Arrêtons d’utiliser la Trinité pour justifier le complémentarisme

      TrinitéComplémentarisme
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      Le Fils se soumet au Père, tout comme la femme doit se soumettre à son mari… ou pas? Cet article explique pourquoi il faudrait éviter de tracer un tel parallèle.

      Vous avez probablement déjà entendu une formulation similaire à ceci, en lien avec la soumission de la femme au sein du couple: “La soumission au sein du couple est similaire à celle qui a lieu au sein de la Trinité. Le Fils est soumis au Père, et pourtant ils sont égaux: il y a une soumission fonctionnelle, mais une égalité ontologique; une égalité de valeur, mais une différence de rôles.”

      Une telle position est très répandue dans nos pays francophones. Cela vient en partie du fait que Wayne Grudem enseigne cela dans sa Théologie systématique, qui sert de manuel de base à beaucoup d’étudiants en théologie. J’ai moi-même utilisé ce parallèle dans le passé à plusieurs reprises… avant de réaliser que c’était faux. Dans cet article, j’aimerais vous expliquer pourquoi.

      Pour être clair, je suis convaincu que la Bible enseigne une complémentarité entre l’homme et la femme: ils sont créés égaux mais différents. Cette différence va se refléter dans la famille, dans l’Église, et dans la société, d’une manière qui n’implique aucune infériorité de valeur. Cependant, je ne crois pas que nous ayons besoin de faire appel aux relations au sein de la Trinité pour établir ces convictions. Je crois même qu’il est dangereux de le faire.

      Mon but est de vous convaincre qu’utiliser la soumission du Fils au Père pour justifier le complémentarisme est une erreur sérieuse, même si elle est commise par des chrétiens bien intentionnés.

      Je souhaite mettre en avant trois raisons de rejeter ce parallèle:

      1. Cela contredit des fondements théologiques importants concernant la Trinité
      2. La Bible n’établit jamais ce parallèle
      3. Le complémentarisme n’a pas besoin de ce parallèle pour être vrai (ni pour être bon)

      Cet article a une orientation théologique: je développe donc surtout le premier point dans les paragraphes qui suivent. Je mentionne la deuxième raison brièvement, et la troisième raison servira de conclusion.

      Avant de se lancer, prenons un moment pour comprendre l’enjeu.

      Qu’est-ce que la soumission fonctionnelle éternelle du Fils?

      Il y a quelques années, un débat a agité la blogosphère anglophone. Ce débat concernait la "soumission fonctionnelle éternelle du Fils" (en anglais EFS, pour "eternal functional subordination of the Son"). Cette position affirme la présence d’une “structure fonctionnelle d’autorité et de soumission parmi les personnes de la Trinité1”. Les personnes de la Trinité sont égales (les trois sont Dieu), mais il existerait une différence de fonction: le Père détiendrait l’autorité, alors que le Fils lui serait soumis.

      Cette position est souvent exprimée en lien avec les rôles de l’homme et de la femme au sein du mariage, comme le fait Wayne Grudem dans sa Théologie systématique:

      De même que le Père a autorité sur le Fils dans la Trinité, le mari a autorité sur la femme dans le mariage2.

      La Bible parle en effet de l’obéissance du Fils au Père, et même de la soumission du Fils au Père (Jn 4.34; 6.38; 8.28; 1Co 11.3; 15.28). Cependant, la question fondamentale est la suivante: est-ce que la notion d’obéissance et de soumission s’applique au Fils divin, au sein de la Trinité elle-même, ou au Fils incarné, dans sa mission temporaire de rédemption?

      Les adhérents de la soumission éternelle du Fils affirment que cette structure d’autorité fait partie de la Trinité immanente, c’est-à-dire de qui Dieu est en lui-même, indépendamment de sa création. Selon eux, c’est ce qui distingue éternellement le Père du Fils: le Père est Père car il détient l’autorité au sein de la Trinité, le Fils est Fils car il se soumet au Père. Ainsi, sans cette autorité, le Père ne serait pas vraiment le Père, et sans soumission, le Fils ne serait pas vraiment le Fils. C’est la position défendue par Wayne Grudem, Bruce Ware, ou Michael Ovey, par exemple, même si certains d’entre eux ont changé d’avis sur certains points importants depuis ce débat3.

