Qui sont les 4 cavaliers de l’Apocalypse ? (Épisode 504)
Dans cet épisode, Florent est interrogé sur les quatre cavaliers mentionnés dans le chapitre 6 de l’Apocalypse. Plus précisément, il revient sur les interprétations populaires entourant leur identité, celles-ci étant parfois perçues comme des allégories, et parfois comme des entités concrètes, telles que des mouvements politiques, religieux voire des nations entières.
📚 Ressources mentionnées :
- L’Apocalypse pour mieux vivre, de Matthieu Gangloff
- Apocalypse. Plus Que Vainqueurs de William Hendrickson, éditions Grâce et Vérité
❓Pour aller plus loin :
- Tu peux regarder/écouter l’épisode 216 :
Comment comprendre l’Apocalypse ? - Tu peux suivre notre formation 1h pour comprendre Apocalypse
- Et les formations de Jérémie Cavin:
Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.
Tu veux poser une question ?
Si tu as une question adressée à Florent Varak, commence par consulter la liste des épisodes existants ici et si le sujet n’a pas encore été traité, tu peux poser ta question à l’adresse : contact@toutpoursagloire.com.
Transcription :
Cette transcription vous est proposée par notre bénévole. Nous cherchons à garder le style oral des épisodes pour ne pas déformer les propos des intervenants. De même, nous rappelons que ces transcriptions sont une aide, mais que les paroles de l’auteur (podcast et vidéo) restent la référence. Cependant, n’hésitez pas à nous signaler toutes erreurs ou incohérences dans cette transcription. Merci d’avance.
La Question
Bonjour, je viens de voir sur la chaîne Théonopsie une vidéo qui identifie les quatre cavaliers de l’apocalypse. Le cavalier blanc serait le catholicisme, le cavalier rouge serait le socialisme et le communisme, le cavalier noir serait le capitalisme et le cavalier vert serait l’islamisme. J’aimerais avoir ton idée là-dessus, merci.»
Écoute, c’est une belle question, merci ! Elle nous permet de revenir sur ce livre fascinant qui clôture la Bible. Fascinant, mais parfois peut-être un peu difficile d’accès. Alors, je ne vais pas évoquer les arguments développés dans la vidéo que tu as suivie. Moi, ce qui m’intéresse, c’est plutôt de réfléchir à la manière de lire et aborder ce livre magnifique de l’Apocalypse. Pour avoir les bonnes lunettes à utiliser pour pouvoir interpréter correctement ce qui t’interpelle et qui te trouble. Mais ça te permettra aussi, j’espère, de pouvoir identifier d’où viennent les interprétations que l’on t’adresse sur ce livre. Et dans les temps troublés que nous connaissons, il faut s’attendre à ce qu’il y ait beaucoup, beaucoup d’interprétations qui sortent du livre de l’Apocalypse, parce que chaque fois qu’il y a des troubles, on regarde s’il y a des correspondances avec l’Écriture.
J’ai déjà abordé plusieurs fois des questions liées à l’Apocalypse. Je te laisse regarder la table des matières pour compléter ce que je dis ici. Mais généralement, on considère qu’il y a cinq grandes approches principales, cinq schémas d’interprétation principaux pour extraire de l’Apocalypse une compréhension qui soit satisfaisante.
Je vais les aborder, mais avant, j’aimerais qu’on lise le texte incriminé, le texte qui parle de ces fameux cavaliers. Notre texte se trouve en Apocalypse, chapitre 6, et je vais lire les versets 1 à 8 avant d’aborder les schémas d’interprétation du livre.
Je regardais quand l’agneau ouvrit un des sept sceaux, et j’entendis l’un des quatre êtres vivants dire comme d’une voix de tonnerre : « Viens !» Je regardais et voici un cheval blanc. Celui qui le montait tenait un arc, une couronne lui fut donnée et il partit en vainqueur et pour vaincre. Quand il ouvrit le second sceau, j’entendis le second être vivant dire : « Viens !» et un autre cheval, rouge-feu, sortit. Celui qui le montait reçut le pouvoir d’ôter la paix de la terre afin que les hommes s’égorgent les uns les autres et une grande épée lui fut donnée. Quand il ouvrit le troisième seau, j’entendis le troisième être vivant dire : « Viens, je regardais, voici un cheval noir, celui qui le montait tenait une balance à la main. » Et j’entendis comme une voix au milieu des quatre êtres vivants. Elle disait : « Une mesure de blé pour un denier et trois mesures d’orge pour un denier. Quant à l’huile et au vin, n’y touche pas.»
