Jésus appelle ceux qui veulent le suivre à porter leur croix (Luc 14.27). Mais qu'est-ce que ça veut dire? Qu'est-ce que mourir à soi-même?
Contexte:
26Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. 27Celui qui ne porte pas sa croix et ne me suit pas ne peut pas être mon disciple.
Luc 14.26-27
Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.
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Les livres recommandés par Florent:
- La mortification du péché, de John Owen
- Qu'est-ce que la sanctification? de David Powlison
- À l'école de la grâce, de Jerry Bridge
- La grâce au quotidien, de David Mathis
- Courir pour remporter le prix, de Thomas Schreiner
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Transcription:
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La question de cet épisode est la suivante:
Hello Florent, une question pour un pasteur vous répond, explique de manière simple ce que ça veut dire mourir à soi-même ou porter sa croix, car ce thème est tellement central que c'est dommage d'être flou, la bise.
Bien écoute, voilà une question courte et précise, et je te renvoie la bise bien entendu. Cette question accompagne la précédente évoquée dans l'épisode quatre cent cinq, doit-on aimer Christ et haïr sa famille En Luc quatorze vingt-sept, nous avions ce texte, quiconque ne porte pas sa croix et ne me suit pas ne peut être mon disciple. Porter la croix, s'identifier à la croix, c'est donc s'identifier à la honte d'être un disciple de Christ, parce que l'on est associé à la honte de Christ lui-même.
Être rejeté par les gens bien-pensants du moment, se tourner vers Christ, c'est forcément se détourner de l'approbation de la majorité et de la communauté. Alors le texte dont tu parles se trouve plus précisément en Luc chapitre 9.23 à 27 que nous allons lire. Puis Jésus dit à tous: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix et qu'il me suive. Quiconque en effet voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi la sauvera. Et que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s'il se perd ou se ruine lui-même En effet, quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l'homme aura honte de lui quand il viendra dans sa gloire et dans celle du Père et des saints anges.
Quelques commentaires d'abord sur le texte, Pierre vient d'affirmer que Jésus est le Christ de Dieu, c'est-à-dire le Messie promis d'Israël et Jésus vient d'expliquer qu'il fallait que le fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu'il soit mis à mort et qu'il ressuscite le troisième jour. L'annonce est confirmée que Jésus, le Messie, est le serviteur souffrant annoncé par les prophètes. Il va être rejeté par l'intelligentsia de l'époque, il sera mis à mort avant de ressusciter, emportant par là même la victoire sur le péché et sur la mort. Et dans son commentaire sur Luc, James Edward, c'est je cite là un commentaire américain que j'ai traduit et je voulais, c'est un peu long, mais je trouve que c'est admirable. La définition que Jésus donne de la messianité a des conséquences irrévocables sur la vie de disciple qui est immédiatement définie par l'abnégation et le fait de prendre sa croix chaque jour et le suivre.
La foi implique d'affirmer la vérité que Jésus est le Messie, mais elle implique aussi plus que cela. Elle implique d'agir sur cette vérité en suivant Jésus au quotidien. La culture moderne est exposée au symbole de la croix principalement sous la forme de bijoux ou de figures de style, par exemple porter sa croix. Au premier siècle, la croix n'était pas un simple symbole ou une figure de style, mais un instrument répugnant de cruauté, de douleur, de déshumanisation et de honte. La croix était l'aspect le plus visible et le plus omniprésent de l'appareil de terreur de Rome, conçu spécialement pour punir les criminels et réprimer les rébellions d'esclaves de la manière la plus douloureuse, la plus longue et la plus publique possible en guise d'avertissement contre la rébellion.
En soixante-et-onze avant Jésus-Christ, le général romain Crassus a vaincu l'esclave rebelle Spartacchus et l'a crucifié avec 6 mille de ses partisans sur la voie apienne entre Rome et Capoue. Un siècle plus tard, Néron a crucifié et brûlé des chrétiens accusés à tort d'avoir mis le feu à Rome. On ne connaît aucun survivant des crucifixions romaines. La croix était donc un symbole absolu et de totalité et elle conserve ses deux sens lorsqu'elle est utilisée par Jésus. La croix signifie une revendication totale sur la vie, une revendication qui chaque jour verset vingt-trois doit être acceptée dans la vie des disciples de Jésus.
