Prédications TPSG

L’unité de l’Église ne doit dépendre que de l’Évangile de Jésus-Christ (1 Corinthiens 1 & 2)

L’unité de l’Église ne doit dépendre que de l’Évangile de Jésus-Christ (1 Corinthiens 1 & 2)

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Face aux risques de divisions dans l’Église, il est primordial de comprendre que l’Évangile ne repose ni sur des figures humaines, ni sur la sagesse de ce monde. Dans cette prédication de Samuel Laurent basée sur 1 Corinthiens 1.10-2.16, nous découvrons que la véritable unité s’obtient en renonçant à notre orgueil, pour placer notre foi uniquement dans la puissance de Dieu et le message de la croix.

ℹ️ Épisode publié pour la première fois le 22 mars 2023, remis en avant pour atteindre une nouvelle génération d’auditeurs.

Lecture : 1 Corinthiens 1.10-2.16.

Découpage du passage en 3 sections :

  1. L’Évangile ne peut pas être revendiqué par les hommes.
  2. L’Évangile ne peut pas être revendiqué par la sagesse humaine.
  3. Car l’Évangile ne peut être revendiqué que par Dieu.

Dans la même série :

  1. Le vrai Évangile (1Co 15.1-11) – Matthieu Giralt
  2. L’Évangile, tout l’Évangile, rien que l’Évangile (1Co 3-4) – Matthieu Giralt
  3. Le cœur de l’Évangile : notre résurrection (1Co 15.35-58) – Matthieu Giralt
  4. L’unité de l’Église ne doit dépendre que de l’Évangile de Jésus-Christ (1Co 1-2) – Samuel Laurent

Transcription de la prédication :

ℹ️ Cette transcription a été générée automatiquement, n’hésitez pas à nous signaler toute erreur ou incohérence qui nous aurait échappé.

J’aimerais vous poser une petite question pour introduire ce moment. Sur quelle base est-ce que vous prenez vos décisions ?

Et là vous vous dites, ça c’est bien une question de psy quoi. Qu’est-ce qu’on va répondre à ça ? Comment et sur quelle base on prend nos décisions ?

Je vais vous aider un petit peu en vous illustrant et pour mettre tout le monde à l’aise. Sur quelles bases, sur quelles influences, sur quels critères est-ce que vous avez décidé ou non de vous faire vacciner ?

Et là, ça parle mieux, hein ? On réfléchit un peu mieux.

Voilà, sur quelles bases, sur quels critères, qu’est-ce que l’on a écouté, sur quoi est-ce qu’on a été convaincu, etc.

Et en fait, ce qui est intéressant dans la première question, c’est qu’en fait, ça concerne à peu près tous les secteurs de notre vie, y compris dans nos interactions humaines, y compris dans les décisions d’Église que l’on prend d’un point de vue communautaire ou individuel.

Et le passage de la semaine dernière, puisqu’on lit les mêmes textes, ne laissait pas vraiment d’indice sur ce que Paul allait développer durant toute sa lettre.

Et on a pu voir des salutations, on a pu voir des reconnaissances.

Et pour ceux qui n’ont jamais lu cette lettre, on peut se dire, de quoi est-ce qu’il va nous parler ?

Et pour ceux qui le connaissent, je ne sais pas si ça a été spoilé la semaine dernière, mais la lettre de Paul est principalement là pour répondre à des questions et notamment qui traitent de division dans l’église de Corinthe.

Dans l’église de Corinthe, il se passait des choses qui avaient tendance à diviser les chrétiens au sein de l’église.

Souvenez-vous, l’église de Corinthe, c’était une église implantée par Paul lui-même lors de son deuxième voyage missionnaire.

Et la lettre est écrite à peu près en 54-55 après Jésus-Christ.

Et dans le texte que l’on va parcourir ce matin, il va entrer dans le vif du sujet et on va avoir quelques éléments de contexte par rapport à cette lettre et sur quoi il va répondre.

Et on ne va pas prendre le texte en entier parce qu’il est assez long.

On va le prendre morceau par morceau, trois sections en tout, pour qu’on puisse avoir à l’esprit les différents versets.

Et je vous propose dans un premier temps, par conséquent, de prendre du coup 1 Corinthiens au chapitre 1 et à partir du verset 10 à 17.

