La force des petits groupes de maison

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La force des petits groupes de maison
Laura Nelson

L’authenticité d’un petit groupe permet d’appliquer la Parole à tous les domaines de la vie d’un disciple.

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Un premier ticket de métro

Jérémie, baptisé quelques mois auparavant, regardait mon mari, soudain très surpris. « Mais… en fait, ça veut dire que je dois acheter des tickets de métro pour la première fois de ma vie ?»

Lorsque Paul écrivait aux chrétiens d’Éphèse : « Que celui qui volait cesse de voler », il ne pensait probablement pas au métro parisien ! Mais l’Esprit qui a inspiré ces paroles les a également soufflées dans le cœur de Jérémie à ce moment-là, afin qu’il comprenne comment appliquer ces instructions dans sa vie, de manière très concrète.

Jérémie a avoué qu’en 25 ans de vie en région parisienne, il n’avait jamais payé pour les transports collectifs : « C’est un jeu de sauter par-dessus les barrières, ce sont uniquement les touristes et les pigeons qui paient !» Mais ce soir-là, confronté par la Parole de Dieu, il s’est engagé à ne plus frauder. Est-ce que les anges au ciel ont fait la fête lorsqu’il a sorti son portefeuille devant la machine ce soir-là pour acheter son premier carnet de tickets ? Je ne sais pas. Mais chaque pensée corrigée, chaque habitude remise en question, chaque idolâtrie démasquée, chaque action généreuse accomplie, chaque témoignage sincère sont des victoires miraculeuses et des fruits éternels portés à la gloire de Dieu. C’est ce qu’on doit viser chaque fois que l’on ouvre la Bible dans notre groupe : des vies transformées, de manière profonde et précise.

Corriger une fausse conviction au sujet de Dieu ou acheter un carnet de tickets de transport : ces deux choses font partie du même processus de croissance spirituelle vers la maturité en Christ.

Dieu ne demande pas une obéissance « à la louche »

À quand remonte la dernière fois où vous avez vécu un moment comme Jérémie ? Une prise de conscience d’un péché à corriger ? Dieu qui met son doigt sur une attitude ou un comportement en décalage avec votre identité d’enfant de Dieu ? Et dans votre groupe, est-ce que cela arrive souvent ou plutôt très rarement ? Est-ce que les gens se sentent à l’aise pour partager la réalité de leur quotidien ? Pour poser des questions et prendre des engagements avec le soutien de leurs frères et sœurs ? Ou est-ce que tout reste confortablement vague : aimer Dieu, être plus reconnaissant, partager sa foi ? Les sujets de prière partagés à la fin portent-ils sur la recherche d’un emploi, les prochains examens ou la santé des jeunes enfants ? Ou sur le désir de grandir en Christ : les luttes spirituelles qui sont souvent liées aux circonstances, mais qui visent la transformation de notre cœur et pas seulement notre situation ? (Trouver son identité en Jésus pendant la recherche d’emploi, avoir confiance face aux examens, témoigner auprès des jeunes enfants.)

Si vous êtes chrétien depuis longtemps, il y a des chances que vous ne soyez plus en mode croissance, mais plutôt « en veille ». Les péchés visibles et flagrants ont été confrontés et corrigés dans les premières années et ce qui reste de « moins joli » dans votre vie est trop compliqué et emmêlé pour savoir par où commencer. Vous avez du mal à discerner entre personnalité, situation et péché, et – pour être honnête – vous y êtes habitué, rassuré d’être sauvé par grâce, quoi qu’il arrive. Vous ne luttez plus avec le péché de manière ciblée et précise. Comme lors d’une nuit d’été où un moustique vous réveille, vous préférez mettre le drap au-dessus de votre tête plutôt que d’allumer la lampe et traquer la petite bête jusqu’à la trouver et l’écraser. (Attention, tout comme le moustique, le péché risque de réapparaître pour un deuxième repas la nuit suivante !)

Ouvrir la Bible : une activité à haut risque

Réveillons-nous ! La Bible nous appelle à une vigilance sans relâche et à une croissance constante. Chaque fois que nous ouvrons nos Bibles ensemble (ou individuellement), nous sommes en quelque sorte « éprouvés » par Dieu.

