Les preuves de la résurrection du Roi (Matthieu 28.9-15)
La résurrection de Jésus n’est pas un détail mis de coté en croisant les doigts, c’est le fondement absolu sans lequel le christianisme s’effondre. Face aux sceptiques qui crient au mythe, nous examineront rigoureusement les faits, démonteront les théories alternatives pour considérer les preuves historiques de cet événement qui a bouleversé l’Histoire et le sort des âmes.
Dans la même série :
- Jésus, entre menace et amour (Matthieu 26.1-13)
- Et Judas entre en scène (Mattieu 26.14-25)
- Jesus, la nouvelle Pâque (Matthieu 26.26-35)
- L’ultime tentation (Matthieu 26.36-46)
- Jésus est trahi (Matthieu 26.47-56)
- Jésus est jugé (Matthieu 26.57-68)
- Jésus est renié (Matthieu 26.69-75)
- Le suicide de Judas (Matthieu 27.1-10)
- Le procès romain de Jésus (Matthieu 27.11-26)
- La crucifixion du Roi (Matthieu 27.26-45)
- La mort du Roi (Matthieu 27.45-50)
- L’impact de la mort du Roi (Matthieu 27.51-56)
- L’enterrement du Roi (Matthieu 27.57-66)
- La résurrection du Roi (Matthieu 28.1-10)
- Les preuves de la résurrection du Roi (Matthieu 28.9-15)
- Le mandat du Roi (Matthieu 28.16-20)
- Vivre dans le monde de Dieu (Matthieu 28.18-20)
Version écrite de la prédication
Un site populaire athée recense diverses citations sur la résurrection de Jésus :
Je n’admets pas un bonhomme de bon Dieu qui se promène dans son parterre la canne à la main, loge ses amis dans le ventre des baleines, meurt en poussant un cri et ressuscite au bout de trois jours : choses absurdes en elles-mêmes et complètement opposées d’ailleurs à toutes les lois de la physique.
– Gustave Flaubert, 1821-1880, Madame Bovary, 1857
Y a-t-il un corps, qui, après être tombé en décomposition, puisse revenir à son premier état ? N’ayant rien à répondre, ils ont recours à la plus absurde des défaites : ils disent qu’à Dieu tout est possible. Mais Dieu ne peut rien faire de honteux ni rien vouloir de contraire à la nature.
– Celse, IIe siècle après Jésus-Christ, Discours véritable
Ils racontent encore qu’au tombeau de leur maître, il en vint, les uns disent un, les autres disent deux, pour annoncer aux femmes qu’il était ressuscité ; car le Fils de Dieu, à ce qu’il paraît n’avait pas la force de soulever lui seul, la pierre de son tombeau ; mais il avait besoin de renfort pour la déplacer.
– Celse, IIe siècle après Jésus-Christ, Discours véritable
Aucun Dieu n’est mort pour le rachat de nos péchés ; il n’y a pas de salut par la foi ; pas de résurrection après la mort tout cela ce sont les fausses monnaies du christianisme véritable et ces malheureux cerveaux brûlés sont responsables de cette supercherie.
– Friedrich Nietzsche, 1844-1900, La Volonté de puissance
Les religions monothéistes communient dans une même foi : la vie sur terre est une fiction ; seul compte un arrière-monde peuplé de créatures à faire pâlir les contes d’enfant – un dieu qui voit tout, un barbu qui fend la mer en deux, une vierge qui enfante, un mort qui ressuscite, un prophète abstème détestant la charcuterie ; le corps est une punition ; la femme, une catastrophe ; l’enfantement, une nécessité pour perpétuer une négativité au nom de laquelle on nous châtre…
– Michel Onfray, né en 1959, La philosophie féroce, 2004
Le discours ci-dessous sera un peu différent… J’aimerais profiter de l’événement de la résurrection dont nous avons parlé la semaine dernière pour en mesurer l’historicité. Peut-on savoir si l’on est face à une réalité ou s’il faut penser, comme certains le soulignent, qu’il s’agit d’une légende ?