Quatre chevaux, donc, quatre effets :
- Un cheval blanc, de conquête.
- Un cheval rouge, et les hommes s’entretuent.
- Un cheval noir, un drame économique.
- Un cheval verdâtre, une mort par l’épée, la famine, la peste et les bêtes sauvages.
Les différentes interprétations de l’Apocalypse
Maintenant qu’on sait de quoi on parle avec ces quatre cavaliers, je vais rapidement décrire les différentes manières de comprendre et d’interpréter l’Apocalypse. Et tu vas me dire lequel de ces schémas conduit cet homme à dire ce qu’il dit ? Ok ? Alors on est parti.
1) L’approche prétériste.
C’est quoi ? Prétériste, c’est en référence au passé. Elle dit en substance que l’Apocalypse raconte une histoire qui a déjà été accomplie dans le passé. Après la chute de Jérusalem en 70 après Jésus-Christ, et auquel cas Jean aurait écrit cela très rapidement, soit pour l’annoncer, soit en reflétant ce qui s’est produit, ou encore la chute de Rome en 476 et Babylone la Grande serait ainsi vue comme Rome subissant un jugement.
Selon cette position, la fin violente de Jérusalem devient en quelque sorte le modèle de la fin violente de notre monde avant que Christ ne vienne établir son règne, mais c’est un modèle très vaste. Manifestement, selon ce schéma, l’Apocalypse n’annonce pas des événements et des personnages précis et une telle lecture ne colle pas avec ce que dit ton site. Tu vois que si cette lecture était vraie, ce n’est pas la mienne, elle a peu de popularité, même si je crois que certains théologiens comme Arcis Proulx avaient une lecture prétériste de l’Apocalypse. Mais en tout cas un tel schéma d’interprétation ne permet pas de conclure ce que dit ta vidéo.
2) L’approche récapitulationniste ou cyclique.
La plus populaire aujourd’hui. En réalité, c’est une interprétation majoritaire, comme je l’ai dit, et elle se combine parfois avec l’approche idéaliste que je vais évoquer tout de suite après. Alors, elle voit dans le récit de l’Apocalypse, un tableau sept fois répété de la lutte suprême entre le bien et le mal, chaque fois avec davantage d’intensité ou chaque fois avec un regard différent.
Il semble que le premier commentaire qui aborde ce livre de cette manière date de 303. Il est signé de Victorin, un évêque de Pétho. C’est une approche qui aurait été reprise et popularisée par Augustin. Les cycles répétés décrivent les joies, les peines, les problèmes de toute l’histoire de l’Église. On y lit des persécutions, des cataclysmes, ce qui en réalité accompagne la vie de l’Église, depuis Actes 2 jusqu’à la fin des temps. En cela, selon cette lecture, les quatre cavaliers ne font que refléter les catastrophes de la vie qui vont accompagner l’Église de la Pentecôte jusqu’à la parousie, l’avènement, la présence de Jésus reprenant les siens.
3) L’approche idéaliste
Elle se combine souvent avec la précédente, comme je l’ai dit.
Elle voit en Apocalypse une fresque intemporelle de lutte cosmique entre les forces du bien et du mal. Il semble que le premier commentaire à défendre cette perspective date de 380 soit signée d’un donatiste, Ticonius, pour lui le règne de 1000 ans d’Apocalypse 20 est la période entre le moment où Christ, par sa preuve, est venu allier l’homme fort et celui de son retour à la fin des temps. Donc ce livre ne ferait pas référence à des événements, mais à des vérités. Le lion de Judas mangera un jour le lion rugissant. La nouvelle Jérusalem s’imposera un jour à la vieille Babylone.
Selon cette approche, le livre ne nous dit pas grand-chose, en réalité. Si c’était une collection d’images fortes, censées nous rassurer, nous encourager : « oui, des troubles vont venir, oui, des troubles seront même très sérieux, mais à la fin des temps, ça ira ».
