Est-ce que les chrétiens peuvent être des gros touristes ?
Dans cet épisode de Memento Mori, Matt et Raph abordent le phénomène mondial du tourisme et son impact économique et culturel. Ils analysent la soif d’évasion d’une société consumériste et opposent le tourisme — souvent centré sur la recherche de confort et l’hédonisme — à une vision chrétienne de la vie et nous invitent à revoir l’usage de notre temps et de notre argent face aux pièges de la débauche et du manque de contentement.
ℹ️ Épisode publié pour la première fois le 27 mai 2019, remis en avant pour atteindre une nouvelle génération d’auditeurs.
❓ Matt et Raph répondent aux question suivantes :
- Quelle est la différence entre le voyage et le tourisme ? (10:16)
- Comment le tourisme transforme notre regard sur le monde ? (19:00)
- Qu’est-ce que la soif de tourisme révèle de notre humanité (de bon/mauvais/triste/curieux) ? (22:47)
- Memento Mori vs Tourisme, ça donne quoi ? (39:00)
- De quelle manière le tourisme favorise-t-il les dérives morales et l’oisiveté ? (43:42)
📚 Ils ont mentionné :
- Documentaire « Datagueule » : Tourisme : Tristes tropismes
- Sciences humaines : Pourquoi voyageons-nous ?
- Et si je ne gâchais pas ma vie ? de John Piper, édition Maison de la Bible
Transcription de l’échange :
ℹ️ Cette transcription a été générée automatiquement, n’hésitez pas à nous signaler toute erreur ou incohérence qui nous aurait échappé.
| Raphaël Bienvenue dans Memento Mori, le podcast qui parle du présent en prenant le tourisme comme finalité de toute chose. Je m’appelle Raphaël Charrier et je suis en vacances à Grenoble. | |
| Matthieu Et je m’appelle Matthieu Giralt. Je ne suis pas du tout un touriste et je suis pasteur à Etupes. On est tous les 2 blogueurs sur le site toutpoursagloire.com. J’ai un peu oublié l’intronisation que ça fait. | |
| Raphaël Ou tourisme pour sa gloire.com. Ça pourrait presque passer. [rire] | |
| Raphaël Tu lances un concept de blogging de chrétiens, nomades digital, qui écrit sur l’hédonisme chrétien sur des plages- | |
| Matthieu [rire] | |
| Raphaël …qui teste toutes les plages pour dire là où est-ce que c’est le mieux de vivre en tant qu’hédoniste chrétien. | |
| Matthieu De toute façon, c’est bien connu, les mecs qui voyagent, ils ouvrent un blog. | |
| Raphaël Exactement. | |
| Matthieu Et puis, ils essayent de faire de l’argent. | |
| Raphaël Et ils t’enseignent la vie. [rire] | |
| Matthieu Ils t’enseignent comment mieux travailler alors qu’eux, ils sont en voyage. | |
| Raphaël Exactement. [rire] | |
| Matthieu Ils te font beaucoup de posts sur la productivité. | |
| Raphaël Exactement. Comment ne rien foutre au maximum [rire] et en profiter. | |
| Raphaël Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus, Matthieu. | |
| Matthieu Oui, c’est toi le touriste. Tu étais en vadrouille. | |
| Raphaël Oui, tout à fait. J’étais à Washington. | |
| Matthieu Oh ! | |
| Raphaël Oui, en stage chez 9Marks. Et pour te dire, j’ai brillé avec mon humour pourri là-bas. Quand ils nous ont demandé pourquoi est-ce qu’on était là, qu’est-ce qu’on attendait, c’était la petite question d’introduction, qu’est-ce qu’on attendait de notre séjour à Washington ? Et moi, j’ai dit : « De devenir le 46e président des États-Unis. » [rire] | |
| Matthieu Ça a marché ? | |
| Raphaël J’étais un des 1s à prendre la parole, donc oui, ça a marché. Il y en aura plein qui l’auraient fait, tu vois. [rire] Mais non, ce n’était pas très drôle. | |
| Matthieu Je pense que ce qui les aura fait rire, c’est ton accent, parce que c’est la première fois que tu leur parlais. | |
| Raphaël Yes, because I am French. [rire] They love the French accent, they said. [rire] | |
| Raphaël C’était cool. Et toi, Math, qu’est-ce qui s’est passé dans ta vie ? | |
| Matthieu Écoute, ce qui s’est passé, c’est que je suis devenu père. | |
| Raphaël Oh ! | |
| Matthieu Allez ! | |
| Raphaël Purée ! Je vais t’appeler Abraham, mon gars. | |
| Matthieu Appelle-moi « padre ». | |
| Raphaël « Abba », on va t’appeler. [rire] « Abba Giralt ». [rire] Félicitations. | |
| Matthieu Merci, je suis comme un dingue. | |
| Raphaël Alors, comment il s’appelle ? | |
| Matthieu Il s’appelle Léon. | |
| Raphaël Léon, purée, comme mon voisin. | |
| Matthieu Ah bon ? | |
