Mon corps : ennemi ou ami ?

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Cet article est extrait du livre Ask Pastor John, écrit par Tony Reinke en collaboration avec John Piper, lui-même basé sur le podcast du même nom. Dans cette adaptation, les phrases placées entre guillemets reprennent mot à mot les propos de John Piper. – Ndlr.

Mon corps : ennemi ou ami ?

Les deux. Notre corps est notre ami parce qu’il est la plateforme que nous utilisons pour vivre et ressentir du plaisir. Un jour, il ressuscitera ; cette anticipation lui donne de la valeur dès aujourd’hui. Mais notre corps est aussi notre ennemi, car le péché transforme notre chair en une « base d’opérations pour une grande partie de l’activité ennemie », devenant ainsi « complice des attaques du malin contre nous ». Nos corps déchus sont des « corps de mort » (Rm 7.24).

Paul maintient « une vision ambivalente du corps. Il ne veut pas le détruire par suicide ni le mutiler d’une manière malsaine. » Il ne veut pas que son corps soit anéanti, et il aspire à sa résurrection future. « Il sait que Dieu nous a donné un corps pour une raison. Pourtant, durant la vie terrestre de Paul, l’ennemi a rendu son corps complice de sa destruction. En ce sens, Paul déteste son corps, alors il s’y oppose et ne se laissera pas corrompre. »

Nous ne détestons pas notre corps pour sa silhouette, ses défauts ou la couleur de sa peau : nous le haïssons quand il agit comme un agent du péché contre Dieu. Apprenez donc à « chérir votre corps comme le véhicule de la vie terrestre que Dieu vous a donné, et qui deviendra, un jour, un corps glorieux à la résurrection, lorsque vous brillerez comme le soleil ».

La préoccupation obsessionnelle pour l’image de soi est un gros problème qui ne tient pourtant qu’à des détails insignifiants. « Nous avons cruellement besoin de nous attacher à ce qui est différent et plus grand que nous-mêmes », à savoir Christ (Col 3.2-3).

Apprenez à « vous affectionner aux choses qui sont en haut, et non à votre corps ». L’obsession de soi est un monde trop étroit pour que nous puissions y vivre. « Les murs de cette petite pièce, de ce monde dans lequel vous vivez, sont tous faits de miroirs. »

Le « petit monde confiné, exigu et restreint » dans lequel vous vous trouvez doit être « soufflé » par la « majesté, la grandeur et l’inimaginable immensité de Dieu. La plupart des problèmes que nous essayons de résoudre sont totalement insolubles, car la solution ne se trouve pas dans l’arrangement de cette petite pièce, mais dans l’explosion de tous les murs, de sorte que nous nous retrouvons soudain stupéfaits par la grandeur de Dieu et de sa création ».

Se délecter de la majesté de Dieu nous libère de notre obsession de nous-mêmes – c’est une « glorieuse liberté1! »

1.Citations tirées du podcast APJ n°1194: « Mon corps : ami ou ennemi ?» (7 mai 2018).


Traduction publiée avec l’autorisation des auteurs. Clique ici pour accéder au sommaire de cette série.