Il faut clairement dire que la résurrection de Jésus est le fondement de l’espérance chrétienne. L’apôtre Paul affirme « si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine ; vous êtes encore dans vos péchés » (1Co 15.17). Sans résurrection de Jésus :
- La mort n’a pas été vaincue.
- Jésus a menti.
- Le Nouveau Testament est un mensonge.
- L’Église enseigne un mythe.
- L’évangélisation est une fraude.
- La morale biblique une absurdité (« Si les morts ne ressuscitent pas, Mangeons et buvons, car demain nous mourrons »; 1Co 15.32).
- La mort est pour nous définitive.
- Le christianisme est une aberration.
Sans résurrection de Jésus, il n’y a pas de christianisme !
Alors regardons ce qu’il en est de l’historicité de la résurrection de Jésus… On prendra note de ce que le Saint-Esprit nous communique dans sa Parole…
Lecture : Matthieu 28.9-15
Les apparitions et leurs effets (28.9-10)
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et dit : Je vous salue. Elles s’approchèrent pour saisir ses pieds et elles l’adorèrent. Alors Jésus leur dit : Soyez sans crainte ; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : C’est là qu’ils me verront.
– Matthieu 28.9-10
Les femmes ont vu le tombeau vide et l’ange qui leur disait que Jésus s’était réveillé. Elles se précipitent pour informer les apôtres qui ne les croient pas – Pierre et Jean courent voir ce qui s’est passé et ils réalisent également :
- que la pierre a été roulée,
- que le tombeau est vide,
- que les bandelettes et la sorte de taie d’oreiller reposaient à même le sol creusé.
- Ils s’en retournent troublés…
Et voilà que Jésus leur apparaît !
- « je vous salue » est l’expression habituelle de l’époque – elle veut dire littéralement, « réjouissez-vous », un peu comme quand on dit « bonjour »…
- D’instinct, immédiatement, elles se prosternent au sol et saisissent ses pieds – une manière d’exprimer une humble affection.
- Le verbe adorer a plusieurs images associées : baiser la main de quelqu’un en signe de révérence, c’est le fait de tomber à genoux, le front sur le sol, c’est rendre hommage, marquer son obéissance.
- Dans l’Évangile selon Matthieu il a toujours le sens fort de l’adoration et de la vénération que l’on attribue à Dieu…
Ces femmes sont émerveillées de la présence de Jésus, et leur peur se transforma en vénération, en adoration – si Jésus est ressuscité, il est vraiment Dieu le Fils auteur d’un salut éternel !
Et Jésus les mandate pour l’annoncer aux disciples… Mais avez-vous remarqué comment il les nomme ? « allez dire à mes… frères »! !! !
- Ces hommes qui n’ont pas su dormir une heure avec lui.
- Ces hommes qui n’ont pas su le suivre à son procès.
- Ce Pierre qui l’a renié 3 fois.
- Ces hommes qui n’ont pas été présents lors de sa plus grande souffrance.
- Ces hommes qui ont ri à ce que disaient ces femmes…
Jésus les appelle… « ses frères »! Voici ce que dit Hébreux 2.10-11 :
Il convenait en effet à Celui par qui et pour qui tout existe, et qui a conduit beaucoup de fils à la gloire, d’élever à la perfection, par la souffrance, l’auteur de leur salut. Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est la raison pour laquelle il n’a pas honte de les appeler frères,
– Hébreux 2.10-11
- D’un côté il y a Dieu le Père.
- De l’autre il y a les hommes.
- Pour faire le pont, il faut quelqu’un qui soit les deux – c’est Jésus.
- Et lorsque quelqu’un passe par Jésus, alors il s’assoit avec Christ dans les lieux célestes, il est adopté et devient enfant de Dieu – Jésus dans son humanité est le frère des sauvés. Époustouflant !