Seul Luc introduit le qualificatif quotidien qui élargit la connotation de la croix du martyr physique à la métaphore de l'abnégation quotidienne. L'ajout de chaque jour au verset vingt-trois fait passer la parole de Jésus de l'acte final de la vie de disciple accompli dans la mort physique à l'acte premier et répété de la vie de disciple accomplis dans l'obéissance quotidienne à la revendication de Jésus sur la vie de chacun. Fin de citation. J'espère que cela te donne la mesure de l'horreur de ce dont il est question, et du caractère absolu du propos, quand Jésus et du caractère absolu du propos. Quand Jésus parle de porter sa croix, c'est d'une mort totale et complète, d'une négation de sa vie propre, en lien avec ce que Jésus a vécu, mais évidemment il n'y a pas que ça.
Cela nous conduit donc à ce texte, si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même et qu'il se charge chaque jour de sa croix, qu'il me suive. Alors on va décortiquer en utilisant l'expression chaque jour, on est évidemment dans une expression métaphorique parce qu'en réalité, on ne mourait autrement qu'une seule fois. Si quelqu'un veut venir après moi, Jésus s'adresse à ceux qui veulent venir en Christ. J'espère que c'est ton cas, si c'est ton cas tu es concerné. Et ce que Jésus souligne ici, c'est que la grâce est un cadeau qui touche l'ensemble de la vie et qui va impliquer forcément une mise à mort, une mise à mort de tout ce qui est à l'opposé de la grâce de Dieu dans nos vies.
Et dans notre texte, il s'agit de renoncer à soi-même, accueillir la grâce de Dieu, ça correspond à un changement de royaume. Je passe du royaume de mon nombril, du royaume de mes idoles, du royaume de la société et du monde actuel, au royaume où Christ est Seigneur. Et la compétition est parfois rude, elle est rude dans ma vie, elle est rude j'imagine dans la tienne, même après la conversion. Mais venir à Christ, c'est abdiquer avec gratitude toute prétention à préserver son égoïsme, son indépendance, pour embrasser avec joie la présence du Christ, non seulement pour nous purifier de nous-mêmes, mais aussi pour nous orienter. Il y a un changement de vie, prendre sa croix en est le symbole.
Venir à Christ, c'est donc le désir de choisir, de cesser d'être indépendant et autonome, et d'embrasser Christ comme Seigneur. Pas seulement le Sauveur, mais celui qui vient changer nos vies. Le texte continue, Jésus dit qu'il se charge chaque jour de sa croix. Dans la conversion, comme dans le baptême qui suit la conversion, il y a une forme de mort et de vie. Je meurs à moi-même et je vis pour Jésus.
Cela correspond à ce que le prophète Ézéchiel disait lorsque Dieu nous promet un nouveau coeur, un nouveau, un nouvel esprit, c'est que le vieux coeur, l'ancien esprit est mis à mort en quelque sorte. Dans l'évangile de Jean, il est question de renaître, naître d'en haut, naître de nouveau, évidemment pour qu'une naissance ait lieu par rapport à soi-même, il faut qu'une mort aussi ait lieu. Et Jean utilise une autre métaphore pour montrer l'universalité un peu de ce concept. Verset vingt-quatre, Jésus dit en vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul, mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruits. Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui a de la haine pour sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle.
Et on voit donc des similitudes ici, aimer sa vie, perdre sa vie. La graine meurt pour donner naissance à une autre forme de vie, c'est une métaphore magnifique de la conversion. Et enfin, Jésus ajoute qu'il me suive, et là nous retrouvons la notion de mourir chaque jour à soi-même. Donc je récapitule, de quoi parle-t-on Et bien, à la conversion, je meurs à une ancienne manière de vivre, et je renais à une nouvelle manière de vivre. Et si tu n'es pas chrétien, voilà comment ça se passe.
