1. Sers localement
L’appel à la mission est plus qu’un simple sentiment. C’est un engagement. Et il doit être confirmé et développé dans le cadre de l’Église locale. Si tu ressens le désir d’œuvrer à l’étranger, commence dès maintenant à former des disciples, chez toi, au sein de ta propre Église et de ta communauté. C’est le meilleur terrain d’entraînement pour un futur ministère interculturel à long terme.
Ton Église locale est comme une pépinière, un environnement sûr et nourrissant où tu peux cultiver tes premières pousses. Là, tu découvriras tes dons spirituels, et d’autres les confirmeront. Là, tu apprendras à collaborer avec des personnes qui pensent différemment de toi. Et là, tu auras l’occasion d’être le dernier, de demander pardon et de sacrifier ton temps, tes talents et tes ressources au service de Christ et des autres.
2. Pars en solo
Les voyages à l’étranger avec une gang d’amis sont super sympas. J’y ai participé à plusieurs reprises au fil des ans. Certaines de mes amitiés les plus profondes et les plus durables sont nées du fait d’avoir servi aux côtés de ceux-ci. Le problème, cependant, c’est que tu finiras par passer la plupart de ton temps avec tes amis plutôt qu’avec les gens de la culture d’accueil.
Mes voyages les plus formateurs ont été des aventures en solo au cours desquelles j’ai vécu et servi sous la direction de missionnaires ou de croyants locaux. Si tu envisages sérieusement les prochaines étapes de ton parcours vers les nations, je te recommande vivement de contacter une agence missionnaire pour participer à un stage interculturel.
3. Renseigne-toi sur la culture de ton pays d’accueil
Avant de partir dans un autre pays, renseigne-toi sur sa culture. À mon époque, nous n’avions peut-être pas à marcher en montée à l’aller comme au retour dans la neige (pour reprendre une expression populaire des personnes âgées !1). Mais un tel objectif aurait nécessité un détour par la bibliothèque pour emprunter une pile de livres.
L’ère d’Internet a rendu cette préparation bien plus facile. Si Duolingo propose des leçons dans la langue que tu cibles, télécharge l’application et commence à apprendre quelques formules de salutation et expressions de base. Et ne t’arrête pas là. Renseigne-toi sur les tabous et les codes non verbaux. Essaie de rencontrer une personne issue de cette culture qui pourrait te faire découvrir ses valeurs et ses traditions. La plupart des gens sauteraient sur l’occasion de parler de leur ancienne patrie à quelqu’un !
4. Garde une attitude d’apprenant
On pense souvent qu’un seul voyage à l’étranger portera énormément de fruits et changera la vie des gens. Cela produit rarement de tels résultats. La vie qui changera le plus est la tienne. Cela se produira principalement en t’aidant à discerner tes dons et ta vocation.
Tu pourrais développer une affinité pour une culture ou un groupe ethnique particulier. Ou tu découvriras peut-être un talent ou un don spirituel qui pourrait répondre à un besoin au sein d’une équipe existante. L’essentiel est de te lancer dans une expérience interculturelle avec une attitude d’apprenant et non d’experte.
5. Ris de toi-même
Lors de l’été 1997, j’ai rejoint une équipe en route pour l’Éthiopie. Désireux d’apprendre de notre missionnaire hôte, notre responsable d’équipe lui a demandé : « Quelles sont les qualités les plus importantes chez un missionnaire ?»
Je m’attendais à ce qu’il réponde : « Un attachement aux Écritures et à la prière. Une vie sanctifiée. Un don d’enseignement. Une ferveur pour l’évangélisation. » À ma grande surprise, il a répondu : « La flexibilité et le sens de l’humour. »
Il a ensuite expliqué que les choses ont parfois tendance à aller de travers lorsqu’on travaille en milieu interculturel. Tu pourrais être tentée de réagir avec colère ou frustration. Cela ne ferait toutefois que nuire à ton témoignage. Au contraire, nous, Occidentaux un peu raides, devons développer la capacité de « suivre le courant » et d’en rire.
6. Recherche des occasions d’échanges interculturels près de chez toi
Les nations sont à notre porte. Il n’est plus nécessaire de partir à l’autre bout du monde pour partager l’Évangile avec des peuples non atteints. Beaucoup se sont installés juste en face de chez nous ! Nombre d’entre eux viennent de pays fermés aux missionnaires traditionnels.