Alors ces femmes voient Jésus « en chair et en os » et c’est la première preuve. Ça vous semble bien petit comme preuve ? Jésus est apparu à de nombreuses personnes :
Dimanche :
- Jésus se montre à Marie de Magdala, puis aux autres femmes.
- Plus tard dans la journée il se montre à 2 disciples sur la route d’Emmaüs.
- Plus tard dans la journée Jésus se montre à Pierre, puis aux 12.
8 jours plus tard :
- Jésus se montre à Thomas.
- Jésus se montre aux 7 disciples, pêche miraculeuse.
- Jésus se montre à 500 personnes – c’est là qu’il communiquera son mandat missionnaire.
- Jésus se montre à Jacques, son demi-frère.
- Jésus enseigne ses disciples 40 jours durant.
- Jésus monte au ciel quelques jours avant la Pentecôte, devant ses disciples.
Luc, le médecin bien-aimé, écrit des disciples :
C’est à eux aussi qu’avec plusieurs preuves, il se présenta vivant, après avoir souffert, et leur apparut pendant quarante jours en parlant de ce qui concerne le royaume de Dieu.
– Actes 1.3
En quoi ces apparitions constituent-elles des preuves ? Après tout, il y a des gens qui dicenr avoir vu des ovnis, et ce n’est pas une preuve de leur existence ! Quels sont les arguments et leurs réponses ?
1. Les apparitions prouvent que Jésus n’était pas mort
C’est la théorie de l’évanouissement, qui était assez populaire au XVIIIe siècle. L’air frais de la tombe aurait réveillé Jésus. Il aurait guéri de ses plaies, poussé la pierre tombale, bu et mangé en secret quelque part et attendu tranquillement la venue des femmes…
- La flagellation, la croix portée, la crucifixion, la lance dans le cœur ne laissent pas vraiment d’espoir !
- Jésus est bien mort comme l’atteste l’eau et le sang qui sortent de son corps.
- Les soldats qui faisaient bien la différence entre un mort et un vivant, ont déclaré sa mort.
- Les amis de Jésus, Nicodème et Joseph d’Arimathée, l’ont entouré d’un linceul parce qu’ils l’ont vu mort.
Et puis il faut penser à l’absurdité de cette hypothèse :
- Vivre sans eau trois jours durant après une telle hémorragie serait un grand miracle !
- Un homme blessé, sanguinolent, qui ne sera plus capable de s’asseoir pendant des jours et des jours le temps de cicatriser, aurait été vénéré comme un héros – mais pas comme un ressuscité !
- Des milliers de gens se sont convertis à la proclamation de la mort et de la résurrection de Jésus 50 jours plus tard – qui se convertirait pour un leader moribond dont on proclamerait faussement la résurrection ?
2. Les apparitions prouvent que Jésus avait un frère jumeau qui est mort
L’idée est bizarre. Elle est récente et a été popularisée par L’Énigme sacrée (un livre qui a inspiré le Da Vinci Code). Une hypothèse fabriquée parce que Thomas, l’un des apôtres, celui qui doute le plus de la résurrection, a pour surnom Didyme, ce qui veut dire jumeau. Certains ont imaginé que les apôtres n’auraient pas tout dit et que Jésus avait un frère jumeau – ou qu’ils auraient fait erreur en disant de Thomas qu’il s’appelait Didyme, alors que c’est Jésus qui devait porter ce surnom.
Alors imaginez. Des femmes disent que Jésus est ressuscité. Des disciples disent que Jésus est ressuscité, et ils le proclament même devant des milliers de personnes à la Pentecôte…
- Et puis il n’y a aucune base documentaire, ni parmi les partisans, ni parmi les ennemis de Jésus.
- Les responsables religieux se seraient fait un plaisir de montrer le corps du jumeau.
- Et comment expliquer l’enthousiasme des apôtres ? Eux qui étaient poltrons au début, deviennent de fougueux héros… parce que le jumeau est encore en vie ? N’importe quoi !