Tu reconnais que tu es séparé de Dieu, que ton péché te rend coupable devant un Dieu saint, mais tu réalises aussi que Christ est mort à la croix pour toi. C'est-à-dire qu'à la croix, Dieu le Père a placé toutes tes fautes sur son fils qui est venu d'ailleurs pour cela, pour porter tes péchés. Tu crois qu'il meurt pour toi, et t'associes en quelque sorte à sa mort et à sa résurrection. Je meurs en Christ en confessant mes péchés, en réalisant qu'il est mort pour moi, mais je renais aussi à une nouvelle manière de vivre, je renais par le Saint-Esprit puisque c'est par le Saint-Esprit que nous arrivons à une, enfin que nous en venons à vivre une vie nouvelle. Donc, cet événement majeur et fondateur de la conversion, cette nouvelle naissance, devient aussi cette nouvelle naissance, devient aussi un chemin de vie que je vais répéter par imitation.
En Christ, je meurs quotidiennement à une ancienne manière de vivre, en Christ, je renais quotidiennement à une nouvelle manière de vivre. En réalité, nous touchons là le plus grand paradoxe de la vie chrétienne. Plus je meurs à moi-même, j'ai l'impression peut-être de me perdre moi-même, mais en fait plus je suis moi-même. Parce que Dieu, en me faisant mourir aux choses de ce monde, me fait renaître à une vie qui fait que j'ai l'impression de retrouver le meilleur de moi-même, ce pourquoi j'ai été créé. Et je n'ai rien perdu que je n'ai gagné en réalité, lorsque je meurs à moi-même.
C'est libérateur de reconnaître la pourriture et la putréitude de nos coeurs, c'est libérateur et régénérateur de réaliser que je peux vivre une vie différente et que j'aspire à vivre une vie différente. Christ meurt et ressuscite, et donc dans la conversion, je meurs à mes péchés, je m'associe à la mort du Christ à la croix, c'est pour mes péchés qu'il est mort, et je ressuscite par la foi avec Christ, je suis ressuscité et assis avec Christ dans les lieux nous dit Éphésiens dans une vie nouvelle que je reçois de Dieu. Mais c'est aussi ce que je trouve dans la vie chrétienne, je meurs à mon désir de mentir, de m'enorgueillir, de me mettre en colère, de vivre une vie sexuelle immorale. Et je revis en Christ pour Christ, être renouvelé dans le désir de vérité, d'humilité, de douceur, de pureté sexuelle. Alors je pourrais donner bien d'autres exemples, on a chacun des prises particulières du péché sur nos vies que l'on doit abandonner pour développer la justice que Dieu attend de nous, Mais cette association, ce que Christ a fait, je le répète par la foi, on la retrouve tout au long du nouveau testament, peut-être le texte le plus emblématique, c'est Romain 6, où l'apôtre nous dit, nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché Et il ajoute quelque chose qui a eu lieu à la croix au verset 6, Romain 6 6, nous savons que notre vieille nature a été crucifié avec lui afin que ce corps de péché soit réduit à l'impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché.
Il y a eu quelque chose qui a eu lieu dans le passé. Notre vieille nature a été crucifiée, c'est fait, c'est réalisé, nous en bénéficions par notre association à Christ à la conversion. Mais au verset onze, Paul ajoute, ainsi vous-même, considérez-vous comme mort au péché et comme vivant pour Dieu en Christ Jésus. Et un changement d'attitude maintenant que je dois développer, formuler, je suis mort à quelque chose pour vivre une nouvelle chose. Et notez, il y a l'interpellation, l'information et l'application.
On retrouve ce même schéma en Galates. Galates devin, je suis crucifié avec Christ, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi, ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Waouh, je suis crucifié avec Christ. Il y a une dimension présente, mais elle se fonde sur quelque chose qui a été réalisé, que Galates cinq vingt-quatre un peu plus tard va détailler ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs, et ça c'est un passé. En sorte que nous sommes invités à offrir nos corps en sacrifices vivants.
