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Si la foi est l’unique moyen pour approprier la grâce salvatrice (Rm 4.16), qu’est-ce que cela implique à propos des sacrements ? Les réformateurs ont rejeté la notion du salut par les sacrements (*ex opere operato*). Ils ont plutôt affirmé que l’efficacité des sacrements vient de l’action souveraine du Saint-Esprit, qui communique la Parole de Dieu par le baptême et la cène. Cependant, cette grâce n’est communiquée que lorsque la Parole est accueillie par la foi. Dès lors, comment comprendre l’administration des sacrements à ceux qui ne peuvent pas encore exercer la foi, comme les enfants ?
Cette question est un des principaux points de rupture entre le pédobaptisme et le crédobaptisme protestant.
Concernant le repas du Seigneur, les deux groupes s’entendent : les enfants ne participent pas à cette ordonnance avant de professer la foi (1Co 11.28-29).
Pour ce qui est du baptême, cependant, les pédobaptistes considèrent que le baptême peut précéder la foi comme signe des promesses de l’alliance, tandis que, pour les crédobaptistes, la foi doit nécessairement précéder le baptême. Sans une profession de foi concomitante, le baptême n’est pas reconnu comme étant valide. Ainsi, la question du baptême n’est pas secondaire : elle touche directement au rapport entre la foi et la grâce communiquée et reçue.
Le chapitre 29 développe trois angles particuliers de la doctrine du baptême : sa signification et son effet, les personnes propres à le recevoir et ses conditions d’admission, son administration biblique et son mode approprié. Nous examinerons chacun de ces points en répondant aux questions suivantes :
1. Que fait le baptême ? (publication prévue le 15 avril)
2. Qui peut recevoir le baptême ? (publication prévue le 22 avril)
3. Comment le baptême doit-il être pratiqué ? (publication prévue le 29 avril)
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## Le Baptême (confession de 1689, chap. 29)
> **Par. 1 -** Le baptême est une ordonnance du Nouveau Testament instituée par le Seigneur Jésus, de sorte qu’il représente pour le baptisé un signe de communion avec Christ dans sa mort et sa résurrection, de son insertion en lui1, de la rémission des péchés2 et de l’offrande de sa propre personne à Dieu, par Jésus-Christ, pour vivre et marcher en nouveauté de vie3.
> **Par. 2 -** De fait, ceux qui professent la repentance envers Dieu et la foi, ainsi que l’obéissance au Seigneur Jésus-Christ, sont les seuls sujets aptes à recevoir cette ordonnance4.
> **Par. 3 -** L’élément extérieur à utiliser dans cette ordonnance est l’eau, dans laquelle le candidat est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit5.
> **Par. 4 -** L’immersion, ou le fait de plonger la personne dans l’eau, est nécessaire pour que cette ordonnance soit légitimement administrée6.
1.Rm 6.3-5 ; Col 2.12 ; Ga 3.27 ↩2.Mc 1.4 ; Ac 22.16 ↩3.Rm 6.2,4 ↩4.Mc 16.16 ; Ac 2.41 ; 8.12,36,37 ; 18.8 ↩5.Mt 28.19,20 ; Ac 8.38 ↩6.Mt 3.16 ; Jn 3.23 ↩
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