Que retient le public de nos chants?

0002894236302_600Je suis actuellement en pleine lecture d’un livre de Matt Chandler, intitulé Créatures de la Parole: L’église centrée sur Jésus (1)

L’auteur pose à un moment une question dérangeante:

«Durant le culte du dimanche, si l’assistance ne retenait que les paroles des chants, que comprendrait-elle de la doctrine chrétienne?»

Il poursuit, en affirmant que trop souvent, nos chants sont des déclarations de ce que nous pouvons faire pour Dieu, ou de ce que nous pouvons lui offrir. Et si le caractère de Dieu et son œuvre en notre faveur demande effectivement une réponse active de notre part, nous devons faire attention à ne pas laisser penser que la foi chrétienne est centrée sur nos résolutions personnelles où nos engagements.

Il nous exhorte à choisir des chants qui nous rappellent audacieusement l’évangile (comment Dieu nous a trouvé dans le désespoir de nos péchés, et nous as racheté pour son plaisir et sa gloire). Car seul l’évangile peut nous transformer afin d’avoir une adoration authentique.

J’ajouterais comme commentaire personnel qu’il ne s’agit pas ici d’avoir des chants qui ont tous le même contenu théologique, car les paroles des différents chants peuvent se compléter. Mais il s’agit d’avoir un culte en contraste qui culmine avec l’oeuvre du Christ. Car si nous voulons mettre à l’honneur la gloire du Christ, et le prix qu’il a dû payer sur la croix,  il nous faut également rappeler  quelle était la grandeur de notre misère, la grandeur de notre propre rebellion contre Dieu. La louange à Christ n’en a alors que plus d’éclat, car nous ne sommes pas bénéficiaires d’une grâce à bon marché.

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ. (Ephésiens 2:4-5)

Et vous, pensez-vous que globalement, nos chants sont équilibrés du point de vue de la doctrine chrétienne?

(1) «Creature of the Word ; The Jesus-Centered church » (en promo: $2.99 sur Kindle US)

Jonathan Porteous

Jonathan est chrétien, marié, technicien dans l'industrie. Membre actif d'une jeune église de la région parisienne (La Garenne-Colombes), il a étudié la théologie à la Faculté Jean Calvin (Aix en Provence).

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8 thoughts on “Que retient le public de nos chants?

  1. Tout « conducteur de louange » devrait lire « Replacer Dieu au coeur de la prédication » de Piper et suivre le même raisonnement pour le choix et la composition des chants…

    1. Tout à fait Guillaume! On ne se connait pas: tu écris? Ça te dirait de t’essayer à une recension de Replacer Dieu au cœur de la prédication?

    2. pepscafe dit :

      Effectivement ! Un bon livre dont le titre dit tout !
      D’ailleurs, à ce sujet, quelqu’un d’engagé dans la louange m’avait dit que l’évolution de certains chants pouvait être résumée ainsi(avec des nuances, sans doute) : de « Toi, toi, toi(Seigneur) » à « Moi, moi, moi » !

      Sinon, le livre de Chandler n’est actuellement accessible qu’en anglais ? Une traduction dans notre belle langue est-elle prévue ? Je remercie par avance de la réponse.

    3. Salut Peps,

      Je ne sais pas si la question était pour moi ou Guillaume. Je n’ai aucun écho d’une éventuelle traduction française en cours. Désolé!

    4. pepscafe dit :

      Bonjour Stéphane,

      merci pour ta réponse !
      En fait, la question(sur la sortie en français du livre)était bien pour toi. J’ai voulu faire « deux en une », plutôt que de multiplier les posts ! 😉
      Sinon, j’espère que l’on verra bientôt une édition française de ce livre !

      Bonne journée !

      Pep’s

  2. « Trop souvent, nos chants sont des déclarations de ce que nous pouvons faire pour Dieu, ou de ce que nous pouvons lui offrir » : +1.
    Sans compter que pour les chrétiens présents au service, il est déjà suffisamment difficile de s’oublier un peu pour fixer les yeux sur Jésus, sans qu’en plus les paroles des chants ne ramènent constamment nos pensées vers nos soucis, nos doutes, nos fardeaux, notre (faible) amour, nous nous nous…

    1. jonaous dit :

      En même temps, je ne trouve pas des masses de chants qui expriment nos doutes, nos épreuves, la faiblesse de notre amour, ni beaucoup de chants de repentances. Il me semble que cela doit être dit. Bien entendu, il ne s’agit pas de rester là dessus, mais d’exprimer les contrastes, que dire, les gouffres qui nous séparaient de Dieu, pour mieux faire ressortir l’oeuvre du Christ, son intervention, son salut, notre adoption en Lui, Sa gloire!

    2. pepscafe dit :

      Effectivement…puisque tu parles de « contraste », envisagerait-on de chanter « le cantique de Moïse »(Deut.32)dans nos églises, lors du culte ? 😉
      C’est pourtant un « cantique-témoin », allant dans le sens que tu préconises.
      Avis aux amateurs, pour la mise en musique !

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