Pour que vous sachiez
Dans Exode 9.14, l’Éternel déclare ce qui suit à Pharaon par la bouche de Moïse :
Car, cette fois, je vais envoyer toutes mes plaies contre ton cœur, contre tes serviteurs et contre ton peuple, afin que tu saches que nul n’est semblable à moi sur toute la terre.
L’Éternel emploie une version similaire de cette phrase dans l’Exode lorsqu’il s’adresse à :
Moïse: pour l’assurer de sa vocation et du succès garanti de sa mission (Ex. 7.17).
La nation d’Israël: pour renforcer son désir de l’adopter comme son peuple (Ex. 6.7).
Pharaon: pour l’avertir du jugement imminent s’il refuse de laisser partir son peuple (Ex. 8.10, 22, 9.14, 29).
Le monde: pour exposer sa puissance afin que le monde entier reconnaisse et proclame sa grandeur (Ex. 9.16).
Laisse aller mon peuple ! Scène 1 (Exode 5.1-4)
Dans les premiers versets de cette section, nous assistons à la première scène d’une bataille qui prend des proportions cosmiques. Moïse et Aaron se présentent devant Pharaon et lui communiquent le message de Dieu :
Laisse aller mon peuple, pour qu’il célèbre dans le désert une fête en mon honneur.
Comme nous l’avons noté dans notre épisode d’introduction au livre de l’Exode, les mots travailler et adorer sont identiques en hébreu. Il y a là un jeu de mots. Pharaon veut des travailleurs esclaves qui construiront des villes pour lui. L’Éternel cherche des adorateurs pour lesquels il a préparé des villes qu’ils n’ont pas construites, dans un pays promis pour lequel ils n’ont pas travaillé. La domination de Pharaon est cruelle et son travail est un fardeau. L’adoption de son peuple par l’Éternel est un plaisir, et l’adoration est un don.
Qui est l’Éternel ?
Pharaon n’a jamais entendu parler d’un Dieu appelé « JE SUIS ». Qui plus est, il ne se soucie guère d’un tel Dieu. Il ne pose pas cette question parce qu’il cherche à comprendre. Sa question sent la dérision, le défi et la pure folie.
De plus, Pharaon continue :
Qui est l’Éternel, pour que je lui obéisse ?
Gardez à l’esprit que Pharaon croit qu’il est un dieu sous une forme humaine. Pour lui, personne n’est plus grand que Pharaon. Pourquoi obéirait-il au Dieu des Hébreux alors qu’il les a laissés croupir sous sa botte ? Au lieu d’obéir à l’ordre de l’Éternel, Pharaon invente deux accusations distinctes :
« Le peuple est paresseux !» (v. 8). Il ajoute donc un fardeau supplémentaire à leur travail déjà pénible. Il les oblige à trouver eux-mêmes de la paille pour faire des briques.
« Votre Dieu est un menteur » (v. 9). Pharaon laisse entendre que les promesses de délivrance de Dieu sont une farce et que les Hébreux sont impuissants devant lui.
Pharaon ne s’arrête pas là. Lorsque les Hébreux ne parviennent pas à atteindre le quota requis, il bat les commissaires des enfants d’Israël. Selon Chester, le but de Pharaon est « que les Israélites se désolidarisent de leur chef, Moïse ». Et c’est exactement ce qui se passe. Les commissaires s’en prennent à Moïse et Aaron lorsqu’ils quittent la présence de Pharaon et les accusent d’avoir mis une épée dans la main de Pharaon pour les faire périr (5.21). Le chapitre 5 se termine par la complainte de Moïse devant l’Éternel sur cette situation épouvantable.
Maintenant, tu vas voir ce que je vais faire
En réponse au profond découragement de son peuple, l’Éternel promet : « Maintenant, tu vas voir ce que je vais faire… Je suis l’Éternel. » Tim Chester nous ramène à l’Évangile lorsqu’il nous aide à comprendre qu’en Christ, Dieu a des paroles d’encouragement encore plus grandes pour nous : « Vous avez vu ce que j’ai fait. »
Lorsque nous contemplons la croix et la résurrection, nous voyons le plus grand acte de délivrance de l’histoire de l’humanité ! De plus, chaque fois que nous doutons de sa bonté dans nos souffrances, nous pouvons nous tourner vers Golgotha, où Jésus a souffert injustement pour nous. Que cela nous donne le courage d’endurer en attendant notre propre exode.