Bon, j'imagine que ce n'est pas évident à comprendre, alors quelques éléments de synthèse pour lentement arriver vers la conclusion de cet épisode. La mort à soi-même premièrement est une réalité passée que nous confère le baptême de l'Esprit symbolisé par le baptême d'eau. Avec la nouvelle naissance, je meurs à une nouvelle vie, à une ancienne manière de vivre pour vivre dans une nouvelle manière de vivre. S'il n'y a pas de nouvelle naissance, il n'y a pas de conversion. Ça n'a pas forcément besoin d'être une conversion avec de grands changements, notamment les enfants nés dans une famille chrétienne, à un moment donné peuvent percevoir leurs péchés et la grâce de Dieu très simplement.
Il n'y a pas un contraste, on est sauvé par la grâce, par le moyen de la foi, pas par un témoignage spectaculaire. Mais à un moment donné, on prend conscience waouh, Christ est mort pour mes péchés et j'en ai besoin. Deuxièmement, la mort à soi-même est une attitude de vie, une posture assumée qui relève de la foi en ce qui m'est arrivé à ma conversion. Et là, c'est une démarche, pas simplement intellectuelle, mais de coeur. Seigneur, je reconnais que je suis attiré par ce péché, mais je crois que tu m'as fait mourir à cela, et je veux vivre pour quelque chose d'autre.
Cette attitude et cette posture, elles se fondent sur une réalité antérieure. J'ai été crucifié avec Christ. Et donc elle exige la foi, je crois que je suis mort au péché. Même si ma chair me dit l'inverse, même si le monde me dit l'inverse, même si le diable, comme en Matthieu quatre auprès de Jésus dans le désert, me dit l'inverse. Troisièmement, la mort à soi-même est une discipline de vie où je comprends petit à petit ce que le Saint-Esprit me demande de changer.
Il peut me dire que je dois me repentir et changer de l'orgueil, d'un esprit de jugement des autres, d'une médisance, de mécontentement, de convoitise financière ou sexuelle, de la pornographie, de l'adultère, de la colère, tout ce qui n'est pas conforme à la volonté de Dieu. Et cette gymnastique ne s'arrête pas, et c'est le quatrième point, au simple fait de mourir à quelque chose, mais on la remplace comme nous le montre Ephésiens 4, je ne vais pas le développer ici, on le remplace, on la remplace cette chose mauvaise par la vie de résurrection. Je remplace le mal qui m'attire par la justice que Dieu me demande. Il ne s'agit pas simplement de se taire si on est médisant, mais de dire ce qui édifie, ou de prier plutôt que de juger, et caetera, et caetera. Je pourrais multiplier les exemples.
Cinquièmement, cette lutte ne cessera qu'avec la parousie, c'est-à-dire le retour du Christ en gloire et notre résurrection, ou bien notre mort. Méfiez-vous des églises ou des mouvements spirituels qui vous vendent la perfection. Ce ne sont souvent que des préceptes humains extrêmement culpabilisateurs, ou qui redéfinissent ce qu'est la ou qui redéfinissent ce qu'est la sainteté, et qui visent à vous rendre esclaves de leur mouvement. Nous devons être engagés dans un chemin de sanctification, mais ce chemin ne sera jamais terminé avant que nous soyons avec le Seigneur. Et je remarque que dès que je crois avoir terminé avec un problème, Dieu met la lumière sur un autre problème, ou sur un autre aspect de ce problème.
Et parfois, je dois réaliser que je trébuche encore, que j'ai besoin de repentance, et que j'ai besoin de m'associer de nouveau à cette mort et à cette résurrection, à me saisir par la foi non seulement de la grâce, mais de la force que Christ nous accorde. Je suis malheureusement encore un pécheur ayant besoin de grâce et de force, mais de tout cœur. Mon désir est de l'aimer et de le suivre. Si tu veux avoir quelques pistes supplémentaires, tu peux consulter l'article de Tim Chalis que tu trouveras sur TPSG, neuf étapes pour mettre à mort ce péché, quelques remarques utiles. Et puis, dans mon expérience, parfois facile, parfois très compliquée, je peux te recommander quelques trucs utiles.