| Raphaël Oui, mes voisins, ils ont appelé Marine et Nico, je sais qu’ils écoutent de temps en temps. Ils ont appelé leur fils aussi Léon. | |
| Matthieu Ah super, excellent. | |
| Raphaël Je pense qu’il y a une mélancolie du film. | |
| Matthieu Je ne pense pas trop, mais- | |
| Raphaël Le film a quand même pesé dans la balance ? | |
| Matthieu On était tous les deux là, on est par deux là pour aller vers les parents. Et puis, il me dit : « Il y a un gars, il ressemble trop à Jean Reno, regarde. » En fait, c’était mon père. [rire] | |
| Raphaël [rire] | |
| Raphaël Est-ce que c’est un hommage ? | |
| Matthieu On verra. Mais si Léon ressemble à mon père et qu’il porte les mêmes petits bonnets que moi, il y a moyen qu’il ressemble à Jean Reno. | |
| Raphaël Donc, pas de référence à Léon Zitrone, le présentateur ? | |
| Matthieu Non plus. | |
| Raphaël Non plus ? | |
| Matthieu Non plus. Mais mon grand-père m’a demandé des explications. Je pense que pour les grands-parents, c’est difficile parce que pour eux, la moyenne d’âge des Léon en France, c’est 92 ans. | |
| Raphaël Oui, je pense. Et demi. | |
| Matthieu Ma grand-mère, quand je lui ai dit : « Alors, comment il s’appelle ? » « Léon. » Là, il y a eu un gros blanc. Après, elle a rigolé. [rire] Elle a fait : « Mais tu te moques de moi ! » [rire] Avec son accent : « Mais tu te moques de moi, Matthieu ! » Je lui ai dit : « Non. » Après, elle a fait : « Ah ! » [rire] Elle a rien dit. [rire] | |
| Raphaël Au moins, vaut mieux un vrai prénom qu’un Kylian ou d’un Chouchouana ou d’un… | |
| Matthieu [rire] Chouchouana, c’est qui ? | |
| Raphaël Je te promets, moi, ma fille à l’école, c’est un truc de dingue. [rire] | |
| Raphaël un truc de dingue. Les nouveaux prénoms, tu sais. | |
| Matthieu Les prénoms à l’ancienne. Oui, les prénoms 2.0. | |
| Raphaël Donc, tu voulais un prénom bien à l’ancienne. | |
| Matthieu Je voulais un prénom à l’ancienne. On aime bien la signification aussi, le lion. | |
| Raphaël Le lion, oui. | |
| Matthieu Paraît-il que c’était un prénom donné parmi les 1ers chrétiens parce qu’il évoquait le courage dans les temps de martyre. C’est ce qu’on dit, alors à savoir si c’est vrai. | |
| Raphaël C’est comme Memento Mori, c’est ce qu’on dit et on veut croire que c’est vrai. | |
| Matthieu En tout cas, c’était assez à la mode pour qu’il y ait un pape qui s’appelle Léon. | |
| Raphaël Oui. | |
| Matthieu et notamment après, ses positions étaient reprises par l’Église pour Chalcédoine, si je ne m’abuse. Et après, plusieurs autres papes se sont appelés Léon. | |
| Raphaël Je pense que c’est quelque chose qui réjouira ton fils de savoir ça. | |
| Matthieu Je pense, et réjouira aussi mon Église. [rire] | |
| Raphaël [rire] | |
| Raphaël Excellent. | |
| Matthieu Non, c’est en passant. Mais en tout cas, c’est marrant de voir que c’est un prénom… C’est déjà qui a plus de 2 000 ans. | |
| Raphaël Oui. Et qui revient. | |
| Matthieu Et qui revient, mais c’est marrant comment- | |
| Raphaël Les modes. | |
| Matthieu …les cycles, tous les 100 ans. | |
| Raphaël Tout ça, ça vient de la rue. | |
| Matthieu Tout ça, ça vient de la rue. Tout vient de la rue. | |
| Raphaël Excellent. Écoute, félicitations. Longue vie à Lyon. | |
| Matthieu Oui, merci. | |
| Raphaël Que Dieu te bénisse. | |
| Matthieu Un jour, je le ferai intervenir comme tu as fait intervenir Sam, mais il faudra attendre un peu plus longtemps. | |
| Raphaël Excellent. Et aussi, félicitations à ta femme qui décroche la palme de l’accouchement le plus long du monde, je pense. [rire] | |
| Matthieu [rire] Ce n’était pas l’accouchement lui-même qui était long, c’était un peu l’avant et l’après. Mais | |
| Matthieu disons qu’on connaît bien l’hôpital. | |
| Raphaël Oui, c’est ça. Tu connais tous les détails de la chambre après et tout. | |
| Matthieu C’est ça. Mais Dieu nous a bénis. On a eu vraiment une équipe super. | |
| Raphaël Excellent. | |
| Matthieu Je comprends mieux déjà beaucoup de choses. Ça me donne beaucoup d’empathie. | |
| Raphaël Bienvenue en enfer, mon ami. [rire] Il faut dire la vérité. | |
| Raphaël [rire] Tu es dans la vision du monde. On essaie toujours de discerner ce qui est positif et puis ce qui est aussi négatif. Et ce qui est négatif, c’est que tu arrives pendant quelques années de ta vie en enfer. | |
| Raphaël [rire] Il va falloir que tu gères les nuits, les jours et tout ça. Ça va être trop bien. | |