Écoute attentive et humble ? Ou lecture superficielle et endurcissement du cœur ? Ce n’est pas nous qui jugeons la Parole en l’étudiant : c’est elle qui nous juge. Lisez donc Jacques 1.22-25 :

Mettez en pratique la parole et ne vous contentez pas de l’écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. En effet, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il ressemble à un homme qui regarde son visage dans un miroir et qui, après s’être observé, s’en va et oublie aussitôt comment il était. Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui a persévéré, celui qui n’a pas oublié ce qu’il a entendu mais qui se met au travail, celui-là sera heureux dans son activité.
– Jacques 1.22-25

Jacques nous dit que c’est à la fois ridicule (amnésique) et dangereux d’étudier la Bible sans la mettre en pratique. Dieu nous montre la réalité de nos cœurs, comme dans un miroir, mais un miroir qui révèle nos imperfections intérieures et cachées, pas juste nos imperfections physiques. Il nous montre cette réalité pour notre bien, pour nous amener à la repentance et à compter sur sa grâce pour nous transformer. Quelle belle ambition pour nos groupes : plonger nos regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté ! Loi de liberté ? C’est un oxymore. Mais nous savons que plus nous progressons dans notre obéissance à Dieu, plus nous goûterons à la vraie liberté. Libres et heureux dans notre activité (d’après la fin de Jacques 1.25). Ça donne envie ! Alors, comment plonger nos regards dans cette loi, comment persévérer et la mettre en pratique ? Si nous sommes honnêtes, nous savons que c’est difficile. L’application du texte est la partie que Satan voudrait qu’on saute. Comment faire ?

Nous avons tous besoin d’une équipe

Le Tour de France est une des épreuves sportives les plus intenses de par sa durée et ses exigences individuelles. Mais c’est le soutien de ses coéquipiers, au cœur du peloton, qui permet aux champions de persévérer, de remporter des étapes et de finir la course. Les coureurs de l’équipe se relaient sans cesse et font tout pour aider le capitaine à aller jusqu’au bout de ses capacités.

Dieu a mis non seulement son Esprit en nous (c’est là que la comparaison atteint ses limites), mais nous a également donné toute une équipe de choc pour nous aider à mettre la Parole en pratique, à aller jusqu’au bout, à ne pas lâcher. Tout seuls, nous n’irons pas très loin, tels des cyclistes sans leur équipe. Nous risquons d’abandonner lorsque ça devient compliqué et d’oublier ce que Dieu nous a montré. Nous avons besoin d’aide.

Nous avons vu dans Jacques que tout enseignement de la Bible doit constamment déboucher sur une mise en pratique. Dans les prédications du dimanche, l’application sera forcément assez générale, sans beaucoup d’occasions d’en discuter par rapport à des situations précises. Le petit groupe, par contre, est le lieu idéal pour parler de ce que la Bible enseigne sur le pardon, sur la générosité, le mariage, l’homosexualité, la prière, le travail, la justice sociale, notre relation à la culture. Et ceci jusque dans des contextes précis, les défis de chacun. Jusque dans le métro parisien.

Le petit groupe : lieu idéal pour aller dans le concret

Le petit groupe est le lieu idéal pour parler concrètement pour au moins trois raisons :

1. L’application précise de l’Évangile ne s’improvise pas

Comment avez-vous appris à lire la Bible, à prier pour le monde ou à élever vos enfants dans la foi ? Pour beaucoup de chrétiens de mon âge, nous avons grandi dans des familles chrétiennes et c’est là qu’on nous a appris comment vivre pour Jésus tous les jours. Ou bien, ce sont peut-être des livres chrétiens sur ces sujets qui nous ont montré le chemin. Mais quand je regarde mon salon le mardi soir, je vois principalement des gens qui n’ont pas grandi dans des familles évangéliques et qui n’ont plus vraiment l’habitude de lire. Aujourd’hui, ces jeunes chrétiens et chrétiennes ont besoin de savoir comment vivre pour Jésus au niveau de leurs relations, de leur travail, de l’argent, du gouvernement, de la sexualité, de l’éducation des enfants, etc. La moralité ambiante est très loin des valeurs chrétiennes, ce qui était moins flagrant il y a 50 ans. Par exemple, ce n’est plus du tout évident aujourd’hui, pour des jeunes chrétiens, qu’un couple fiancé soit appelé à ne pas avoir de relations sexuelles avant le mariage, ou que Dieu nous demande de prier pour nos gouvernements. Un jeune chrétien ne va pas le deviner tout seul et il aura besoin de poser des questions, de voir des modèles (voir chapitre 3) et de recevoir de l’aide pour appliquer la Parole à tous les domaines de sa vie et prendre conscience de ce qui doit changer. Les petits groupes sont l’endroit idéal pour cela. Les applications pratiques envisagées par les autres nous aident à découvrir une application pour nous-mêmes. C’est un travail collectif où nous nous complétons, comme Dieu l’a voulu.

