la puissance de l’Esprit de Dieu que nous pouvons lutter contre le péché. Il n’y a que par la puissance de l’Esprit de Dieu que nous pouvons cultiver une vie de pureté et de sainteté. Rien d’autre.

Est-ce que ça veut dire qu’on ne doit faire aucun effort ? Non.

Paul parle à l’impératif : fuyez l’immoralité sexuelle, glorifiez Dieu dans votre corps.

C’est juste que la discipline vient après la libération. La discipline n’amènera jamais la libération.

Voilà pourquoi la bataille contre l’impureté sexuelle doit commencer d’abord dans notre cœur. Et voilà pourquoi Paul rappelle ces vérités, pourquoi il veut nous faire réaliser ce que nous savons déjà, mais que bien souvent, nous oublions.

Conclusion : trois vérités et trois pistes pour avancer

Pour conclure, j’aimerais rappeler trois vérités qui nous aident à avancer et proposer trois pistes pour lutter contre l’immoralité sexuelle.

La première des vérités, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour revenir à Dieu.

Il n’est jamais trop tard pour revenir à Dieu. Personne n’est allé trop loin. Personne n’est tombé trop bas. Personne n’a trop péché pour que le bras de l’Éternel ne puisse le secourir et ne puisse le relever.

Dieu n’abandonne pas ceux qui se tournent vers lui.

Rappelez-vous ce que pensait le fils prodigue dans Luc 15, quand il était tombé si bas que même les cochons mangeaient mieux que lui.

Et pourtant, il a pris la résolution de retourner vers son père.

Qu’a fait son père ? Il a couru vers lui les bras ouverts.

Deuxième vérité : Vous n’êtes pas seuls.

À ceux qui sont accablés par le péché sexuel, à ceux qui luttent avec une addiction, à ceux qui mènent une double vie : vous n’êtes pas seuls.

Nous luttons tous avec le péché. Nous luttons tous avec l’immoralité sexuelle.

Ne croyez pas que Paul, ce matin, s’adresse à celui qui est à notre droite ou à notre gauche.

Il s’adresse à chacun de nous, à un niveau ou à un autre. Nous avons tous besoin de la grâce de Dieu.

Troisième vérité : c’est Dieu qui nous conduit dans la sainteté.

Rappelez-vous la promesse que Paul adresse aux Corinthiens dès le début de sa lettre, au verset 8 du premier chapitre : « Il vous affermira jusqu’à la fin pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus-Christ. »

Et au verset 9, il ajoute : « Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ, notre Seigneur. »

Ne soyons pas écrasés par ce que Dieu nous demande. Soyons encouragés parce que ce que Dieu nous demande, c’est lui qui nous rend capables de le faire, et c’est lui qui le fera, et c’est lui qui nous conduit dans la sainteté.

Et tous nos efforts sont non seulement demandés par Dieu, mais ils sont rendus possibles par Dieu.

C’est lui qui, par la puissance de son Esprit, nous fait fuir le péché, nous fait marcher dans la sainteté. Et lui est fidèle.

Il y aurait beaucoup de choses à dire, il y aurait beaucoup de conseils à donner, mais par où commencer ? Quelles sont les premières étapes ? Quelle est la prochaine étape ?

Trois pistes.

Premièrement : Arrête et mets ton péché en lumière.

Tous les gros péchés sont la conséquence de plusieurs petits péchés. À celui qui est en train de glisser, arrête maintenant.

À celui qui est en train de flirter avec une collègue, arrête maintenant.

À celui qui a commencé une relation qui n’honore pas Dieu, arrête maintenant.

À celui qui est en bas du ravin, reviens à Dieu maintenant.

Goûte à son pardon. Viens au trône de la grâce. Dieu ne nous attend pas avec un bâton. Dieu nous attend avec les bras ouverts.

Viens goûter la tendresse de la réconciliation et de son pardon.

À tous ceux qui sont dans une situation de péché, je vous en supplie, confessez votre péché à Dieu.

Avec cette assurance qu’il est fidèle et juste pour nous pardonner et pour nous purifier de toute iniquité.

Voilà la promesse qu’il nous adresse ce matin : « À celui qui se détourne de son péché pour se tourner vers moi, je l’accueillerai, je le laverai, je le pardonnerai et je ferai goûter ma grâce. »

À celui qui ne se sent pas concerné ce matin par ce message, prends garde de ne pas tomber.

Ne fais pas de la grâce de Dieu qui t’a gardé de la débauche un sujet d’orgueil. Prends garde à toi. C’est vite arrivé.

Deuxième conseil : Sois radical.