| Matthieu C’est l’épreuve, mon gars. | |
| Raphaël C’est bien, c’est cool. | |
| Matthieu Mais à chaque fois qu’il pleure la nuit et que je suis un peu endormi et que je dois le prendre pour le calmer, je me dis que c’est une bénédiction. [rire] Je me dis : « Je n’ai pas le droit d’être vénère, c’est une bénédiction. » | |
| Raphaël Tu verras, on est beaucoup moins spirituel au 2. [rire] Ou après quelques mois, | |
| Raphaël tu commences à te dire : « Est-ce que c’est éthique si je mets des choses dans son biberon ou pas ? » [rire] | |
| Matthieu [rire] Oui, il y a un petit effort, c’est fou. Bon, mon gars. | |
| Matthieu Je vais en parler longtemps, mais… | |
| Raphaël Oui, je sais, mais il faut qu’on vienne au vif du sujet. Aujourd’hui, on va parler du tourisme. | |
| Matthieu Yes. | |
| Raphaël Parce qu’on est des gros touristes de la vie quand même. | |
| Matthieu On est étrangers, voyageurs, est-ce que ça compte ? | |
| Raphaël Oui, moi, je pensais au sens : tu es un touriste. | |
| Matthieu Oui, j’ai bien compris. | |
| Raphaël Oui. Et ça compte aussi. On est des touristes spirituels. En fait, touriste, c’est très péjoratif dans notre vocabulaire. | |
| Matthieu Oui, on est des pèlerins plutôt. | |
| Raphaël Oui, voilà, il vaut mieux dire pèlerin. Et encore, pèlerin, c’est aussi un peu old school. | |
| Matthieu Quand tu dis voyageur, c’est un peu michto, tu vois ? | |
| Raphaël [rire] Tu as un pèlerin qui s’appelle Lyon, c’était il y a 1 000 ans. [rire] | |
| Matthieu Mais si tu dis juste voyageur, ça fait michto. | |
| Raphaël Oui, un peu. Mais bon, bref, en tout cas, on va parler du tourisme. | |
| Matthieu Pourquoi tu as choisi ce sujet, Raph ? | |
| Raphaël Bonne question. Ça faisait longtemps que j’avais eu l’idée d’en parler. Et puis là, quand je suis arrivé à la préparation de l’épisode, je me suis dit : « Mais pourquoi je voulais parler de ça ? » Quel grand mystère pour moi. [rire] | |
| Raphaël ma question, c’était : « Mais pourquoi est-ce qu’on aime voyager ? Pourquoi il y a cette soif et tout ça ? » Et du coup, je me suis dit : « Tiens, ça te dit quelque chose de notre rapport au monde et à la façon dont on voit la vie, cette soif qu’il y a du voyage. » Et voilà, je me suis dit : « Tiens, pourquoi pas en parler dans Memento Mori ? » Je suis sûr qu’il y a un peu matière à réflexion. | |
| Matthieu Oui. En sachant qu’on peut d’ores et déjà faire une distinction entre voyage et tourisme. | |
| Raphaël Alors vas-y, je t’écoute. | |
| Matthieu Dans le tourisme, il me semble qu’il y a une dimension économique et commerciale qu’il n’y a pas forcément dans le voyage. | |
| Raphaël Oui, je suis d’accord. | |
| Matthieu s’arrêter sur une destination la plupart du temps, alors que quand on parle de voyage, ce n’est pas forcément- | |
| Raphaël [chante] Voyage, voyage. [musique] Vas-y. | |
| Matthieu Non, j’ai laissé le temps pour que Damien nous mette un petit truc. | |
| Raphaël [rire] Non, c’était un écho, mon gars. [rire] | |
| Matthieu [rire] Mais oui, quand on parle de voyage, ce n’est pas forcément la destination qui compte, | |
| Matthieu mais le trajet. | |
| Raphaël Ah là là ! Excellent. Tu n’as pas d’autres choses un peu moins pourries ? | |
| Matthieu Non, mais tu vois, et c’est ce qu’il disait dans le documentaire aussi, le tourisme, c’est le business du voyage. On peut dire ça. | |
| Raphaël Le tourisme implique de faire un voyage, mais le voyage n’est pas forcément du tourisme. | |
| Matthieu C’est ça. | |
| Raphaël spécifiques, de niche, mais quand même des sujets importants, le tourisme. Là, j’ai extrait quelques chiffres du documentaire parce que je sais qu’il y en aura beaucoup qui ne le regarderont pas. Mais pour vous dire, en 2018, 1,4 milliard de séjours à l’étranger. C’est complètement dingue. Sachant qu’en 2000, c’était 500 millions. Ça explose. | |
| Matthieu Presque le triple. | |
| Raphaël Le tourisme est né vraiment au 19e siècle des classes bourgeoises qui, à la base, allaient surtout pour des raisons d’abord sanitaires ou pour passer les hivers dans des endroits où il faisait meilleur. On a vu ça avec la ville d’Aix-les-Bains, avec la reine Victoria qui y venait, etc. Et puis après, dans les années 50, avec l’arrivée des congés payés, c’est là que le tourisme a vraiment explosé. Il y a une personne sur 10 dans le monde qui travaille en lien avec le tourisme. | |