2. Dans un petit groupe, il est plus difficile de faire semblant

Le dimanche, lorsque nous regardons autour de nous, souvent nous ignorons le détail des vies des gens qui nous entourent. C’est normal de ne pas étaler toutes ses luttes devant toute l’assemblée. Mais le danger est de faire semblant de suivre le mouvement général, alors que nous avons tous des blocages plus ou moins importants dans notre vie de disciple. Par exemple, lorsque le pasteur parle du mariage chrétien qui doit refléter la relation entre Christ et son Église, vous vous dites : « Tout le monde pense que notre mariage est parfait, mais comment puis-je mettre ce texte en pratique aujourd’hui avec un mari qui souffre de dépression et qui n’a pas l’énergie de prendre soin de nous au quotidien ?» Comment aider chacun à connecter la réalité de sa vie brisée avec la mise en pratique de la Parole ?

Dans le petit groupe, nous passons du temps en petit comité. Nous pouvons partager davantage la réalité de nos situations et cela apporte un élément de réalisme : parler de l’application dans un contexte où l’on ose dire ce qui se passe vraiment dans nos vies. Est-ce que nous lisons la Bible régulièrement ? Est-ce que nous prions pour nos amis ? Est-ce que nous luttons contre certaines addictions ? Nos collègues de travail savent-ils que nous sommes chrétiens ? Pour vivre cette communion honnête et profonde, il faut apprendre à se faire confiance et à respecter les règles de confidentialité : ce qui est dit de personnel reste dans le groupe. Si on prend l’exemple de la femme dont le mari souffre de dépression, dans un petit groupe où le couple est connu et aimé, elle va pouvoir dire sa difficulté à mettre en pratique la Parole. Les autres membres pourront l’encourager avec compassion et l’aider à voir comment elle peut honorer Dieu dans son mariage, dans les défis concrets de sa vie. Sensibles à son désir d’honorer Jésus dans les épreuves, ils vont pouvoir prier avec elle et la soutenir pendant les semaines qui suivront. Une application de la Parole qui est authentique et adaptée sera forcément plus efficace et durable qu’une application « idéaliste ». Osons appliquer la Parole honnêtement et en comptant sur le soutien de nos frères et sœurs. Je ne vous dis pas qu’il faut tout raconter à tout le groupe : il faut apprendre à doser, selon la composition du groupe et l’intimité du sujet, mais cela doit être possible d’être honnête tout en restant plus général, et ensuite peut-être d’aller plus loin dans les discussions en binômes ou trios (voir les recommandations plus loin).

3. Un soutien pour « ne pas oublier ce à quoi on ressemble »

Vous souvenez-vous de l’homme dans Jacques 1 ? Quoi ? Vous avez déjà oublié ? Justement, on oublie si vite ! Dieu nous montre nos imperfections dans le miroir de sa Parole… puis il y a Netflix, et l’entretien avec mon supérieur hiérarchique, et les billets à réserver pour les prochaines vacances, et la louange pour le week-end d’Église à préparer. Notre élan s’estompe si vite.

Les placards de mon appartement sont remplis de projets démarrés avec enthousiasme, puis abandonnés en cours de route : des broderies pour des petits neveux qui ne s’intéressent plus à Winnie l’Ourson, la jupe de ma robe de mariée que j’ai teinte mais jamais ajustée, du tissu acheté pour faire des coussins, etc. Vous en avez, vous aussi, dans vos placards, n’est-ce pas ? Hélas, en ce qui me concerne, ce n’est pas seulement dans mes placards. À combien de reprises Dieu m’a-t-il montré des domaines de ma vie qui ont besoin d’une transformation en profondeur ? Je commence alors à prier par rapport à ce sujet. J’en fais même un projet : identifier des textes qui en parlent, mémoriser des versets. Mais je ne persévère pas, et finalement je suis comme cet homme qui oublie, qui passe à autre chose, tandis que Dieu m’invite au bonheur :

Mais celui qui a plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui a persévéré, celui qui n’a pas oublié ce qu’il a entendu mais qui se met au travail, celui-là sera heureux dans son activité.
– Jacques 1.25

Le week-end dernier, Dieu dans sa grâce m’a montré un gros chantier dans mon cœur. En écoutant des enseignements sur 1 Pierre, j’ai clairement vu, dans le miroir de sa Parole, une attitude bien enracinée que je dois changer. Heureusement, j’étais en petit comité avec quelques amis de mon Église et j’ai pu en parler avec plusieurs. Je peux leur faire confiance. Ils ne vont pas raconter mes péchés à tout le monde. Ils n’ont pas dit : « Ce n’est pas grave, Laura. Tu es formidable !» Non. Ils l’ont pris au sérieux, mais sans être choqués. Et surtout, forte de mes expériences de projets abandonnés, j’ai demandé à une amie en particulier de m’en parler régulièrement et de prier pour moi dans cette lutte. J’ai pu en discuter avec elle et elle s’est engagée à m’aider à persévérer et à ne pas oublier ce que Dieu m’a montré.