Paul nous invite à fuir l’immoralité. On doit courir, on doit aller loin, on doit s’échapper, on doit couper tout ce qui cause notre chute. On doit couper tout ce qui peut nous éloigner de Dieu.

Netflix est une occasion de chute ? Annule ton abonnement. Instagram est une occasion de chute ? Désinstalle l’application. YouTube est une occasion de chute ? Bloque-le partout sur tous les médias. Internet est une occasion de chute ? Coupe ta box ! Change de téléphone.

La vérité, c’est qu’il y a beaucoup de choses sans lesquelles nous pouvons vivre.

Est-ce que je suis trop radical ? Écoutez les paroles de Jésus :

Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le au loin, car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car elle est avantageuse pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne.
– Matthieu 5.29-30

Soyons comme Joseph qui a fui, qui s’est échappé loin de la femme de Potiphar quand elle lui a fait une proposition indécente.

Nous n’allons jamais regretter d’être trop radicaux avec le péché.

Jamais nous n’allons regretter de nous tenir loin de ce qui pourrait causer notre perte.

Notre problème, bien souvent, ce n’est pas que nous soyons trop radicaux avec le péché, mais plutôt trop complaisants avec la tentation. On s’approche trop près. On dit : « Ça va passer. »

On essaie de regarder sans toucher et on se fait attraper.

Troisième conseil pratique : Cherche le secours d’un frère ou d’une sœur.

Et peut-être ce matin, vous êtes celui ou celle qui devra chercher le secours d’un frère ou d’une sœur. Et peut-être que vous serez le frère ou la sœur que quelqu’un viendra voir.

Rappelons-nous ce matin, nous sommes tous des pêcheurs sauvés par grâce, tous saints, mais encore tordus. Et tous ensemble, nous marchons vers la gloire.

Pour les hommes, trouvez un frère de confiance. Pour les femmes, trouvez une sœur de confiance avec qui vous pouvez prier, avec qui vous pouvez partager vos luttes, cherchez ensemble le secours de Dieu.

Quelqu’un qui va vous aider à confesser votre péché, quelqu’un qui va vous aider à être redevable sur un ou plusieurs points de votre vie.

Dieu nous a placés les uns à côté des autres pour grandir en sainteté. Nous devons porter les fardeaux les uns des autres.

Parce que Dieu nous a rachetés, fuyons l’immoralité.

Prière finale

Je vais prier.

Seigneur, nous voulons te rendre gloire dans notre corps.

Nous voulons nous souvenir encore ce matin que nous t’appartenons, que tu nous as rachetés à un grand prix, que nous sommes les membres de Christ, que nous avons été lavés, purifiés, sanctifiés.

Aide-nous, Seigneur, à voir l’horreur du péché pour nous en éloigner.

À ceux qui ont été endurcis par le péché et peut-être qu’ils s’y sont habitués, dans ta grâce, secoue-les.

Permets-nous de voir le péché tel qu’il est et de voir le danger qui s’y attache.

Aide-nous, Seigneur, à vivre en homme libre, en femme libre, à ne pas nous laisser asservir par quoi que ce soit.

Seigneur, aide-nous à voir ta grâce, ta grâce qui abonde, ta grâce qui nous accueille, qui accueille tous ceux qui se repentent. Cette grâce qui nous restaure, cette grâce qui nous nourrit, qui nous donne un nouvel habit.

Cette grâce par laquelle non seulement nous sommes réconciliés avec toi, mais aussi par laquelle nous marchons avec toi dans la sainteté.

À ceux qui sont abattus ce matin, Seigneur, viens les convaincre que tu nous as donné ton Esprit pour marcher dans la sainteté, que cela est possible. C’est toi-même qui t’y es engagé et c’est toi qui, dans ta fidélité, continues de nous faire cheminer sur ce chemin.

À ceux qui mènent une double vie, sont en proie à l’addiction, luttent avec un péché sexuel, s’il te plaît, Seigneur, donne-leur le courage d’aller en parler à un frère ou à une sœur.

Et donne-nous à chacun la grâce d’accueillir celui qui se tourne vers nous en lui disant : « Je suis comme toi. Moi aussi, je lutte contre le péché », ou en pensant : « Moi aussi, je pourrais être à ta place. »

Donne-nous, Seigneur, de nous serrer les coudes dans cette bataille pour la pureté, de nous exhorter à la plus grande vigilance, à la plus grande intransigeance.

Donne-nous d’être radicaux, Seigneur.

Donne-nous d’être des modèles dans cette société corrompue, des lumières qui brillent dans les ténèbres.

Aide-nous, Seigneur, à te glorifier dans nos corps pour ta gloire, en vertu de ta grâce, par ta puissance. Amen.