Je suis l’Éternel – Scène 2 (Exode 6.2-8)
Bien que l’Éternel ne donne pas de réponse directe à la question de Pharaon « Qui est l’Éternel ?», il rassure son peuple élu en lui donnant la réponse à cette même question. Ces paroles font écho à celles prononcées en Exode 3 au buisson ardent. Lorsque Moïse demande :
Mais, s’ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ?
Dieu répond :
Je suis celui qui suis.
Remarquez les trois caractéristiques suivantes de la révélation de l’Éternel dans Exode 6 :
- L’Éternel affirme son nom en faisant référence à Abraham, Isaac et Jacob et à l’alliance qu’il a conclue avec eux, affirmant son intention de leur donner le pays de Canaan.
- Il démontre ensuite qu’il fait quelque chose de nouveau en soulignant à nouveau son nom d’alliance, qui se traduit en français par « l’Éternel ».
- Dieu se souvient de son peuple. Après avoir réaffirmé « Je suis l’Éternel » au v. 6, il énumère une longue liste de promesses pour dévoiler tout ce qu’il s’apprête à faire :
Je vous affranchirai
Je vous délivrerai
Je vous sauverai
Je vous prendrai pour mon peuple et je serai votre Dieu
Je vous ferai entrer dans le pays
Je vous le donnerai en possession.
L’Éternel adresse à son peuple des paroles de réconfort et d’espérance pour le préparer à ce qui l’attend. Il ne les a pas oubliés ! Il est fidèle à son alliance ! Le secours arrive !
La réponse des Hébreux découragés
Malheureusement, lorsque Moïse transmet cette étonnante série de promesses de la part de Dieu, les Israélites ne l’écoutent pas, à cause de leur impatience et de leur dure servitude. Pourtant, plutôt que de réprimander le peuple pour son incrédulité, l’Éternel fait preuve de patience à son égard. Il ne dit pas à Moïse de les gronder. Il renvoie simplement Moïse et Aaron à Pharaon avec une demande : « Laisse aller mon peuple !»
Le CV de Moïse et Aaron (Exode 6.13-27)
Exode 6 conclut par une série de versets qui peut sembler étrange : la généalogie de Moïse et d’Aaron. Ces longues listes de noms peuvent sembler ennuyeuses et arides. Nous pourrions même être tentés de passer outre. Pourtant, dans le Proche-Orient ancien, elles revêtaient une importance considérable. Elles indiquaient le pedigree d’une personne, ce qui lui conférait l’autorité d’agir au nom de Dieu pour son peuple.
Dans le cas présent, Dieu veut souligner que Moïse et Aaron sont bien des Israélites. Étant donné que Moïse a grandi dans la maison de Pharaon et qu’il a passé quarante ans à Madian, certains Hébreux pourraient avoir douté de son héritage et de sa loyauté. Cette généalogie est donc le sceau d’approbation de Dieu pour Moïse et Aaron. Elle sert également de transition pour ce qui va suivre. C’est comme mettre en valeur le CV de quelqu’un à la veille d’une grande promotion, qui interviendra dans Exode 7-10.
À suivre
La bataille ne fait que commencer, et dans mon prochain article de cette série, nous verrons comment l’Éternel déchaîne sa puissance sur Pharaon et ses dieux à travers les neuf premières plaies. Restez à l’écoute pour suivre le déroulement de la puissante délivrance de Dieu.
L’épisode de Chrétienne lié à cet article
Dans la même série
Tu n’es pas encore abonné(e) à ma newsletter personnelle ? Inscris-toi dès maintenant via le formulaire ci-dessous, et tu recevras 1 fois par semaine les dernières nouvelles de mon blog ! 📧👇








