Un concubinage de 20 ans est-il un mariage ? (Épisode 514)
Pour répondre à la question d’un chrétien vivant en concubinage et sur les répercussions au sein de son église, Florent va sélectionner quelques données historiques puis bibliques sur la validité du mariage. Il s’intéresse d’abord au statut légal des unions au fil des époques, avant d’aborder les nuances de la cohabitation moderne. Comment trancher entre sagesse et loi lorsqu’un tel conflit se présente, et à qui revient cette autorité ?
🔍 Pour aller plus loin
Sur le mariage :
- Le mariage à la mairie est-il valide devant Dieu ? (Épisode 131)
- Que penser du divorce et du remariage ? (Épisode 344)
Sur l’autorité dans l’Église :
- Qui a l’autorité : les anciens ou les blogueurs ? (Épisode 179)
- Doit-on confesser ses péchés sexuels au pasteur ? (Épisode 275)
- Pourquoi la Bible serait-elle la seule autorité ? (Épisode 389)
📚 Ressources mentionnées :
- « Mariage et cohabitation, perspectives bibliques et théologiques » (article d’Henri Blocher publié dans FAC-Réflexion, avril 1990)
- Le très cité livre d’Alain Nisus : Pour une foi réfléchie, éditions la Maison de la Bible.
- « Clartés sur le mariage », article d’Henri Blocher dans la revue chrétienne Icthus n°57, décembre 1975, p. 9.
Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.
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Si tu as une question adressée à Florent Varak, commence par consulter la liste des épisodes existants ici et si le sujet n’a pas encore été traité, tu peux poser ta question à l’adresse : contact@toutpoursagloire.com.
Transcription :
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La question est posée :
Un pasteur dans une Église chrétienne accepte un chrétien qui vit en concubinage avec sa conjointe non croyante depuis 20 ans. Il considère qu’ils vivent comme des gens mariés et espère qu’ils se marieront bientôt. Ce chrétien est à l’Église depuis deux ans et sa situation n’a toujours pas changé. Les membres de l’Église semblent inconfortables, mais laissent le pasteur gérer cette situation. Que devons-nous en penser ? Certains disent que ce n’est pas grave et d’autres ne sont pas d’accord. Quelques-uns ont même quitté l’Église. Disons que le sujet est sensible et j’aimerais recevoir un peu d’éclairage.
Merci pour tes podcasts. Toujours appréciés.
Une chrétienne qui se questionne.
Merci pour ta question. Je vais être cash dans l’introduction de ma réponse.
1. Ton Église locale a l’autorité
La bonne position, c’est celle de ton Église. C’est celle de tes anciens.
Comme je le rappelle fréquemment, les blogueurs n’ont pas l’autorité spirituelle. L’Église est la colonne et l’appui de la vérité, pas Internet, et certainement pas tout pour sa gloire. Même si nous, dans ce ministère que nous offrons à la francophonie, visons, cherchons à honorer Christ en étant fidèles à la parole de Dieu. Néanmoins, ce que Dieu a instauré comme institution, ce ne sont pas les sites Internet ni les chaînes YouTube, ce sont des anciens. Avec des pasteurs qui travaillent à la réflexion éthique, théologique et biblique pour apporter un cadre à l’Église. Ce sont eux qui sont autorités. Tout ce que je peux faire, c’est… être l’équivalent des enseignants itinérants que nous trouvons dans l’Écriture, notamment si tu lis 1, 2 et 3 Jean, tu trouveras leurs traces. Et nous offrons ici une perspective qui est à évaluer, mais la bonne perspective, ce n’est pas ma perspective, c’est la perspective qui vient de l’Église. Les anciens rendront compte pour les âmes de l’Église, ce sont eux les responsables. Et pour avoir exercé ce travail, et pour exercer encore cette fonction d’ancien, je sais combien c’est compliqué et difficile. Mais bon, ta question est intéressante et elle va, je suppose, intéresser d’autres personnes.
Alors on va regarder déjà le mariage selon la Bible. Dieu a institué le mariage au tout début de la création. Il le décrit en ces termes généraux :
C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair.
– Genèse 2.24
- On constate que Dieu instaure premièrement une rupture de la dépendance à l’égard de la famille d’origine. Un homme ne peut pas rester dans les jupons de sa mère, ni une femme dans les jupons de sa mère non plus.
Enfin bref, tu vois ce que je veux dire. Il y a une rupture de dépendance. Dans la prise de décision, etc., à l’égard de la famille d’origine. - Deuxièmement, il y a un engagement réciproque, librement consenti. Le contexte antérieur décrit l’admiration de l’aimé, ce qui exprime le désir, le consentement et le contentement. Il y a là un engagement réciproque, libre.