Je vous supplie, frères et sœurs, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de tenir tous le même langage, qu’il n’y ait pas de division parmi vous, mais soyez parfaitement unis dans le même état d’esprit et dans la même pensée. En effet, mes frères et sœurs, j’ai appris à votre sujet, par l’entourage de Chloé, qu’il y a des rivalités entre vous. Je veux dire par là que chacun de vous affirme « Moi, je me rattache à Paul, et moi à Apollos, et moi à Céphas, et moi à Christ. » Christ est-il divisé ? Paul a-t-il été crucifié pour vous ? Ou est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ? Je remercie Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous excepté Crispus et Gaïus. Ainsi, personne ne peut dire que j’ai baptisé en mon nom. J’ai encore baptisé la famille de Stéphanas ; pour le reste, que je sache, je n’ai baptisé personne d’autre. De fait, ce n’est pas pour baptiser que Christ m’a envoyé, c’est pour annoncer l’Évangile et cela sans recourir à la sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas vidée de sa force.
– 1 Corinthiens 1.10-17

Au verset 11, on voit déjà une des raisons, car mes frères, j’ai appris à votre sujet par les gens de Chloé qu’il y a des disputes au milieu de vous, des disputes au milieu des chrétiens qui constituent cette Église.

Et quel est le sujet de ces disputes ? Quel est le contexte de ces disputes ?

On le voit juste après. Il y avait des camps dans l’Église, qui se répartissaient suivant, aujourd’hui on pourrait appeler ça des influenceurs, entre Paul, Apollos et Céphas (Céphas qui est Simon-Pierre, le disciple de Jésus-Christ) et Christ lui-même.

Quel est le sujet de ces divisions ?

On pourrait imaginer peut-être des divisions par rapport à la théologie, par rapport à la doctrine, mais lorsqu’on verra au fur et à mesure de la lettre aux Corinthiens que ce n’était probablement pas ça, et notamment dans 1 Corinthiens 15 et 16, on voit qu’il y a une similitude et des convergences dans les lignes théologiques des personnes qui sont mentionnées ici.

Et ici, j’aimerais, ensemble, qu’on puisse se concentrer sur une chose, l’orgueil des corinthiens au travers de critères humains.

Et c’est un vrai danger pour nous également.

À une époque, on n’avait pas Internet, pas si lointaine que ça, puisque je l’ai vécu.

Et du coup, on lisait, et enfin, on s’alimentait essentiellement par des livres, dans des bibliothèques.

Aujourd’hui, on est influencé par des dizaines et des centaines de personnes, beaucoup plus qu’à leur époque et beaucoup plus qu’il y a 50 ans.

Et je suppose qu’à l’époque, la communication se résumait par des lettres, comme ce que l’on a là aujourd’hui.

Et nous, en Église, dans quelle équipe on est ?

Est-ce qu’on est dans l’équipe de John MacArthur, de John Piper, de Joyce Meyer, de Joel Osteen peut-être, ici ?

Et en fait, le danger va dans deux sens, si je puis me permettre.

Le premier, c’est de placer notre confiance en l’être humain et sa valeur.

Et d’oublier que l’être humain, aussi réputé soit-il, reste un pécheur.

Que ce soit Paul, Apollos ou Céphas, Piper, MacArthur ou Sproul, et ou nous-mêmes.

Et il serait dangereux de se revendiquer d’eux sachant qu’ils sont comme nous, des serviteurs faillibles.

On peut être influencé facilement par de l’éloquence, par du charisme, par des mots appropriés, par des belles punchlines.

Mais cela ne nous enlève pas notre responsabilité vis-à-vis de la Parole de Dieu.

Cela ne nous enlève pas notre responsabilité vis-à-vis de Jésus-Christ.

Dieu ne nous demande pas d’écouter premièrement des prédicateurs, mais de méditer la Parole de Dieu.

Et le second, si on reprend le verset 12 à la fin, « Et moi à Christ, Christ est-il divisé ?», et ça aussi, ça s’adresse à nous dans le même élan, dans cette question de la vérité et des influences qui pèsent sur nous.

Est-ce qu’il y a plusieurs Christ ? Est-ce que nous avons un Christ pour nous-mêmes ?

Et Paul dit non, nous sommes le corps de Christ et en nous divisant en Église, nous divisons Christ.