      Il est nécessaire de bien distinguer entre les trois personnes de la Trinité, comme nous l’avons vu dans un précédent article. Sans distinction correcte, nous allons soit affirmer qu’il y a trois dieux, soit affirmer qu’il n’y a qu’une seule personne: les deux sont des conceptions erronées de la Trinité. Cependant, insérer une structure d’autorité et de soumission au sein de la Trinité est une mauvaise manière de distinguer entre les personnes, comme nous allons le voir maintenant.

      Première raison: La soumission éternelle du Fils contredit des fondements théologiques essentiels

      Insérer la notion d’obéissance et de soumission au sein de la Trinité immanente est problématique, car cela porte atteinte à plusieurs fondements importants de la doctrine de la Trinité.

      1. Une atteinte à l’unique volonté divine

      Le Père, le Fils, et le Saint-Esprit ont la même volonté. Cela ne veut pas dire qu’ils désirent la même chose en ayant trois facultés de volonté différentes, qu’ils exerceraient dans la même direction. Non, cela impliquerait une différence ontologique entre les personnes de la Trinité: puisque la volonté se rattache à la nature, cela donnerait lieu à trois volontés, et donc à trois natures en Dieu, ce qui n’est pas correct. Plutôt, dire que les trois personnes de la Trinité ont la même volonté veut dire qu’au sein de la Trinité, il n’y a qu’une seule faculté volitive (la faculté de vouloir), possédée par le Père en tant que Père, par le Fils en tant que Fils, et par l’Esprit en tant qu’Esprit.

      C’est pour cela qu’affirmer qu’il y aurait une soumission du Fils au sein de la Trinité remet en cause cette unique volonté divine. Comme l’explique Glenn Butner dans une étude détaillée sur la question: “La notion "d’obéissance" semble inappropriée dans la mesure où elle implique qu’une personne renonce à sa volonté pour suivre les directives de la volonté d’une autre personne”, ce qui ne peut se dire de la Trinité5. Le même problème se présente avec le terme "soumission". Même si l’on affirme que cette soumission est volontaire, elle implique quand même une capacité volitive différente, qui est exercée pour se soumettre à une autre volonté. C’est précisément pour cela que la soumission ne peut pas s’appliquer au Fils dans sa nature divine: cela reviendrait à nier l’unique volonté divine.

      Ainsi, parce que la volonté du Père et du Fils est la même, l’obéissance, la soumission et l’autorité ne peuvent pas décrire qui ils sont en tant que Père et Fils de toute éternité6.

      2. Une atteinte à la simplicité divine

      Insérer une structure d’autorité et de soumission au sein de la Trinité remet également en cause la simplicité divine. Cette doctrine affirme que Dieu est simple, c’est-à-dire qu’il n’est pas composé de parties. Les attributs de Dieu ne sont pas des ajouts à Dieu, mais font partie de ce que cela veut dire pour Dieu d’être Dieu. Comme on le dit parfois, "Dieu est ses attributs". Cela peut paraître évident, mais en Dieu, tout est Dieu7!

      Comme Scott Swain le mentionne, la simplicité divine "nous oblige à affirmer que chaque personne divine est identique avec l’unique Dieu dans toute sa plénitude8." Les personnes de la Trinité ne peuvent pas être quelque chose que Dieu n’est pas, ou ne pas être quelque chose que Dieu est.

      Cela implique que le Père ne peut pas détenir l’autorité comme définissant ce que cela veut dire pour lui d’être Père: cela marquerait une distinction entre sa personne, qui posséderait cette autorité, et son essence, l’unique essence divine possédée également par le Fils et l’Esprit, dépourvue de cette autorité. La même chose peut se dire de la soumission du Fils. Affirmer cela remet en cause la simplicité divine.

