Comment la Bible éclaire-t-elle notre rapport à la nature?

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      13 min de lecture

      Dans un précédent article, nous avons montré que le christianisme n’est pas à l’origine de la crise écologique actuelle. Au contraire: une obéissance fidèle au mandat de Genèse 1 et 2 serait une source de bénédiction pour toute la création. Partant de ce constat, qu’enseigne positivement la Bible sur l’écologie? Quelles ressources concrètes nous donne-t-elle pour penser notre rapport à la nature et pour en prendre soin aujourd’hui?

      Face à la situation écologique actuelle, les chrétiens réagissent souvent de deux manières opposées:

      • Pour certains, c’est une réaction de panique. Ils entendent dans les médias les alertes dramatiques de Greta Thunberg ou d’autres militants écologistes, ils voient les images d’inondations dévastatrices, de sécheresses prolongées, d’incendies ravageurs… et ils se disent: “Ça y est, la fin du monde est là!”
      • À l’inverse, beaucoup adoptent une attitude passive, presque résignée. Ils se disent: “À quoi bon s’agiter à notre petite échelle? Dans un monde dominé par les multinationales et guidé par la recherche du profit, que pouvons-nous changer vraiment? C’est aux gouvernements de prendre des mesures et de montrer l’exemple, plutôt que de nous donner des leçons! De toute manière, que pouvons-nous changer à notre petite échelle?”

      Ces deux extrêmes – la panique anxieuse d’un côté, la passivité fataliste de l’autre – sont des pièges dans lesquels il est facile de tomber.

      Heureusement, la Bible nous évite ces deux écueils. Elle nous propose une troisième voie: celle d’une éco-responsabilité sereine et confiante. Nous sommes appelés à être responsables de la "maison" que Dieu nous a confiée – "écoresponsable" au sens propre du terme – avec sérieux mais sans angoisse excessive, car c’est sa maison, et c’est lui qui en reste le Maître et le Gardien ultime.

      Voyons cela de plus près en parcourant les trois grands chapitres de l’histoire biblique: la création, la chute et la rédemption.

      Création

      La première chose qui frappe quand on lit le récit de la création, c’est l’extraordinaire abondance des ressources de la terre. Et cela semble logique: si Dieu a créé un monde que l’homme est appelé à cultiver, à développer et à remplir, n’est-il pas normal qu’il l’ait doté de ressources généreuses, loin de s’épuiser rapidement?

      Quelques exemples concrets suffisent à le montrer:

      • On estime à environ 10 millions le nombre total d’espèces animales et végétales sur Terre, mais nous n’en avons identifié et décrit qu’à peine 2 millions. Imaginez: il existe un univers immense d’êtres vivants dont nous ignorons jusqu’à l’existence!
      • Plus de 90 % des fonds marins n’ont jamais été explorés en détail. Pourtant, ces abysses recèlent d’immenses gisements de métaux stratégiques (manganèse, nickel, cobalt, cuivre…) qui restent pour l’instant inexploités.
      • Et que dire de la géothermie, cette chaleur interne de la Terre? Elle représente une quantité d’énergie colossale, très largement supérieure à nos besoins actuels. Nous n’en exploitons qu’une infime partie, faute de technologies adaptées ou parce que cela coûte encore trop cher.

      Bref, la terre que Dieu a déclarée “très bonne” (Gn 1.31) est riche de ressources abondantes. Rien, dans le mandat divin de “remplir la terre et la soumettre”, ne suggère que l’humanité risque de les épuiser un jour… à condition, bien sûr, de les développer et de les utiliser avec sagesse.

      C’est un point important à souligner, car le discours ambiant est souvent saturé d’avertissements alarmistes: “Le pétrole va manquer”, “Le gaz s’épuise”, “Sans énergies renouvelables immédiates, c’est la catastrophe”. Or, comme l’explique très clairement Samuele Furfari – docteur en sciences appliquées et professeur de géopolitique de l’énergie à l’Université de Bruxelles –, tout le débat repose sur une confusion entre ressources et réserves:

      • Les réserves sont connues et quantifiées précisément par les compagnies pétrolières ou minières grâce à la géologie et à la géophysique. C’est souvent à elles qu’on se réfère quand on parle d’épuisement imminent.
      • Les ressources, en revanche, sont beaucoup plus vastes et largement inconnues: on ignore leur emplacement exact et leur volume réel. Beaucoup d’entre elles ne sont pas exploitées aujourd’hui, soit par manque de technologie, soit parce que cela serait trop coûteux.