| Matthieu Ça, ça m’a fait halluciner. | |
| Raphaël Sachant que notre pays est le champion du monde du tourisme. On a 90 millions de touristes par an qui passent en France et ça représente 4 % de notre PIB. | |
| Matthieu C’est fou. | |
| Raphaël Pour quelques chiffres introductifs, on parle de quelque chose qui pèse vraiment dans notre monde. | |
| Matthieu et avec le développement des compagnies aériennes low cost, où maintenant ça me coûte moins cher d’aller à Tel-Aviv que d’aller à Bordeaux. | |
| Raphaël C’est ça. | |
| Matthieu travail, etc. Il y a beaucoup de gens qui vivent du tourisme dans ces pays-là. Et en même temps, on leur a volé leur territoire. C’est ce qu’ils disaient aussi dans le reportage, je crois. Ils parlaient des Maldives. | |
| Raphaël Oui, des Maldives, tout à fait. | |
| Matthieu Ça crée un fossé encore plus grand et ça creuse les inégalités, alors que d’un côté, ça apporte quelque chose au pays qu’il n’avait pas encore. | |
| Raphaël C’est ça. Le pourcentage du PIB ne dit rien de la redistribution de l’argent dans le pays. | |
| Matthieu C’est ça. | |
| Raphaël je trouve que c’est ça qui nous dit quelque chose. Je trouve que ça nous dit quelque chose de nous, de qui on est, tout simplement. | |
| Matthieu Je te coupe, Raph. Désolé. | |
| Raphaël Mais je t’en prie. Ce n’est pas parce que tu es devenu père que ce n’est plus ton podcast. [rire] Au contraire. | |
| Matthieu Encore plus. | |
| Raphaël Tu as le poids du daron maintenant. | |
| Matthieu [rire] Le poids du daron. | |
| Matthieu Il y a un truc aussi qui a changé, c’est que maintenant, partir en vacances, c’est faire du tourisme, presque. Alors qu’avant, les vacances, c’était souvent le repos et c’était souvent un peu le même endroit où on allait pendant des années, où on connaissait les gens, etc. | |
| Raphaël C’est ça. | |
| Matthieu Et là, il y a un délire avec le tourisme où il faut à chaque fois visiter des nouveaux endroits. | |
| Raphaël C’est ça. | |
| Matthieu Ce qu’elle disait aussi la femme, elle est chercheuse ou sociologue, je ne me rappelle plus trop, à la fin du reportage. | |
| Raphaël Oui, elle est anthropologue, je crois. | |
| Matthieu Qui a une dimension du statut social. Et je pense aussi même la dimension, c’est un peu le côté Instagram où il faut que l’été, on remplisse les comptes Instagram, les photos les plus belles des endroits les plus magnifiques, etc. | |
| Raphaël Il est très négatif. très politique, mais oui, il est très intéressant sur ce qu’il soulève. Et c’est vrai, effectivement, l’importance d’avoir des selfies de soi un petit peu de partout. Et ça montre justement ce côté un peu égocentrique où tu as l’impression qu’on ne part plus tellement juste pour découvrir, mais pour montrer que nous, on y est. Il y a quelque chose qui pèse là-dedans assez fort. | |
| Matthieu Et puis, tu voulais aborder la 2 question ? | |
| Raphaël Oui, comment est-ce que le tourisme, tel qu’il est vendu aujourd’hui, transforme notre regard sur le monde ? | |
| Matthieu Ils bossent dans un endroit qui a été fait pour toi. Et le truc du tourisme, c’est la standardisation du mode de vie occidental. Et c’est le truc du confort. On veut être ailleurs, mais comme chez nous. | |
| Raphaël confort, service, etc., qui est là, qui est très présent. | |
| Matthieu Il faut que ce soit différent, mais pas trop. | |
| Raphaël qu’on nous vend sur un ailleurs. Il a été très packagé, marketé, construit. Il y a toute une construction qu’on nous présente un petit peu de l’ailleurs qui est idyllique, qui est paradisiaque. Mais le tourisme aussi nous parle beaucoup de notre société. Ça parle de nos désirs, il ne faut pas mettre tous les touristes dans le même sac. On a tendance à en parler un peu comme des touristes, c’est très péjoratif, mais il y a aussi une envie de découvrir, de voyager, de voir le monde. Ça parle de nos préférences aussi, de nos tendances. Je trouve d’une manière générale, le tourisme est quelque chose qui parle beaucoup de nous, qui nous révèle. | |
| Matthieu Oui, carrément. | |
| Raphaël qui est orienté soit vers cabane dans les bois, c’est quelque chose. Et si tu aspires à visiter New York, c’est autre chose. | |
| Matthieu Mais attends, la cabane dans les bois, il le met dans le tourisme ? | |