L’immigration offre aux croyants une formidable occasion de leur faire découvrir l’amour de Christ de manière concrète. C’est particulièrement important pour ceux qui ont historiquement associé notre foi au colonialisme et à l’impérialisme. Nous pouvons changer ce récit par un amour et une hospitalité sincères.
Ce principe peut s’appliquer de plusieurs façons. Pense à entrer en contact avec un étudiant étranger qui passe les vacances de Noël seul dans son dortoir. Ou lie-toi d’amitié avec des voisins qui ont besoin d’aide pour s’adapter à la vie dans une nouvelle ville. Ou rejoins une association locale qui propose des services d’aide à l’intégration professionnelle des nouveaux immigrants. Les possibilités sont infinies !
7. Lie-toi d’amitié avec des missionnaires d’hier et d’aujourd’hui
La lecture de biographies de missionnaires est un excellent moyen d’apprendre l’histoire des missions et l’œuvre de Dieu à travers le monde. Et faire la connaissance de personnes qui servent actuellement à l’étranger te permettra de leur poser des questions et d’apprendre de leur vie et de leur ministère.
Envisage d’accueillir des missionnaires lors de leur prochaine députation. Demande à recevoir leurs lettres de nouvelles. Engage-toi à prier pour eux et, si possible, à les soutenir financièrement. Renseigne-toi pour savoir si des missionnaires à la retraite résident près de chez toi. Ils constituent également une immense source de sagesse, en particulier pour les jeunes qui cherchent à discerner leur appel.
8. Écoute la voix des personnes de confiance
Je n’ai jamais entendu une voix audible venue du ciel m’appelant au ministère. Même si j’envie parfois les personnages bibliques qui l’ont entendue, je comprends que Dieu nous guide généralement par des confirmations internes et externes.
Un désir grandissant pour la mission devrait s’accompagner de l’approbation de ceux qui ont la charge de veiller sur ton âme. Tes parents, pasteurs, mentors et responsables te soutiennent-ils ? Considèrent-ils que tes dons et tes compétences correspondent bien au travail à l’étranger ? Peuvent-ils t’aider à identifier et à travailler sur des domaines de croissance personnelle ?
Tu n’as pas besoin d’être parfait. Tu n’as pas non plus besoin d’avoir toutes les réponses. Il te suffit d’avoir une relation grandissante avec Christ, d’obéir à sa Parole et de mettre tes dons à ton service.
9. Fais un pas de foi
Certaines personnes pensent qu’elles ont besoin de réponses à toutes leurs questions avant de pouvoir aller de l’avant avec une décision. Une telle attitude peut mener à une paralysie spirituelle. Si tu ressens une conviction croissante que le Seigneur t’appelle à la mission, commence à avancer dans cette direction. Il te remettra sur la bonne voie si tu t’égares.
En effet, faire avancer un 18-roues à l’arrêt est pratiquement impossible. Mais une fois qu’il est en mouvement, le faire prendre une autre direction est aussi simple que de tourner le volant. De même, Christ peut rediriger un croyant en mouvement bien plus facilement qu’un croyant passif et immobile. Alors, prends des risques, avance avec foi et fais confiance à sa direction.
10. Prie pour les nations
Alors que je me préparais au ministère à l’étranger, ma plus grande ressource pour prier pour les nations était le célèbre ouvrage Operation world : when we pray, God works de Patrick Johnstone et Jason Mandryk. Riche en données, analyses, cartes et graphiques, il proposait des sujets de prière pour chaque nation du globe.
Aujourd’hui, l’application Operation World (en anglais) fournit des informations actualisées qui alimenteront ton fardeau pour les perdus à travers le monde. Et surtout, elle est gratuite !
Conclusion
Il est tout à fait approprié que je termine par la prière. Elle reste notre plus grande arme dans la bataille pour les âmes prisonnières des ténèbres. Si tu sens que l’Esprit travaille ton cœur pour t’inciter à faire un pas de foi, fais-le, tout en priant et en cherchant la face du Seigneur dans les Écritures. Fais confiance au Seigneur de la moisson pour qu’il te guide selon sa volonté. Et prépare-toi pour une aventure qui promet des récompenses éternelles !
- En anglais : « Walk uphill both ways in the snow » ↩︎









