Je n’en ai aucun doute : les Églises qui témoignent de la bonté envers leur pasteur ont un meilleur berger.
Dans son ministère pastoral, il sera déterminé à aimer, à encourager, à enseigner, à prêcher et à prier pour ceux qui lui manifestent tant d’amour. Si nous ne faisons pas preuve de bonté envers notre pasteur, il est quand même appelé à aimer, à encourager, à enseigner, à prêcher, à prier et à accomplir tout son ministère pastoral dans le même esprit que le Seigneur Jésus. Il a aimé ses ennemis et s’est donné sur la croix pour eux.
Cependant, notre pasteur n’est pas le Seigneur Jésus.
Si nous lui témoignons de la bonté, il veillera sur nous avec plus de facilité et plus de zèle.
[…] Certaines Églises fonctionnent comme des entreprises. Elles ont tendance à évaluer constamment la stratégie, les méthodes, les programmes et les procédures mis en place.
Le pasteur est alors considéré comme un fonctionnaire. Il doit effectuer son travail et l’Église doit s’assurer qu’il accomplit les tâches que l’on attend de lui. Faire le bilan de son ministère revient alors à compter le nombre de réunions menées, de sermons prêchés, de notes d’études bibliques préparées, d’objectifs budgétaires atteints, de bâtiments rénovés et ainsi de suite.
Ces choses sont importantes. Pourtant, l’essentiel du ministère pastoral n’est pas forcément quantifiable : le travail de prière, le temps et l’énergie émotionnelle consacrés aux visites, les larmes avec ceux qui pleurent, la bonté de Christ manifestée par l’annonce de la Parole de vie.
Nous voulons que notre pasteur fasse preuve de bonté. Mais la réciproque est également vraie : notre gentillesse compte pour lui. Ne sous-estimons jamais l’importance de tous nos actes de bonté simples, concrets et aimants à son égard.
Cet article est extrait du livre Comment encourager votre pasteur, Le livre qu’il voudrait secrètement que vous lisiez de Christopher Ash paru le 25 juin 2026 aux Éditions BLF.