| Raphaël Oui. | |
| Matthieu Ah bon ? | |
| Raphaël le repli sur soi et d’être quand même en société. Il va mettre tout ce qui est de l’ordre d’être soi avec [toux] des gens comme si tu vivais avec eux, etc. | |
| Raphaël y aura tous les liens dans l’article. Ça parle vraiment de nos désirs. | |
| Matthieu Oui, c’est clair. Je pense à quelque chose qui a changé avec l’ouverture aussi de l’information, c’est de découvrir ce qui se passe ailleurs. Je pense que le développement de l’information est allé de pair avec le développement de moyens de communication. | |
| Raphaël C’est la globalisation, mondialisation. Complètement. | |
| Matthieu Avant, ce n’était ni l’un ni l’autre. Le seul moyen de voyager avant, c’était de partir à l’armée, de faire la guerre. | |
| Raphaël C’est ça. | |
| Matthieu mais pas souvent un enrichissement. Et c’est vraiment la différence vraiment avec le tourisme et le voyage. Mais parfois, le tourisme, c’est la première étape pour ceux qui vont ensuite voyager, en disant : « Quand tu n’es jamais sorti de chez toi, c’est plus facile d’être accompagné. Tu ne sais pas comment faire. Tu as peur de te faire arnaquer. » Et après, de dire : « C’était cool. J’ai vu, mais j’avais envie de rencontrer les gens et on ne m’a pas permis ou en tout cas, ce n’était pas organisé comme ça. » | |
| Raphaël C’est comme toi, quand il y a plein de gens qui viennent à Étupes en vacances l’été. Tu sais que c’est bondé. | |
| Matthieu C’est blindé, on ne peut plus se garer. C’est incroyable. [rire] | |
| Raphaël Les plages, ce n’est même pas la peine. [rire] | |
| Matthieu [rire] Mon gars, c’est terrible. Ne viens jamais entre le 1 juin et le 1 septembre. | |
| Raphaël On sait qu’il y a Saint-Trop et il y a Étupes. [rire] | |
| Matthieu C’est ça. Attends, tu dis ça, ça me fait penser. Tout à l’heure, tu disais ça, 90 millions de touristes en France. | |
| Raphaël Toi, tu n’en as pas vu un. [rire] | |
| Matthieu [rire] Nous, on en a. Ils passent par là quand ils vont dans le Maine. | |
| Raphaël Quand ils sont en panne. [rire] | |
| Matthieu [rire] Mais | |
| Matthieu On était 2 mois aux États-Unis et on a fait pas mal d’États, pas mal de villes. On a rencontré plein de gens, etc. Et il y a plein d’Américains qui disaient : « Moi, je ne suis allé que dans 2 ou 3 États. » Mais c’est la même chose quand tu entends des Anglais ou des Américains, ils disent : « Moi, ça fait 30 ans que je vis en France. Je suis allé là, là, là. » Les mecs, ils ont vu toute la France. | |
| Raphaël Oui, mieux que toi. | |
| Matthieu au manque de contentement qu’on a avec même notre pays. Et puis, le premier truc que tu vois quand tu voyages, tu dis : « Ça, c’est mieux fait que chez nous. Ça, il n’y a pas chez nous. » Et ça, tu le fais dire, ça, tu as dû le voir à Washington. | |
| Raphaël Je n’ai fait que ça. [rire] | |
| Raphaël C’est les premiers trucs que j’ai faits en rentrant que je disais à Marion. [rire] En plus, je sors de l’avion, le premier gars que j’entends | |
| Raphaël parler en français, donc un Français, qu’est-ce qu’il fait ? Attendez. | |
| Matthieu Il se plaint. | |
| Raphaël Il râle. Je me dis : « Mais c’est infernal. » Je n’ai pas vu quelqu’un râler là-bas [rire] pendant 2 semaines. J’arrive là, le premier fois, je dis : « Purée, mais on est une caricature vivante. » C’est terrible. | |
| Matthieu Bien sûr. | |
| Raphaël s’il y a des gens qui viennent à Étupes- [rire] Je ne sais pas. S’il y a quelqu’un qui vient, qui est là un week-end et qui dit : « Alors, fais-moi découvrir. » Où est-ce que tu vas l’amener ? Tu vas l’amener dans les endroits touristiques. [rire] S’il y en a. | |
| Matthieu Justement, il n’y en a pas. | |
| Raphaël La place du marché, la fromagerie du coin. | |
| Matthieu D’accord. C’est plus une région de nature ici. | |
| Raphaël qu’est-ce que ça donne. Par exemple, quand j’étais à Washington, j’ai fait un jour où j’ai fait tous les grands mémorial de toutes les guerres et tout ça. | |
| Matthieu Tu as fait en marchant ? | |
| Raphaël C’était excellent. En marchant, oui. | |
| Matthieu C’est grand. | |
| Raphaël C’est immense. Sur la carte, je me suis dit : « Oui, ça se fait. » J’étais jet-lagué. C’était juste le lendemain. J’avais fait une nuit blanche. J’avais juste rattrapé une nuit sur deux. | |
| Matthieu Tu as vu, par contre, la Maison Blanche est toute petite. | |
