Pensez à l’exhortation de Paul à Timothée :
Jusqu’à ce que je vienne, consacre-toi à la lecture publique des Écritures, à la prédication et à l’enseignement.
1 Timothée 4.13
Apprécier de bons romans
Jusqu’à récemment, je lisais principalement des livres de théologie. Je pensais que j’étais trop occupée pour lire des romans. Jusqu’à ce que je commence à remplacer mon régime régulier de podcasts par davantage de livres audio. (Voir cet article, dans lequel je discute des avantages des livres par rapport aux podcasts.) En conséquence, j’ai lu plus de 30 romans en 2025. Ils allaient de la série du Seigneur des anneaux et de celle de Anne aux pignons verts (que j’ai relue sous forme papier) à L’Odyssée, de Homère, et à la série Hunger Games, de Suzanne Collins. J’ai compris que la lecture de bons romans nous apprend l’empathie comme peu d’autres formes de littérature peuvent le faire. Mon préféré était le classique Jane Eyre de Charlotte Brontë. Le courage et la détermination de la protagoniste face à une tentation accablante m’inspirent à la vertu et à l’excellence.
Biographies
Outre les ouvrages de fiction, j’apprécie tout autant les biographies. La plus mémorable dans cette catégorie est sans doute Susie : The Life and Legacy of Susannah Spurgeon (Susie : La vie et l’héritage de Susannah Spurgeon), de Ray Rhodes Jr. Son mari, Charles Spurgeon, bien plus célèbre, est une figure bien connue de ma vie chrétienne. Mais je savais peu de choses sur sa compagne de vie. Ce que j’ai appris de son histoire m’a beaucoup émue. C’était une femme d’une profondeur intellectuelle et d’une résilience spirituelle remarquables. Elle parlait couramment le français et servait de guide à son mari lors de leurs voyages en France. Leur mariage était marqué par un tel attachement et une telle affection qu’un livre entier retrace leur histoire d’amour constant.
Bien qu’affligée d’une maladie chronique débilitante, elle a aidé Charles en tant que rédactrice en chef et confidente. Le couronnement de son ministère, qui s’est poursuivi même après le décès de son mari, a été le « Mrs. Spurgeon’s book fund » (Fonds pour les livres de Mme Spurgeon). Animée par une passion pour les bons livres et pour les hérauts de l’Évangile, elle a collecté des fonds et supervisé la distribution de plus de 200 000 volumes, pour la plupart écrits par son bien-aimé. On peut affirmer sans risque que son fonds pour les livres est l’une des raisons pour lesquelles l’influence de Charles Spurgeon s’est étendue à travers le monde et jusqu’à nos jours. Alors que son mari était un auteur prolifique, elle était la stratège qui a veillé à ce que ses écrits deviennent la bibliothèque fondamentale pour des générations de ministres.
Lire les livres d’amies auteures
J’ai eu le privilège de rencontrer plusieurs auteurs au cours des dernières années. Lire leurs livres m’a donné l’impression d’entendre la voix d’une amie chère, même si notre rencontre personnelle a été brève. J’ai rencontré Karen Stiller lors d’un événement de l’Evangelical fellowship of Canada (EFC) où j’avais été invitée à faire une présentation. Elle venait de perdre son mari d’un cancer, et nous avons échangé des mots chaleureux. Imaginez donc ma joie lorsque j’ai vu que son livre Holiness Here était disponible sur Everand. J’ai lu de nombreux livres sur la sainteté, mais aucun ne m’a autant plu. Son utilisation généreuse d’histoires m’a captivée et m’a donné envie d’en savoir plus. Ses images vivantes et ses descriptions poétiques ont donné vie à ses récits. De plus, j’ai beaucoup apprécié le caractère typiquement canadien de son livre. Je suis tellement habituée à lire des ouvrages d’auteurs américains qui utilisent des illustrations communes aux Américains. Mais entendre Karen parler de la poutine, de la ville de Québec et d’autres aspects de la vie au Canada (et spécifiquement en Ontario et au Québec) a rendu cette lecture particulièrement agréable.
