Cette année, j’aimerais présenter Elisabeth et son ministère à mes nouveaux lecteurs, dans l’espoir que le Seigneur puisse agir dans le cœur d’une autre sœur d’outre-mer pour qu’elle fasse de Montréal sa résidence pour l’année académique à venir.
Certains d’entre vous connaissent Elisabeth, peut-être pour l’avoir entendue dans un épisode du podcast Chrétienne où elle racontait son expérience face à la dépressionson expérience face à la dépression. Aujourd’hui, j’aimerais qu’elle nous parle d’un tout autre sujet. Elisabeth dirige un appartement de disciples intentionnels à Montréal, et aimerait offrir l’opportunité à une lectrice fidèle de TPSG en Europe de rejoindre sa communauté pour l’année académique 2024-2025.
Angie : Alors, Elisabeth, parle-nous de ton projet de colocation chrétienne intentionnelle. Qu’est-ce que c’est exactement ?
Elisabeth : Le Bercail est une colocation à Montréal composée d’environ quatre chrétiennes qui vivent ensemble pour deux ans, tout en étant attachées à l’Église du Plateau Mont-Royal (qui fait partie de l’AEBEQ).
J’ai lancé le projet en 2021, et j’ai eu sept différentes colocs depuis. La première année est une opportunité pour ces jeunes femmes de grandir dans leur foi, découvrir la vie communautaire et avoir beaucoup de plaisir ensemble. La deuxième année est l’occasion pour elles de développer leur leadership et d’apprendre à transmettre à d’autres ce que Dieu a fait dans leur vie. Ainsi, nous profitons ensemble des défis et des joies de la vie ordinaire pour progresser en tant que disciples de Jésus, peu importe notre genre de vie.
Angie : Quelle belle opportunité de croissance ! Tu parles de ton Église locale. Peux-tu nous en dire plus sur le quartier où vous êtes situées ?
Elisabeth : Nous vivons dans un appartement dans les environs du Plateau Mont-Royal, le quartier le plus francophone de Montréal (une ville bilingue). En effet, le quartier est surnommé le 21ᵉ arrondissement de Paris puisque environ 30 % de ses habitants sont d’origine française. De plus, seulement 0,4 % s’identifient évangéliques et 55 % se disent non-religieux. Nous cherchons donc à vivre en tant que petite communauté en mission, en collaboration avec l’Église du Plateau Mont-Royal.
Angie : De quelles façons vous encouragez-vous à grandir, en tant que petite communauté ?
Elisabeth : Le projet consiste de trois volets :
L’approfondissement de notre relation personnelle avec Dieu.
L’expérience de l’Évangile entre colocataires.
Le partage de l’Évangile avec les gens autour de nous.
Au début de chaque session, nous nous fixons des objectifs personnels selon ces trois volets de croissance. Nous considérons également des objectifs au niveau de la santé émotionnelle, de la vie scolaire et des relations, entre autres. Ensuite, au cours de l’année, nous nous tenons redevables de notre progression. Vers la fin de l’année scolaire, nous prenons le temps pour évaluer l’année et l’accomplissement de nos objectifs.
Angie : Cela se voit que vous êtes intentionnelles. Certaines d’entre vous sont étudiantes, d’autres sur le marché du travail. À quels moments vous retrouvez-vous entre colocs ?
Elisabeth : Effectivement, chacune a ses occupations personnelles, mais nous choisissons au début de la session un soir de semaine pour souper ensemble, prendre de nos nouvelles et nous encourager dans notre cheminement avec Dieu. À la fin du mois, nous prenons également un temps pour évaluer le mois précédent, soumettre les problèmes, trouver des solutions, célébrer les choses que Dieu a faites, planifier les projets à venir et faire un suivi de nos objectifs personnels. À l’extérieur de ces moments plus formels, nous trouvons aussi le temps pour des activités spontanées, comme des soirées de jeux de société, des sorties au restaurant, des visites au musée, des concerts, ou des pique-niques sur le Mont Royal. Nous sommes devenues sœurs et aimons passer du temps ensemble !
Angie : La vie communautaire semble palpitante ! Comment vous organisez-vous pour vous occuper de votre logement ?
