Comme mentionné précédemment dans cette série, beaucoup de discours simplistes ou partiels ont été enseignés au fil des années au sujet du pardon. En approfondissant cette question, j’en suis venue à une perspective renouvelée sur le pardon, une perspective que j’ai abordée avec prudence, esprit critique, discernement et ouverture d’esprit. Je vous encourage à faire de même en lisant ce résumé condensé d’une thèse récente (Ferguson, 2025) et à tirer vos propres conclusions.
L’influence de la psychologie populaire a laissé sa marque sur la manière dont les chrétiens contemporains comprennent et pratiquent le pardon. Nous sommes impactés par la culture, qu’elle soit ancienne ou moderne, séculière ou biblique. Dans ce mélange de traditions héritées, le pardon a souvent été réduit à un processus émotionnel interne : un lâcher-prise des émotions difficiles et du désir de représailles, ou encore un mécanisme thérapeutique visant à apporter paix intérieure et guérison à la victime.
En s’appuyant sur la thèse de Matthew Ferguson, Forgiving the repentant : An exegetical case for conditional forgiveness in Matthew 18.15-35 and the synoptic gospels, cet article soutiendra que le pardon biblique peut, et même devrait, être retenu dans l’amour lorsque le fautif demeure non repentant. De plus, il affirmera que le pardon biblique ne peut être pleinement réalisé en dehors de la repentance du fautif. Sans repentance, le péché commis crée une séparation entre les deux parties, et le processus de réconciliation ne peut avoir lieu.
En soulignant la possibilité de retenir le pardon, je ne défends pas pour autant l’idée de nourrir du ressentiment ou de la colère envers le fautif. Au contraire, le processus correspond aussi à une posture de préparation au pardon et à une disposition intérieure à cultiver à l’égard du fautif. Je souhaite également nuancer un point avec prudence : il est aussi honorable d’ignorer une offense (Pr 19.11). Il existe une grande sagesse et beaucoup d’amour dans une vie marquée par la miséricorde envers autrui. Cependant, « passer outre » une offense peut facilement devenir de l’évitement lorsque l’on ne met pas en œuvre Matthieu 18 face aux offenses plus graves.
Le pardon biblique
Selon de nombreux théologiens bibliques, le texte le plus complet dont nous disposons sur le pardon se trouve en Matthieu 18.15-35. Ce passage contient deux sections bien connues qui sont souvent enseignées séparément dans nos églises : l’enseignement sur la discipline de l’Église (vv. 15-20) et la parabole du serviteur impitoyable (vv. 23-35), avec la célèbre question de Pierre (vv. 21-22) qui relie ces deux sections : « Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère lorsqu’il péchera contre moi ?» Ces passages sont fréquemment enseignés de manière isolée l’un de l’autre, ce qui façonne et parfois déforme notre interprétation du texte.
Ferguson soutient que les deux passages doivent être lus ensemble comme une unité cohérente. Il étaye solidement cette thèse par son analyse des marqueurs discursifs encadrants, de la continuité thématique, des thèmes correspondants et des similarités linguistiques. Les versets 15 à 20 enseignent aux chrétiens comment agir envers un fautif : ils doivent aller vers leur frère, le confronter et le reprendre, dans le but de le gagner à la repentance et à la restauration. Si ce frère refuse de se repentir, il ne doit pas être pardonné. Il doit plutôt être traité différemment et, ultimement, exclu de l’Église. Mais s’il se repent, il doit être restauré.
Les versets 21 à 35 doivent donc être compris à la lumière des versets 15 à 20. Lue dans ce contexte, la question de Pierre (« Combien de fois pardonnerai-je à mon frère ?») présuppose que le frère s’est déjà repenti, d’autant plus que Jésus vient d’enseigner qu’un fautif non repentant doit être exclu. Si l’on détache la question de Pierre de l’enseignement qui précède, les versets 21 à 35 peuvent sembler soutenir non seulement un pardon illimité, mais aussi un pardon inconditionnel. Cependant, lorsqu’ils sont lus dans le contexte des versets 15 à 20, où le pardon est conditionné par la repentance, il apparaît qu’un pardon sans limite est offert au frère repentant. Il semblerait contradictoire de conclure que le pardon doit également être accordé au frère non repentant, tout en excluant simultanément ce même non-repentant comme un païen (v. 17).
Il est intéressant de noter que les deux serviteurs, dans les versets 23 à 35, manifestent des signes de repentance : ils reconnaissent leur dette sans la minimiser et supplient qu’on leur accorde davantage de temps pour la rembourser, ce qui révèle un désir de restitution. Aucun des deux serviteurs ne se présente en exigeant ou en s’attendant à une annulation de la dette.
