Quand Jésus rassasie 5 000 hommes avec cinq pains et deux poissons

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Quand Jésus rassasie 5 000 hommes avec cinq pains et deux poissons
Jon Bloom
Jon Bloom

« Jésus leva les yeux et vit une grande foule venir vers lui. Il dit à Philippe : “Où achèterons-nous des pains pour que ces gens aient à manger ?” Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car lui-même savait ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : “Les pains qu’on aurait pour 200 pièces d’argent ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu.” Un de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit : “Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ?” » – Jean 6.5-9

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Philippe et la provision de Dieu

Lisez Matthieu 14.13-20 ; Marc 6.30-44 ; Luc 9.10-17 ; Jean 6.1-14.

Philippe déposa sur le sol son panier rempli de restes de pain. Il étira son dos fourbu et scruta du regard la foule de gens heureux et rassasiés. Il avait du mal à saisir ce qui venait de se produire.

André posa son panier à côté de celui de Philippe, poussa un gros soupir et s’appuya sur l’épaule de son ami :

— Eh bien ! Bravo, mon vieux ! Tu les as tous nourris comme Jésus te l’avait demandé. Mais je crois que tu as un peu surestimé la quantité de pain.

Avec un rire un peu fatigué, Philippe répondit :

— Non, j’avais surtout surestimé le coût ! Je pensais que ce repas allait nous ruiner. Mais il me semble que c’est toi qui es allé chercher la nourriture, non ?

— C’est vrai. Mais qui aurait cru que le déjeuner d’un petit garçon serait plus que suffisant pour réaliser le plus grand pique-nique jamais organisé en Israël ?

— Combien de pains avait-il ?

— Cinq.

— Et combien penses-tu qu’on en a distribués ?

— Je n’en ai aucune idée. Je n’ai jamais vu une telle quantité de pain de toute ma vie. Il y a facilement cinq mille personnes ici.

André fit un rapide calcul dans sa tête :

— Peut-être autour de vingt mille pains ?

Philippe hochait la tête, stupéfait :

— Et c’est sans compter les poissons !

— Je sais. Pierre et moi, ça nous aurait pris des semaines et des semaines pour pêcher autant de poissons. Et pendant que je les distribuais, je me disais : mais d’où sortent-ils, tous ces poissons ?

— Et… d’où sont-ils venus ?

— Eh bien, le garçon n’avait que deux poissons, non ? Nous savons d’où ces poissons-là sont venus. Des pêcheurs les ont attrapés et vendus au marché, la mère du garçon les a achetés, cuisinés et les a mis dans son pique-nique. Mais nous avons dû distribuer plus de dix mille poissons ! Philippe, d’où sont-ils sortis, ceux-là ? Personne ne les a pêchés ou vendus, ou même achetés. Personne ne les a cuisinés. Ils sont juste… apparus !

Perplexe, Philippe restait songeur :

— Je n’y avais même pas pensé.

André tira un reste de poisson de son panier :

— Regarde ! Ce poisson a des yeux, il a des branchies, des nageoires. C’est un vrai poisson ! Mais est-ce qu’il a déjà nagé dans sa vie ? Est-ce qu’il a un jour utilisé ses yeux ou ses nageoires ? Est-ce qu’il a vécu ? Est-ce que Dieu l’a sorti de l’océan, préparé et donné à Jésus quelques secondes avant qu’il nous le fasse distribuer à la foule ? Ou l’a-t-il juste créé là, sous nos yeux ?

Philippe regarda son panier :

— On peut se poser les mêmes questions pour le pain. Dieu a-t-il moissonné un champ d’orge quelque part dans le monde, orge qu’il a instantanément transformée en pain, ou a-t-il parlé et ce pain est apparu, tout cuit ?

Émerveillés, ils se tournèrent tous les deux vers Jésus. André conclut :

— Ce qu’il a fait aujourd’hui dépasse toute compréhension. Philippe, tu te rends compte, on est peut-être les premiers à avoir mangé une nourriture miraculeuse depuis que la manne est tombée pour la dernière fois dans le désert.

Philippe cita Moïse :

L’Éternel, ton Dieu, fera surgir pour toi et du milieu de toi, parmi tes frères, un prophète comme moi : c’est lui que vous devrez écouter.
– Deutéronome 18.15

Puis, se tournant vers André, il ajouta :

— J’ai su que c’était lui depuis le jour où il m’a appelé (Jn 1.45). Je l’ai vu transformer l’eau en vin (Jn 2.1-11). J’ai vu des guérisons comme personne n’en avait jamais entendu parler auparavant. Et pourtant, je suis lent à écouter, si lent à croire. Quand il m’a dit de nourrir la foule, je n’ai même pas pensé un instant qu’il était capable de pourvoir. J’ai juste regardé le peu d’argent que nous avions, et j’ai vu une impossibilité. Je ne vaux pas mieux que ceux de la génération de Moïse qui voyaient miracle après miracle et qui oubliaient la puissance de Dieu dès qu’ils se trouvaient face à un nouvel obstacle.

— Je ne suis pas mieux que toi, Philippe. C’est moi qui lui ai posé la question : « Cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ?»

— André, je ne veux jamais oublier ce qui vient de se passer. Il a été capable de faire en sorte que cinq pains et deux poissons soient plus que suffisants pour cinq mille personnes. Toute cette nourriture est venue à l’existence par sa parole. C’est pour cela qu’il nous a dit de ne pas nous inquiéter de ce que nous mangerons ou de quoi nous nous vêtirons (Mt 6.25), mais de « chercher d’abord le royaume de Dieu et sa justice » en croyant que toutes ces choses nous seront données en plus (Mt 6.33). S’il te plaît, rappelle-moi tout cela la prochaine fois que quelque chose me paraît impossible.


Les quatre évangiles rapportent l’histoire de cette multiplication des pains, car Dieu veut que vous le croyiez capable de « vous combler de toutes ses grâces afin que vous possédiez toujours à tout point de vue de quoi satisfaire à tous vos besoins et que vous ayez encore en abondance pour toute œuvre bonne » (2Co 9.8). En effet, si vous croyez réellement cela, vos inquiétudes, c’est du passé !


Cet article est extrait du livre Où est ta foi ?, de Jon Bloom, BLF Éditions, 2016, chapitre 24 : « Plus que suffisant », pp. 154-158. Publié avec l’autorisation de l’éditeur. Tous droits réservés.