Un pasteur vous répond

Les mandats missionnaires sont-ils d’actualité ? (Épisode 503)

#1PVR - 503 - Les mandats missionnaires sont-ils d'actualité ?

Publié le

Les appels à partir en mission pour évangéliser nous concernent-ils toujours aujourd’hui ? L’auteur de la question rebondit sur des arguments passés de Florent concernant les auteurs et les objectifs fixés par Jésus pour la réalisation de miracles, et se demande s’il ne serait pas judicieux d’adopter le même recul vis-à-vis des mandats missionnaires. Découvrez sa réponse dans ce 503e épisode.

📌Ressources mentionnées :

The Gospel according to John (The Pillar New Testament Commentary) de D. A. Carson, dans lequel il cite Marsh sur le pardon et la rétention des péchés.

🔍Pour aller plus loin :


Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.

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Si tu as une question adressée à Florent Varak, commence par consulter la liste des épisodes existants ici et si le sujet n’a pas encore été traité, tu peux poser ta question à l’adresse : contact@toutpoursagloire.com.



Transcription

La question :

Bonjour Florent, j’ai une question au sujet de Matthieu chapitre 28 et ce mandat missionnaire en lien avec son pendant en Marc chapitre 16 verset 15. Je lis le verset 15, puis Jésus leur dit « Allez dans le monde entier, proclamez la bonne nouvelle à toute la création ». Pourquoi Matthieu 28 et Marc 16, 15 concerneraient toutes les églises ? Alors que tu dis souvent que Marc 16 concerne uniquement les apôtres et notamment les versets qui suivent, qui donnent le pouvoir de guérir les malades, etc. La portée du verset 15 et son pendant en Matthieu 28 semblent tous deux s’adresser universellement à chaque chrétien, n’est-ce pas ? Merci pour ta réponse.

Alors écoute, c’est une super question qui nous plonge dans le monde de la missiologie. Tu as raison de t’interroger parce qu’on ne peut pas aplatir les commandements du Nouveau Testament en disant qu’ils s’appliquent à tous et en tous les temps sans avoir un minimum de réflexion.
Je prends un exemple certes un peu caricatural, mais voilà ce que Paul écrit à Timothée alors qu’il est en prison :
(Paul est en prison).

Quand tu viendras, apporte le manteau que j’ai laissé à Troas chez Carpus et les livres, surtout les parchemins. —2 Timothée 4.13

Alors c’est évident, personne ne peut répondre à cette exhortation de Paul. On espère que Timothée a pu le faire et qu’il lui a apporté un réconfort. On peut s’inspirer de ces versets pour en tirer différentes applications sur les soins réciproques que l’on se doit, sur l’importance d’aider ceux qui sont persécutés, de leur apporter des bibles.

D’ailleurs, merci à la mission Portes Ouvertes qui se charge notamment d’apporter le réconfort et l’écriture à ceux et celles qui sont persécutés à cause de leur foi. Mais on ne peut pas obéir directement à ce précepte qui s’adresse à un individu précis.

Qu’en est-il donc de ce mandat missionnaire de Marc chapitre 16 ?

Je connais des gens qui restreignent même Matthieu chapitre 28 aux apôtres. Donc il faut observer avec attention ces commandements et essayer de les comprendre dans leur contexte.
Le sujet de ces mandats missionnaires est intéressant.
On en trouve cinq : quatre dans chacun des évangiles et un dans le livre des actes, on va les parcourir pour essayer d’en tirer des remarques sur la responsabilité de l’Église.

Premier mandat : Matthieu chapitre 28

Il est assez connu :

18 Jésus s’approcha et leur parla ainsi « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. 19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit 20 et enseignez-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » —Matthieu 28:18-20.

Jésus parle à ses apôtres, donc il parle aux onze, Judas était défaillant, il les rassure, il sera avec eux, et puis il émet une série d’impératifs qui se fondent sur un impératif principal, les autres sont des actions dépendantes, l’impératif principal c’est « faites des disciples », un seul verbe dans l’original. « Faites des disciples », c’est central.

Alors, est-ce que cela concerne uniquement les onze qui entendent ce que Jésus dit ? En fait, les versets répondent eux-mêmes à cette question. Lorsqu’il est question de toutes les nations, on voit qu’il s’agit d’un commandement à l’étendue, à la portée universelle. Et les apôtres ne sont pas allés jusqu’au bout du monde. Toutes les nations n’ont pas été atteintes à l’Évangile.

