Le critère essentiel pour une Église qui va bien

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Le critère essentiel pour une Église qui va bien
Benjamin Eggen
Benjamin Eggen

La bonne santé d’une Église ne se définit pas dans ce que l’on voit, mais par la qualité de la foi des chrétiens. C’est ce que nous enseigne 1 Thessaloniciens 3.

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À quoi ressemble une Église qui va bien ? Il serait facile de définir la bonne santé d’une Église en fonction de ce que l’on voit : le nombre de personnes qui fréquentent le culte, le montant des offrandes, la quantité d’activités offertes. Comme souvent, la Bible renverse la logique humaine, qui s’attache facilement aux apparences. Il faut regarder plus loin pour dresser le bilan de santé d’une Église.

C’est ce que nous montre 1 Thessaloniciens 3. Dans ce chapitre, Paul partage son souci sincère pour le bien spirituel de ces chrétiens. C’est une Église que Paul a implantée avec ses compagnons, mais qu’il a dû quitter précipitamment en raison de la persécution. Alors qu’il reçoit de leurs nouvelles, la réaction de Paul nous montre ce à quoi ressemble la vraie prospérité, celle que l’on doit rechercher.

Des difficultés

Dans la première partie du chapitre, nous apprenons que ces chrétiens passent par des épreuves. Ils sont persécutés pour leur foi (voir aussi 1Th 1.6 et 2.14). Paul parle des « tribulations présentes » auxquelles ils font face (v. 3). Il mentionne également le rôle du tentateur, qui cherche à les décourager au milieu de ces épreuves (v. 5).

Bref, ils ne sont pas en train de vivre leur meilleure vie ! Les Thessaloniciens ne sont pas au milieu de la prospérité physique et matérielle, mais plutôt au milieu de l’épreuve en raison de leur foi. D’un point de vue humain, nous serions tentés de dire que l’Église ne va pas bien, car ces chrétiens sont en difficulté.

La prospérité spirituelle

Pourtant, le constat de Paul est bien différent. Paul a été séparé brusquement des Thessaloniciens et était inquiet de savoir ce qu’ils étaient devenus. Il a donc envoyé Timothée s’informer (v. 1), et partage sa réaction lorsqu’il apprend que la foi des Thessaloniciens tient bon :

Mais Timothée vient de nous arriver de chez vous ; il nous a donné de bonnes nouvelles de votre foi, de votre amour, du bon souvenir que vous gardez toujours de nous, et de votre désir de nous revoir, désir pareil au nôtre. Ainsi, au milieu de toutes nos calamités et de nos tribulations, frères, nous avons trouvé notre consolation à votre égard, dans votre foi. Maintenant, nous vivons, puisque vous demeurez fermes dans le Seigneur.
– 1 Thessaloniciens 3.6-8, Col

Les nouvelles sont bonnes : les Thessaloniciens sont toujours fermement attachés au Seigneur, malgré leurs épreuves !

C’est en cela que ces chrétiens nous montrent à quoi ressemble la vraie prospérité. Même s’ils traversent des difficultés, leur foi prospère : ce sont des chrétiens matures, bien attachés au Seigneur et résolus à le suivre quoi qu’il en coûte. Voilà ce qui compte par-dessus tout !

Une Église qui va bien…

Ainsi, de manière générale, les nouvelles de cette Église sont bonnes, parce que ce qu’il y a de plus important va bien : la qualité de leur foi.

La bonne santé d’une Église ne se définit donc pas en fonction de ce que l’on voit : l’absence d’épreuve, l’abondance physique ou matérielle, la croissance visible. Plutôt, la bonne santé d’une Église se définit en fonction de réalités spirituelles, en particulier la maturité des chrétiens qui composent cette Église.

Une Église qui va bien, c’est une Église composée de chrétiens qui tiennent bon dans le Seigneur malgré les circonstances, comme les Thessaloniciens.