      De plus, certaines affirmations attaquent de manière encore plus directe la simplicité divine, par exemple l’affirmation selon laquelle le Père aurait une puissance et une gloire plus importantes en raison de son rôle en tant que Père. La puissance et la gloire sont des attributs divins, qui sont à lier à la nature divine, pas aux personnes. La puissance et la gloire appartiennent donc également au Père, au Fils, et à l’Esprit: nous ne pouvons pas créer de distinctions dans les attributs que les personnes possèdent. Cela impliquerait des différences ontologiques entre les personnes.

      Une distinction entre les personnes de la Trinité est nécessaire, mais cette distinction doit respecter la simplicité divine (voir cet article).

      3. "Fonctionnel": une catégorie fictive

      Pour éviter les problèmes mentionnés ci-dessus, les adhérents de la soumission éternelle du Fils expliquent qu’il n’y a pas de différence ontologique entre le Père et le Fils, mais simplement une différence de fonction. La différence se trouverait dans un rôle différent qui est confié au Père et au Fils, selon lequel le Père a autorité sur le Fils et le Fils se soumet au Père.

      Cependant, une telle catégorie de "fonction" ou de "rôle" n’existe pas au sein de la Trinité. La seule distinction que nous pouvons établir en Dieu est la distinction qui existe entre Dieu tel qu’il est en lui-même (in se) et Dieu tel qu’il est envers sa création (pro nobis). Il s’agit de ce que nous appelons parfois la "Trinité immanente" et la "Trinité économique"9.

      Au sein de qui est Dieu en lui-même, au sein de la Trinité immanente, il n’y a pas d’autre distinction: “Tout ce qui est en Dieu est ontologique, autrement ce ne serait pas Dieu10.” Ainsi, quelque chose ne peut pas être "fonctionnel" sans être ontologique, si c’est dit de Dieu tel qu’il est en lui-même. Une soumission uniquement "fonctionnelle" n’est donc pas possible au sein de la Trinité: cela impliquerait nécessairement une soumission ontologique.

      De plus, est-ce que parler de "rôle" est un langage approprié en ce qui concerne la Trinité? La simplicité divine et la doctrine des opérations inséparables, deux doctrines importantes pour comprendre qui Dieu est, nous montrent que les personnes de la Trinité ne sont pas des unités indépendantes, coopérant les unes avec les autres. Il s’agit plutôt d’un seul Dieu, dont les opérations sont inséparables, qui agit toujours en tant que Père, Fils, et Saint-Esprit. Il ne s’agit pas de casquettes différentes que chacun porte.

      4. Une erreur de méthodologie

      Attribuer au Père l’autorité et au Fils la soumission comme définissant ce que cela veut dire d’être Père et ce que cela veut dire d’être Fils vient souvent d’une erreur de méthodologie. Dieu est différent, il est tout autre. Le langage humain n’est pas suffisant pour décrire Dieu exhaustivement (cf. És 44.7; 1Tm 1.17; Ps 139.6; 2Co 12.4). Comme les théologiens du passé l’ont mis en avant, toute affirmation théologique doit donc suivre le principe de l’analogie, où un terme “est attribué à plusieurs réalités selon une signification en partie semblable et en partie différente11”. Ainsi, nous ne pouvons pas regarder ce qui est dit de la relation Père-Fils dans l’Écriture et y attribuer une définition propre aux créatures sans qualification.

      L’autorité et la soumission font partie des relations humaines entre un père et son fils, c’est vrai. Cependant, cela ne veut pas dire que nous pouvons les appliquer à Dieu dans la relation entre le Père et le Fils. C’est pourtant l’erreur que commet Grudem lorsqu’il écrit:

      Dans le monde biblique, le père d’une famille avait un rôle de chef, une autorité, que le fils n’avait pas, même à l’âge adulte12.

      Michael Ovey affirme quelque chose de similaire lorsqu’il écrit:

      Le Fils se soumet parce qu’il est véritablement un fils. Les fils se soumettent à leurs pères parce que c’est ce que font les bons fils13.

      Dans ces deux cas, l’erreur est la même: le fait que cela soit vrai des relations humaines père-fils n’implique pas que cela soit vrai des relations entre le Père et le Fils au sein de la Trinité. Les pères humains tirent leur paternité de Dieu, et non l’inverse (Ép 3.14-15). Il nous faut regarder l’Écriture, et non pas nos relations humaines, pour savoir ce que les noms "Père" et "Fils" désignent.

