En tant que père, j’aspire à ce que mes enfants puissent se réjouir du lien du mariage sans porter le fardeau d’un péché sexuel passé. Pourtant, en tant que responsable d’Église et professeur, je sais bien combien il est rare de préserver sa pureté sexuelle.
Glorifier Dieu dans son corps
Honorer Dieu avec son corps devrait être le désir de chaque croyant. Comme Paul le dit :
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.
– 1 Corinthiens 6.19-20
La masturbation implique la stimulation des parties génitales, habituellement avec la main, en vue du plaisir sexuel, et conduit bien souvent à l’orgasme. Le but de cet article est de montrer, à l’aide de la Bible, pourquoi une telle activité en dehors du lit conjugal est un péché et devrait, par conséquent, être rejetée. On pourrait envisager une place pour la stimulation sexuelle dans le cadre de l’acte conjugal ; mais dans cet article, le terme « masturbation » désignera uniquement des actes solitaires, commis indépendamment du conjoint.
Beaucoup de professionnels de la médecine considèrent la masturbation comme faisant partie du développement humain normal. Certains responsables d’Église ont aussi tenté d’avancer des raisons pratiques et théologiques en sa faveur. Cependant, je ne crois pas qu’une telle approche plaise à Dieu d’un point de vue biblique ; j’ai même observé les dégâts qu’une telle pratique occasionne, tant chez les célibataires que chez les personnes mariées.
Christ a acquis le pouvoir de vivre dans la pureté
Nous ne pouvons pas résister à la tentation sexuelle par nos propres forces. Mais, avec l’aide de Dieu, toutes choses sont possibles (Mc 9.23 ; 10.27). Dans l’Ancien Testament, Dieu a promis à son peuple racheté de lui donner un nouveau cœur, ce qui comprend les désirs, les aspirations et les pensées, et de mettre son Esprit en lui pour qu’il suive ses ordonnances et observe ses lois (Éz 36.27).
C’est là notre quête et notre confiance dans l’alliance avec Christ : nous pouvons vaincre avec l’aide de Dieu. En Christ, nous devenons une nouvelle création : « Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2Co 5.17). Désormais, celui qui est en nous « est plus grand que celui qui est dans le monde » (1Jn 4.4). Celui qui a « toute autorité dans le ciel et sur la terre » est avec nous pour toujours (Mt 28.18, 20). « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Rm 8.1), et grâce à l’œuvre de Dieu en notre faveur, nous pouvons « retenir fermement la profession de notre espérance », certains que « celui qui a fait la promesse est fidèle » (Hé 10.23).
Contrôler son corps dans la sainteté et l’honneur
Fort de cette œuvre de renouvellement acquise par le sang de Jésus et rendue puissante par l’Esprit, je propose les réflexions suivantes à propos de la masturbation dans la vie du croyant. Elles ont pour objectif la sainteté, afin que nous sachions comment contrôler notre propre corps dans la sainteté et l’honneur (1Th 4.3-4).
Que Dieu, qui nous a appelés à la sainteté et nous a donné son Esprit, nous vienne en aide (1Th 4.7-8).
1. Élever une descendance dans les voies de Dieu est une manière privilégiée de faire des disciples
Le désir de Dieu de voir sa gloire s’étendre dans toute la création est rabaissé par la masturbation.
Le mandat missionnaire de faire des disciples de Christ (Mt 28.18-20) comprend l’idée de remplir, de multiplier et d’assujettir le monde avec des créatures porteuses de l’image de Dieu (Gn 1.27-28 ; comparer Rm 8.29 ; 2Co 3.18). Pour les couples chrétiens mariés, l’une des meilleures façons d’y obéir est d’élever et de former leurs enfants dans les voies de Dieu (Ps 78.5-8 ; 127.3 ; Mal 2.15 ; Ép 6.4).
Certaines saisons dans le mariage peuvent certes justifier l’usage de la contraception. Cependant, ceux pour qui la masturbation devient la norme, et qui voient les enfants comme des fardeaux non désirés, minimisent le mandat missionnaire et le désir de Dieu de voir sa gloire s’étendre à toute la création.
Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. »
– Genèse 1.27-28
Nul n’a fait cela, avec un reste de bon sens. Un seul l’a fait, et pourquoi ? Parce qu’il cherchait la postérité que Dieu lui avait promise. Prenez donc garde en votre esprit, et qu’aucun ne soit infidèle à la femme de sa jeunesse !
– Malachie 2.15
Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.
– Matthieu 28.19-20
Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur.
– Éphésiens 6.4
2. Dieu a prévu que toute forme légitime de sexualité soit réservée au lit conjugal
La masturbation dépouille la sexualité de l’intention divine.
L’expression sexuelle qui trouve son accomplissement dans l’orgasme est un beau cadeau de Dieu (1Tm 4.2-5), que les hommes et les femmes sont appelés à vivre exclusivement dans l’intimité du mariage (Gn 2.23 ; Ct 8.4-6 ; 1Co 7.2-3 ; Hé 13.4). Quand on recherche l’orgasme en dehors de l’acte qui confirme l’alliance du mariage, l’acte devient solitaire et se trouve dépouillé de sa vocation à cultiver l’intimité conjugale. La sexualité, à travers l’orgasme, devrait être un débordement de désir pour son conjoint, et non être réduite à une simple recherche de sensation ou d’expérience.
[Les faux docteurs] interdisent le mariage […] que Dieu a créé pour qu’il soit pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière.
– 1 Timothée 4.2-5
Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. […] Ne vous privez point l’un de l’autre […] de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence.
– 1 Corinthiens 7.2-5
Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères.
– Hébreux 13.4
3. Réserver la sexualité au lit conjugal développe l’intimité et le service envers son conjoint
La masturbation mine l’un et l’autre.
Comme nous l’avons déjà relevé, l’orgasme en dehors du lit conjugal dépouille la sexualité de sa nature relationnelle et intime, alors même que cette intimité est l’un de ses buts (1Co 7.2-5). Se garder de la masturbation aide à purifier ses désirs (1Co 9.27). Cela cultive l’idée que faire l’amour avec son conjoint vise le développement de l’intimité au sein de l’alliance conjugale, dans un esprit de service et de dévouement, tout en recevant l’amour de l’autre en retour (Mt 20.28 ; Jn 13.14-16).
Cela rappelle aux couples que le conjoint ne nous est pas donné comme un objet dont nous pourrions disposer, mais comme un partenaire d’alliance qu’il faut protéger, respecter et à qui il faut se donner (Ép 5.25, 28, 33 ; voir aussi Gn 2.24).
Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres.
– 1 Corinthiens 9.27
C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.
– Matthieu 20.28
Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle. […] C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. […] Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.
– Éphésiens 5.25, 28, 33
4. L’intimité sexuelle entre un mari et sa femme reflète l’amour de Christ pour son Église
Ceux qui remplacent cette intimité conjugale par la masturbation sous-estiment la gloire de Dieu.
Si la sexualité, manifestée notamment dans l’orgasme, doit être vécue uniquement dans le mariage, c’est surtout parce que les pulsions sexuelles qui conduisent à l’union sexuelle renvoient à l’alliance intime « en une seule chair », vécue dans l’amour entre Christ et son Église (Ép 5.31-32). Quand on remplace cette intimité conjugale par la masturbation, on réduit la gloire de Dieu associée à la sexualité, en arrachant le beau cadeau de Dieu au contexte de l’amour conjugal, lui aussi voulu par Dieu (comparer Jr 31.31-32 ; Éz 16.30-32 ; Os 2.13-14, 16, 20).
C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église.
– Éphésiens 5.31-32
Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non comme l’alliance […] qu’ils ont violée, quoique je fusse leur maître, dit l’Éternel.
– Jérémie 31.31-32
5. La masturbation en dehors du lit conjugal ne glorifie pas Dieu, parce qu’elle est toujours nourrie par un mauvais désir
Quoi que nous fassions — ce qui inclut toute forme de sexualité — nous devons « tout faire pour la gloire de Dieu » (1Co 10.31). Qu’ils s’appellent convoitise, désir désordonné ou sensualité, les mauvais désirs ne glorifient pas Dieu. Et quand on ne glorifie pas Dieu, on commet toujours un péché (Rm 3.23 ; 14.23). Paul insiste donc : « Glorifiez Dieu dans votre corps » (1Co 6.20).
