Comment bien gérer votre étude biblique

Avez-vous déjà conduit une étude biblique?

Si vous avez déjà conduit une étude biblique, vous savez probablement que la gestion du temps est un point délicat. Il n’est pas toujours facile d’utiliser sagement le temps à disposition. Certains participants ne se soucient pas du tout de la manière dont le temps est géré. Mais d’autres personnes dans votre groupe y accordent une grande importance et peuvent être frustrées quand elles ont l’impression que leurs précieuses minutes sont gaspillées. J’ai repéré plusieurs facteurs qui peuvent aider à utiliser le temps dans vos petits groupes de la bonne manière.

Commencez sans attendre les retardataires

Souvent, on manque de temps parce qu’on a du mal à démarrer. On attend les retardataires, on discute, on se sert à la table du buffet… et du temps d’échange précieux s’évapore. Chaque groupe a sa propre culture: les participants comprendront si leur groupe est un groupe qui commence à l’heure ou non. Et ils adapteront l’heure de leur arrivée en conséquence.

Bien sûr, c’est utile d’accorder du temps pour que les participants puissent se saluer, partager leur quotidien. Mais c’est à vous de fixer la durée nécessaire pour cela, et d’informer clairement sur ce moment. Si l’habitude de votre groupe est de commencer bien à l’heure (et c’est vous qui allez instaurer cette culture) – sans attendre que tout le monde soit présent, sans permettre aux retardataires d’interrompre la discussion quand ils arrivent – alors vous verrez que les gens seront plus ponctuels.

Le premier jour, pensez à demander aux participants de se joindre au groupe et d’entrer dans la discussion déjà entamée le plus discrètement possible lorsqu’ils arrivent après le début de la discussion sur la leçon. Si le programme s’arrête pour saluer le retardataire – et éventuellement écouter le récit de son retard – cela sera difficile de le reprendre. Vous devez, en tant que conducteur, gérer le minutage de votre démarrage avec fermeté et grâce.

Gérez les sujets de prière

Souvent, nous aimons inclure à nos groupes de discussion un temps d’échange de requêtes de prière. Cela à tout son sens pour échanger sur nos vies et nous entraîner ensemble à faire confiance à Dieu. Mais nous savons aussi que parfois, « partager un sujet de prière » peut se transformer en «raconter une longue histoire», voire être prolongé par d’interminables conseils et réactions des autres.

Voici une manière de gérer cette dérive: si échanger des sujets de prière est important pour votre groupe, donnez de petites cartes aux participants; ils y inscriront leurs sujets et les exposeront au groupe à la fin. Ou bien chacun peut échanger sa carte avec quelqu’un d’autre. Ou encore, fixez une heure de fin à votre étude biblique pour dégager le temps nécessaire pour échanger des sujets de prière, priez ensemble pour ces sujets, et priez à la lumière du contenu de l’étude biblique du jour.

Repérez les questions importantes

Souvent, on s’attarde sur les premières questions, et on manque de temps pour parler de tout ce qui est prévu. Peut-être voudrez-vous avoir une vue d’ensemble sur le contenu de la réunion et prévoir un minutage. Repérez les questions clés et les sujets importants. À côté de chaque question importante, inscrivez une estimation du temps que vous souhaitez consacrer à traiter cette question, et surveillez votre montre au cours de la rencontre.

Mettez l’accent sur la Parole de Dieu

On peut participer à un groupe d’étude biblique pour plusieurs raisons, avec des situations très différentes en arrière-plan, ainsi qu’un bagage de connaissances bibliques variables. Certains de nos groupes peuvent facilement basculer d’un groupe d’étude biblique à un groupe de soutien personnel. Il s’agit de trouver le bon équilibre entre l’étude biblique et le soutien mutuel; c’est un défi pour tous les conducteurs de petits groupes!

J’ai plusieurs fois entendu des responsables de groupe dire que si un participant vient avec le cœur particulièrement chargé, le conducteur se sent poussé à laisser de côté l’étude biblique pour écouter et aider la personne en souffrance. Dans certaines situations, cela peut être la bonne chose à faire, mais souvenons-nous que la Parole de Dieu parle dans toutes les situations de vie que nous traversons. Elle guérit, elle élargit l’horizon, elle instruit, elle convainc, elle restaure, elle renouvelle. Veillez à ne pas donner l’impression que les conseils et les réactions des membres du groupe peuvent secourir la personne qui souffre mieux que l’étude des vérités bibliques.

Rappelez-vous que si certains viennent effectivement plus pour la communion fraternelle et les échanges personnels, beaucoup d’autres ont hâte d’être enseignés et de discuter autour de la Parole de Dieu. Si, au fil du temps, ces derniers commencent à trouver que la Parole n’a plus la place qui lui revient, ils voudront trouver un autre groupe pour étudier la Bible ensemble.

Terminez à l’heure

Les participants ont probablement quelque chose de prévu après la réunion: des gens à rencontrer, des enfants à rechercher, etc. C’est donc important de terminer à l’heure, pour que les gens ne se retirent pas au compte-goutte vers la fin, et pour qu’ils ne se déconcentrent pas s’ils commencent déjà à se projeter dans ce qui vient après.

Merci à Cédric Jung pour la traduction de cet article, traduit avec autorisation. © 2001-2022 Crossway, USA.


Pour aller plus loin:

Nancy Guthrie

Nancy Guthrie enseigne la Bible aux femmes de son Église (Cornerstone Presbyterian Church) à Franklin dans le Tennessee. Elle donne des conférences dans le monde entier.
Avec son mari David ils sont les co-créateurs de la série de vidéos "GriefShare" utilisée dans plus de 10,000 Églises à travers le monde. Ils animent des retraites pour les couples qui ont perdu un enfant. Nancy intervient également dans Help me teach the Bible un podcast de The Gospel Coalition.

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