La parabole nous invite à nous reconnaître dans le serviteur qui a reçu le pardon d’une dette bien au-delà de ce qu’il pouvait rembourser, et qui, pourtant, a reçu une miséricorde immesurable par l’annulation complète de cette dette. Nous sommes donc appelés à répondre aux autres, dont les offenses envers nous sont comparativement bien moindres, avec la même miséricorde. Une profonde conscience de notre immense dette envers Dieu, une dette pleinement graciée par sa miséricorde, engendre en nous une posture de miséricorde : un cœur enclin à pardonner à ceux qui nous sont redevables, un cœur lent à la colère, et un bras tendu, prêt et désireux de pardonner à ceux qui se repentent.
Une synthèse frappante dans Luc
Une synthèse appuyant l’ensemble de Matthieu 18.15-35 se trouve dans Luc 17.3-4, qui résume les mêmes éléments de façon succincte :
Faites attention à vous-mêmes. Si ton frère pèche contre toi, reprends-le ; et s’il se repent, pardonne-lui. Et s’il pèche contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revient vers toi en disant : « Je me repens », tu lui pardonneras (Lc 17.3-4).
De manière concise, nous pouvons arriver à la même conclusion que dans Matthieu 18 : le pardon est accordé à ceux qui se repentent.
Le pardon comme test révélateur
Matthieu 18.35 est une reprise de Matthieu 6.14-15, où Jésus dit :
Car si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.
L’un des fruits d’un véritable cœur transformé est notre capacité à pardonner aux autres. À bien des égards, cela agit comme un test révélateur, mettant en lumière l’œuvre authentique de transformation qui s’est opérée en nous. Nous ne sommes pas sauvés par notre capacité à pardonner aux autres ; plutôt, notre disposition à pardonner est la preuve que nous avons nous-mêmes véritablement expérimenté le pardon de Dieu.
Dieu ne conditionnerait pas le pardon qu’il nous accorde à notre capacité de pardonner de manière inconditionnelle à des personnes non repentantes. Il ne nous demanderait pas quelque chose qu’il ne fait pas lui-même, ni quelque chose qui serait en contradiction avec sa propre nature.
Arguments supplémentaires en faveur d’une conception conditionnelle du pardon
- Analogia Scripturae: tous les autres passages des évangiles synoptiques où Jésus enseigne sur le pardon interpersonnel contiennent des éléments partiels du récit plus complet de Matthieu 18 (Mt 6.12, 14-15 ; Mc 11.25 ; Lc 6.37-38 ; 11.4 ; 17.3-4 ; 23.34a). Par conséquent, lorsqu’un passage est silencieux sur un aspect particulier, il doit être interprété à la lumière du texte plus clair et plus complet. Ainsi, l’Écriture interprète l’Écriture. Certains de ces passages parallèles sont explicitement conditionnels, d’autres implicitement conditionnels, mais aucun n’est explicitement inconditionnel.
- Les paroles de Jésus sur la croix sont souvent citées pour défendre une conception inconditionnelle du pardon : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23.34). Cependant, à moins d’adopter une perspective universaliste selon laquelle tous seront finalement réconciliés avec Dieu, il semble nécessaire de reconnaître que ceux qui ont crucifié Christ n’ont pas été ultimement pardonnés en dehors de la repentance. Il apparaît donc que Christ demandait au Père de ne pas leur imputer ce péché particulier, en raison de leur ignorance de la pleine portée de l’acte de crucifier le Fils de Dieu. Étienne fait une prière similaire dans Actes 7.60, implorant la miséricorde de Dieu envers ceux qui le lapidaient.
- Le Notre Père, dans Matthieu comme dans Luc, est souvent utilisé comme preuve d’un pardon inconditionnel. Pourtant, sachant que Dieu ne peut se contredire, on peut raisonnablement supposer que le pardon demandé présuppose la nécessité de la repentance, également enseignée dans Matthieu et Luc.
- Marc 11.25 (« Et lorsque vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui, afin que votre Père céleste vous pardonne aussi vos fautes ») est souvent interprété dans le sens d’un pardon inconditionnel. Cependant, ce verset correspond également bien à Matthieu 18.35. Les arguments du silence, tels que : Jésus n’a pas dit « s’il se repent », sont faibles lorsque l’on considère le texte parallèle plus complet, dans lequel la repentance est clairement attendue. Ce qui est implicite dans Marc 11.25 est explicitement formulé dans la plénitude de Matthieu 18.
Points à retenir
- Retenir le pardon tout en poursuivant la personne fautive vers la confession et la repentance n’est pas une preuve d’amertume ; c’est un acte d’amour.
- Préparer nos cœurs à pardonner est un processus important et essentiel. Toutefois, le pardon biblique est plus qu’un simple processus émotionnel intrapersonnel, ou même qu’un processus vertical entre la personne offensée et Dieu. Il dépasse le simple fait de surmonter l’amertume, le ressentiment et le désir de vengeance. Le pardon biblique est relationnel, interpersonnel et allianciel, impliquant à la fois celui qui pardonne et celui qui est pardonné.