      5. Une distinction erronée

      Dans la version française de sa Théologie systématique, Wayne Grudem affirme que cette structure d’autorité et de soumission est la seule bonne manière de distinguer les personnes de la Trinité. Je cite tout le paragraphe:

      Les membres de la Trinité sont “égaux en ce qui concerne leur être mais subordonnés en ce qui concerne leurs rôles”. Les deux parties de cette phrase sont nécessaires à une vraie doctrine de la Trinité: si nous n’avons pas une égalité ontologique, toutes les personnes ne sont pas pleinement Dieu. Mais si nous n’avons pas une subordination économique, alors les trois personnes ne diffèrent en aucune manière dans les relations qu’elles entretiennent entre elles, et par conséquent nous n’avons pas trois personnes distinctes existant en tant que Père, Fils, et Saint-Esprit de toute éternité. Par exemple, si le Fils n’est pas éternellement subordonné au Père en ce qui concerne son rôle, alors le Père n’est pas éternellement "Père" et le Fils n’est pas éternellement "Fils". Cela voudrait dire que la Trinité n’a pas éternellement existé14.

      Grudem a raison de dire que nous avons besoin d’une distinction réelle entre les trois personnes (pour avoir une Tri-nité), et que cette distinction doit être éternelle (parce que la Trinité existe de toute éternité, indépendamment de la création). Cependant, la distinction qu’il établit est erronée. Non seulement elle entraîne les problèmes théologiques mentionnés plus haut, mais elle met aussi de côté ce que les chrétiens ont affirmé au travers des siècles: les distinctions entre les personnes de la Trinité se situent dans leurs relations d’origine. Grudem fait appel au Symbole de Nicée-Constantinople comme soutien à sa position, mais cela est vraiment maladroit, car ce symbole établit justement l’engendrement éternel du Fils et la procession du Saint-Esprit que Grudem rejetait à l’époque.

      Deuxième raison: La Bible n’établit pas ce parallèle

      À la lumière de ces réflexions théologiques, comment comprendre les passages qui parlent de soumission ou d’obéissance de la part du Fils envers son Père? Nous revenons à la question fondamentale posée en début d’article: est-ce que la notion d’obéissance et de soumission s’applique au Fils divin, dans la Trinité immanente, ou au Fils incarné, dans sa mission temporaire de rédemption?

      La bonne réponse est qu’il faut appliquer ces textes au Fils, mais au Fils selon sa nature humaine. En plus des problèmes théologiques liés à l’alternative (comme montré dans la première partie), je crois que les textes bibliques vont également dans ce sens.

      1 Corinthiens 11.3 et 1 Corinthiens 15.28

      Un passage souvent mis en avant dans ce débat est 1 Corinthiens 11.3, où Paul cherche justement à mettre en avant des différences entre hommes et femmes: “Je veux cependant que vous le sachiez: Christ est le chef de tout homme, l’homme est le chef de la femme, et Dieu est le chef de Christ.”

      N’est-ce pas là la preuve d’une structure d’autorité entre le Père et le Fils? Cependant, il faut bien noter ce que Paul ne dit pas. Il ne dit pas: “Le Père est le chef du Fils”, mais plutôt: “Dieu est le chef de Christ”. Oui, il y a une structure d’autorité, mais cette autorité concerne le Christ, dans son rôle de médiateur, et non pas le Fils éternel divin.

      Cela ne veut pas dire que ce verset n’a rien à nous enseigner concernant la notion d’autorité. Comme Kevin DeYoung l’écrit, ce verset montre que “l’autorité que confère le statut de tête n’est pas censée être dure ou cruelle (étant donné que Dieu est la tête du Christ), et qu’être sous l’autorité d’autrui n’est pas censé être dévalorisant (étant donné que Christ est sous celle de Dieu)16”. Mais nous ne devons pas aller plus loin que ça, en essayant de trouver des parallèles dans la relation Père-Fils au sein de la Trinité.