3. Les apparitions sont des pathologies psychiatriques (hallucination, délire mystique, schizophrénie)
Une objection plus sérieuse est celle qui attribue à une pathologie les visions de Jésus ressuscité. Plusieurs hypothèses ont été évoquées :
La bouffée délirante :
Est une apparition brutale et momentanée d’épisodes délirants chez une personne auparavant sans problème. Cette atteinte est nommée « bouffée » car elle dure en général quelques semaines, et reste inférieure à 6 mois. Ce trouble n’est pas perçu par la personne, qui est convaincue de vivre réellement les éléments de son délire : il ou elle adhère complètement aux idées qu’elle peut avoir, sans recul ni critique. La bouffée délirante peut se manifester de plusieurs façons : hallucinations, altérations du jugement, sensations d’intuition soudaines et absolues, interprétations insensées d’événements vécus… On observe pendant cette période une grande instabilité de l’humeur. Les personnes atteintes passent alors d’une sensation de joie intense, euphorique, à des phases de profonde dépression en quelques instants. Très souvent, des symptômes physiques sont associés : absences de règles, troubles de l’alimentation (anorexie), insomnies… Les personnes atteintes, même si elles n’ont pas conscience du trouble, sont très angoissées par ce qui leur arrive, et cette angoisse peut également être vécue de façon délirante. Ceci peut conduire à des actes de suicide ou d’agression.
(source : Doctissimo)
- La réponse est déjà dans la description : aucune angoisse chez les apôtres qui sont stables dans leur foi, sans anxiété ni euphorie, et capables d’écrire les chapitres les plus sublimes de la littérature.
- Des années après, ils proclameront le même message.
La psychose hallucinatoire chronique, les hallucinations psychiatriques :
L’hallucination est une sensation pathologique en l’absence de tout stimulus. Il s’agit donc d’une perception sans objet. L’hallucination psychiatrique constitue un trouble de la perception, qui s’impose à la conscience du malade, qui s’accompagne d’une conviction inébranlable, et qui est difficilement confiée au médecin du fait d’une réticence du patient. … Elle s’impose à la conscience du sujet. Elle est plutôt floue, mais s’accompagne d’une forte charge affective et modifie le comportement du patient. Les hallucinations vraies sont sensorielles. Elles ont toute l’objectivité d’une perception réelle malgré l’absence d’objet.
- Les hallucinations visuelles : il s’agit de visions qui peuvent être élémentaires (vagues lueurs) ou complexes (panorama animé), et qui s’accompagnent d’euphorie, d’exaltation (délires mystiques et extatiques) ou de passion (délires érotiques ou érotomaniaques).
- Les hallucinations acoustiques sont le plus souvent acoustico-verbales : le malade entend des voix bien localisées, bien timbrées : elles répètent ce que pense le patient (écho de la pensée) ou lui décrivent ce qu’il fait (commentaire des actes). Le malade ne parlera pas spontanément de ses voix, et c’est souvent son comportement qui va alerter : conversations en aparté, attitude d’écoute, distraction pendant une conversation…
- Les hallucinations tactiles se présentent comme des impressions de brûlures, de piqûres, des sensations de froid ou de chaud, de mouvements.
- Les hallucinations gustatives et olfactives entraînent un goût étrange ou des odeurs agréables ou désagréables.
(source : Doctissimo)
Là encore la réponse est dans la description : les hallucinations ne touchent pas tous les sens à la fois. Or les apparitions du Christ ont été :
- Visuelles – plus de 500 personnes l’ont vu ressuscité, à des moments séparés.
- Acoustiques – chaque fois les gens ont entendu Jésus parler.
- Tactiles – Thomas l’a touché et a mis ses mains dans ses plaies.
- Gustatives – Jésus a préparé un repas sur la plage et a mangé avec ses disciples.