Rien n’est plus dangereux pour l’orgueil que la prétention d’être dans la possession exclusive de la vérité.

Et Christ n’est pas à nous comme une possession, ce n’est pas un jouet, ce n’est pas quelque chose que l’on acquiert, qu’on range sur une étagère et qu’on ressort de temps en temps.

En fait, c’est l’inverse, c’est lui qui possède un acte de propriété sur nos vies et on y reviendra plus tard.

Paul, dans ces quelques versets, ne nous dit pas que les prédications devraient être ennuyeuses au possible, mal structurées, improvisées ou avec des interprétations qui vont dans tous les sens, mais il met en garde les Corinthiens de ne pas placer les êtres humains au-dessus de Jésus-Christ et au-dessus de l’Évangile.

C’est un danger de tous les instants, un danger de toutes les époques, un danger pour nous aujourd’hui.

Et il faut être prudent par rapport à notre propre orgueil et par rapport à l’aveuglement qui pourrait y survenir.

Et vous y voyez là qu’il y a une espèce de cercle vicieux dans le péché où on attribue une confiance, une réputation à des êtres humains pécheurs qui provoquent des divisions dans l’Église, qui provoquent du péché et qui va amplifier le péché au sein de l’Église, qui va amplifier le péché dans les divisions.

Et on a peut-être tous en tête des tragédies dans les Églises où les divisions deviennent complètes et où les Églises s’entredéchirent.

Donc être prudent par rapport au camp que nous revendiquons.

Nous n’appartenons pas à des camps d’êtres humains, nous appartenons à un camp divin.

Continuons, si vous voulez bien, la deuxième section à partir du verset 18.

En effet, le message de la croix est une folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui sommes sauvés, il est la puissance de Dieu. Du reste, il est écrit : « Je ferai disparaître la sagesse des sages et j’anéantirai l’intelligence des intelligents. » Où est le sage ? Où est le spécialiste de la loi ? Où est le discoureur de l’ère actuelle ? Dieu n’a-t-il pas convaincu de la folie la sagesse de ce monde ? Puisque, à travers cette sagesse, le monde n’a pas connu Dieu en voyant sa sagesse, il a plu à Dieu de sauver les croyants à travers la folie de la prédication. Les Juifs demandent un signe miraculeux et les Grecs recherchent la sagesse. Or nous, nous prêchons un Messie crucifié : scandale pour les Juifs et folie pour les non-Juifs, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, qu’ils soient Juifs ou non. En effet, la folie de Dieu est plus sage que les hommes et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. Considérez, frères et sœurs, votre propre appel. Il n’y a parmi vous ni beaucoup de sages selon les critères humains, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour couvrir de honte les sages, et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les fortes. Dieu a choisi les choses basses et méprisées du monde, celles qui ne sont rien, pour réduire à néant celles qui sont, afin que personne ne puisse faire le fier devant Dieu. C’est grâce à lui que vous êtes en Jésus-Christ, lui qui est devenu par la volonté de Dieu notre sagesse, notre justice, la source de notre sainteté et notre libérateur, afin, comme il est écrit, que celui qui veut éprouver de la fierté mette sa fierté dans le Seigneur.
Pour ma part, frères et sœurs, lorsque je suis venu chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis venu vous annoncer le témoignage de Dieu, car j’avais décidé de ne connaître parmi vous rien d’autre que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié. J’ai été faible, craintif et tout tremblant chez vous. Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais sur une démonstration d’Esprit et de puissance, afin que votre foi soit fondée non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
– 1 Corinthiens 1.18-2.5

Dans la première section, nous avons vu que l’Évangile ne peut pas être revendiqué par des êtres humains.

Le deuxième point se décline un peu du premier.

Cette section, comme on l’a lu, est éminemment concentrée sur la sagesse comme le reste du texte que l’on va parcourir aujourd’hui.

Et Paul est sans ambiguïté et clair par rapport au message de la croix.

Cela n’a rien à voir avec l’être humain.

Le message de la croix est une pure folie aux yeux des hommes.

Et Paul cite volontairement un message choc pour remettre en perspective cela.

Il le met en perspective avec Ésaïe 29.14, et j’aimerais reprendre ce passage de l’Ancien Testament à partir du verset 13.