      Qu’en est-il de 1 Corinthiens 15.28, qui affirme que “le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses”?

      Au risque de décevoir le lecteur, je n’offre pas ici une réponse détaillée, mais je crois que cette affirmation fait également référence au Fils dans son humanité, comme le contexte le montre (voir v. 21, et v. 25 avec la citation de Psaumes 110.1)17. Même Schreiner, qui adhère pourtant à la soumission éternelle du Fils, le reconnaît en affirmant: “Ici, l’accent est mis sur son humanité18.”

      La soumission du Fils et la nature humaine

      C’est ainsi qu’il faut comprendre les nombreuses références dans les évangiles au fait que le Fils est envoyé par le Père (Jn 4.34), qu’il obéit au Père (Jn 8.28), et qu’il souhaite accomplir la volonté du Père (Jn 6.38). Ce sont des affirmations qui font référence au Fils dans son “expression économique19”, et non pas au Fils tel qu’il existe de toute éternité au sein de la Trinité, indépendamment du monde créé et du plan de rédemption.

      Philippiens 2.6-8 nous présente ainsi le schéma à suivre: c’est en devenant être humain que le Fils est devenu serviteur. Pour reprendre le titre d’un livre de Glenn Butner, en devenant humain, “le Fils a dû apprendre l’obéissance20”, car cela ne faisait pas partie de qui il était de toute éternité.

      De plus, indépendamment de notre interprétation de ces textes, il faut réaliser que la Bible n’utilise jamais la soumission du Fils (peu importe comment on la comprend) comme un parallèle des relations entre homme et femme. Pourquoi donc voudrions-nous le faire?

      Ainsi, comme Kevin DeYoung le résume dans son très bon livre Les hommes et les femmes dans l’Église:

      Nous ne devrions pas recourir à la Trinité comme modèle pour la relation du mariage, à la fois parce que cela n’est pas nécessaire pour que le complémentarisme soit vrai, et parce que les rouages internes métaphysiques de l’ineffable Trinité se prêtent mal à des applications concrètes dans notre vie21.

      C’est ce qui nous amène à la troisième raison de rejeter cette position, qui servira de conclusion: le complémentarisme n’a pas besoin de ce parallèle, ni pour être vrai, ni pour être bon.

      Conclusion: le complémentarisme n’a pas besoin de cela pour être vrai et bon

      Je me demande si une telle position est attirante car elle nous permet d’éviter certains malentendus. Parler de soumission et d’autorité au sein du couple est un sujet sensible, et à juste titre: il y a eu tellement d’abus qui sont à déplorer. Les termes bibliques ont parfois été isolés, sortis de leur contexte et utilisés pour justifier des comportements odieux22.

      Dans un tel contexte, l’autorité est comprise comme une domination, et la soumission comme un asservissement. Nous voulons éviter de telles connotations, et nous avons raison: ce n’est pas ainsi que la Bible décrit les relations hommes-femmes.

      Cependant, je crois que nous pouvons défendre une vision complémentariste de l’homme et de la femme sans faire appel aux relations au sein de la Trinité, et sans tomber dans ces malentendus. La Bible présente sans honte une compréhension solide et attirante de l’homme et de la femme qui vise l’épanouissement des deux sexes. Le complémentarisme n’est pas simplement vrai, il est aussi bon. Et nous pouvons le montrer sans faire appel à la Trinité.

      C’est donc à nous de faire l’effort de creuser la Bible, et en particulier les premiers chapitres de la Genèse, pour présenter cette compréhension des relations hommes-femmes d’une manière qui condamne les différents excès qui ont eu lieu dans l’histoire, et qui se rapproche de l’intention avec laquelle Dieu nous a créés.

      Notes et références


      Benjamin Eggen

      Benjamin est marié à Jessica, papa d'une petite fille, et pasteur de l’Église Réformée Baptiste de Bulle, en Suisse. Il a fait ses études à l’Institut Biblique de Bruxelles, où il enseigne ponctuellement. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont Soif de plus? et Qu’est-ce que tu crois?.

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      P. Moore