Le salut de vos enfants ne dépend pas de vous

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Le salut de vos enfants ne dépend pas de vous

« En effet, c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » – Éphésiens 2.8

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La grâce en quelques mots

Le salut de mes enfants dépend de Dieu, pas de moi. Je ne fais pas toujours les bons choix, mais la grâce de Dieu est plus grande que mes réussites et mes échecs.

Que vous soyez maman depuis quarante jours ou quarante ans, vous avez certainement déjà douté d’avoir pris la bonne décision, ou regretté vos choix. Peut-être même vous sentez-vous coupable d’avoir pris certaines décisions qui ont engendré des problèmes. Peut-être faites-vous aujourd’hui face à un choix et avez-vous l’impression de manquer de sagesse.

Rassurez-vous. Toutes les mamans se retrouvent un jour ou l’autre dans cette situation, parce que la vie de mère est faite de choix. Quelles couches utiliser ? Est-ce que je dois nourrir mon bébé au sein ou au biberon ? Est-ce que je dois inscrire mes enfants à cette activité ? Est-ce que je dois reprendre le travail ou rester à la maison avec eux ? Est-ce que je peux laisser mon fils être ami avec ce garçon ? Est-ce que je dois inscrire mes enfants à l’école publique, à l’école privée ou leur faire l’école à la maison ? Puis-je autoriser mes enfants à aller dormir chez un copain ou une copine ? Ce film ou ce livre est-il adapté à leur âge ? Comment réagir à ce comportement ? Est-ce que je dois lui acheter un téléphone portable parce que tous ses amis en ont un ? Est-ce que je peux le laisser faire du vélo tout seul ? Le moment est-il venu de lui permettre de fréquenter quelqu’un ? La liste est loin d’être exhaustive…

Si vous êtes maman depuis un certain temps, vous vous rendrez bien vite compte que la plupart de vos décisions ne sont pas nécessairement bonnes ou mauvaises en elles-mêmes. Une de vos amies fera peut-être des choix très différents des vôtres, bien que vous ayez toutes les deux le désir d’élever vos enfants selon la Parole de Dieu.

Nous pouvons avoir les meilleures intentions du monde ; nous prenons parfois des décisions que nous regrettons par la suite. Et la plupart du temps, nous ne saurons jamais si nous avons fait le choix le plus sage. Nous pouvons passer notre temps à nous demander : « Ai-je fait le bon choix ? Aurais-je dû gérer cette situation autrement ? Si seulement j’avais su… »

Je suis bien placée pour savoir que toutes ces pensées peuvent très vite nous submerger. Certains jours, je suis accablée de tristesse quand je repense aux premières années de ma vie de maman. Si seulement j’avais été consciente des défis auxquels mon fils faisait face ! J’aurais agi différemment dans bien des situations si j’avais compris que sa maladie lui imposait des limites. Si j’avais su ce que je sais aujourd’hui, mon fils n’aurait peut-être pas autant souffert.

Mais dans mes doutes et mes questionnements, le Seigneur est venu à ma rencontre. Il m’a fait comprendre que si j’étais constamment accablée par ces pensées de culpabilité, c’est parce que je croyais devoir tout savoir, comme si j’étais Dieu. Mais en vérité, nous ne voyons que ce qui est devant nos yeux. Dieu ne nous demande pas de prévoir les conséquences de chacune de nos décisions, et l’avenir de nos enfants ne dépend pas uniquement de ces décisions.

On peut être convaincue d’avoir fait les meilleurs choix éducatifs possibles, et pourtant voir son enfant se détourner du Seigneur et emprunter un chemin qui nous attriste. Ou on peut être persuadée d’avoir tout raté, et pourtant voir son enfant mûrir, réussir, et découvrir que certaines de nos mauvaises décisions lui ont montré qu’il avait besoin d’un Sauveur.

Dieu ne nous permet pas de connaître l’avenir. Il nous donne à vivre l’instant présent et nous demande de compter sur sa direction, sa sagesse et sa grâce, un pas après l’autre.