Et donc Ésaïe 29.13-14, Dieu dit :

Le Seigneur dit : « Puisque ce peuple s’approche de moi en parole et m’honore des lèvres, tandis qu’il éloigne son cœur de moi et que le culte qu’il me rend n’est qu’une leçon apprise des hommes, à cause de cela, voici, je continuerai à user de prodiges avec ce peuple, de prodiges étranges, et la sagesse des sages périra et l’intelligence de ses intelligents disparaîtra. »
– Ésaïe 29.13-14

Il met en œuvre les conséquences de leur désobéissance et nous voyons au verset 13 un spectacle tragique, une hypocrisie entre les apparences et le cœur humain.

Et que voyons-nous là, à la fin du verset 13 ? Une leçon apprise des hommes.

Non pas une leçon apprise de Dieu, mais une leçon apprise des hommes.

C’est exactement ce que nous voyons là dans ce passage, des hommes qui influencent des hommes et des divisions qui en découlent pour s’y reconnaître.

Où va notre confiance, vers les hommes ou vers Dieu ?

Et Paul continue à la suite d’Ésaïe 29 pour contextualiser ce passage avec le verset 20 en montrant qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil et que cela continue, et il parle des sages, des scribes, dont des experts de la loi et des autorités religieuses.

Et il va développer le raisonnement en allant encore plus loin.

Dieu n’a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde ?

Et le verset 22 va nous en dire beaucoup.

D’un côté les Juifs qui demandent des miracles et de l’autre côté les Grecs qui cherchent la sagesse.

Les Grecs premièrement. La sagesse dans ce passage est volontairement contextualisée ici chez eux.

La sagesse à cette époque-là dans le monde gréco-romain, elle était caractérisée par la rhétorique, par la manière de discourir en public et donc des prouesses, des techniques et des critères humains.

C’était les stars de l’époque.

Et en d’autres termes, ils se basaient sur les caractéristiques des personnes pour évaluer si ce qu’ils disaient était fondé ou non et si c’était valable ou pas.

Est-ce que le monde a beaucoup changé entre nous et eux ? Probablement pas.

Lorsqu’on évalue des personnes, et soyons clairs, on le fait tous, on est câblés comme ça et on passe notre temps à évaluer et à juger.

C’est un enjeu pour nous de restreindre ces tendances naturelles. Mais on évalue.

Lorsque quelqu’un se présente, en général, on se présente, salut. Qui es-tu ? Quel âge as-tu ?

Enfin, on ne le dit pas comme ça, évidemment, on n’est pas le FBI. Mais quel métier tu fais ? Etc. Etc.

Et en évaluant, on se dit, ah, c’est quelqu’un de bien, c’est quelqu’un de pas bien, c’est quelqu’un de socialement élevé ou etc.

Et je suis sûr que vous vous êtes déjà posé la question et que vous avez peut-être en tête dans votre entourage ou dans le monde d’aujourd’hui, quelle est la personne que vous admirez le plus par rapport à ses compétences ?

Quelle est la personne qui vous en met le plus plein la vue lorsque vous le voyez parler, peut-être à la télé ou lorsqu’il fait quelque chose d’incroyable, etc. ?

Et moi, je me suis posé la question. Et je pense que ça a changé cette année.

Et vite fait comme ça, pour moi, le mec qui m’a le plus impressionné, c’était Thomas Pesquet.

On le connaît, vous le connaissez peut-être, il est assez connu maintenant puisque c’est un astronaute français qui est monté dans l’espace pour prendre les commandes de l’ISS.

Et donc, bon, astronaute, balèze. Dans l’espace, balèze.

Mais ce n’est pas fini, OK ? Pour monter dans l’espace, bon, il est ingénieur, d’accord ?

Bon, ingénieur, il y en a quand même, je pense, plusieurs dans la salle.

Il est pilote d’avion, d’Airbus, OK ? Il y en a peut-être moins dans la salle.

Il parle six langues. OK ? Beaucoup, peut-être ?

Il joue du saxophone. Il est ceinture noire de judo.

Il reverse ses droits d’auteur aux Restos du Cœur.

Il a traversé l’Atlantique avec un voilier pour une association caritative.

Il est chevalier de la Légion d’honneur.

