C’est pourquoi il n’a pas besoin de faire un grand détour, mais il sépare seulement son amour de tous les autres éléments, il rassemble toutes les facultés de son âme comme un fagot et il remet le tout entièrement à Dieu.
À mon avis, il agit avec beaucoup plus d’intelligence qu’un autre qui aurait besoin d’une heure entière pour saisir ce que chacun de ces mots signifie dans sa particularité, avant d’arriver à l’acte de se remettre à Dieu et de l’aimer. Encore faut-il qu’il y arrive et qu’il ne s’éloigne pas trop de son cœur en s’arrêtant à l’explication de ce qu’est le cœur, au risque peut-être de ne plus pouvoir le trouver pour le remettre à Dieu.
Je ne dis pas ces choses dans l’intention de condamner toutes les explications de l’Écriture, mais pour empêcher que l’on ne donne trop à la tête et pas assez au cœur, et que l’on fasse de grands détours, alors que le temps de notre vie est tellement limité et précieux.
(Gerhard Tersteegen, Épître au sujet de la raison, sa capacité, son usage et son abus en ce qui concerne les réalités divines, chapitre 1, dans https://www.amazon.fr/gp/product/2830911660/ref=as_li_ss_tl ?ie=UTF8&camp=1642&creative=19458&creativeASIN=2830911660&linkCode=as2&tag=etrangeetvoya-21» target= »_blank » rel= »noreferrer noopener »>Traités spirituels, Labor et Fides,p. 101-102)