- Troisièmement, il y a le développement d’une relation en tous points intime, une relation humaine, spirituelle, sexuelle, etc. Et tu remarqueras que dans cette institution du mariage, il n’existe rien de précis qui soit mentionné quant à la manière de l’exprimer. Aucune cérémonie n’est évoquée, aucun geste particulier, aucun échange d’alliances. Nous sommes là devant un principe brut que j’ai pu évoquer. On pourrait relever d’autres aspects, un homme, une femme, etc. Mais ça, c’est en dehors de notre question pour ce jour. On perçoit ainsi… qu’il appartiendra à chaque culture de définir plus précisément le comment de cette union. Ni l’Ancien Testament ni le Nouveau Testament ne définissent des critères ou des normes quant à la célébration d’un mariage. Nous ne trouvons que des exemples. Genèse 24.67, 1 Rois 3.1, etc. Donc, si Dieu définit les critères du mariage, la Bible n’en définit pas les formes d’établissement. Et ça, c’est important de le noter. Du temps des patriarches, aucun contrat n’était nécessaire. L’engagement était reconnu par les familles et suffisant pour l’établir. Il suffit de lire Genèse 25.20 ou 28.9. Isaac va dans sa tente avec sa femme, par exemple, un acte très public dans un contexte tribal qui établit suffisamment clairement leur union.
2. Les données bibliques
Deuxième observation : du temps de Moïse, on voit les fiançailles qui apparaissent avec une forme d’établissement, de devoirs et de droits. On a cela en Exode 22.16, Lévitique 19.20, Deutéronome 27 et 22.23-30. Et puis on arrive au Nouveau Testament, je prends quand même beaucoup de raccourcis, mais on arrive au Nouveau Testament et on découvre un protocole mieux établi, déjà du temps de Salomon avec le Cantique des cantiques, qui comprend une forme de fête, une reconnaissance publique du mariage. Évangile selon Jean chapitre 2, Évangile selon Matthieu chapitre 25 peuvent l’évoquer en ces termes.
Henri Blocher, théologien évangélique, résume ainsi les éléments constitutifs du mariage que la culture va légitimer, et je le cite directement :
Il y a mariage, mariage valide, quand les termes de cette définition sont respectés. L’alliance, sanctionnée par l’autorité en charge de l’ordre social, par laquelle un homme et une femme s’engagent sans contrainte à mener une vie commune et s’unir sexuellement.
– Henri Blocher
Henri Blocher souligne par ailleurs que l’Écriture propose trois ingrédients au mariage :
- le libre accord des époux
- l’union sexuelle avec vie commune
- la reconnaissance sociale
Si tu es intéressée par les sources, c’est dans un article intitulé « Mariage et cohabitation, perspectives bibliques et théologiques », Théologie Évangélique, avril 1990. Voilà pour les données bibliques rassemblées rapidement. Regardons maintenant comment on vivait le mariage chez les Romains. En réalité, il existait plusieurs formes juridiques de mariage. Société beaucoup plus complexe, avec des formes légales beaucoup plus exigeantes. Allant de la plus formelle, avec un engagement religieux devant dix témoins, le confarreatio, tu pardonneras mon accent en latin, j’ai fait qu’une année de latin et c’était il y a très longtemps. Donc, un engagement religieux très solennel, jusqu’à la plus ordinaire, l’usus, qui reconnaissait le mariage après une année de vie commune. Et entre ces deux extrêmes se trouvaient d’autres formes de mariage qui étaient plus ou moins à la mode en fonction des décennies de l’Empire romain du temps de Jésus et des apôtres.
Pour tout ce mariage, il fallait le conubium, c’est-à-dire la capacité juridique de contracter un mariage romain légitime. La citoyenneté romaine, la puberté, 12 ans pour la fille, 14 pour le garçon, le consentement des parties et de leurs chefs de famille, et l’absence d’empêchement issu d’une parenté proche. Le mariage romain repose juridiquement sur une intention continue d’être mari et femme. Mais voilà ! Les esclaves ne pouvaient aucunement contracter un tel mariage. Ils n’étaient pas citoyens romains, c’était une union sociale qu’ils pouvaient contracter, mais sans aucun droit civique. Ils n’avaient absolument pas droit à la protection ni à la reconnaissance du mariage. Mais je ne sais pas si tu as remarqué que dans la complexité des situations, le Nouveau Testament ne s’embarrasse pas de ces fioritures. Il ne distingue nullement entre les différents types de mariage. Quand on lit 1 Corinthiens, quand on lit Romains, qui parle très très peu du mariage, il en dit ceci : Tu es marié ? Tu es engagé. Vis selon l’engagement que tu as pris. L’Église se composait alors de nobles, d’esclaves, de citoyens, d’affranchis.