Et je suppose que ce mec, en plus, il doit avoir un bon sommeil pour bien récupérer durant tout ça.

Admirable pour ses compétences, n’est-ce pas ? Dans son caractère. Dans sa volonté.

Mais il n’en demeure pas moins impuissant quant au péché et à la mort.

La folie de Dieu sera toujours plus élevée que la sagesse des hommes.

Et les Juifs, eux, que cherchent-ils ? Des miracles.

Paul, là encore, ne méprise pas les miracles.

Mais il dénonce les Juifs dans leur recherche de signes qui prouvent la justesse de leur foi.

Et on le voit tout le long des évangiles, comment ils harcèlent Jésus pour qu’il leur montre des signes.

Est-ce que nous, nous sommes tentés par cela ?

Peut-être que les signes que nous cherchons dans notre Église sont plus subtils que cela ?

Certains sont peut-être grossiers, prie avec foi, repens-toi et tu guériras de ta maladie.

On l’entend malheureusement beaucoup de fois, mais d’autres sont peut-être moins évidents.

Vous savez quel est le top 2 des questions que l’on me pose régulièrement ?

Est-ce que l’anxiété ou l’inquiétude est un péché ?

Et comment arrêter d’être anxieux ou comment arrêter d’être stressé ?

Elles sont intéressantes ces questions. Et si vous êtes intéressé, allez voir des vidéos.

Non, je plaisante. C’est pour illustrer que nous sommes parfois tentés de rechercher certains signes au travers de l’Évangile, de rechercher certains signes au travers de notre vie chrétienne.

Un soulagement de nos souffrances, pour notre occasion, de belles émotions, la disparition de nos émotions négatives.

Ce serait négliger que la corruption du péché, nous l’avons encore vu beaucoup de fois hier, ne nous a pas encore quittés.

Et que les signes que l’on pourrait considérer comme évidents ne devraient pas être des outils de mesure de la justesse de notre foi et encore moins celle des autres.

Ne méprisons pas les Juifs et apprenons de leur orgueil pour le nôtre.

Mais le message de la croix, c’est l’inverse de ces deux exemples.

La faiblesse devient un média par lequel passe la toute-puissance de Dieu et sa sagesse.

Cette toute-puissance n’est pas passée par un homme fort, glorieux et chef de guerre comme les Juifs pouvaient l’attendre.

Elle est passée par un homme crucifié, humilié, dégradé et souffrant.

Et la fin de cette section, la fin du chapitre 1 nous montre encore une fois combien Dieu ne partage pas ce qui lui appartient.

Il met en avant combien la fierté humaine n’a pas sa place dans l’œuvre de l’Évangile.

Le verset 30, c’est grâce à lui que vous êtes en Jésus-Christ, lui qui est devenu par la volonté de Dieu notre sagesse, notre justice, la source de notre sainteté et notre libérateur.

C’est Jésus-Christ qui est l’incarnation de cette sagesse et qui nous donne ces trois choses.

C’est lui qui nous les donne. Ce n’est pas nous qui nous les octroyons.

La justice, pouvoir se tenir devant Dieu et échapper à sa condamnation.

Notre sainteté, cette union à Christ et où nous sommes considérés par Dieu comme saints et purs.

Et enfin, notre libération.

La libération est un thème qui est tellement utilisé par Paul, notamment dans notre libération face au péché.

Nous étions esclaves du péché, nous avons été affranchis et libérés pour devenir esclaves de Christ et de Dieu.

Et les cinq premiers versets du chapitre 2 s’éloignent un petit peu du contexte général de l’Église de Corinthe pour l’appliquer à celui de la prédication de Paul.

Paul là donne un exemple très concret de ce dont il vient de parler.

C’est un aspect pratique par rapport à ses propres discours.

Il était extrêmement soucieux de focaliser l’attention de ses auditeurs sur Jésus-Christ et non sur lui, afin que leur foi, donnée par Dieu, soit d’abord fondée sur la puissance de Dieu et non sur la sagesse des hommes ou sur la sienne.

Parce que l’inverse serait la contradiction même de l’Évangile.

Même si les êtres humains possèdent des compétences avérées et des dons, ils ne peuvent être qu’au service de l’Évangile et ne peuvent pas représenter l’Évangile lui-même.

Encore une fois, Dieu fixe nos regards sur la croix de Christ et sa résurrection.