Quelqu’un qui aurait l’ensemble de ces manifestations, révélerait un cerveau tellement atteint (car les zones visuelles, acoustiques, tactiles et gustatives sont différentes) :
- Qu’il serait incapable d’être pris pour quelqu’un de normal.
- Qu’il serait incapable d’écrire un livre cohérent.
- Qu’il serait incapable d’être écouté lors d’une prédication.
Et surtout les adversaires du christianisme auraient eu beaucoup de bonheur à détruire le christianisme naissant en montrant le corps… Il faut vous représenter quelques névrosés qui prêchent un Christ ressuscité, et des gens hilares qui exhibent son corps !
4. Les apparitions sont une invention des auteurs du Nouveau Testament
C’est ce que j’ai entendu un jour d’un prêtre qui m’a dit que les apôtres n’avaient plus vu Jésus et qu’ils avaient donc écrit une belle histoire pour mieux finir l’Évangile !! ! Bien entendu, plusieurs obstacles ne permettent pas cette compréhension :
- Les adversaires des chrétiens auraient montré le corps.
- Personne n’aurait cru au message loufoque des apôtres devant un corps mort.
- Le renversement psychologique des apôtres est donc inexplicable : de poltrons ils deviennent des hommes prêts à tous les sacrifices – qu’est-ce qui peut avoir dopé leur courage ? Eux dont le moral était ruiné par la mort de Jésus, comment auraient-ils inventé une histoire aussi improbable pour mourir torturés pour la plupart ?
- Un historien spécialiste de l’histoire classique remarque que les légendes ont besoin de plusieurs générations pour se greffer à un événement historique. Nous aurions un phénomène encore plus incroyable que la résurrection : une légende naît instantanément dans une communauté, et est massivement adoptée en dépit du bon sens…
- Aucun fabulateur n’aurait choisi des femmes comme premiers témoins de la résurrection. Cela ne fait pas sérieux, et cela ne fera pas sérieux pendant des siècles. Ce n’est qu’aujourd’hui que cela nous semble neutre, que ce soit une femme ou un homme qui l’ait vu le premier.
Il existe de nombreuses nouvelles spiritualités aujourd’hui. Ce qui me frappe, c’est qu’elles ont toutes besoin de s’appuyer sur des personnalités reconnues, et notamment des scientifiques. Là, si un scientifique est d’accord, c’est que forcément ils ont raison ! On veut que ce que l’on croit soit partagé par des gens reconnus. Or demander à des femmes d’être des témoins, demander à des marins, des hommes du monde de la mer, d’être des témoins, ce n’est pas la bonne manière de s’y prendre ! Il y a trop d’illogisme pour que ce soit une histoire fictive.
Ces personnes n’ont rien retiré comme avantage de leur histoire, ils sont morts de mort violente, après des années de prédication face à une opposition immense – pourquoi ? Pour une histoire qu’ils auraient inventée ? À quelle fin ?
Parmi les douze apôtres, l’histoire nous apprend que onze sont morts martyrs :
- Pierre, André, Jacques (fils d’Alphée), Philippe, Simon, Barthélémy : mourront crucifiés.
- Matthieu, Jacques (fils de Zébédée) : mourront par l’épée.
- Thaddée tué par flèches, Thomas tué par une lance.
- Jacques le frère du Seigneur est également mort martyr.
(source : Flavius Josèphe)
5000 personnes se convertissent dans les mois suivants. 5000 hommes et femmes normaux, qui réfléchissent posément, qui évaluent ce qu’on leur dit. Et devant eux se trouve un tombeau vide, avec des bandelettes en forme de corps, qui témoignent de la résurrection…
Ceux qui s’opposent à la résurrection de Jésus doivent trouver des théories alternatives pour expliquer :
- Le tombeau vide
- Les apparitions multisensorielles
- La transformation des apôtres
- L’impact gigantesque sur une population qui s’est laissé convaincre malgré son opposition initiale.