      Furfari le dit sans ambiguïté: “Au fur et à mesure des progrès technologiques, ces ressources enfouies sous la terre ou au fond des océans pourront être exploitées et deviendront de nouvelles réserves. Le pétrole ne sera jamais épuisé! Le jour où il deviendra trop cher par rapport aux autres solutions, il ne sera plus extrait…” Et ce seront alors ces autres solutions – gaz naturel, géothermie, etc. – que les nouvelles technologies nous permettront de développer, qui prendront le relais.

      Mais attention: cela ne signifie pas qu’on peut continuer comme au XXᵉ siècle sans rien changer. Furfari est clair, “les réserves ne s’épuiseront jamais… mais le problème n’est pas là”! Le vrai enjeu, c’est que nous consommons trop et polluons trop. C’est cette surconsommation et cette pollution qui menacent la biodiversité et dégradent notre cadre de vie. “La véritable pollution – des sols, de l’atmosphère et de l’eau – est à combattre impitoyablement1”, insiste-t-il.

      Cela m’amène au second point qui touche à la création: l’incroyable biodiversité de notre planète.

      Un problème fréquent, dans notre lecture de Genèse 1-2, c’est qu’on se focalise tellement sur l’arbre défendu qu’on oublie un détail majeur: Adam et Ève pouvaient manger de tous les autres arbres du jardin! La Bible précise qu’il y avait “toutes sortes d’arbres agréables à la vue et bons à manger” (Gn 2.9). Cette variété n’était pas un luxe inutile: elle reflète la générosité et la créativité débordante de Dieu.

      N’avez-vous jamais été frappé par le fait que la nourriture n’avait pas besoin d’être aussi délicieuse et diversifiée? N’avez-vous jamais été émerveillé devant l’immense variété de fleurs, d’arbres, d’animaux, de saveurs et de couleurs qui nous entoure? Si une seule raison suffisait pour nous préoccuper de la biodiversité, ce serait celle-ci: Dieu nous a comblés d’un monde admirablement beau et luxuriant, d’une glorieuse variété de fruits délicieux et de fleurs magnifiques. Ne trouvez-vous pas que cela devrait suffire à nous passionner pour sa préservation?

      Et c’est précisément ce regard d’émerveillement qui change tout. S’il nous arrive d’adopter les mêmes gestes "écoresponsables" que nos contemporains – recycler, économiser l’eau et l’électricité, limiter nos déchets, consommer plus sobrement –, nous le faisons avec une motivation profondément différente.

      Nous ne le faisons pas par peur que la planète va bientôt manquer de ressources, ni par culpabilité d’avoir contribué au réchauffement climatique ou à d’autres maux. Non, ce ne sont ni la peur ni la culpabilité qui nous poussent à agir.

      C’est la reconnaissance et la gratitude envers Dieu pour le monde merveilleux qu’il a créé et qu’il nous a confié. Chaque geste "écoresponsable" devient alors une manière concrète de dire "merci" à Dieu, et d’honorer le monde magnifique qu’il nous a donné.

      Chute

      Mais quand on passe au récit de la Chute, deux réalités sautent aux yeux.

      D’abord, la création tout entière est affectée par la corruption du péché. Dieu dit à Adam: “Puisque tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger, la terre sera maudite à cause de toi; c’est avec peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie. Elle fera pousser pour toi des épines et des chardons” (Gn 3.17-18). Paul reprend cette idée en Romains 8, lorsqu’il dit que “la création a été soumise à l’esclavage de la corruption” (Rm 8.20-21).

      Pourquoi est-ce si important de le comprendre? Parce qu’une idée très répandue aujourd’hui veut que la meilleure chose à faire pour la nature soit de ne surtout pas la toucher – de la laisser dans son état "vierge", comme si toute intervention humaine était intrinsèquement destructrice. Cette vision pousse certains à s’opposer systématiquement à tout projet d’usine, de barrage, d’aéroport ou de lotissement, même quand il est conçu avec soin et respect de l’environnement. Pour eux, l’idéal absolu est de préserver la terre intacte, de ne surtout pas altérer la nature.

      Or, la Bible nous dit le contraire: la nature n’est plus dans son état originel “très bon”. Elle est marquée par la corruption du péché. Déjà avant la Chute, l’homme devait travailler la terre pour qu’elle produise ses richesses (Gn 2.15). Combien plus maintenant! Nous ne devons pas rêver d’une nature "intacte" comme si elle était encore paradisiaque. Au contraire, la terre a besoin de l’intervention humaine – sage, responsable – pour exprimer toutes ses richesses. Travailler la terre, développer des outils, cultiver, construire, exploiter ses ressources avec mesure: tout cela fait partie du mandat originel de Dieu, et c’est d’autant plus nécessaire depuis que le péché est entré dans le monde.