Et donc si on résume ces deux premiers points, non seulement l’Évangile ne peut pas être revendiqué par les êtres humains, mais bien évidemment, il ne peut pas non plus être revendiqué par une sagesse humaine aussi élevée soit-elle.

Et donc du coup, non seulement les Corinthiens se trompent d’objectifs, se trompent de visées, mais en plus ils déchirent l’Église et le corps de Christ.

Du coup, qu’est-ce qu’on fait ? Si on ne peut se fier ni aux hommes, ni à leur sagesse ou à leurs compétences, où peut-on aller chercher ce qui est bien ?

Et ça tombe bien puisque Paul nous l’a déjà introduit au verset 5 et on va terminer la section en reprenant le verset 5 jusqu’à la fin.

Afin que votre foi soit fondée non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. C’est pourtant bien une sagesse que nous enseignons parmi les hommes mûrs, mais une sagesse qui n’est pas de ce temps, ni des chefs de ce temps qui sont voués à la destruction. Non, nous annonçons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, celle que Dieu, avant tous les temps, avait préparée d’avance pour notre gloire. Cette sagesse, aucun des chefs de ce temps ne l’a connue, car s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de la gloire. Mais comme il est écrit : « Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, Dieu l’a préparé pour ceux qui l’aiment. » Or, c’est à nous que Dieu l’a révélé, par son Esprit. Car l’Esprit examine tout, même les profondeurs de Dieu. En effet, qui parmi les hommes connaît les pensées de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne peut connaître les pensées de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or, nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin de connaître les bienfaits que Dieu nous a donnés par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des paroles qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec celles qu’enseigne l’Esprit. Ainsi, nous employons un langage spirituel pour exprimer ce qui est spirituel. Mais l’homme naturel n’accepte pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu, car c’est une folie pour lui. Il est même incapable de le comprendre parce que c’est spirituellement qu’on en juge. L’homme dirigé par l’Esprit, au contraire, juge de tout et n’est lui-même jugé par personne. En effet, « qui a connu la pensée du Seigneur et pourrait l’instruire ?» Or, nous, nous avons la pensée du Christ.
– 1 Corinthiens 2.5-16

La dernière section détonne avec les deux premières comme elle a une certaine continuité.

La continuité parce que Paul continue à parler de la sagesse.

Mais cette fois-ci, il va caractériser la sagesse d’une manière différente, puisque auparavant, on l’a lu, il l’a caractérisée d’une manière négative.

Mais cette fois-ci, il va nous conduire vers le discernement d’une sagesse authentique.

Mais une des caractéristiques de cette sagesse authentique, c’est qu’elle est volontairement cachée par Dieu tout en existant de toute éternité.

Paul montre au verset 6 que même si ce que nous prêchons est une folie aux yeux du monde, elle est en réalité la plus grande des sagesses.

Et il ne veut pas qu’il y ait la moindre ambiguïté par rapport à ça.

La folie aux yeux des hommes est en réalité la plus grande des sagesses.

Et cette sagesse, elle est exprimée à la fin du passage avec cette expression magnifique, la pensée de Christ.

Or, nous avons cette pensée magnifique.

Mais le mot « sagesse », ce n’est pas un mot qui est inconnu dans la Bible.

C’est un mot qui est régulièrement utilisé, y compris dans l’Ancien Testament.

Et dans l’Ancien Testament, on peut penser au Psaume 111 ou à Proverbes 9, où la question est la suivante : quel est le commencement de la sagesse ?

Et ces deux passages sont clairs, c’est la crainte de l’Éternel.

Et on a essayé de… enfin, on a essayé, suivant les traducteurs et suivant aussi les églises, on a essayé d’atténuer le mot « crainte ».

Mais en fait, quand on regarde les traductions, qu’elles soient hébraïques ou grecques, le terme signifie peur, voire terreur en grec, suivant le contexte.

Donc je pense que le sens est très clair par rapport à ça.

Et d’ailleurs, dans le texte que nous avons lu ce matin, il y a quatre assertions de l’Ancien Testament, et vous pourrez les reprendre tranquillement.

Trois dans Ésaïe et une dans Jérémie.

Et dans ces quatre passages, si vous reprenez les chapitres qui correspondent, ces quatre passages qualifient à chaque fois la souveraineté et la toute-puissance de Dieu.