Premièrement, je trouve qu'il est fondamental de nourrir l'amour et la joie de connaître Christ. C'est-à-dire que mourir au péché parfois c'est difficile, c'est comme les régimes alimentaires, c'est vraiment horrible. Mais si je cultive quelque chose de plus beau, alors c'est plus facile, et Christ est beau. Jésus est digne d'une vie, son amour vraiment nous rassasie. Aucune expérience humaine ne peut se comparer à l'intimité que Christ nous procure, mais que nous devons aussi cultiver par la foi, par la méditation de sa parole, en cultivant sa présence, en passant du temps dans la prière, dans la communion avec lui, dans la recherche de sa pensée, cela se cultive.
John Owen, et je cite ici Théologie systématique de Mehue et MacArthur, nous dit Vivons dans la contemplation constante de la gloire du Christ, il en jaillira une vertu qui réparera tout notre délabrement, renouvellera un esprit juste en nous et nous incitera à abonder en devoir d'obéissance. Cette contemplation fixera notre âme sur l'objet qui est le plus à même que lui procurer délectation, plaisir et satisfaction. Quand l'âme est remplie de pensées de Christ et de sa gloire, quand l'âme s'attache à lui avec d'intenses sentiments d'affection, ses pensées et ses sentiments repousseront toutes les causes de faiblesse ou d'indisposition spirituelle, ou empêcheront de les accueillir. Et rien ne passionnera et n'encouragera autant notre âme qu'une contemplation constante de Christ et de sa gloire. Fin de citation.
Et moi je dois dire, parfois j'ai besoin de prendre juste un midi sans manger, juste aller me balader, prier, chercher la communion avec Dieu, parfois me repentir, parfois simplement lui dire tout l'amour qui est mien. Deuxièmement, m'entourer de frères qui me connaissent, connaissent mes luttes, et après auprès de qui je peux être vrai, parfois en avouant certaines de mes difficultés. Je crois qu'une culture de grâce est une culture fondamentale et essentielle pour avancer, plutôt qu'une culture de culpabilité. Galates 6 nous dit: Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur, prends garde à toi-même, de peur que toi aussi tu ne sois tenté, porter les fardeaux les uns des autres et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. Il y a quelque chose de cher et de précieux, de pouvoir être transparent avec d'autres dans notre faiblesse brisée qui est notre humanité pécheresse, et de pouvoir être relevés, encouragé, que l'incarnation de la grâce de Christ soit manifeste dans les propos de bienveillance d'un frère.
Et troisième et dernière remarque, c'est la grâce immense de Dieu qui est porteuse de changement, plus que de la culpabilité, je l'ai évoqué, la culpabilité nous motive à court terme, la grâce nous motive sur l'ensemble de notre vie. L'apôtre Paul écrit la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et au désir de ce siècle, et à vivre dans le temps présent de manière sensée juste et pieuse. Donc cette grâce, elle nous pousse, elle nous pousse et elle nous enseigne. Alors le sujet est vaste, tu pourrais le développer par la lecture de quelques livres, alors que l'hiver se termine, John Owen, la mortification du péché, waouh, une lecture que je fais régulièrement pour essayer de me recadrer dans mon désir de sainteté, qui parfois vacille.
David Polisson, la sanctification, Jerry Bridge, à l'école de la grâce, David Mathis, la grâce au quotidien, et enfin Thomas Schreiner, courir pour remporter le prix, qui évoque le besoin de persévérance comme témoignage attestant de la réalité de notre foi. J'espère avoir répondu à ta question. Cet épisode vous a édifié, alors merci de le liker ou de le partager pour que d'autres puissent en profiter. Pensez aussi à vous abonner à la chaîne d'un pasteur vous répond pour ne manquer aucun des prochains épisodes. Enfin, si vous avez une question à poser à Florent Varak, écrivez-lui directement sur contact@toutpoursagloire.com.
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