| Raphaël Oui, carrément. | |
| Matthieu Beaucoup plus petite que ce à quoi tu t’attends. | |
| Raphaël Et quand tu cries, ils n’ouvrent pas la fenêtre. Ils ne te répondent pas, le mec. Il est impoli, c’est infernal. [rire] | |
| Matthieu Incroyable. Dans sa tour d’ivoire, le mec. | |
| Raphaël Oui, c’est ça. Genre : « Je suis le mec le plus puissant du monde. » [sifflement] On redescend. | |
| Matthieu Il évite le vent parce que ça le décoiffe. | |
| Raphaël Oui, c’est ça. [rire] | |
| Matthieu On n’a pas ce problème, nous. | |
| Raphaël Mais après, ce que j’ai trop aimé, c’est aller dans des rues, dans des quartiers où ce n’est pas forcément touristique. Et j’ai trop aimé traîner dans Walmart d’un quartier un peu plus populaire et de voir les gens qui sont là où je me dis : « Tu vois… » | |
| Matthieu Tu as failli te faire tabasser aussi. | |
| Raphaël Ah oui, j’ai failli me faire tabasser aussi. Ça, c’était drôle. [rire] Par des espèces d’intégristes, des Blacks qui se prennent pour les descendants des Juifs parce qu’ils ont été sous l’esclavage, des suprémacistes noirs, que je passais mon temps à filmer parce que je ne les écoutais pas ce qu’ils disaient. [rire] Je lève la tête et le mec était en train de m’insulter, mais super vénère, en plus hyper musclé, tu sais, bodybuildé. | |
| Raphaël [rire] C’était un petit moment de solitude. C’était sympa. J’ai réalisé au bout de 10 minutes que je les filmais, que j’étais le seul Blanc. | |
| Raphaël que je note, c’est qu’effectivement, c’est un peu le Graal de notre société capitaliste, dans nos sociétés occidentales, qui te rend la vie… Tu es pressé par le fait de la production, tu ne comprends plus trop le sens de ta vie et on te présente, on te dit : « Bosse comme un taré toute l’année et tu auras 2 semaines de vacances où là, tout est permis. » Et où tu pars. | |
| Matthieu L’évasion. | |
| Raphaël » C’est super, mais en même temps, tu as un côté où quand les gens reviennent, ils sont tellement démoralisés et tu ne vis plus un côté un peu dépendant comme ça, un peu de consommation qui est vraiment malsaine, sans se poser aucune question sur le sens de ce que tu fais. Au-delà de ça, tant que du moment que ça t’apporte du plaisir à un moment donné. | |
| Matthieu Oui, c’est ça. Et puis ça pose aussi la question de la gestion de l’argent. | |
| Raphaël Exactement. | |
| Matthieu moi, je suis toujours émerveillé de voir les gens qui « sacrifient » ou qui choisissent, plutôt que de partir, de servir dans des camps, dans des colonies l’été ou des trucs comme ça. Et dire : « Ça aussi, c’est un choix qui révèle aussi nos priorités. » | |
| Raphaël Ce que tu as dans le cœur. | |
| Matthieu Et c’est à prendre en compte dans comment on gère notre vie. | |
| Raphaël qui n’est pas forcément un truc où tu es hors du système. Ce n’est pas ça le truc. Je prends cet exemple : nous, cet été, on va partir dans un camping en Espagne. C’est le truc de base, on va faire les gros touristes. | |
| Matthieu Voilà, c’est ce que j’allais dire. [rire] | |
| Raphaël Ça fait super longtemps qu’on n’a pas eu de vacances tous les 4. On va partir 7 jours. On a pris un petit camping qui est au bord de la mer. Et notre plaisir, c’est d’être tous les 4. | |
| Matthieu Où ça ? | |
| Raphaël quelles seront les exigences des générations suivantes ? Est-ce qu’on leur dira : « Non, il ne faut plus prendre l’avion, ce n’est pas éthique, ce n’est pas une semaine, je ne sais pas où, tu crois que je vais me priver pour ta planète ? Je vais me faire plaisir moi aussi. » | |
| Matthieu C’est un peu ça. Et c’est là où on en est rendu. | |
| Raphaël ça détruit, ça fait du mal, il y a beaucoup de défauts. Mais malgré ça, on est incapable de résister à la tentation des yeux. Quand on voit ces paysages, quand on voit tout ça, on veut y aller et on détruit ce qu’on désire. Et ça révèle vraiment quelque chose du cœur humain, c’est que nos désirs sont mauvais Ça, c’est pour le côté vraiment négatif. Je trouve que se rappeler qu’on est mortel et notre vie, il faut l’utiliser avec sagesse, même dans nos vacances. | |
| Matthieu que tu accumules le maximum de souvenirs, aujourd’hui et maintenant. | |
| Raphaël C’est ça. | |
| Matthieu et elle me disait : « Il faudrait qu’on aille là-bas. » Je dis : « Je ne sais pas si on pourra. » Je dis : « Mais on ira au ciel. » | |