Il y a toujours une comparaison énorme entre Dieu souverain et créateur de l’univers et nous, êtres humains, petites créatures qui gravitons dans ce monde.

Mais le texte nous dit quelque chose par rapport à ça.

Comment craindre quelque chose que nous ne croyons pas ou que nous croyons qu’il n’existe pas ?

Comment pouvons-nous croire quelque chose qui est une pure folie à nos yeux tant que nous ne connaissons pas Dieu ?

Pourquoi craindre un Dieu humilié ?

Le texte est clair, cette révélation est cachée à l’être humain.

Et quelle est la seule manière pour atteindre cette révélation si on ne peut pas l’atteindre en suivant des hommes et si on ne peut pas l’atteindre en reconnaissant des compétences ?

Eh bien, par Dieu lui-même qui vient par son Esprit.

Et j’aimerais qu’on reprenne le verset 12 tous ensemble.

« Or, nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin de connaître les bienfaits que Dieu nous a donnés par sa grâce », l’Esprit qui vient de Dieu.

Pour savoir ce que Dieu nous a donné par grâce, nous devons avoir l’Esprit de Dieu.

Et notre conversion et notre repentance ne peuvent être obtenues qu’à partir du moment où nous recevons le Saint-Esprit en nous, que Dieu nous envoie d’une manière mystérieuse.

Si nous voulons comprendre la grâce qui nous est offerte, il faut que Dieu intervienne par son Esprit en nous pour que ce voile soit levé, pour que ce mystère soit révélé.

Et c’est pour nous, d’un côté, le plus grand signe d’humiliation, mais de l’autre côté, le plus grand signe d’encouragement.

C’est humiliant pour nous, êtres humains, parce que nous aimerions être les acteurs principaux.

Nous sommes des êtres humains et on est tous pareils à ce niveau-là.

On aime le contrôle, on aime la reconnaissance des autres, on aime avoir une bonne estime de nous-mêmes, on aime l’indépendance.

Et vous avez sûrement entendu autour de vous ou dans des pubs les questions que je viens de vous énoncer sur l’estime, sur la reconnaissance, sur l’accomplissement personnel, sur l’épanouissement, etc.

Et la réponse du monde : il faut être maître de soi-même, maîtriser ses émotions, s’affirmer, prendre des décisions qui nous ressemblent, s’écouter, prendre du temps pour soi-même, etc.

On pourrait passer des heures à parler de cela.

Mais Dieu nous dit, non, ce n’est pas cela. La gloire m’appartient et elle n’appartient qu’à moi.

Et c’est ce qu’il nous dit. Il nous dit, vous êtes dans mon univers, vous êtes dans mes règles, dans ma justice et dans ma grâce.

Vos divisions n’ont aucun sens si vous êtes convaincus de l’Évangile.

Si vous êtes convaincus du Messie crucifié et ressuscité, alors vous ne pouvez pas être diviseur.

Souvenez-vous du verset 13 du premier chapitre. « Christ est-il divisé ? Paul a-t-il été crucifié pour vous ? Ou est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?»

Si Christ est notre chef, nos divisions n’ont pas lieu d’être.

Mais il faut le reconnaître, il faut s’en repentir et il faut prendre nos responsabilités par rapport à cela.

Mais c’est aussi le plus grand signe d’encouragement.

Puisque Dieu est au contrôle et aux commandes d’absolument tout dans l’histoire de l’humanité, dans ce qui nous entoure, dans nos vies personnelles, dans nos réjouissances comme dans nos tragédies, alors nous pouvons assumer nos responsabilités avec courage et obéissance.

Le verset 13 du chapitre 2 : « Et nous en parlons, non avec des paroles qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec celles qu’enseigne l’Esprit. »

Nous en parlons. C’est nous, en tant qu’Église. Nous l’expliquons.

Et donc, implicitement, nous l’apprenons.

Certains n’aiment pas le mot théologie. Vous voyez les gros mots qu’on emploie de temps en temps.

Il n’y a pas de bol, parce qu’en fait, l’étymologie de théologie, c’est le discours sur Dieu.

En d’autres termes, si vous ne faites pas de théologie dans votre vie, alors vous ne pouvez pas apprendre sur Dieu.