Et puis, on voit également que… Dans le livre des Actes, si les apôtres prêchent Jésus, mort et ressuscité pour nos péchés, ils forment des communautés de croyants, et notamment de responsables, et on voit que le mandat missionnaire non seulement prend forme, mais ensuite se développe. Il n’y a pas que les apôtres qui font des disciples. Il y a toute une série d’hommes et de femmes impliquées dans cette œuvre missionnaire qu’ils lancent. Et en cela, on voit que les apôtres Le lancement, en quelque sorte, le fer de lance de cet élan missionnaire et la promesse que Jésus serait avec eux jusqu’à la fin du monde, comme on n’est pas vraiment à la fin du monde, cela nous montre que le mandat missionnaire évoqué en Matthieu chapitre 28 a une portée universelle et que l’on ne peut réduire simplement à ce moment-là. Où Jésus est avec ses apôtres et où il ne lancerait que les apôtres.

Second mandat : Luc chapitre 24

44 Puis il [Jésus] leur dit : C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. 45 Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Ecritures. 46 Et il leur dit : Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, 47 et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. 48 Vous êtes témoins de ces choses. 49 Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis ; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut.. —Luc 24:44

Notre deuxième texte est relativement proche de Matthieu. Jésus ouvre le cœur de ces personnes à qui il parle, ils comprennent l’évangile, C’est d’ailleurs assez explicitement énoncé. L’évangile est magnifiquement énoncé en des termes similaires de 1 Corinthiens 15. Christ souffre et ressuscite conformément à l’écriture.

On pense bien sûr au Psaume 22, Esaïe 53, etc. Dès Genèses 3.15 d’ailleurs. Et il en résulte que le pardon des péchés peut être prêché et doit être prêché à toutes les nations. Et tu vois, avec cette mention de toutes les nations, on réalise que cela dépasse le fardeau immédiat de ceux à qui Jésus s’adresse. Et Luc, rédigeant l’histoire du développement de l’Église, de Jérusalem à Rome dans le livre des Actes, montre que bien des chrétiens, qui n’étaient pas des apôtres, ont évoqué et répandu l’Évangile tout autour d’eux. Le mandat semble donc bien universel.

Troisième mandat : Jean chapitre 20

19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous ! 20 Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. 21 Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. 22 Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. 23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. —Jean 20:19-23

Alors le mandat de Jean 20 est un peu différent. D’un côté, on a la même notion d’envoi, comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie, mais c’est surprenant de le… Voir Jésus qui souffle en disant « Recevez le Saint-Esprit » et puis c’est surprenant de l’entendre dire qu’il confère une capacité de pardonner. Qu’est-ce que Jésus veut dire ? Alors, déjà, Jésus ne confère pas le Saint-Esprit à ce moment-là. Ce n’est pas possible. Pourquoi ? Parce qu’il a déjà dit que le Saint-Esprit ne pouvait pas descendre avant son ascension. Pourquoi ? Parce qu’avec son ascension, il y a la preuve que l’œuvre expiatoire de Christ est acceptée par le Père.
Il revient, il s’assoit à la droite du trône de Dieu, nous dit Hébreux chapitre 12, et de là, Père et Fils envoient le Saint-Esprit sur déjà les douze… Les 120 et la première église. Et donc, on est devant un symbole. Nos amis d’ailleurs catholiques ont bondi un peu sur cette expression, ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés, pour dire, voilà, c’est le pouvoir des prêtres. Mais c’est difficile de se représenter cette notion d’un pouvoir humain à pardonner les péchés, parce qu’il faut regarder l’ensemble de l’Écriture, et Dieu seul a autorité de faire un tel acte de pardon. Or, le pardon est toujours associé au sacrifice du Christ, il est toujours associé à l’Évangile, il est toujours associé à la foi et à la repentance.

Et il faut plutôt aligner cette notion Jésus qui souffle, Comme l’annonce de Acte 1.8, vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous et vous serez mes témoins. Et donc celle du pardon comme associée au témoignage, témoignage que l’on rend de l’Évangile. C’est par la proclamation de l’Évangile que des hommes et des femmes peuvent être pardonnés. D’ailleurs, Carson cite Marsh dans son commentaire et il dit…

Il ne fait aucun doute que la référence est de pardonner les péchés ou de retenir le pardon, mais si cela semble sévère, c’est simplement le résultat de la prédication de l’Évangile qui soit ramène les hommes à se repentir, soit les laisse insensibles à l’offre du pardon qu’est l’Évangile. Et ils restent donc dans leur péché. Le moyen de ce pardon n’est pas la formule d’un prêtre, donc. Ni de qui que ce soit d’autre, mais c’est la proclamation de l’Évangile. Et en cela, il n’y a là non plus aucune limite de temps. Le salut est conféré par le salut. Le pardon des péchés et le pardon des péchés est conféré par l’évangile de Jésus-Christ que l’on proclame. Voici ce que l’apôtre Paul dit en Romains chapitre 10 et j’espère que ça te concerne. J’espère que tu confesses de ta bouche, c’est le texte qui nous dit ça, si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Jésus l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé.

Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? —Romains 10:14

Et comme tu le vois, le pardon des péchés est associé à la prédication de l’évangile. Cette prédication de l’évangile, elle est confiée aux apôtres par le Saint-Esprit et en cela, on voit qu’il y a une chaîne continue qui vient de… Christ qui témoigne, des apôtres qui ont entendu et qui sont ensuite revêtus du Saint-Esprit, ainsi que tous ceux et toutes celles qui croient, tous ceux et toutes celles qui croient sont baptisés du Saint-Esprit, la promesse est pour vous, dira l’apôtre Pierre et tous ceux qu’il appellera, aussi grand nombre qu’il soit, c’est tout le discours de Actes chapitre 2.

Ce qui nous permet de voir que les trois mandats missionnaires regardent de façon similaire cette notion de d’être témoin de Jésus, cette notion de proclamer le pardon qui vient de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, et que cela concerne non seulement les onze, mais également d’entrer dans le sillage des onze et de proclamer l’évangile à toutes les nations, et ce jusqu’à la fin des temps. La bonne nouvelle, c’est que la mort et la résurrection de Christ est accessible à tous ceux et toutes celles qui croient.

Quatrième mandat : Marc chapitre 16

15 Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. 16 Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. 17 Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; 18 ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris. 19 Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de Dieu. 20 Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient. —Marc 16:15-20

Un mandat controversé

Alors il faut savoir que ce quatrième mandat fait l’objet d’une controverse puisque les manuscrits les plus anciens ne le contiennent pas. Les bibles modernes mettent donc les versets 9 à 20 entre crochets ou entre parenthèses en soulignant qu’il y a un doute sur son origine. Le texte faisait vraiment vraisemblablement partie d’une tradition partagée dans certaines églises mais pas dans d’autres.

Donc normalement, il faudrait être extrêmement prudent pour s’appuyer sur ce texte et en tirer des leçons extravagantes ou uniques que l’on ne trouverait pas ailleurs. Alors bien sûr, pour cet épisode, je vais le considérer comme faisant partie du canon et on va le regarder.

Et à mon avis, ce mandat se distingue des autres car il est spécifique à un groupe particulier de l’histoire de la rédemption. Je vais essayer de le démontrer.

Tout s’articule autour de cette notion « ceux qui auront cru ». Verset 17, « voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru ».

Nos frères charismatiques disent que c’est toute l’Église, tous ceux qui croient et qui sont baptisés selon les versets 15 à 16, et je dois le reconnaître, c’est assez logique. C’est possible, c’est légitime dans le flot du texte, mais à mon avis, c’est contredit par cinq éléments internes au texte et internes à l’écriture. Pourquoi ?

Le verset 20 qui conclut cette section donne une image d’accomplissement spécifique. Il s’en a l’air prêché partout. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la parole par les signes qui l’accompagnaient. On verra dans un instant que seules deux catégories d’individus accomplissent des miracles de façon directe.

Par les mains des apôtres. Et j’aurais souligné quelque chose d’important, parce que très souvent on accuse des gens comme moi de ne pas croire aux miracles, c’est absolument faux. Je crois aux miracles, mais je crois aux miracles qui surgissent en réponse à la prière. Et ça, l’Église a vraiment le, je ne sais pas si elle a le devoir, mais en tout cas le privilège de prier Dieu, que Dieu fasse des miracles.

Je crois que Dieu fait parfois des miracles, comme il l’entend, quand il l’entend. Ce dont on parle en Marc chapitre 16, ce n’est pas en réponse à la prière, c’est une capacité de réaliser des miracles. Or, comme tu as remarqué, il s’en a l’air prêché, le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la parole par les signes qui l’accompagnaient. Le verbe « confirmer » se retrouve en Hébreux chapitre 2, versets 3 et 4, ou 2 à 4, où il est question que le Seigneur confirmait la parole par ceux qui étaient témoins de Jésus. Et là, on a l’impression qu’il s’agit vraiment des apôtres qui ont vu Jésus et qui ont réalisé en attestation de leur nouveau message des miracles immanquables. On ne pouvait pas douter de la fiabilité de ces miracles.