| Raphaël Exactement, c’était l’autre point. | |
| Matthieu [rire] On ira au ciel. On fera des voyages au ciel, il n’y a pas de problème, sur la nouvelle Terre. | |
| Raphaël Aujourd’hui, tu as des gens, quand tu n’as pas une vision biblique du monde et tu n’as pas cette espérance de la vie éternelle, tu te dis : « La vie est courte, il faut que je me gave. Je me fais avoir. J’ai un patron qui me gonfle, j’ai une bonne femme qui me saoule à la maison, j’ai mes enfants. » Et tu dis : « Je n’ai que quelques semaines. » En fait, ce n’est pas anodin pour moi. Quand on te parle de paradis, de lieux paradisiaques, c’est qu’on veut créer un Éden, reconstruire une terre promise où c’est all inclusive. Tu as à boire et à manger à volonté, tu as les plages avec le sable blanc, tu as les cocotiers, il y a du soleil et c’est sympa. [rire] | |
| Raphaël C’est tout ce qu’on te vend. Alors qu’en fait, derrière, ce n’est que du vernis. Il y a beaucoup de choses qui sont perverses, comme on l’a vu. On peut être empé en se disant : « Nous, peut-être qu’on ne peut pas profiter de tout plein de choses, découvrir plein de trucs, mais plus tard… » Quand on aura l’éternité dans une terre glorifiée, on aura une liberté qu’on n’a pas ici-bas sur Terre. Je n’ai aucune idée comment notre vie sera organisée, répartie, etc. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on aura des opportunités de kiffer la création dans la présence du Créateur. Tu te dis : « Mais tu ne peux pas y aller maintenant ? » « T’inquiète, on ira plus tard. » [rire] On a le temps, on n’a pas de pression là-dessus. Et ça, c’est cool. Ça nous aide aussi à mieux gérer les pressions du quotidien et l’insatisfaction peut-être qu’on peut avoir. Ça, c’est cool. | |
| Matthieu tourisme, ce que ça génère, etc. Un des points qui n’est pas abordé dans le documentaire et qu’on n’a pas aussi abordé, c’est la question que le tourisme, en règle générale, alimente la débauche. | |
| Raphaël Oui. | |
| Matthieu 2 facteurs au moins. Cette dimension où tu as dit- | |
| Raphaël C’est hédoniste. | |
| Matthieu …mais pas que, parce que ce sont des bars, etc. On n’a rien à faire. | |
| Raphaël C’est des hédonistes. | |
| Matthieu nourrit la débauche, mais aussi, de manière plus frontale, toute la question de tourisme sexuel, de prostitution, de bars bizarres et de trucs comme ça. Et ça, c’est le- | |
| Raphaël D’adultère. | |
| Matthieu …tourisme qui l’a créé. | |
| Raphaël Tout simplement. | |
| Matthieu Et d’adultère, bien sûr. | |
| Raphaël Dans ces trucs-là, tu vas au Club Med, c’est l’enfer sur Terre. | |
| Matthieu On avait fait un épisode sur la téléréalité, non ? | |
| Raphaël Oui. | |
| Matthieu Et pour moi, la téléréalité, c’est la quintessence du tourisme. | |
| Raphaël Oui, c’est ça. | |
| Matthieu Ils n’ont rien à faire et du coup, ils font n’importe quoi. | |
| Raphaël Exactement. | |
| Matthieu Et souvent, ça résume bien le tourisme. | |
| Raphaël Et quand tu ne donnes pas de cadre… Mais c’est ça. Et dans cette idée de profiter, c’est de profiter, bien sûr, tu te livres à tes désirs. C’est ça, c’est ce côté : « Toute l’année, je suis réprimé et donc là, maintenant, je veux profiter et je me fixe aucune limite, aucune règle. Et tout ce que je peux prendre, je vais le prendre sans me poser la moindre question. » | |
| Matthieu Et c’est un peu la même chose. Et vivre Memento Mori, puisque cette promesse est certaine, alors votre conduite doit être pleine de sainteté, de piété. » Et donc, c’est aussi ça mais dire : « On est des touristes chrétiens. » Et on est des touristes chrétiens, c’est-à-dire que notre conduite doit être celle qui convient à des enfants de Dieu, que ce soit dans notre manière de faire les choses, mais aussi dans notre témoignage. Et c’est vrai que même pour des chrétiens- | |
| Raphaël Et dans notre façon de nous reposer et de voyager. | |
| Matthieu Et même, je pense que c’est vrai que cette tentation est très forte, une fois que tu es là-bas, de te laisser aller. | |
| Raphaël Tu es caché. Tu dis : « Je ne suis pas chez moi. » Ce qui se passe à Vegas reste à Vegas. | |
| Matthieu Exactement. | |
| Raphaël Emprunté d’ailleurs à iTunes. Ce qui se passe à iTunes reste à iTunes. | |