William Hendrickson, dans Plus que vainqueur, publié chez Grâce et vérité, tant à favoriser cela, il parle de parallélisme progressif dans son approche du livre de l’Apocalypse, et je lis dans ce qu’il écrit, page 40 :
Les sceaux, les trompettes, les coupes de la colère et autres symboles ne se réfèrent pas à des événements particuliers, à des moments ou à des faits précis de l’histoire, mais à des principes régissant la conduite humaine et le gouvernement divin, qui sont à l’œuvre tout au long de l’histoire du monde, et en particulier au cours de la nouvelle dispensation, l’Église. […] L’Apocalypse est là pour nous rassurer que toutes les forces qui s’opposent puissamment à Christ seront un jour mises à terre.»
4) L’approche futuriste
Cette approche voit dans l’Apocalypse, essentiellement, une prophétie d’événement futur. Et c’est ma perspective, ça ne veut pas dire qu’elle est juste, c’est ma perspective, moins fréquente qu’elle ne l’était, on va dire, il y a une cinquantaine d’années. Elle est encore assez fréquente dans les milieux évangéliques anglo-saxons. Et on la retrouve dans d’autres perspectives. Et cela semble être en partie la perspective d’Irénée, qui était pasteur à Lyon -je voudrais faire note de cette belle ville, au passage- selon ce qui était dit de lui, de Hippolyte, son disciple.
Cette lecture suppose que le plan du livre d’Apocalypse nous est donné par l’instruction initiale : «Écris ce que tu as vu, ce qui est et ce qui va se produire ensuite» – Apocalypse 1.19.
- Le chapitre 1 décrit ce que Jean a vu : le Christ glorifié.
- Les chapitres 2 et 3, ce qui est, les sept églises du temps de Jean.
- Et puis ensuite, ce qui va se produire ensuite, tous les événements qui précèdent et conduisent au retour du Christ en gloire lors d’une période particulière de transition.
Selon cette lecture, selon ma lecture, les quatre cavaliers sont futurs et ne font pas référence à quoi que ce soit de passé, même si on en trouve des bribes parce que tous les événements futurs ont déjà des semences de réalité dans l’ancrage de l’histoire.
5) l’approche historique
Je l’ai gardée pour la fin, puisque c’est celle qui concerne ta question.
Elle dit en substance que l’Apocalypse annonce soit de manière progressive, soit de manière cyclique, toute l’histoire de l’Église allant de l’apôtre Jean jusqu’à la fin des temps. Alors, tu as peut-être déjà entendu cette lecture, comme par exemple que l’Église d’Éphèse en Apocalypse 2 correspond à l’Église primitive, pleine de vitalité. Et puis l’Église de Laodicée dans Apocalypse 3, la dernière des sept, correspondrait à l’Église de la fin des temps, tiède à vomir. C’est assez fréquent de voir dans certains cercles de piété, cette notion un petit peu mystérieuse. Mais c’est en tout cas pour ça que ton homme identifie les cavaliers de l’Apocalypse à des événements historiques passés.
L’interprétation évoquée dans la question
Le livre de l’Apocalypse est compliqué, et je respecte toutes les lectures. Chaque fois qu’on se penche sur l’Écriture, en fait, on reflète, on révèle en cela une certaine herméneutique et une certaine systématique de l’ensemble de l’Écriture. Et il y a une pléthore d’options. Mais en réalité, je ne partage pas du tout l’avis que tu évoques, et l’avis selon lequel l’Apocalypse serait historique futur, c’est-à-dire qu’il balayerait l’histoire de l’Église, de la Pentecôte jusqu’au retour du Christ.