Sa grâce couvre nos échecs comme nos réussites

Quand mon fils était petit, je ne savais pas qu’il souffrait de troubles neurologiques. Nos efforts pour le guider, le corriger et l’enseigner lui faisaient par conséquent souvent plus de mal que de bien. Nous nous sentions perdus et avions de plus en plus l’impression de très mal nous y prendre.

Durant cette période, j’ai dû me mettre à genoux et j’ai compris que j’avais besoin de l’aide de Dieu à chaque étape. Ma perspective humaine et limitée ne me permettait pas de discerner ce qui m’attendait, ni même de comprendre ce que je vivais sur le moment. J’ai donc appris à demander à Dieu sa sagesse et sa direction. Après avoir prié, je faisais ce qui me paraissait le plus sage. Est-ce que je prenais toujours la meilleure décision ? Probablement pas. Mais ce n’est pas grave : les choix que nous faisons sur cette terre ont des conséquences, mais la grâce et la souveraineté de Dieu ont un impact bien plus grand.

Nous le voyons très bien dans le récit de la vie de Joseph. Quand il était petit, son père, Jacob, le préférait à ses frères. La haine et la jalousie poussèrent ses frères à vendre Joseph comme esclave. Les choix du père et des frères de Joseph ont eu de graves conséquences. Mais Dieu était à l’œuvre malgré la méchanceté de ses frères. Il a utilisé leurs décisions folles et cruelles pour accomplir sa volonté parfaite : il est venu au secours de Joseph, ce qui a permis le salut de toute la famille.

Le Dieu que nous servons est ce même Dieu qui sauve ; il n’a pas changé. Nos choix ont toujours des conséquences. Pourtant, même nos pires échecs en tant que parents ne peuvent contrecarrer ses plans pour notre vie et pour celle de nos enfants. Quelle grâce infinie !

N’oubliez pas : Dieu ne vous demande pas de prendre toujours la bonne décision ; il n’a pas besoin que vous soyez parfaite. Merci Seigneur, car l’avenir et le salut de nos enfants ne dépendent pas uniquement de nous !

Quand nous sommes face à un choix ou regrettons une décision, nous devons nous rappeler que c’est Dieu qui sauve. Cela nous libérera, car nous savons alors que l’avenir de nos enfants ne dépend pas de nos « performances ». Cela nous rend également humbles et devrait nous inciter à la prière, puisque ce que nous désirons le plus pour nos enfants, nous ne pouvons pas le leur donner nous-mêmes.

C’est pourquoi nous supplions le Seigneur d’utiliser nos succès et nos échecs en tant que parents pour amener nos enfants à la foi, ou les affermir. Vous êtes leur mère, mais leur salut ne dépend pas de vous. Renoncez donc à ce fardeau et confiez vos enfants dans la prière à celui dont leur salut dépend réellement. Dieu nous appelle à prier, pas à tout savoir.

Aujourd’hui, quand je repense à ce que j’aurais voulu faire différemment, j’arrive à ne pas m’en vouloir. Je peux me reposer sur la grâce de Dieu et lui exprimer ma reconnaissance, car je sais qu’il peut tout utiliser, même mes manquements, pour accomplir ses plans de salut dans ma vie et, je l’espère, dans celle de mes enfants. Vous aussi, reposez-vous dans sa grâce.

Un moment pour réfléchir

  • Trouvez dans la Bible des exemples de parents qui ont agi avec folie, mais qui ont vu la grâce de Dieu et ses plans parfaits et bienveillants s’accomplir dans la vie de leur enfant.
  • Quels fardeaux ou quelles décisions avez-vous besoin de déposer aux pieds de Christ afin de pouvoir vous confier en sa fidélité, que vous ayez l’impression d’avoir réussi ou échoué ?

Cet article est extrait du livre Il t’offre sa grâce : 30 méditations pour les défis de la vie de maman, de Linda Green et Sarah Walton, BLF Éditions, 2025, pp. 49-53.



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