| Raphaël dans le bouquin de Piper, « Don’t Waste Your Life », « Si je ne gâchais pas ma vie » en français, où il appelle un petit peu toutes les personnes retraitées aussi, les chrétiens qui vivent la retraite et qui utilisent la retraite juste pour faire le tour du monde sur des croisières. Et lui, il dit : « Mais vous croyez que quand vous vous présenterez devant Dieu, vous lui présenterez votre collection de coquillages ? » [rire] Mais d’ailleurs, il y a des memes qui sont hyper connus comme ça, où ils ont fait des photomontages où tu as Piper qui est sur la plage en train de ramasser des coquillages. [rire] | |
| Matthieu Mais parce qu’en fait, c’est un sermon. Je pense qu’il a- | |
| Raphaël Oui. | |
| Matthieu …son sermon qui s’appelle « Seychelles » ou un truc comme ça, qui est un peu connu. | |
| Raphaël il a tellement raison. Et quand tu dis : « Mais tu mets ta vie là-dedans. » Et c’est vrai que ça t’interroge dans la façon de vivre. Je crois qu’on a besoin de vrai repos et que ça fait du bien d’avoir des vraies vacances, de changer de son contexte, de pouvoir se ressourcer. Mais c’est quelque chose qui est théologique. C’est un repos aussi qui est spirituel. Et si tu veux faire que reposer ta chair, tu la pousses à l’oisiveté ou à autre chose et tu la livres à toutes les tentations. Moi, je te promets, ma femme, sa famille vient de Cannes. | |
| Matthieu [rire] J’espère qu’elle habite avec toi. | |
| Raphaël Oui, ma femme habite chez moi, mais sa famille vient de Cannes. Donc, il y a mes beaux-parents qui étaient à Cannes avant. Il y a toujours mon beau-père là-bas. Et ça nous est arrivé une ou deux fois l’été d’aller à Cannes. Parce que c’était économique, on allait chez les beaux-parents. De me balader sur la Croisette et de voir toutes ces terrasses de luxe où tu as les DJ qui sont là et avec tous les oligarques russes, les mecs du Moyen-Orient, des mecs du monde entier qui sont là, avec toutes les meufs en bikini et avec la musique et tout, le champagne, c’est 14 heures. Et je me disais : « Tu es là, tu regardes ça, tu passes sur la Croisette. » | |
| Matthieu Babylone. | |
| Raphaël Mais c’est ça, tu dis : « Mais c’est horrible. » Et tu dis : « Mais on recommence jour après jour, ils en veulent encore toujours plus parce que tu ne peux pas être satisfait par ça. » Et c’est terrible. Ils se livrent à la chair et ils ne peuvent pas trouver la satisfaction et ils amassent la colère de Dieu contre eux. C’est terrible. Et je me disais un jour, s’il y en avait qui arrivaient à organiser une campagne d’évangélisation qui soit pertinente pour toucher toutes ces personnes-là, je me réfléchissais à quoi ça pourrait donner une campagne d’évangélisation de rue sur la Croisette au mois d’août. | |
| Matthieu Une espèce de Cannes Station. | |
| Raphaël Il faut être accroché parce que c’est dégueulasse. Bref, on en reste là, mon cher ami ? | |
| Matthieu On en reste là et on ne fait pas comme Quorum Deo qui font des émissions de une heure maintenant. | |
| Raphaël Ah ouais ? Mais ça, c’est bien les mecs. C’est bien les mecs. Oh purée ! Bande de copieurs. | |
| Matthieu Alors que nous, 50 minutes, c’est plié. | |
| Raphaël Nous, on est larges. On est safe. On a 10 minutes de battement. [rire] | |
| Matthieu On parle de quoi la semaine prochaine, Raph ? | |
| Raphaël On va parler de notre forme de tourisme qui est plus celui de la survie en milieu hostile. [rire] | |
| Matthieu [rire] La survie en milieu hostile. | |
| Matthieu Oui. Quand tout tourne mal, on parlera de « The Walking Dead ». | |
| Raphaël Si l’apocalypse zombie n’est pas arrivée d’ici là, qu’est-ce qu’on peut faire, Matthieu ? | |
| Matthieu D’ici là, si l’apocalypse zombie n’est pas arrivée, mettez 5 étoiles, bien sûr, sur le podcast. Écrivez-nous un petit commentaire sur SoundCloud. On est toujours contents. Envoyez-nous un mail, récupérez notre adresse, je ne sais pas où. | |
| Raphaël Oui, matthieu@toutpoursagloire.com ou raphael@toutpoursagloire.com. | |
| Matthieu Oui, moi, ce n’est pas ça, mais du coup, c’est bien, c’est toi qui résouds ça. | |
| Raphaël Tu n’as pas un matthieu@toutpoursagloire.com ? | |
| Matthieu Non, moi, c’est un mats@toutpoursagloire.com. | |
| Raphaël Voilà, tu vois ? Je t’ai eu. [rire] | |
| Matthieu OK, à la semaine prochaine, Raph. | |
| Raphaël Oui, à la semaine prochaine. [musique] Salut. Bisous à vous. | |
| Matthieu Ciao. [musique] |