Un contexte immédiat

Si le contexte immédiat est possible, c’est l’ensemble des croyants, il est plus probable que Jésus fasse référence aux apôtres à qui Jésus, a quatre reprises, (à quatre reprises !) reproche l’incrédulité. J’aimerais que tu prennes le temps de lire les versets 9 à 14 qui précèdent ce que j’ai lu et tu remarqueras à quel point Jésus met le doigt sur le manque de foi des disciples. Et à mon sens, voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru. Ce sont les signes qui accompagneront ceux qui auront cru, vous les apôtres, si vous dépassez votre incrédulité.

L’amplitude des miracles

L’amplitude des miracles annoncés en Marc 16 ne souffre d’aucune modération. La guérison, la délivrance, même surfer sur des poisons sont assurés. Aucun doute n’est évoqué, aucun échec possible, aucune condition comme la foi, c’est absolu. Or la réalité est tout autre. Les chrétiens charismatiques ont tout autant été touchés par la pandémie que les autres. Et là, l’expérience est assez facilement attestée. C’est la réalité. Il n’y a pas de promesse universelle de guérir et de faire des miracles comme semblerait le dire Marxiste, si on le prend, pour l’appliquer à toute l’Église.

Deux catégories de personnes qui réalisent des miracles

Le livre des actes identifie précisément deux catégories de personnes qui réalisent des miracles. Les apôtres et les sept qui les représentent. Et d’ailleurs, l’exemple le plus touchant nous est donné par Dorcas, cette jeune femme qui était une bien-aimée de l’Église. Elle meurt et l’Église n’est pas capable de la guérir, de la ressusciter. L’Église la pleure, mais elle va chercher Pierre. Pourquoi Pierre ? Lui, c’est un apôtre. Et lui va réaliser la résurrection. Pas l’Église !

Les miracles associés à un mandat apostolique

Le Nouveau Testament est assez clair pour souligner que les miracles directs sont associés à un mandat apostolique. De Corinthiens 12.12 est explicite. Les signes distinctifs de l’apôtre ont été vus à l’œuvre au milieu de vous, par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles. C’est la caractéristique des apôtres de faire des miracles, ce n’est pas la caractéristique de l’Église.

Alors, aujourd’hui, Dieu fait les miracles qu’il veut, notamment en réponse à la prière. Et peut-être devons-nous prendre au sérieux, même si ce n’est peut-être pas dans l’évangile de Marc originellement, ce mandat de Marc 16 en nous disant que dans les contrées, notamment où il n’y a pas de soins, notamment où les marques de compassion, de la grâce providentielle de Dieu ou générale de Dieu ne sont pas très évidentes, Eh bien, ça peut être une bonne chose de prier pour des guérisons, de prier pour que Dieu se manifeste. Rien n’empêche de prier pour cela et de se réjouir lorsqu’il le fait. Mais, à mon sens, Marc 16 se distingue autant dans les manuscrits que dans son application des trois autres mandats.

Enfin, nous terminons avec le cinquième mandat, chronologiquement en tout cas, c’est certainement le cinquième, Acte, qui reprend à la suite de l’évangile de Luc, c’est le même auteur.

6 Alors les apôtres réunis lui demandèrent : Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? 7 Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. 8 Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. 9 Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. —Actes 1:6-9

Alors là encore, il y a des indices qui montrent que Dieu lance ces onze à un témoignage universel qui dépasse de loin la simple situation des apôtres. À Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre que les apôtres n’ont pas pu atteindre. En sorte qu’il est probable que nous ayons ici quelque chose de bien plus large et de bien plus grand.
Alors Luc termine son évangile en annonçant que le pardon des péchés serait prêché à toutes les nations. Et il ouvre en acte cette proclamation des apôtres, des onze, dans lequel nous nous insérons, nous sommes les témoins à la suite des apôtres. Et en cela, c’est une autre démarche.

Toujours est-il que j’espère que tu es au bénéfice de cette proclamation apostolique. Jésus-Christ est mort pour nos péchés, il est ressuscité, il est monté au ciel, son œuvre expiatoire a été accomplie. Et ce qu’il attend de nous maintenant, c’est une foi exclusive en lui pour recevoir le bénéfice de son pardon.

Et c’est pourquoi le mandat missionnaire, dans toute sa plénitude, est détaillé dans chacun des évangiles. Le mandat missionnaire est détaillé dans le début du livre des actes et l’évangile est décrit dans chacune des lettres de la Bible que nous trouvons. Il est décrit aussi dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, avec cette invitation à venir et croire.

Que Jésus est celui qui est capable de nous pardonner, il est celui qui est capable de nous donner une vie nouvelle par son Esprit Saint, une nouvelle naissance. Il nous demande de nous repentir dans la foi. J’espère que c’est ton cas.

Merci, j’espère avoir en cela répondu à ta question.