- Les pasteurs, conseillers bibliques et victimes qui mettent l’accent sur les aspects verticaux du pardon au détriment des aspects horizontaux ne pratiquent pas pleinement le pardon biblique. Ils risquent de glisser vers une conception thérapeutique du pardon, où le processus est réduit à un acte centré sur soi visant principalement la guérison intérieure. La Bible parle bien davantage de repentance que de pardon. L’équilibre de nos catégories devrait refléter cette réalité alors que nous cherchons à favoriser la réconciliation entre les deux parties. Lorsque nous minimisons ou rendons optionnelles la confession et la repentance, nous privons la personne coupable d’un grand don.
- Le pardon biblique et la réconciliation vont de pair (Rm 5.10-11 ; 2Co 5.18-19). Pardonnés par grâce, nous contemplons notre dette entièrement annulée : nos fautes ne se tiennent plus entre Dieu et nous, et nos péchés sont éloignés autant que l’orient est éloigné de l’occident (Ps 103.12). Bien que certains courants des mouvements de counseling biblique dissocient le pardon de la réconciliation, cela semble aller à l’encontre de la manière dont Dieu pardonne. Ce point sera nuancé dans la section intitulée « Une mise en garde ».
- Ressentir de l’indignation et de la colère face au mal est une bonne chose. Si nous classons toute colère comme étant pécheresse, nous devrons également conclure que Dieu a péché lorsqu’il a manifesté de la colère. Éprouver une colère juste est une manière de refléter le caractère de Dieu en réponse au mal et à l’injustice. La colère est une émotion puissante, mais difficile à gérer avec sagesse. Elle peut devenir une force motivante qui nous pousse à confronter le mal avec justice, sagesse et discernement. Elle peut aussi très facilement conduire au péché. C’est peut-être pourquoi Paul exhorte les chrétiens à se débarrasser de toute amertume, fureur, colère, querelle et médisance, tout en cultivant la patience, la grâce, la compassion et le pardon les uns envers les autres, comme Christ nous a pardonnés (Ép 4.31-32 ; Col 3.13). Le but semble être de ne pas être dominé par la colère. Le processus émotionnel n’est pas la finalité (telos) du pardon, mais plutôt une préparation du cœur au pardon.
Le rapport au non-repentant
Dieu nous a donné une catégorie utile pour comprendre comment nous comporter face à un malfaiteur qui refuse de se repentir : aimer son ennemi (Brauns, 2008).
Romains 12.17-21 :
17 Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. 18 S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. 19 Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : « À moi la vengeance, c’est moi qui rétribuerai », dit le Seigneur. 20 Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête. 21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais vaincs le mal par le bien.
Un ennemi est, par définition, quelqu’un qui nous a fait du tort et qui reste impénitent. À partir de ce passage, nous apprenons que nous devons renoncer à nous venger nous-mêmes, sachant que Dieu vengera bien mieux que nous ne pourrions jamais le faire. Nous apprenons que nous devons être intentionnels et proactifs dans l’expression de l’amour, en laissant place à la colère de Dieu qui demeure sur l’impénitent.
Réconfort dans le combat du pardon
Il n’est pas rare de traverser une période ardue lorsqu’on guérit d’une profonde trahison. Selon votre Église, il peut s’ajouter à cette souffrance le poids supplémentaire du regard scrutateur de vos anciens, de votre communauté chrétienne, ou même de votre propre conscience. La réalité est qu’il existe une certaine ambiguïté quant aux conditions permettant de déterminer si le pardon a vraiment eu lieu. Les émotions peuvent fluctuer pendant longtemps, et l’engagement de pardonner peut devoir être renouvelé encore et encore. Voici quelques repères pour réconforter celui ou celle qui souffre et lutte :
- Pour ceux qui peinent à pardonner une offense particulièrement douloureuse, vous pouvez vous surprendre à examiner minutieusement votre propre capacité à pardonner, surtout à la lumière de versets comme Matthieu 6.14-15, qui déclarent que Dieu retiendra son pardon si nous ne pardonnons pas. Une question utile pour éviter de généraliser à outrance l’état de votre cœur est celle-ci : cette lutte est-elle l’exception ou l’habitude ? Pratiquez-vous généralement le non-pardon envers les autres qui vous ont fait du tort, ou est-ce cette circonstance particulière qui rend le pardon exceptionnellement difficile ?
- Si la personne qui vous a fait du tort venait à vous et se repentait vraiment, en manifestant une tristesse selon Dieu et les fruits de la repentance, vous réjouiriez-vous, ou seriez-vous déçu(e) et rempli(e) d’amertume ?