Et donc, si on reprend le discours de Paul, si vous n’apprenez pas la théologie, vous n’apprenez pas sur Dieu, et vous ne pouvez ni en parler, ni l’expliquer.

Alors là aussi, assumons nos responsabilités d’un point de vue individuel, mais également communautaire.

On a vécu un super moment hier, on était plus d’une quarantaine avec Mathieu.

La prochaine date est le samedi 12 mars. Réservez !

Dieu nous donne ce qu’il ordonne. C’est ce que l’on voit dans le texte.

On ne peut rien faire, autant par réputation, par caractère ou par compétence.

Par contre, on voit que Dieu nous donne tout en Jésus-Christ. Il nous donne son Esprit et sa sagesse.

Assumons nos responsabilités parce que l’homme naturel ne peut pas les assumer.

Verset 14, elles sont une folie pour lui, il ne peut pas les assumer.

Alors récapitulons. À l’église de Corinthe, c’était le gros bazar et il y avait des divisions.

Et Paul rappelle trois choses fondamentales.

L’Évangile ne peut pas être revendiqué par les êtres humains.

L’Évangile ne peut pas être revendiqué par la sagesse humaine.

Pourquoi ? Parce que l’Évangile ne peut être revendiqué que par Dieu lui-même.

Alors pour nous aujourd’hui, dans nos églises locales, sachons être humbles de cœur et reconnaître qu’il n’y a qu’un seul camp, celui de Dieu.

Celui de Dieu qui est venu sur terre pour mourir sur cette croix et ressusciter glorieusement.

Et être dans le camp de Dieu, c’est travailler pour que nos divisions se résolvent parce que c’est Christ le patron et ce n’est pas nous.

C’est se repentir de notre orgueil car l’Évangile vient seulement de Dieu et ni de nous, ni de nos compétences.

Repentons-nous de notre suffisance parce que nous ne savons rien et que l’Évangile provient de la sagesse de Dieu et assumons nos responsabilités de chrétiens parce que dans cette unité que Dieu ordonne, eh bien, c’est en cela que nous serons des témoins qui soient dignes de l’Évangile et où notre intégrité de cœur pourra s’exprimer.

Et en revenant à Ésaïe 29, ça restera notre cœur qui restera la jauge que nous présenterons à Jésus-Christ.

Je vais finir par la prière.

Seigneur, l’être humain est tortueux.

Et même si nous t’appartenons, nous sommes en proie à qui on est, à notre péché, aux discordances d’opinion.

Les interactions humaines sont quelque chose de difficile et le vivre ensemble est un grand défi.

Mais Seigneur, nous voyons que ces défis-là, eh bien, nous pouvons te les apporter et Seigneur, nous te prions pour que nous puissions, d’une manière individuelle et communautaire, assumer cela.

Tu es le chef de l’Église et Seigneur, nous voulons nous rappeler que l’Évangile vient de toi et que nous ne pouvons pas y contribuer par nos œuvres.

Mais par contre Seigneur, nous pouvons contempler au travers de ce passage un Dieu tout-puissant, un Dieu qui a le contrôle sur toute chose et qui nous donne et qui nous équipe pour le service et pour la vocation que tu nous confies.

Et Seigneur, cela concerne tout un chacun et je te prie à ce que chacun, à notre mesure, suivant notre appel, nous puissions répondre à ces responsabilités que tu nous confies en ayant confiance que toi, Seigneur, tu vas nous guider, tu vas nous équiper, tu vas nous donner les ressources nécessaires pour accomplir ce pourquoi tu nous as créés.

Seigneur, on veut te rendre grâce parce que tu nous donnes beaucoup de bénédictions et notamment sur notre secteur à Héricourt comme à Étupes.

Et Seigneur, que tu puisses nous aider dans nos désaccords, dans nos conflits, dans nos oppositions, à faire preuve de sagesse.

Non pas une sagesse humaine, mais cette sagesse divine que tu nous donnes.

Que ta Parole, que cette croix soit au cœur de notre préoccupation, que nous puissions avoir les yeux fixés sur elle.

Et en attendant l’heure de ton retour, que nous puissions être des sentinelles unies en ton nom et que nous puissions être un corps qui soit un témoignage glorieux de qui tu es.

En ton nom, Amen.