Certains ne pouvaient pas se marier avec des normes exigeantes, mais leur engagement dans la vie faisait d’eux des gens mariés. Voilà pour le tableau de la société de l’époque du Nouveau Testament.
Alors, que dire d’une vie commune ? Et c’est le centre de ta question. Alors, très clairement, le mariage doit être mis en avant dans l’Église. Aujourd’hui, un jeune homme et une jeune femme qui aiment Jésus doivent s’abstenir de coucher ensemble jusqu’au mariage et célébrer joyeusement leur union. Et cela publiquement, pourquoi pas avec une cérémonie.
Il faut bien savoir qu’en France, seule l’autorité civile peut célébrer un mariage, et après la signature de ce mariage, il y a véritablement un mariage contracté. C’est à la mairie que la personne est mariée, selon la loi française. Le couple vient alors célébrer à l’Église, mais ce n’est pas l’Église qui génère l’alliance ou l’engagement du mariage. On vient prier pour la bénédiction de Dieu à l’Église, mais on ne vient pas établir le mariage. Ça c’est pour la loi française. Paul comprend – en tout cas, que dans un monde déchu – il n’y aura pas que des situations idéales que je viens de citer. Un jeune homme, une jeune femme, et il faut que toute l’Église se réjouisse de ces exemples qui ont lieu et qui reflètent l’intention de Dieu pour cette situation. Il y a parfois des chrétiens qui se retrouvent dans des situations difficiles, comme un couple dont l’un se convertit. Et voilà ce que l’apôtre Paul dit en 1 Corinthiens 7.10-11. Paul dit qu’il ordonne lui, mais non pas le Seigneur. Ce n’est pas pour distinguer un niveau d’autorité, mais simplement parce que Jésus-Christ n’avait pas évoqué la situation qu’il rencontre maintenant.
D’un couple en dehors de l’alliance divine.
Jésus parlait dans une société très homogène au niveau de ses croyances. Deux personnes issues de l’alliance judaïque, en quelque sorte, qui se marient. Paul, prêchant l’Évangile dans un monde païen, se trouve devant des situations que Jésus n’a pas évoquées et lui-même l’évoque. Mais son propos… demeure un propos qui fait autorité. Et ce qu’il dit ici, c’est très clair, c’est que si tu es marié, quel que soit le degré de mariage, le type de mariage contracté, assume tes responsabilités de marié.
3. Dans le cas évoqué
Alors, regardons maintenant le couple que tu mentionnes. Je n’ai pas tous les détails, et donc je vais fournir quelques idées, quelques perspectives, hypothèses, pour illustrer mon propos.
Ils vivent ensemble. Est-ce qu’ils ont des enfants ? Peut-être qu’ils ont des enfants et voilà qu’il se convertit lui. Alléluia ! Il voudrait se marier mais elle ne veut pas. Que faire ? Est-il préférable de dissoudre le couple et la famille ou est-il préférable de les considérer comme mariés ? Tu vois, ces facteurs me semblent à prendre en compte. La présence d’enfants change la donne. Le refus du non-chrétien de se marier change la donne. La pérennité de la relation et la volonté du chrétien de vivre et d’honorer cette relation et ces années vécues changent la donne. Et tout ceci exige que les anciens qui ont l’autorité morale de réfléchir à ces questions éthiques puissent prendre une décision dans un sens ou dans l’autre. À Rome, une année de vie commune, je l’ai dit, engendrait automatiquement le statut de marié. Aux États-Unis, je crois que c’est 10 ans, je ne suis pas sûr. Et je ne crois pas qu’il y ait de loi similaire en France, mais il est probable qu’un juge, en cas de litige, pourrait prendre en compte le vécu, cette pérennité, et notamment s’il y a des enfants.
Alors, comment essayer de synthétiser toutes ces informations ? Je lisais ce que relève Pour une fois réfléchie, le livre d’Alain Nisus sur cette question. Et voilà ce qu’il dit dans la dernière section sur l’éthique, pages 786 à 787 si tu veux t’y reporter :
La théologienne France Quéré parlait à propos de la cohabitation moderne de cohésitation. On hésite à s’engager l’un envers l’autre.
Parfois il y a inégalité, c’est seulement l’un des deux qui ne veut pas s’engager. On décide néanmoins d’engager les corps dans l’union sexuelle. Il y a un divorce entre le corps et l’esprit. En effet, donner notre corps, ce qui nous est le plus intime, qui est l’expression de notre personne, à quelqu’un sans nous engager envers cette personne est une forme de tromperie. C’est cela que la Bible appelle immoralité sexuelle et qui déplaît à Dieu (1Co 6.18). Néanmoins, toutes les formes de cohabitation sont-elles semblables ?