- Sachez que le mélange d’émotions complexes que vous ressentez n’est pas nécessairement un signe de non-pardon. Lorsque vous pardonnez, la douleur causée par l’autre personne ne s’évapore pas simplement. Vous continuerez à éprouver de la peine, de la confusion, de la tristesse, de la colère, de l’indignation et du deuil. La guérison prend du temps. Accordez-vous la permission de pleurer, de cheminer dans votre douleur et de traverser une saison de lamentation.
- Une pleine réconciliation relationnelle n’est pas toujours possible. Il arrive que nous ne puissions pas nous entendre sur la même version des faits et que nous ne racontions tout simplement pas la même histoire. Continuez à tenir bon dans l’espérance qu’un monde nouveau vient, où toutes choses seront renouvelées, où les motifs cachés seront dévoilés et où les relations brisées seront restaurées.
- Cela pourrait vous surprendre, mais aspirer à la vengeance n’est pas mauvais en soi. C’est simplement que ce n’est pas à vous de l’exécuter. Dieu a promis de s’en charger pour vous, et il vous a demandé de la laisser entre ses mains. Sachez qu’il fera un bien meilleur travail que vous ne pourriez jamais faire. Son amour de la justice est plus grand que le vôtre, et il voit toute la vérité avec une clarté parfaite. Vous pouvez le lui confier, tout comme l’ont fait de nombreux psalmistes. Cette assurance est particulièrement précieuse lorsque vous êtes appelés à absorber une perte afin d’éviter une escalade supplémentaire du conflit (1Co 6.7).
Une mise en garde
- Si vous vous trouvez dans une église où les responsables font preuve de partialité, manquent de discernement biblique ou précipitent le processus par crainte de division, cherchez quelqu’un qui vous permettra de vivre votre deuil et qui vous accompagnera avec sagesse dans le processus du pardon biblique, non pas comme un acte unilatéral et interne, mais comme un processus interpersonnel impliquant l’offenseur. Il est parfois nécessaire de chercher conseils et soutien ailleurs.
- Bien que le pardon et la réconciliation aillent de pair dans l’enseignement biblique, il n’est pas toujours possible – ni sage – de restaurer la relation à la même nature qu’elle avait auparavant. Une relation réconciliée ne signifie pas nécessairement un retour à la relation telle qu’elle existait auparavant. Elle peut prendre une forme différente. Cette notion est particulièrement évidente dans les cas d’abus sexuel ou physique, chez les offenseurs récidivistes, dans les trahisons profondes où la confiance doit être reconstruite avec prudence, ou encore dans les situations impliquant des personnes présentant des traits de troubles de la personnalité du groupe B, où il y a souvent un grand manque d’introspection et des comportements prédateurs. La mise en place de mesures de protection appropriées n’est pas contraire au pardon ; elle peut et doit être faite avec sagesse pour éviter de nouvelles victimes.
- Tout comme le pardon peut être un processus qui se déploie avec le temps, la confession et la repentance peuvent également prendre du temps. Bien que l’on cherche à éviter une confession ou une repentance exprimée du bout des lèvres, il est aussi possible de tomber dans l’autre extrême, où aucune confession ni repentance ne semble acceptable pour la personne offensée. Lorsqu’on est profondément blessé, il peut être difficile d’y voir clair, et il est alors nécessaire de rechercher la sagesse auprès de plus d’un conseiller. Dans un contexte de prise de conscience partielle de la part du fautif, il est parfois nécessaire de prendre son mal en patience, en se supportant les uns les autres tout en maintenant les bras ouverts, disposés à recevoir les repentances plus tardives (Col 3.13).
Conclusion
Matthieu 18.15-35 doit être lu comme une unité cohérente. Ce passage présente un protocole clair pour appeler un offenseur à la repentance, tout en nous appelant à manifester une miséricorde et un pardon illimités envers le frère qui se repent.
Offrir un pardon prématuré à une personne qui reste impénitente peut minimiser son péché et lui laisser croire à tort que ses actions sont acceptables et ne nécessitent pas de repentance. En ce sens, retenir le pardon tout en continuant à poursuivre un frère égaré est en réalité un acte d’amour.
Nous sommes appelés à préparer notre cœur à pardonner, à nous réjouir lorsqu’un frère se repent et à refléter le pardon de Dieu. Bien que le pardon biblique et la réconciliation aillent de pair, il n’est pas toujours possible – ni sage – de restaurer la relation au même niveau qu’auparavant.
Références
- Brauns, C. (2008). Unpacking forgiveness : Biblical answers for complex questions and deep wounds. Crossway Books.
- Ferguson, M. W. (2025). Forgiving the repentant : An exegetical case for conditional forgiveness in Matthew 18.15-35 and the synoptic gospels [Master’s thesis, Bethlehem College & Seminary]. Bethlehem College & Seminary LibGuides.
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