Dans le bon projet de Dieu, l’amour conjugal est le seul contexte légitime pour vivre un désir sexuel conduisant à l’orgasme ; c’est uniquement dans cette sphère que l’on glorifie Dieu en renvoyant à l’union glorieuse de Christ et de son Église (Ép 5.31-32). De ce point de vue, tout désir qui nourrit une expression sexuelle en dehors du lit conjugal est mauvais, ce qui inclut la masturbation. Nous devons donc considérer de tels actes comme coupables et comme méritant le jugement de Dieu (Mt 5.29-30 ; Mc 7.20-23 ; 1Co 6.9-10 ; Ga 5.17, 19-21 ; Ép 5.5 ; Col 3.5-6).
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.
– 1 Corinthiens 6.19-20
Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.
– 1 Corinthiens 10.31
Car, sachez-le bien, aucun impudique, ou impur, ou cupide, c’est-à-dire idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume de Christ et de Dieu.
– Éphésiens 5.5
Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion.
– Colossiens 3.5-6
6. Jésus a exhorté ses disciples à se garder de la convoitise, et Paul a appelé les chrétiens à contrôler leur corps dans la sainteté et l’honneur
Seuls ceux qui ont « le cœur pur […] verront Dieu » (Mt 5.8). Jésus semble établir un lien entre le désir sexuel coupable et les actes qui l’accompagnent lorsqu’il déclare que regarder une femme pour la convoiter est un péché, puis lorsqu’il invite ses disciples à envisager des mesures extrêmes concernant leurs yeux et leurs mains, afin d’être préservés pour la vie (Mt 5.27-30). De la même manière, Paul souligne que la sainteté dans le domaine sexuel est la volonté de Dieu pour tous, puis il exhorte les croyants à contrôler leur corps dans la sainteté et l’honneur, plutôt que dans le désir débridé (1Th 4.3-5 ; voir aussi Rm 6.19-22). « Sans la sanctification, personne ne verra le Seigneur » (Hé 12.14).
Notons que le terme « membres », dans Romains 6.19, renvoie aux parties du corps, et que le mot traduit par « corps » dans 1 Thessaloniciens 4.4 signifie littéralement « vase ». Ce terme peut désigner l’organe sexuel masculin (comparer avec 1S 21.5 dans la traduction grecque des Septante, où le même mot est utilisé).
Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne.
– Matthieu 5.27-30
Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté.
– Romains 6.19
Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu.
– 1 Thessaloniciens 4.3-5
7. Paul déclare que la réponse au désir sexuel est soit le lit conjugal, soit l’abstinence, mais pas la masturbation
L’apôtre affirme que, pour ceux qui ont reçu le don du mariage, des relations sexuelles régulières dans ce cadre aident à cultiver la fidélité et à se protéger des tentations du diable (1Co 7.1-3, 5). Pour ceux qui peuvent s’abstenir, le célibat est une bonne option. Mais lorsque la passion sexuelle se manifeste, l’antidote proposé par Paul n’est pas la masturbation, mais le mariage (1Co 7.8-9, 36-38).
Pour ce qui concerne les choses dont vous m’avez écrit, je pense qu’il est bon pour l’homme de ne point toucher de femme. Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. […] Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence.
– 1 Corinthiens 7.1-3, 5
À ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il leur est bon de rester comme moi. Mais s’ils manquent de continence, qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler.
– 1 Corinthiens 7.8-9
Si quelqu’un regarde comme déshonorant pour sa fille de dépasser l’âge nubile, et comme nécessaire de la marier, qu’il fasse ce qu’il veut, il ne pèche point ; qu’on se marie. Mais celui qui a pris une ferme résolution, sans contrainte et avec l’exercice de sa propre volonté, et qui a décidé en son cœur de garder sa fille vierge, celui-là fait bien. Ainsi, celui qui marie sa fille fait bien, et celui qui ne la marie pas fait mieux.
