Il nous faut non seulement nous éloigner des dérives de notre culture en matière sexuelle, mais également des discours moralisateurs qui ne valorisent pas la sexualité comme quelque chose de « très bon » que Dieu a créé.
La sexualité n’est pas un domaine séparé de la vie spirituelle. Elle fait partie de notre adoration, de notre relation à Dieu et à l’autre. L’un des pièges de la modernité est cette « dangereuse dichotomie » entre le spirituel et le corporel. Mais ce que nous faisons de notre corps révèle qui nous adorons, d’après l’apôtre Paul dans 1 Corinthiens 6.12-20.
Vivre une sexualité selon Dieu, ce n’est donc pas renoncer au plaisir, mais le replacer dans le cadre de l’alliance et de la grâce. La sexualité biblique devient alors un langage d’adoration, de don et d’obéissance. Elle n’est pas un fardeau à gérer, mais un reflet du Dieu qui nous a faits à son image.
Pour parler de ce sujet, je reçois le pasteur Timothée Wenger, de l’Église réformée baptiste de Neuchâtel. Timothée a récemment présenté une conférence intitulée Sexualité made in Dieu (reprenant le titre de l’ouvrage de Paul David Tripp). Voici les questions que je lui ai posées :
- Peux-tu nous présenter ce qu’est une « sexualité made in Dieu »?
- Quelles sont aujourd’hui les principales influences culturelles qui détournent la sexualité du plan de Dieu ?
- Comment la sexualité est-elle un « acte d’adoration »? Comment cette dimension spirituelle peut-elle aider une personne à lutter contre les tentations sexuelles et retrouver une vision sainte de la sexualité ?
- Comment un couple marié peut-il cultiver cette vision au quotidien ?
- Qu’aimerais-tu dire à un chrétien qui se sent prisonnier de la honte ou de l’échec sexuel ?