Pourquoi ? Parce que chaque partisan de cette lecture historique va trouver des bornes différentes. Là, tu cites des bornes assez particulières, elles sont sur 2000 ans assez surprenantes, je vais y venir dans un instant. Et en fait, chaque partisan de la lecture historique a tendance à centrer son interprétation sur ce qu’il connaît de son temps. Et c’est parfaitement illustré par le propos qui était proposé dans cette vidéo. Regarde l’ordre : catholicisme, communisme, capitalisme, islamisme. C’est typique d’une interprétation d’une personne qui regarde l’histoire récente. En réalité, le catholicisme, en tant qu’église structurée avec un pape, une hiérarchie et une puissance politique, ne commence qu’au 5e siècle et en réalité elle ne devient puissante qu’à partir du 7e, 8e siècle. Et puis, soudainement, on passe au 19e siècle avec le communisme. Puis le capitalisme qui en réalité précède le communisme. Il n’y a rien avant, rien pendant presque 1000 ans. Et puis soudainement vient l’islam alors que l’islam date du 7ème siècle. Et c’est vrai que l’islam a massacré des continents entiers de chrétiens. Si tu veux un jour pleurer sur l’histoire du christianisme au Moyen-Âge, lit ce qui s’est passé à la chute de Constantinople, avec les viols, les massacres organisés, y compris dans la cathédrale Sainte-Sophia. L’auteur voit l’État islamique, mais en réalité le terrorisme islamique, ou en tout cas le massacre des chrétiens par l’islam, est aujourd’hui bien moindre que lors de la conquête qui a massacré l’Afrique du Nord, la Turquie, la Perse et jusque dans les pays d’Asie. En réalité, chaque personne qui lit l’Apocalypse en pensant que cela décrit par avance l’histoire future va identifier différemment chacun de ces éléments.
Comment comprendre le passage de Apocalypse 6 ?
Alors donc, quatre chevaux, quatre effets :
- Cheval blanc, conquête.
- Cheval rouge, les hommes s’entretuent.
- Cheval noir, drames économiques.
- Cheval verdâtre, mort par l’épée, la famine, la peste, les bêtes sauvages.
Comment comprendre ?
Comme tu l’as vu, les perspectives sont nombreuses en fonction des schémas d’interprétation.
1) Le premier cavalier.
Certains l’identifient à Christ à cause du lien Apocalypse 19 où on a un autre cavalier blanc, un cheval blanc qui vient. Mais bien sûr, c’est peu probable à cause de l’association des cataclysmes suivants en Apocalypse chapitre 6. A mon sens, ça se prête mal à cette lecture. D’autres estiment que c’est un séducteur qui ressemble à Christ, qui prétend être Christ. En cela, le premier cavalier serait emblématique de toutes les séductions qui ont menacé l’Église tout au long des siècles. Ma lecture futuriste me fait croire que ce sera celui qui établira de force une forme de paix emblématique dont Paul parle en 2 Thessaloniciens, peut-être que j’ai tort, on verra, mais ce n’est pas le centre du message de l’Apocalypse.
2) Le deuxième cavalier, le sang issu de la guerre.
Dans la lecture idéaliste, Jésus-même a prophétisé en Matthieu 24 la continuation des guerres. Et finalement, la misère des hommes qui s’entretuent, c’est la réalité de notre vie et de notre monde.
J’ai lu récemment la biographie de Saint Patrick, 5e siècle de notre ère. A l’époque, les Irlandais faisaient des raids sur la Grande-Bretagne pour kidnapper des jeunes gens et en faire leurs esclaves. Et puis, quelque temps plus tard, ce sera l’inverse. On se rend compte que ces deux îles, Grande-Bretagne et l’Irlande, se sont entretuées pendant des siècles.
Je viens de lire ou suis en cours de lecture du témoignage de Kenneth Isaacs, qui est l’un des cadres de la mission Samaritan Purse dévouée au travail humanitaire. Je suis frappé de sa description qu’il a vue de première main du génocide rwandais où les hommes se sont massacrés. En réalité, depuis le premier meurtre, depuis Cain, les hommes s’entretuent.
Ma lecture futurisme fait comprendre qu’il y aura une période particulièrement violente qui accompagnera la transition vers le retour du Christ. Mais quelque part c’est déjà en cours.
3) Troisième cavalier, le cheval noir de grande pénurie.
Dans le commentaire de Mathieu Gangloff, je lisais que les prix annoncés étaient dix fois le prix normal. Là encore une constante de l’humanité, ces crises économiques, on les trouve dans toutes les époques pour des raisons variées. L’un des livres les plus déprimants que j’ai jamais lus raconte les famines orchestrées volontairement par Staline en Europe centrale qui ont tué des millions d’êtres humains. Le récit est insoutenable, on y lit des gens qui mangent leurs enfants. Mais on trouve déjà de tels récits dans l’Ancien Testament. On trouve déjà ce genre de famine absolument odieuse et terrifiante. Et ces famines que je viens d’évoquer ne sont que quelques-unes parmi les dizaines et les centaines de milliers qui se retrouvent, qui parsèment l’histoire humaine.