– 1 Corinthiens 7.36-38
8. La masturbation en dehors du lit conjugal témoigne d’un manque de maîtrise de soi et constitue donc un péché
La maîtrise de soi est un fruit de l’Esprit dans la nouvelle alliance (Ga 5.22-23), une discipline qui plaît à Dieu, qui nourrit notre espérance de la vie éternelle et qui libère de la condamnation à venir (Rm 8.6-9, 13 ; 2Tm 1.7). Le manque de maîtrise de soi est un péché et laisse davantage de place à l’influence du Malin (Pr 25.28 ; 1Co 7.5). Rechercher intentionnellement l’orgasme par la masturbation, en dehors du lit conjugal, témoigne d’un manque de maîtrise de soi et constitue donc un péché.
Le fruit de l’Esprit est […] la tempérance.
– Galates 5.22-23
Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. […] Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez.
– Romains 8.8, 13
Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence.
– 1 Corinthiens 7.5
Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu.
– 1 Thessaloniciens 4.3-5
9. Renoncer au péché de la masturbation peut faire grandir notre dépendance à Dieu
Toute forme de renoncement à soi peut être une discipline spirituelle qui fait grandir notre dépendance à Dieu et nous aide à trouver notre contentement en lui (1Co 9.26-27 ; 1Tm 4.7-8). Résister aux passions du corps qui conduisent à la masturbation peut développer une plus grande soumission à la direction du Saint-Esprit (Rm 8.13 ; Ga 5.16).
Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres.
– 1 Corinthiens 9.26-27
Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.
– Galates 5.16
Repousse les contes profanes et absurdes. Exerce-toi à la piété ; car l’exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir.
– 1 Timothée 4.7-8
10. Nos pensées et nos actions révèlent ce que nous chérissons
Il est impossible de dire : « Suis-moi dans la masturbation alors que je marche à la suite du Christ. »
Jésus a dit :
Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. […] Nul ne peut servir deux maîtres.
– Matthieu 6.21, 24
Tout ce que nous faisons exprime ce que nous sommes et ce que nous voudrions être. Nous devons donc nous demander : Christ est-il notre Maître ? Désirons-nous vraiment être conformés à son image ? (Rm 8.29 ; Col 3.10)
De plus, nous devrions sans cesse être un modèle pour nos enfants et pour les autres, afin de leur montrer ce que signifie être un homme ou une femme qui marche à la suite du Christ. Demandons-nous alors : puis-je déclarer en toute tranquillité : « Suis-moi dans la masturbation alors que je marche à la suite de Christ »? (1Co 11.1 ; voir aussi 1Co 4.16 ; Ph 3.17) Un tel style de vie renvoie-t-il vraiment à un modèle « en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté » (1Tm 4.12) ?
Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.
– Romains 8.29
Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.
– 1 Corinthiens 11.1 (voir aussi 1Co 4.16)
Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous.
– Philippiens 3.17
Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté.
– 1 Timothée 4.12
Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi.
– Hébreux 13.7 (voir aussi Hé 6.12)
Bien-aimé, n’imite pas le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu ; celui qui fait le mal n’a point vu Dieu.
– 3 Jean 1.11 (voir aussi 1Jn 3.7-8, 10)
Celui qui vous appelle est fidèle
À la lumière de toutes ces réalités, je crois que quiconque se masturbe en dehors du lit conjugal pèche et porte atteinte à la gloire de Dieu en Christ. En tant qu’hommes et femmes de Dieu, nous ne devrions donc pas nous adonner à cette pratique. Au contraire, regardons à notre Seigneur et recherchons son secours, afin de l’honorer avec notre corps ; que le moindre de nos désirs sexuels serve uniquement à nourrir l’intimité conjugale, et à rien d’autre (Jb 31.1). Conduisons également nos enfants dans ces voies de justice, pour l’honneur du nom de Christ.
Que le Dieu de paix […] vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles !
– Hébreux 13.20-21
Qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi.
– Éphésiens 3.16-17
[Et qu’il] vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera.
– 1 Thessaloniciens 5.23-24
À celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l’allégresse, à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles ! Amen !
– Jude 24-25
Article traduit de l’anglais avec autorisation. Site web : DesiringGod.org. Merci à Cédric Jung pour la traduction. Publié pour la première fois le 11 juillet 2018, remis en avant pour atteindre une nouvelle génération de lecteurs.