Les alternatives et leurs incohérences (28.11-15)
Pendant qu’elles étaient en chemin, quelques hommes de la garde entrèrent dans la ville et annoncèrent aux principaux sacrificateurs tout ce qui était arrivé. Ceux-ci, après s’être assemblés avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une assez forte somme d’argent, en ajoutant : Dites : Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions. Et si le gouverneur l’apprend, nous userons de persuasion et nous vous tirerons d’ennui. Les soldats prirent l’argent et ils exécutèrent les instructions qui leur avaient été données. Et ce bruit s’est colporté parmi les Juifs, jusqu’à ce jour.
– Matthieu 28.11-15
Les premiers embarrassés par la résurrection, ce sont bien sûr les responsables de la nation d’Israël. Lorsqu’ils apprennent par la garde le tremblement de terre, la pierre tombale qui s’ouvre, l’ange et le tombeau vide… c’est leur scénario catastrophe qui se déroule :
Le jour suivant la mort de Jésus, ils avaient demandé à Pilate une garde : « Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : après trois jours je ressusciterai. Ordonne donc qu’on s’assure du sépulcre jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps et dire au peuple : il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première »
– Matthieu 27.63-64
- Mais leur volonté d’empêcher le vol est devenue l’une des plus grandes preuves de la résurrection : en envoyant une garde devant la tombe, ils s’assurent pour nous que rien de mal ne s’est produit.
- Qu’ils reviennent vers le sanhédrin plutôt que Pilate pourrait indiquer qu’ils étaient membres de la police du temple, plutôt que de la garde romaine, à moins qu’ils aient essayé d’obtenir leur aide car Pilate les aurait fait exécuter sur-le-champ…
Hélas, l’endurcissement du cœur des sacrificateurs est tel qu’ils décident de soudoyer les soldats, évitant ainsi la honte d’être démasqués et la nécessité d’avoir à reconnaître l’identité de Jésus… C’est curieux. Ils avaient pourtant dit : « qu’il descende de la croix ; et nous croirons en lui » (Matthieu 27.42). Mais c’était « pour rire !» À l’image de tous ceux qui placent Dieu devant un chantage : « si tu fais ça, alors je ferai ça… ou je croirai en toi… » Tu parles ! La foi ne se vit ni ne s’exprime dans ce genre de comportement…
La première alternative sort de la bouche de ceux qui ont condamné Jésus à mort. Elle montre finalement à quel point ils sont désespérés par la tournure des événements. Est-ce plausible ? Absolument pas. Je crois même que c’est la raison de la conviction de milliers de personnes. Parce que si vraiment le corps avait été volé par les disciples…
- Ceux qui ont fait flageller Jésus auraient flagellé chaque disciple, chaque femme, chaque enfant pouvant avoir quelque information, pour obtenir une confession du lieu où Jésus avait été enterré.
- Ils auraient remué ciel et terre pour obtenir une contre-preuve, particulièrement lorsque des milliers de personnes accueillaient Jésus comme leur Messie et rejetaient les recommandations des pharisiens et des scribes.
- Il aurait aussi fallu un renversement époustouflant de la personnalité des apôtres, qui auraient soudainement eu le courage d’affronter une garde de soldats, alors qu’ils n’avaient même pas osé dire qu’ils étaient disciples de Jésus…
- Il faut savoir qu’on a retrouvé en 1878 une plaque à Nazareth reprenant un édit de César, datant de 41 après Jésus-Christ. Elle est visible à la Bibliothèque de France. Claudius César en personne prononce la peine de mort pour quiconque viendrait violer la dignité d’une tombe. Certains contestent que cette plaque ait été posée à Nazareth pour couper court à l’idée qu’une tombe puisse ainsi être profanée si facilement.
(source : Associates for Biblical Research ou encore Wikipedia)
Ceux qui s’opposent à la résurrection de Jésus sont dans l’obligation de trouver des théories alternatives pour expliquer l’impact gigantesque qu’elle a produit sur une population, qui s’est laissée convaincre malgré son opposition initiale. En quelques mois, plus de 10 000 Juifs se sont tournés vers Jésus.