4) Quatrième cavalier.
Un ensemble d’horreurs, plusieurs y ont vu le lien possible avec la peste qui, chaque fois qu’elle parcourait les continents, emportait jusqu’au tiers de la population dans la mort. Ce qui est clair, et là je cite le commentaire de Mathieu Gangloff sur l’Apocalypse :
«Jean indique clairement que ces sceaux sont effectivement des jugements qui surviennent comme une conséquence logique du fait que l’humanité s’est détournée de Dieu. Cette référence indique également l’aspect immuable du jugement qui arrive. Personne ne peut empêcher ces jugements. Si l’agneau était le seul à pouvoir ouvrir les sceaux, personne ne peut arrêter le déroulement de ces jugements que seul lui maîtrise» – page 146.
Comment interpréter ces cavaliers ?
Comme tu le vois, en fonction de ton schéma d’interprétation, tu vas avoir différentes lectures.
Pour conclure cet épisode qui est déjà long, je dirais que soit c’est une description terrible mais générale de la vie de tous les siècles en attendant le règne de Christ, et c’est la perspective la plus communément acceptée aujourd’hui dans la lecture de l’Apocalypse, soit c’est une description d’une période encore future qui précédera le retour en gloire du Christ pour établir son royaume, et c’est ma perspective.
Conclusion, moi ce que je te propose c’est que tu relises l’Apocalypse. Mais pas pour te faire peur, mais pour que tu surlignes les textes qui parlent de Jésus. Tout ce qui montre son règne sur l’histoire humaine, tout ce qui montre son plan de l’histoire humaine. Parce que finalement c’est un dévoilement de Christ, de sa rédemption et de l’ultime instauration de son règne sur tous les peuples. On a lu ces cavaliers qui se lancent au fil des sceaux, qui sont ouverts, mais il y en a un qui est digne d’ouvrir les sceaux, et j’aimerais terminer sur Apocalypse chapitre 5 à partir du verset 8 :
«Quand Jésus eut reçu le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre anciens se prosternèrent devant l’agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums qui sont les prières des saints. Et il chantait un cantique nouveau en disant : “Tu es digne de recevoir le livre et d’en ouvrir les seaux, car tu as été immolé et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toutes tribus, de toutes langues, de tout peuple et de toutes nations, et tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.”
Voilà la beauté que dévoile l’Apocalypse, la transition vers un monde où Christ, Sauveur et Seigneur règnera avec ceux et celles qui auront eu le cœur transformé de leur égoïsme, de leur violence. Et c’est pour ça que Jésus devait venir en deux temps. Dans un premier temps, il devait venir pour régler le problème principal des humains, c’est-à-dire le problème du cœur. Le problème du cœur dans lequel est attaché l’égoïsme, la violence. Il fallait qu’il y ait un pardon. Il fallait non seulement qu’il y ait un pardon, mais qu’il y ait un renouveau.
Et qu’il offre ce pardon et qu’il offre ce renouveau.
Jésus a été immolé et il a racheté par son sacrifice, par sa mort sur la croix et sa résurrection, par le sang qu’il a versé. Il a racheté pour Dieu des hommes de toutes tribus, de toutes langues, de tout peuple et de toutes nations. Et qu’est-ce qu’il a fait de nous, ses enfants ? Il fait de nous un royaume, des prêtres pour Dieu. Et nous allons régner sur la terre. Pas la même terre. La terre ressuscitée, la terre débarrassée de son péché. Et en cela, l’invitation de l’Évangile, c’est la dernière parole du Saint-Esprit dans le livre de l’Apocalypse, c’est de venir. De venir à Christ, de venir profiter de son pardon, de se repentir dans la foi, dans la confiance en Jésus, d’être renouvelé pour enfin sortir de cet enfer terrestre qui est parsemé de violence, mais qui se termine par l’établissement du règne de Christ, avec Christ et pour Christ.








