Des serpents, des semences et un Sauveur

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Des serpents, des semences et un Sauveur

« Le serpent était le plus rusé de tous les animaux sauvages que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il vraiment dit : vous ne mangerez aucun des fruits des arbres du jardin ?» – Genèse 3.1

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Sept semaines après le jour de mon mariage, je me suis retrouvée dans Genèse 3.

Mon mari et moi, nous sommes de jeunes mariés. Nous sommes toujours très amoureux, toujours émerveillés par ce que Dieu fait, toujours en admiration devant le cadeau qu’il nous fait à travers l’un et l’autre, toujours éblouis alors que nous découvrons le miracle d’être « une seule chair ».

Et pourtant, nous sommes déjà conscients de la présence du serpent dans notre mariage. Cet intrus en sait plus que la plupart d’entre nous sur le but de Dieu pour notre mariage. Il méprise celui qui nous a unis et déteste l’histoire que notre mariage est supposé raconter.

Cet ennemi, dissimulé sous un manteau de lumière, prétend incarner la voix de la raison et de la droiture, et il vient à moi quand je m’y attends le moins. Il vient à nous dans le doux jardin de notre nouvel amour et il plante, dans la terre de mon esprit, les semences du doute concernant la vérité que Dieu a révélée. Il fait naître en moi la peur que mon créateur ne soit pas toujours bien disposé à mon égard.

Il m’invite à élever ma volonté au-dessus de la sienne, à imaginer que mes voies sont supérieures aux siennes, à prendre mon indépendance vis-à-vis de lui et de mon mari. Je reconnais l’influence subtile, mais néfaste du serpent :

  • Quand être entendue et comprise m’importe plus que d’être à l’écoute et pleine de compréhension.

  • Quand avoir raison me préoccupe plus que d’être humble.

  • Quand je suis sûre d’avoir les meilleures intentions du monde, mais que j’en prête de moins bonnes à mon précieux Adam.

  • Quand je grossis les faiblesses de mon mari alors que je tolère ou ignore les miennes.

  • Quand je m’imagine pouvoir être la femme que j’ai souvent mis les autres au défi d’être, hors du secours quotidien de la grâce surnaturelle et favorable de Dieu.

  • Quand mes besoins, mes projets et mes priorités semblent plus urgents que ceux de mon mari.

  • Quand je crains et redoute d’être vue et connue telle que je suis.

  • Quand travailler à « deux-qui-deviennent-un » me demande plus que ce que j’ai envie de donner dans l’instant présent.

  • Quand j’essaie de contrôler mon homme ou l’issue d’une conversation ou d’une décision.

  • Quand j’arrache le bâton de la main de mon berger.

Genèse 3 me rappelle que rien de tout ceci ne devrait me surprendre : je ne suis pas la première épouse à écouter le chant du serpent et à en tenir compte. C’est sur de jeunes mariés qu’il a testé ses tactiques, et son but a toujours été de séparer ce que Dieu a uni !

Cela me rappelle que la douleur, le rejet et les promesses brisées sont le fruit de la confiance placée dans le serpent plutôt que dans celui qui nous a créés et mariés, mon compagnon et moi.

Cela me rappelle aussi qu’à peine la première épouse avait-elle succombé à la voix du serpent, Dieu avait planté une autre semence dans le cœur errant de la femme, avec une grâce et une compassion infinies. Cette semence, c’est la semence de l’Évangile, celle des promesses faites et tenues, des promesses d’une Semence meurtrie qui un jour se lèvera pour écraser la tête du serpent.

Cela me rappelle que mon espérance et la réussite de notre mariage ne reposent ni sur la force de mon mari ou de la mienne, ni sur nos efforts déterminés à bien faire. Notre espérance réside dans cette sainte Semence, meurtrie pour nous et qui se charge de notre honte comme si c’était la sienne. Il s’est donné lui-même pour nous, il a revêtu notre nudité de sa propre justice, acquise par son sang versé.

Ce Sauveur nous rendra capables de rester attachés l’un à l’autre, de nous aimer l’un l’autre profondément, fidèlement et de manière désintéressée. Il nous rendra capables de vivre comme une seule chair, et d’accomplir humblement et joyeusement les responsabilités que Dieu nous a données à travers le mariage. Il nous rendra capables d’échapper aux sollicitations du serpent, de marcher ensemble dans la lumière avec notre créateur, d’être pardonnés quand nous tombons et de déjouer avec lui les plans diaboliques du serpent.


Et si vous en parliez ensemble ?

  • Encouragez votre conjoint : valorisez les manières dont il ou elle reflète les plans bienveillants de Dieu pour votre mariage.

  • Quels schémas d’obéissance joyeuse voyez-vous chez lui ?

  • Comment, par la grâce de Dieu, avez-vous grandi ensemble ?

 

– Extrait du livre de méditations Et ils vécurent heureux (BLF Éditions, 2025), écrit par un collectif d’auteurs. Chapitre 3 : « Des serpents, des semences et un Sauveur “, par Nancy DeMoss Wolgemuth, pp. 23-26.


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