L’article fut publié il y a exactement 100 ans dans le magazine : L’ami de la maison. Voici donc le début de l’article, l’intégralité est gratuitement téléchargeable dans la magnifique mise en page d’époque. Nos ancêtres évangéliques savaient mettre en page !
Le naufrage du TITANIC (par Ruben Saillens)
Le 14 avril 1912 était un dimanche. A bord du Titanic, un grand nombre de passagers achevaient la journée dans les plaisirs : jamais navire n’avait été mieux fourni des moyens de s’amuser. Les millionnaires abondaient ; il y avait, pour eux, une salle de théâtre, un jeu de tennis, un jeu de polo ; que sais-je encore ? Une excellente troupe de musiciens exécutait sas relâche des polkas et des valses… Au fumoir, on jouait la forte partie. Le navire monstre avançait à une allure rapide ; le voyage devait être court ; le plus court, probablement, qu’on eut jamais fait entre l’Europe et l’Amérique. Et chacun avait la conviction qu’aucun naufrage n’était possible. Cette illusion fatale était partagée par tous les gens du bord, depuis le capitaine Smith et le président de la Compagnie, M. Ismay, jusqu’au dernier chauffeur ; à plus forte raison par tous les passagers. Courte et bonne, telle devait être la traversée.
MA : Armand Félix, le propriétaire et scanneur du document et Matthieu Giralt pour le nettoyage du fichier. Source : L’ami de la maison, 39ᵉ année, n° 6, juin 1912.