      John Stott l’exprime avec une clarté remarquable:

      En toutes ces choses, dans toutes ses recherches, ses découvertes et ses inventions, en biologie, en chimie, en physique et en d’autres domaines, dans tous les succès de la technologie, l’homme a obéi à Dieu et a exercé la domination de la terre que le Seigneur lui avait confiée. Cela n’a rien à voir (en principe en tout cas) avec la démarche de Prométhée qui a volé le feu des dieux… mais dans toutes leurs recherches et avec tout leur génie, loin d’usurper l’autorité de Dieu, ils ont exercé celle que le Seigneur leur avait donnée. En construisant des outils, en créant des technologies, en cultivant le sol, en exploitant les minéraux, en extrayant le pétrole, en construisant des barrages hydro-électriques et en domptant la puissance de l’atome, les hommes n’ont fait qu’obéir au commandement originel de Dieu. Le Seigneur a livré à la terre toutes les ressources nécessaires pour nous nourrir, nous vêtir, nous abriter et nous chauffer et il nous a confié la domination de la terre dans laquelle il a enfoui tous ces trésors2.

      Par ces mots, John Stott nous invite à rejeter l’idéalisation d’une nature "vierge" et à ne pas culpabiliser lorsque nous agissons sur elle. L’action humaine sur la création peut être un vrai acte d’obéissance à Dieu. Nos recherches, inventions et technologies – de l’agriculture à l’énergie nucléaire – relèvent de l’autorité que le Seigneur nous a confiée, et non d’une transgression.

      Bien sûr, quand on parle des effets du péché sur la nature, il faut aussi parler de ses effets sur le cœur de l’homme. Et s’en méfier profondément. En particulier, de la convoitise – ce désir insatiable de toujours plus.

      Le même John Stott, que nous venons de citer pour défendre une exploitation sage des ressources, met en garde avec force: cette convoitise “gît à la racine de beaucoup de problèmes d’environnement”. Beaucoup de désastres écologiques modernes proviennent de notre quête effrénée de plus de biens, toujours plus, toujours moins cher. Stott l’exprime ainsi: la recherche d’un gain économique se fait presque toujours “au prix d’une perte écologique”.

      Quelques exemples concrets suffisent à le voir:

      • Dans l’industrie textile, nos vêtements sont portés en moyenne seulement 7 à 10 fois avant d’être jetés. C’est la logique de la fast-fashion: produire en masse, à bas coût, pour que nous achetions sans cesse. Résultat? Une consommation d’eau démesurée pour le coton, des sols appauvris, des rivières polluées par les teintures chimiques – tout cela pour satisfaire un désir de nouveauté et de quantité.
      • Dans l’électronique, c’est la même histoire: nos téléphones et ordinateurs deviennent vite "obsolètes", difficiles à réparer, et finissent en déchets électroniques. Le désir constant d’avoir le dernier modèle – plus rapide, plus performant – entraîne une extraction intensive de métaux rares, souvent dans des conditions destructrices pour l’environnement et les communautés locales.

      Face à cette convoitise, la Bible propose une réponse radicale et libératrice: le contentement. “Contentez-vous de ce que vous avez”, dit Hébreux 13.5 (voir aussi Philippiens 4.11-12 et 1 Timothée 6.6-8). C’est un enseignement puissant: le vrai changement écologique ne passe pas forcément par plus d’activisme, plus de gestes, plus de pression. Parfois, le geste le plus écologique est simplement de faire moins: moins acheter, moins consommer, moins jeter.

      Un auteur chrétien contemporain, A. J. Swoboda, l’exprime avec force:

      Le mouvement environnemental… peut conduire à ce que j’appelle un activisme basé sur la culpabilité et la peur… Pourtant, le monde n’est pas toujours changé pour le mieux en faisant plus d’activité… La Bible propose une autre voie. Elle dit que nous pouvons prendre soin du monde et de la terre non pas en faisant plus, mais en faisant moins3.

      Rédemption

      Mais la Bible ne s’arrête pas à la chute. Elle nous conduit vers la rédemption.

      Et déjà dans l’Ancien Testament, nous en voyons un signe majeur: l’alliance de préservation que Dieu conclut avec Noé après le Déluge (Gn 9). Noé sort de l’arche, et Dieu lui adresse une promesse qui dépasse largement sa personne. Elle s’adresse à tous les êtres humains à venir, aux animaux, et à la terre elle-même:

      J’établis mon alliance avec vous: il n’arrivera plus que toute chair soit retranchée par les eaux du déluge, et il n’y aura plus de déluge pour détruire la terre. Dieu dit: Voici le signe de l’alliance que je place entre moi et vous, ainsi que tous les êtres vivants qui sont avec vous pour les générations à venir: je place mon arc dans la nuée, et il sera un signe d’alliance entre moi et la terre… Et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait. Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas.

