Dans ce court article, je voudrais mettre le doigt sur deux limites de toute psychothérapie ou psychanalyse. Pour cela, je fais appel à une citation de Dietrich Bonhoeffer.
Selon moi, Bonhoeffer discerne avec sagesse deux limites au travail de relation d’aide auquel sont confrontés les psychothérapeutes non chrétiens:
Leur anthropologie ne reconnait pas le péché.
Ils ne reconnaissent pas l’existence de Dieu.
Il se trouve que ces deux points sont essentiels dans notre façon d’aborder les problèmes existentiels. Si nous devons faire appel à un thérapeute, nous devons les avoir à l’esprit.
Par exemple : si vous consultez pour un problème lié à un péché, poser un diagnostic et comprendre l’origine d’un tel comportement pourra vous aider à l’appréhender. Mais cela ne pourra toutefois pas vous en guérir.
Seul le pardon de Dieu peut nous guérir du péché et il n’existe aucun médicament qui puisse nous ôter la culpabilité de nos fautes.
Je vous laisse donc lire attentivement ce qui suit :
Le psychologue à l’apogée de son art ou l’habile observateur de la nature humaine connait infiniment moins bien le cœur humain que le simple chrétien vivant à l’ombre de la croix de Jésus.
L’expérience, la science et le discernement psychologique les plus raffinés ne réussissent pas à saisir ce concept : l’essence du péché.La sagesse du monde perçoit la détresse, la faiblesse et l’échec, mais elle ne comprend pas l’impiété de l’homme.
Par conséquent, elle ne sait pas que le péché seul le détruit et que sa guérison s’effectue uniquement grâce au pardon. Le chrétien, quant à lui, possède cette connaissance.
En présence du psychiatre, je ne suis qu’un homme malade ; devant mon frère chrétien, je me permets d’être un pécheur.Le psychiatre sonde d’abord mon cœur, mais ne parvient jamais à en sonder les profondeurs. Quand je m’approche de lui, mon frère chrétien comprend : « Voilà un pécheur comme moi, se dit-il, un homme impie qui veut confesser son péché et aspire à recevoir le pardon de Dieu. »
Je tiens à rajouter que je crois en l’utilité du travail des psychologues et des psychiatres, ce que j’exprime brièvement dans cet article.
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Raphaël Charrier
À l’âge de 23 ans, Raphaël découvre la personne de Jésus-Christ et son œuvre. Il place sa foi en lui et devient son disciple. Après des études d’éducateur spécialisé, et animé par le désir de servir l’Évangile, Raphaël se forme en théologie à l’Institut Biblique de Genève, puis à la Faculté Libre de Théologie Évangélique de Vaux-sur-Seine.
Après un premier poste pastoral à plein temps à l’ECE Grenoble, il partage aujourd’hui son ministère entre une charge pastorale à Sola Gratia Grenoble, l’enseignement dans des instituts et facultés de théologie, l’écriture, ainsi que le développement de la TPSG Académie.
Il est marié à Marion et ils ont deux enfants. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont Vivre pour Jésus, qui a pour objectif d’aider les chrétiens à poser les bons fondements de la vie chrétienne.