Rivalités ou solidarités féminines dans l’Église: Comment glorifier Dieu dans nos relations?

Il n’y a jamais rien d’évident dans les relations humaines, et encore moins dans les relations féminines. On critique, juge, discrimine, catalogue, souvent dans le dos de notre rivale, et le drame n’est jamais très loin. L’Église n’est pas épargnée par les querelles en tout genre qui frôlent le ridicule...

De l’éducation des enfants, à la déco de la maison, en passant par la coupe de cheveux et le robot culinaire du moment, on cultive une attitude qui est bien loin de l’identité dont Dieu nous a revêtues.

Cela pose un défi important: comment vivre une solidarité féminine sincère et qui honore Dieu? 

Se considérer et non se comparer

En Philippiens 2.3, Paul affirme:

« Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir d’une gloire sans valeur, mais avec humilité considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes. »

Dieu nous invite à estimer nos sœurs en Christ comme étant les meilleures aux yeux de Dieu, et non à se comparer à elles en faisant une liste détaillée pour alimenter nos discussions mondaines.

Quand on rentre dans la comparaison, on a le choix entre 2 pièges: se culpabiliser ou s’enorgueillir.
Soit on se rabaisse: « Moi? Je ne lui arrive pas à la cheville! C’est du haut niveau! », ou alors on fait gonfler l’orgueil : « Pfff! Elle, elle n’a rien compris à la vie! »
Comme dans la fable de la grenouille et du bœuf de Jean de la Fontaine, s’enfler d’orgueil conduit à la mort spirituelle.

Considérer l’autre, bibliquement consiste à: peser, apprécier, prendre en compte l’autre, comme Dieu le fait, et non comme on le sent. Faisons croître nos sœurs en nous diminuant un peu plus, cela aura pour effet de diminuer considérablement les rapports de forces.

S’aimer en vérité

Dieu nous invite à aimer nos sœurs sincèrement. C’est facile d’aimer les personnes avec qui l’on a des affinités notoires, mais c’est plus difficile d’aimer vraiment des sœurs avec qui tout nous oppose.

C’est tellement facile de faire du favoritisme et de nourrir l’indifférence. As-tu déjà prié pour cette sœur qui t’exaspère?!
Parce que c’est certain: le combat de l’amour pour une sœur se gagne à genoux dans la prière.
En se repentant des jugements prononcés, et en invitant Christ à déverser son amour pour elle, ça marche! La relation est alors comme libérée et on passe d’une relation amicale à une relation fraternelle véritable. Encore faut-il le vouloir…

Se focaliser sur ce qui nous unit dans l’éternité

Les femmes se retrouvent naturellement autour de différents centres d’intérêt: les jeunes mères, les anciennes, les Thermomix, les bios, celles qui bossent, celles qui s’occupent du foyer, les célibataires  et les mariées, etc. la liste est sans fin!

Ce qui est triste en fait, c’est qu’on cultive nos différences au lieu d’ajouter nos compétences à la communauté. Nous faisons doncdes groupes, mais comme aucun agenda ne ressemble à un autre, et bien… qui se ressemble s’assemble!

Et si l’on regarde dans le rétroviseur, on a des sœurs qui sont sur le bord du chemin et qui galèrent à survivre dans cet environnement qui ne les valorise pas.
Dieu nous a ressuscitées ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ (Ép 2.6).

Arrêtons de nous chamailler pour des choses périssables, car on est toutes à égalités: sauvées, rachetées, aimées de Dieu! Focalisons- nous sur ce qui nous unit, ce qui est éternel, car c’est cela qui enrichira nos relations et nous fera grandir. N’oublions pas aussi que nous passerons l’éternité ensemble, autant s’y préparer dès maintenant.

Unir nos forces dans le service

Nous sommes toutes différentes et nous avons toutes quelque chose de différent à apporter dans l’Église. Dieu nous a donné des talents, des capacités. Il nous a équipées pour que l’on complète une équipe. Et si dans ton prochain engagement à l’Église, tu essayais de faire équipe avec une autre sœur que le Seigneur te met à cœur?

Ce ne sera peut-être pas le plus facile, parce qu’il va falloir sortir de ta zone de confort, mais c’est peut-être la pédagogie avec laquelle Dieu va te montrer qu’ensemble, on peut briller plus fort. C’est aussi un excellent témoignage face aux rivalités qui peuvent exister dans notre société actuelle!

J’espère que dans vos Églises, en étant plus à l’écoute de l’Esprit-Saint que de nos pensées faillibles, vous pourrez viser le meilleur afin de tisser des relations fructueuses faites d’amour, de joie, de paix, de patience, d’amabilité, de bonté, de fidélité (Ga 5.22).

Et vous, comment vous surmontez les rivalités?


3 ressources pour aller plus loin

Aurélie Bricaud

Depuis plusieurs années, Aurélie est engagée dans un ministère auprès de la jeunesse. Après s’être formée à l’accompagnement spirituel, elle souhaite encourager les chrétiens à persévérer dans une vie de piété qui contient des trésors insoupçonnés. Elle est mariée à Sylvain, ils ont deux enfants, et ensemble ils dirigent Teen Ranch, un centre de vacances chrétien.

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