      Genèse 9.11-13, 21-22

      Cette alliance – la première alliance explicite avec toute la création – nous rappelle pourquoi nous ne devons ni paniquer ni nous résigner face aux enjeux écologiques.

      • D’abord, Dieu nous a placés dans un environnement stable. Il a institué les cycles fondamentaux du climat et des saisons – jour et nuit, semailles et moisson, froid et chaleur, été et hiver – et il a déclaré qu’ils perdureraient “tant que la terre subsistera”, sous son contrôle souverain. Cela nous invite à prendre du recul face aux discours alarmistes qui prédisent une extinction imminente ou une catastrophe irréversible. Dieu préserve sa création; il n’a pas abandonné la terre.
      • Mais cette stabilité n’est pas une excuse pour l’inaction. Au contraire, elle nous donne un modèle: nous sommes appelés, en tant qu’intendants, à contribuer par nos pratiques à la préservation d’un environnement stable. Nous ne devons pas agir de manière à causer des dommages inutiles ou à perturber gravement ces cycles que Dieu maintient. Notre responsabilité est réelle, mais elle s’exerce dans la confiance.

      C’est exactement cela, l’éco-responsabilité sereine dont nous parlions dès le début: être responsables de la "maison" que Dieu nous a confiée, en prendre soin avec sérieux, mais dans la paix – sachant que c’est sa maison, et que c’est lui qui en reste le Maître et le Gardien ultime.

      L’alliance avec Noé est déjà un signe de grâce et de préservation: Dieu s’engage à maintenir les cycles de la vie et à ne plus détruire la terre par un déluge.

      Mais cette promesse pointe plus loin encore – vers la rédemption accomplie en Jésus-Christ, où la création elle-même sera pleinement libérée. La Bible nous enseigne que la nature tout entière aura part à ce salut. Dieu ne prévoit pas l’anéantissement total de cette création qu’il a déclarée "bonne" au commencement. Il ne fera pas table rase pour recommencer à zéro. Au contraire, il viendra la délivrer du mal, la libérer de l’esclavage du péché et de ses conséquences.

      C’est précisément ce que Paul affirme dans Romains 8:

      J’estime en effet que les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire qui doit être révélée en nous. Car la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu: livrée au pouvoir du néant – non de son propre gré, mais par l’autorité de celui qui l’a livrée – la création garde l’espérance, car elle aussi sera libérée de l’esclavage de la corruption, pour avoir part à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons en effet: la création tout entière gémit maintenant encore dans les douleurs de l’enfantement.

      Romains 8.18-22

      Sous-entendu: “plus pour longtemps”! La création gémit aujourd’hui sous le poids de l’exploitation brutale, de la pollution, de la dégradation. Mais un jour, elle sera délivrée – pleinement, définitivement – par la puissance de Dieu.

      Concrètement, cette espérance nous enseigne deux choses essentielles:

      • D’abord, il n’y a pas – et il n’y aura jamais – d’écologie parfaite ici-bas. L’espérance ultime de la création repose sur Dieu seul, et non sur nos programmes environnementaux ou nos efforts humains, aussi louables soient-ils. Le salut de la planète vient de lui, pas de nos mesures écologiques.
      • Mais cela ne nous dispense pas d’agir. Au contraire: savoir que Dieu est si attaché à cette création qu’il ne la détruira pas pour la remplacer par une autre, mais qu’il la renouvellera et la glorifiera, devrait nous pousser au plus grand respect pour elle. La continuité entre l’ancienne et la nouvelle création donne du sens profond à ce que nous faisons aujourd’hui pour ce monde: protéger l’environnement, cultiver avec soin, limiter les dommages inutiles, n’est pas vain. C’est participer humblement à l’œuvre de Dieu qui prépare déjà la rédemption finale.

      Conclusion

      En bref, la Bible nous libère des deux pièges qui guettent les chrétiens face à la crise écologique: que ce soit la panique anxieuse qui voit la fin du monde à chaque catastrophe, ou la passivité fataliste qui attend que d’autres agissent à notre place.

      La Bible nous appelle, au contraire, à une éco-responsabilité sereine et confiante. Notre gratitude envers le Créateur et notre espérance en son Fils devraient être de puissants moteurs pour vivre cette vocation au quotidien, avec joie et fidélité.


      Dans la même série

      1. Le christianisme est-il responsable de la crise écologique actuelle?
      2. Comment la Bible éclaire-t-elle notre rapport à la nature?

      Joël Favre

      Joël est marié à Anne et partage avec elle le beau défi d’élever trois enfants. Diplômé en théologie du London Seminary et titulaire d’un master de recherche de la Faculté Jean Calvin, il exerce actuellement comme pasteur à l’Église Réformée Baptiste de Grenoble. Il intervient aussi en tant que professeur d’éthique à l’Institut Biblique de Bruxelles.

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