Jésus est la résurrection et la vie : crois-tu cela ?

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Jésus est la résurrection et la vie : crois-tu cela ?
Jon Bloom
Jon Bloom

« C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt ; et toute personne qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » – Jean 11.25-26

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Marthe et la mort

Jean 11.1-44

« Or, Jésus aimait Marthe, sa sœur et Lazare. Quand il eut appris que Lazare était malade, il resta encore deux jours à l’endroit où il était. »

Pouvez-vous supporter de voir côte à côte ces deux phrases ? La plus grande preuve d’amour que Jésus pouvait donner à ce moment-là était de laisser Lazare mourir. Mais pour Marthe, cela ne ressemblait en rien à de l’amour.

— Marthe, le Maître arrive ! Il est tout près du village.

Les émotions de Marthe partaient dans tous les sens. Le simple fait de savoir que Jésus approchait du village faisait renaître en elle l’espoir – le même espoir que celui qu’elle avait ressenti en l’envoyant chercher lorsque son frère était malade.

Mais ce sentiment fut bien vite étouffé par la peine et la déception. Lazare était mort depuis quatre jours. Elle avait désespérément prié pour que Jésus arrive à temps. Mais Dieu n’avait pas répondu à ses prières. Que pouvait faire Jésus maintenant ?

Et pourtant… si quelqu’un pouvait faire quelque chose, c’était bien Jésus. Il avait « les paroles de la vie éternelle » (Jn 6.68).

Marthe pressa le pas.

Quand elle le vit, elle ne put retenir ni sa peine ni son amour. Elle s’effondra à ses pieds en sanglotant :

— Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.

Jésus posa la main sur sa tête. Il était venu à Béthanie pour détruire les œuvres du diable (1Jn 3.8). Il était venu pour donner à la mort un avant-goût de sa défaite ultime à venir (1Co 15.26).

Il était là afin de démontrer que le temps était venu pour les morts d’entendre la voix du Fils de Dieu, et que ceux qui l’entendraient vivraient (Jn 5.25).

Marthe ne savait rien de tout cela. Et elle ne savait pas non plus que ce qui était sur le point de se produire allait hâter la mort de Jésus – une mort qui serait le prix de sa résurrection à elle, mais aussi de celle de Lazare. Elle ne savait pas combien cela pesait sur Jésus, combien grande était son angoisse tant que cela n’était pas accompli (Lc 12.50).

Mais la sollicitude silencieuse de Jésus la rassura.

Quand les sanglots se furent calmés, Marthe ajouta :

— Même maintenant, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.

Jésus releva gentiment la tête de Marthe et la regarda avec des yeux pleins d’affection :

— Ton frère ressuscitera.

Ses paroles de vie ravivèrent son espérance. Pouvait-il vouloir dire… ? Non, elle n’osait pas se laisser aller à en espérer autant. Pas après quatre jours dans le tombeau.

— Je sais, lui répondit Marthe, qu’il ressuscitera lors de la résurrection, le dernier jour.

Oui, Lazare allait ressusciter le dernier jour. Marthe n’imaginait pas à quel point Jésus attendait avec impatience ce jour-là. Mais Jésus avait en tête autre chose que cela.

Il répondit :

— C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt ; et toute personne qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ?

L’autorité qui se dégageait des paroles de Jésus provoqua un élan de foi dans le cœur de Marthe. Elle n’était pas sûre de comprendre ce qu’il voulait dire, mais alors qu’il parlait, on aurait dit que la mort elle-même était en train d’être engloutie (1Co 15.54). Vraiment, « jamais personne n’a parlé comme cet homme » (Jn 7.46).

Elle lui dit :

— Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde.

Nous savons comment finit cette histoire. Mais pendant les terribles journées d’agonie de Lazare, et au sein de la profonde tristesse des jours qui ont suivi sa mort, Marthe ne savait pas ce que Dieu était en train de réaliser. Jésus ne venait pas. Il semblait lointain et silencieux. Elle savait probablement que son message avait bel et bien été transmis à Jésus. Elle était perplexe, déçue et bouleversée par son chagrin.

Et pourtant, si Jésus avait tardé, c’était bien parce qu’il aimait Marthe et Marie et Lazare. Il savait que la mort et la résurrection de Lazare apporteraient une gloire maximale à Dieu. Et il savait que ses amis feraient tous l’expérience du comble de la joie dans cette gloire. Toutes leurs souffrances leur sembleraient alors légères et passagères (2Co 4.17).

Dieu ne prescrit nos grandes déceptions et nos profondes souffrances que dans la perspective de la joie intense qu’il nous révélera dans la gloire (Rm 8.18). Il est essentiel de se rappeler les uns aux autres cette vérité. Avant de pouvoir comprendre ce que Jésus est en train de faire, les circonstances de nos vies peuvent nous paraître terriblement obscures. Et nous sommes tentés d’interpréter l’apparente inaction de Dieu comme un manque d’amour. En réalité, Dieu est en train de nous aimer de la manière la plus intense qui soit.

Alors, dans l’angoisse de votre âme, entendez Jésus vous demander avec amour : « Crois-tu cela ? » (Jn 11.26).


Cet article est extrait du livre Où est ta foi ?, de Jon Bloom, BLF Éditions, 2016, chapitre 18, pp. 120-124. Publié avec l’autorisation de l’éditeur. Tous droits réservés.