Nous avons tous besoin d’aide, d’une équipe personnelle, pour persévérer dans l’écoute de la Parole et dans sa mise en pratique. Non pas parce que nous sommes des champions, mais justement parce que nous en sommes incapables autrement.

Laisser la Bible diriger l’application

Lire la Bible, prier plus, partager l’Évangile. Avez-vous l’impression, que ce soit dans Proverbes 11, dans 1 Rois 8 ou dans Éphésiens 2, que l’on aboutit toujours aux mêmes applications ? Malheureusement, si nous n’étudions pas bien le texte dans son contexte, nous risquons de tourner autour de trois ou quatre applications classiques, un peu « plaquées » sur le texte. Mais l’application ne doit pas être vue comme un « rajout », ni le moment où on ferme les Bibles et on partage « ce que ça nous dit », en partant dans tous les sens. La Bible nous est livrée merveilleusement « pré-appliquée »!

Qu’est-ce que je veux dire par là ? Dieu ne nous a pas donné une théologie systématique : des articles de foi d’où nous devons extrapoler une pertinence pour aujourd’hui. Chaque livre de la Bible a un but, un objectif, est écrit pour des personnes précises, dans un contexte précis, avec un message à communiquer qui visait un effet précis. C’est génial ! Il suffit de creuser un peu plus le texte dans son contexte (contexte du livre en particulier, mais également contexte de la grande histoire du salut) pour trouver l’application visée par l’auteur avant de se demander en quoi cette application correspond à notre situation aujourd’hui. Je ne dis pas que c’est facile. Mais l’avantage énorme est que les applications seront plus précises et variées, et appuyées par tout le texte. Ce sera assez souvent une application au niveau des attitudes, des convictions, et pas forcément trois choses à faire le lendemain. Si nous laissons l’idée principale du texte diriger l’application, il y aura moins de risque de dissocier les instructions de leur contexte de l’Évangile et de devenir moralisateur, voire légaliste. Le schéma ci-dessous vous indique les étapes à suivre pour bien appliquer un texte.

On rentre et c’est fini ?

Parfois, on entend que la partie application du texte est quelque chose qu’on doit faire individuellement, dans son cœur, et que cela prend du temps et démarre après la fin de la réunion. J’ai déjà expliqué pourquoi je pense que nous avons besoin de travailler sérieusement sur l’application ensemble. Mais il est vrai que – tout comme notre corps a besoin d’un certain temps afin de digérer un bon repas et d’en tirer tous les nutriments – chaque membre du groupe va continuer à méditer et à appliquer individuellement les vérités vues ensemble. L’Esprit saint nous aidera à voir les liens entre sa Parole et notre quotidien, nos attitudes et nos actions. Souvent, deux jours après, j’envoie un message à un membre du groupe pour dire : « C’est incroyable à quel point le texte de mardi soir m’a aidée aujourd’hui lorsque je discutais avec un voisin !» Parfois, les vérités vues et discutées ensemble font partie d’un cheminement personnel où Dieu va continuer à nous interpeller au fil de notre lecture quotidienne, lors d’une prédication ou d’une conversation avec un autre chrétien. Quelle joie de démarrer ce processus ensemble en faisant confiance à Dieu pour poursuivre son œuvre en chacun de nous ! N’hésitez pas à prendre des nouvelles la semaine suivante par exemple et à partager ce cheminement. Ou pourquoi ne pas partir à la fin de la réunion de groupe avec une question à noter et à méditer pendant la semaine ?


Votre groupe est le lieu idéal pour réfléchir ensemble à comment mettre la Parole en pratique de manière réaliste, honnête, concrète. En équipe, nous pouvons nous aider à voir des applications fidèles à la Parole, puis prier ensemble et nous encourager mutuellement à persévérer dans la mise en œuvre, afin de grandir ensemble.


En fait, où que nous soyons (en route pour la maison, sur le chemin du travail, en voiture, dans le métro), la Parole est en train de nous transformer, chaque jour, dans nos attitudes et nos paroles. Et cette Parole fera des vagues bien au-delà de mon salon ! Le projet de Dieu est plus vaste que notre croissance personnelle. Le projet de Dieu est de remplir la terre de sa connaissance en sauvant les hommes, les femmes et les enfants pour l’adorer éternellement. Et quel est l’outil qu’il a choisi pour les attirer ? Vous – ambassadeur, ambassadrice – en train de grandir et d’être transformé en profondeur aux yeux du monde, afin que tous voient la beauté de l’Évangile. Votre petit groupe vise bien plus loin que les quatre murs de votre salon.

Cet article est extrait du livre Une pépinière de disciples dans mon salon, de Laura Nelson, chapitre 5 : « Appliquer », pp. 87-98, BLF Éditions, 2026.