Un autre excellent ouvrage effectué par une amie a pris la forme d’un commentaire accessible à tous sur Habakuk, rédigé par Taylor Turkington, Trembling faith : How a distressed prophet helps us trust God in a chaotic world (Une foi tremblante : comment un prophète en détresse nous aide à faire confiance à Dieu dans un monde chaotique). J’ai entendu dire que les pages du livre d’Habakuk sont parmi les plus propres de nos Bibles, tout simplement parce que nous ne l’avons pas étudié. Par conséquent, ses pages ne sont ni froissées ni annotées. L’introduction de Taylor à ce petit prophète est à la fois profonde et accessible. Elle aborde les questions exégétiques avec clarté, mais elle ne s’arrête pas là. Elle parsème les pages de ce livre d’illustrations vivantes tirées de sa propre vie. Et elle propose de nombreuses façons d’appliquer ses réalités à nos vies. Quelle joie d’avoir enseigné Habakuk à ses côtés lors de la récente conférence des femmes de TGC. Si vous l’avez manquée et que vous souhaitez l’entendre en personne, elle se joindra à nous à Montréal les 20 et 21 mars pour la conférence annuelle des femmes SOLA : Femmes Scriptura.
Ma lecture préférée de 2025
De tous les genres, mon livre préféré est de loin Unoffendable : How just one change can make all the difference (Inoffensable : comment un seul changement peut faire toute la différence), de Brant Hansen. En fait, je l’ai tellement aimé que, deux semaines après l’avoir terminé, je l’ai réécouté ! Son idée principale est que nous, en tant que croyants, devons renoncer à notre prétendu droit d’être en colère. Il m’a aidée à comprendre que si je pense que ma colère est justifiée, je me trompe probablement moi-même. La véritable justice mène à l’action et au sacrifice, alors que la plupart des « justes colères » ne mènent qu’à des défoulements et à de l’amertume.
Certains théologiens soutiennent que nous devons nous mettre en colère si nous voulons surmonter notre apathie face au péché dans ce monde brisé. Hansen rétorque que la colère n’est pas seulement inutile à cette fin, mais qu’elle est contre-productive. Tout ce que nous pouvons accomplir avec la colère, nous pouvons le faire encore mieux si nous nous en libérons. L’orgueil est le moteur de l’offense, et son antidote est l’humilité. L’amour et la compassion sont des moteurs bien plus durables face à l’injustice.
J’ai une confession à faire : je suis une championne de la juste indignation en voie de guérison. Et dans le contexte de polarisation qui caractérise notre époque, je trouve facile de me mettre en colère quand je lis les gros titres et que je vois tant d’injustices dans le monde. Hansen m’a aidée à comprendre que la colère ne mène à rien. Au contraire, c’est un carburant énergivore qui finit par s’épuiser. Je peux œuvrer pour mettre fin à toutes sortes d’injustices sans être perpétuellement indignée. La compassion apporte une clarté qui ne dépend pas d’une montée d’adrénaline.
Unoffendable a été mon appel personnel à une vie calme, paisible et joyeuse, qui contraste fortement avec la culture de l’indignation des réseaux sociaux et de la politique moderne. Lorsque je renonce à mon droit d’être offensée, je découvre le pouvoir d’aimer les gens tels qu’ils sont.
Conclusion
Si vous avez passé beaucoup plus de temps à faire défiler votre fil d’actualité en 2025 que vous ne voulez bien l’admettre, puis-je vous inviter à envisager de remplacer une partie de ce temps passé sur les réseaux sociaux par des livres de qualité ? Qu’il s’agisse de livres audio, de livres électroniques ou de livres papier, ceux-ci rempliront votre âme d’une sagesse et d’une paix d’esprit bien plus grandes que Facebook ou Instagram ne le feront jamais. Si vous vous joignez à moi en 2026, j’aimerais beaucoup avoir de vos nouvelles.
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