Elisabeth : Qui dit maison dit tâches ménagères ! Tout le monde met la main à la pâte, parce que c’est ça être une famille. Au début de chaque session, nous répartissons les diverses tâches entre nous, telles que le ménage de la cuisine, celui de la salle de bain ou sortir les ordures. Nous avons aussi un calendrier pour déterminer qui fait les courses pour la semaine. Nous partageons les repas, donc chacune cuisine environ un soir par semaine et s’assure qu’il y ait des restants pour nos repas du midi du lendemain. Nous trouvons que ce système allège beaucoup la charge de travail de chacune et contribue aussi à l’esprit communautaire.
Angie : Wow, vous mangez toutes la même chose ? Est-ce que parfois c’est compliqué en cas de restrictions alimentaires ou de goûts personnels ?
Elisabeth : C’est vrai que ce n’est pas toujours simple, car nous n’avons pas toutes été élevées de la même façon. Mais j’ai trouvé que lorsque nous choisissons de sortir de notre zone de confort dans la quête de ressembler plus à Jésus, il nous apprend à être flexibles. Nous nous adaptons aux restrictions alimentaires de chacune, d’ailleurs, notre régime actuel est principalement végétarien, sans gluten et sans lactose ! Toutefois, cet ajustement a été une source d’apprentissage pour plusieurs, et même de découvertes. Parfois, nous préparons des variantes au repas principal pour accommoder les besoins particuliers, sans imposer les restrictions à toutes.
Angie : C’est vrai que la vie communautaire nous apprend à être flexibles. Tu as mentionné le volet missionnel de votre maison. Ça ressemble à quoi ?
Elisabeth : Nous pratiquons beaucoup l’hospitalité, ayant régulièrement des gens à la maison pour un repas, pour dormir ou pour des activités. Toutefois, nous respectons aussi le besoin de chacune de recharger ses batteries en demandant la permission chaque fois que nous voulons inviter quelqu’un. Parfois, nous organisons des projets saisonniers, comme la distribution de biscuits et de cartes de Noël auprès de nos voisins ou bien l’organisation de notre halte des lumières à l’Halloween, lors de laquelle nous servons du chocolat chaud aux visiteurs (y compris les parents !), jouons des jeux avec les enfants et leur offrons des Bibles mangas. Nous voulons que la maison soit un lieu ouvert où tous nos invités sont les bienvenus, peu importe où ils sont dans leur cheminement avec Dieu.
Angie : Quelles belles initiatives ! Je me demandais, quel genre de fille cherches-tu pour participer à ce projet ?
Elisabeth : J’ai seulement trois critères. Tout d’abord, je cherche une jeune femme qui est prête à s’engager. Je préfère dire aux gens dès le départ qu’il s’agit d’un projet qui exige un certain niveau de disponibilité pour bien profiter de tous les aspects de la colocation et de la croissance que Dieu veut faire dans nos vies. Ensuite, je cherche une personne qui est enseignable, humble et prête à travailler sur elle-même. Même si elle n’est pas parfaite (personne ne l’est !), j’ai tellement d’espoir pour une jeune femme qui veut grandir et chercher de l’aide dans ses défis. Et enfin, je cherche une femme qui aime Jésus et veut lui obéir. Cela va se démontrer par un attachement à l’Évangile, un amour pour l’Église locale (dans notre cas, l’Église du Plateau Mont-Royal) et un fardeau pour les perdus.
Angie : Si une jeune femme désire en savoir plus, et poser sa candidature, que doit-elle faire ?
Elisabeth : Voici un document qui décrit en détail le projet. Si, après l’avoir lu, une jeune femme est prête à s’engager dans le projet de juillet 2024 jusqu’à juin 2025, je l’inviterais à discuter de ce projet avec un(e) coach, mentor ou pasteur, si possible. Avec leur appui, je lui demanderais ensuite de remplir ce formulaire et je reviendrais vers elle le plus rapidement possible.☺
Angie : Je lance donc l’invitation à tous mes lecteurs et lectrices : si tu es (ou si tu connais) une jeune femme qui a envie de vivre l’expérience montréalaise avec des filles comme toi, engagées dans leur foi, viens participer à ce projet.