Quand les cohabitants forment un couple stable, fidèle, qui a des enfants, peut-on encore parler d’immoralité sexuelle ?
Le théologien Henri Blocher suggère de voir là un « sous-mariage », comme le concubinat romain, plutôt que de l’immoralité sexuelle. Ces cohabitants, à l’état quasi conjugal, pèchent non par l’union sexuelle, mais par le refus du mariage plein.
– Alain Nisus, Pour une foi réfléchie
Je rejoins assez bien cette analyse. Alors bien sûr, on aimerait que le monde soit facile, carré, mais depuis la chute, ce n’est pas le cas. Et c’est là où des anciens, avec le pasteur, peuvent chercher la sagesse de Dieu pour voir… qu’il n’y ait pas, et veiller à ce qu’il n’y ait pas, de brutalité inutile, ni laxisme dangereux.
Qu’est-ce qui honorerait le plus le Seigneur ? Placer cet homme sous discipline ? Ou lui demander d’aimer cette femme, comme Christ a aimé l’Église ? Je le concède, ce n’est pas facile. Les choix peuvent être différents d’une situation à l’autre, et la sagesse n’est pas la loi (la loi avec « Il faut faire ça, point »). La sagesse, c’est comprendre comment la loi s’applique, la loi spirituelle, morale de l’Écriture s’applique dans les situations qui sont parfois plus compliquées.
En réalité, en consultant les droits et les devoirs du mariage et même du PACS en France, on réalise qu’on demeure, même dans le mariage français, très éloigné des exigences bibliques. En sorte que par-delà les arrangements des hommes et des femmes, des différentes sociétés, les chrétiens et les chrétiennes doivent se comporter bien plus haut que simplement ce qu’exigent les lois du pays, comme le Christ le demande, dans la situation où l’on est aujourd’hui.
Conclusion
Je suis conscient, je n’ai pas tranché de façon catégorique et je me garderai de le faire. Peut-être ici et là, tu peux percevoir quel est l’avis que j’aurais, mais qui mériterait d’avoir plus d’informations que je n’ai pas.
Je te rappelle que la bonne position est celle de ton Église, celle de ton pasteur, celle des anciens qui ont réfléchi à ça et qui auront à répondre de la situation. Pourquoi est-ce que Dieu se préoccupe tant de cela ? En réalité, c’est parce qu’il y a quelque chose de magnifique dans le mariage. C’est qu’il illustre l’union de Dieu et de son peuple. Et la Bible se termine sur des noces. Le moment où tous les sauvés seront unis, ou plutôt vont consommer l’union qu’ils ont déjà débutée par leur conversion, ce sera le temps des noces de l’Agneau. Des réjouissances dont aujourd’hui nous n’avons pas même l’imagination. La Bible nous dit ceci :
Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse et donnons-lui gloire. Car les noces de l’Agneau sont venues et son épouse s’est préparée. Il lui a été donné de se vêtir de fin lin éclatant et pur. Le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. L’ange me dit, écris, heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’Agneau. Puis il me dit, ce sont les paroles véritables de Dieu.
– Apocalypse 19.7-9
Voilà pourquoi l’éthique du couple est si importante : parce qu’elle reflète une éthique spirituelle bien plus vaste. Un homme ou une femme qui vient à la foi, qui est lavé de ses péchés dans le sang de l’Agneau, qui est lavé de ses péchés alors qu’il reçoit par grâce le pardon de Dieu, alors qu’il place sa foi en Christ, qu’il se repent et reçoit cette vie nouvelle, eh bien, c’est comme s’ils s’étaient fiancés, ou comme si Christ l’avait fiancé à lui et à elle, jusqu’au jour où ce sera le temps des noces de l’Agneau. Et en cela, un couple dit une autre histoire. Ce n’est pas simplement un frottement de peau, des relations sexuelles. Ce n’est pas simplement une vie commune. Il y a quelque chose de spirituel, de très profond, qui raconte une autre histoire : l’histoire de Dieu avec son peuple ; l’histoire de Dieu qui s’engage à laver son peuple et à l’unir un jour à lui pour toute l’éternité.
J’espère que tu fais partie de cette Épouse et si ce n’est pas le cas, écoute cette proposition. Tu peux être lavé de tes péchés en Christ. Ce sont les paroles véritables de Dieu, nous dit l’Apocalypse, qui se termine sur cette invitation : « Viens !» Viens pour bénéficier de ces noces de l’Agneau. Viens dans la foi, dans la repentance sur tes péchés et la confiance que Christ les a portés. Il prépare ces noces pour que ce soit l’inauguration d’une vie commune éternelle avec celui qui est notre Sauveur.
En tout cas, j’espère avoir donné un éclairage à cette question que tu as posée.