Considérons les 5 points fondamentaux suivants : les sacrifices pour expier les péchets, l’obéissance aux lois mosaïques pour faire partie du peuple de Dieu, le respect du sabbat, un monothéisme qui leur interdisait de croire que quelqu’un puisse être homme et Dieu, l’attente d’un Messie glorieux. Or, environ 5 semaines après la crucifixion de Jésus qui se présentait comme le Messie (drôle de Messie glorieux pour les juifs !) il y avait déjà 10 000 juifs qui se réclamaient de lui et qui étaient prêts à abandonner ou à modifier les 5 points précédents, qui pourtant, depuis des siècles, demeuraient incontournables pour un juif !
– Infobible
- La transformation de l’Évangile est si durable qu’en deux siècles elle a changé la face de l’Empire romain. Au point qu’en 326, il est interdit de condamner un homme aux bêtes sauvages. Pourquoi ? Parce que Jésus est vivant et qu’il change les cœurs de ceux qui se confient en lui…
Quelles sont les alternatives ? J’ai lu un site athée qui dit que c’est simplement une reprise des mythes de l’histoire, comme celui de Mithra ou d’Isis et Osiris.
- Les mythes se forment après plusieurs générations. Là l’effet est immédiat.
- Les mythes ne transforment pas les gens – ce ne sont que des histoires intéressantes. Là des gens comme Saul, farouche adversaire de Jésus deviennent ses serviteurs. Des criminels deviennent des disciples…
- Un tel mythe aurait paisiblement été contré par l’exhibition du corps de Jésus par ses adversaires. Un mythe n’explique ni le tombeau vide, ni les apparitions, ni la transformation des apôtres, ni l’impact sur les foules.
- Enfin, un mythe n’engendre pas un jour de célébration tel que le dimanche quand on est une population juive habituée à célébrer le samedi.
Quelles sont les alternatives ! Il faut toujours expliquer :
- Le tombeau vide – personne ni dans la littérature séculière, ni apocryphe, ni chrétienne ne mentionne jamais le moindre pèlerinage ou hommage rendu sur la tombe de Jésus…
- Les apparitions multisensorielles
- La transformation des apôtres
- L’impact sur les opposants qui se convertissent
- La transformation de l’Empire romain
Finalement, aucune alternative ne tient :
- Le corps de Jésus a été enterré en un lieu inconnu (mais Juifs et Romains auraient sorti le corps).
- Les femmes se sont trompées de tombeau (mais Juifs et Romains auraient sorti le corps).
- La résurrection est un ajout légendaire (on en a parlé !).
- Une mythologie à l’image des mythologies païennes mais en fait, les textes païens sont tous postérieurs au christianisme !
- Une résurrection « spirituelle » (mais là encore les Juifs et les Romains auraient sorti le corps).
Conclusion
Voici le témoignage de C.S. Lewis, professeur de littérature à l’université de Cambridge qui s’est converti en examinant les preuves de la résurrection :
Aucune autre religion ne présentait un tel caractère d’historicité. J’avais une trop grande expérience de la critique littéraire pour pouvoir considérer les évangiles comme étant un mythe.
– C.S. Lewis, Surprised by joy, London, Geoffroy Bles, 1955, p. 215, 221, 223
Un rabbin célèbre outre-atlantique affirme que Jésus est réellement ressuscité, disant même que c’est l’essentiel de l’espérance chrétienne :
En tant que Juif pratiquant, je ne peux expliquer le développement historique qui, malgré de nombreuses erreurs et bien des confusions, a porté le message central d’Israël au monde des nations, en résultat d’un hasard aveugle, ou d’erreur humaine, ou d’un déterminisme matérialiste… la foi de Pâque doit être considérée comme élément de la providence divine.
– Pinchas Lapide, The Resurrection of Jesus : A Jewish Perspective








