Un pasteur vous répond

Doit-on aimer Christ et haïr sa famille? (Épisode 405)

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Publié le

15 mars 2024

Jésus a affirmé que l’on ne pouvait être son disciple sans haïr sa propre famille (Luc 14.26-27), mais pourquoi tient-il de tels propos? N’est-ce pas en contradiction avec le commandement d’aimer son prochain? Que faut-il comprendre et comment agir en tant que chrétiens?

Contexte:

25De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit: 26Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. 27Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. 28Car, lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi la terminer, 29de peur qu'après avoir posé les fondements, il ne puisse l'achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, 30en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu achever? 31Ou quel roi, s'il va faire la guerre à un autre roi, ne s'assied d'abord pour examiner s'il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l'attaquer avec vingt mille? 32S'il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix. 33Ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple. 34Le sel est une bonne chose; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi l'assaisonnera-t-on? 35Il n'est bon ni pour la terre, ni pour le fumier; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Luc 14.25-35

Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.

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Transcription:

Cette transcription a été générée automatiquement, n’hésitez pas à nous signaler toute erreur ou incohérence qui nous aurait échappé.

Vous écoutez Un pasteur vous répond, le podcast de Florent Varak qui vous aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois. La question est posée, bonjour Florent Varak, je te remercie pour ton podcast qui m'aide à comprendre la Parole de Dieu. J'ai une question concernant Luc 14.26-27. Selon les traductions, on peut trouver si quelqu'un vient à moi sans me préférer à et d'autres traductions disent si quelqu'un vient à moi, s'il ne haïs pas, et cela me questionne, j'aimerais savoir quel commentaire tu fais de ces deux versets tellement importants pour nous qui voulons être les disciples de Christ. En te remerciant par avance, salutations fraternelles, écoutes, merci pour ta question qui nous permet d'entrer un peu plus dans la pensée de Jésus, notre maître, celui que nous voulons aimer et que nous voulons plaire.

Alors on va en entrer dans le détail du texte et de sa traduction, comme il est nécessaire de le faire chaque fois que l'on regarde un verset particulier de l'écriture. On va le lire dans ce contexte, et je vais lire Luc chapitre 14 versets 25 à 35: De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna et leur dit: Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne haille pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. Car lequel d'entre vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied pas d'abord pour calculer la dépense, et voir s'il a de quoi la terminer, de peur qu'après avoir posé les fondations, il ne soit pas capable d'achever, et que tous ceux qui le verront ne se moquent et ne disent cet homme a commencé à bâtir et n'a pas été capable d'achever ou quel roi s'il part pour s'engager dans une guerre contre un autre roi ne s'assied pas d'abord pour examiner s'il a le pouvoir avec dix mille hommes de marcher à la rencontre de celui qui vient contre lui avec vingt mille Tandis que l'autre est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander les conditions de paix.

Ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple. Le sel est une bonne chose, mais si le sel devient fade, avec quoi l'assaisonnera t-on Il n'est utile ni pour la terre, ni pour le fumier, on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. Voilà le texte biblique et je te ferai quelques remarques. Et la première qui est vraiment importante pour comprendre ce texte, c'est la différence entre une culture individualiste et une culture collectiviste qui jette un éclairage vraiment important sur ce qui se passe.

Si on sépare la phrase qui t'interroge de son contexte littéraire et de son contexte culturel, on est devant une parole effrayante digne du gourou, d'un gourou d'une secte. Quelqu'un qui haïrait son père et sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et soeurs et même sa propre vie, ne seraient pas dignes de suivre ce maître. Alors évidemment, de tels propos seraient scandaleux si jamais quelqu'un les tenait indépendamment de tout environnement. Alors dans nos cultures françaises, et là je parle de cultures françaises, suisses, belges, québécoises parmi les orateurs les plus fréquents de ce podcast, où nous formons des cultures individualistes, nous comprenons ce texte comme une exigence personnelle, assez terrible, parce qu'en fait chacun mène sa vie, alors pourquoi haïr sa famille, chacun fait bien ce qu'il veut. Bien entendu, dans les cultures communautaires ou collectivistes par contre, l'individu n'est jamais totalement indépendant de la communauté dont il est membre.

Avant de prendre une décision, une personne réfléchira toujours en termes de l'impact de sa décision sur sa famille, sa tribu ou sa communauté. La préoccupation centrale est la honte ou l'honneur de son clan ou de son groupe. La loyauté, la fidélité sont les valeurs principales et c'est à cela que l'on mesure la qualité morale d'un individu. Alors de telles cultures sont magnifiques par leur solidarité, mais parfois un peu étouffantes. La liberté individuelle est parfois fortement contestée et en tout cas ce n'est pas une valeur importante.

Les cultures maghrébines, les cultures juives, les cultures africaines et asiatiques sont généralement beaucoup plus orientées sur un axe communautaire, exactement comme l'étaient les cultures juives ou romaines. Dans de telles cultures donc, personne ne peut sortir du lot sans de graves conséquences sociales. Si tout le monde porte un pantalon vert, celui qui met un pantalon rose risque gros, et c'est une image bien sûr, mais cela illustre que dans ce genre de culture, on marche selon le groupe, selon la communauté et on ne fait pas un pas de travers. Alors appliqué à la religion, si le patriarche du clan est musulman ou s'il exige qu'il faut honorer les ancêtres par des sacrifices, tout le monde est musulman ou tout le monde est animiste. C'est obligatoire, qui oserait le contredire Chacun est aligné et chacun doit rester aligné, doit rester dans le rang.

L'ordre relationnel est fondamental et il ne faut pas le détruire. Ça c'est le contexte du monde culturel dans lequel Jésus marche et évolue. Et tu as remarqué que dans d'autres textes, nous avons cette remarque de grandes foules faisaient route avec Jésus. Ces grandes foules, elles exercent une pression sociale très forte sur l'ensemble du groupe. Et là, Jésus passe de l'élément collectiviste, les foules, à un élément personnel.

En fait, le salut qu'il propose n'est pas un salut collectif, c'est un salut individuel. Si quelqu'un vient à moi, Le salut requiert une foi personnelle, une marche personnelle, une adhésion explicite, fruit de la grâce de Dieu, qui fait qu'une personne reconnaît en Christ le libérateur de ses propres péchés, le maître de sa vie. On a le même type de propos en Matthieu 7 verset 13: Entrez par la porte étroite, car large est la porte et spacieux, le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là, mais étroite est la porte et resserrez le chemin qui mène à la vie, il y en a peu qui le trouvent. Gardez-vous, des faux prophètes, ils viennent à vous comme des brebis, mais autres dedans, ce sont des loups ravisseurs. C'est quoi ce chemin large?

C'est là où il y a tous vos copains, toute votre famille, le monde bien-pensant qui approuve ce que les autres font. C'est quoi le chemin étroit? C'est là où vous êtes seul, isolé, et vous entrez sans l'approbation et les applaudissements des autres. Vous êtes seul devant Dieu, et vous allez dans sa direction, même quand des faux prophètes vous invitent à faire demi-tour, même quand la foule vous invite à faire demi-tour, vous allez vers Christ personnellement. Et donc ce contexte social et culturel est fondamental pour aborder maintenant le propos de Jésus au verset 26: Si quelqu'un vient à moi et s'il ne haille pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et soeurs et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

Le verbe haïr en grec, c'est mycéeo. Le dictionnaire Carrez le traduit ainsi haïr, détester quelqu'un, quelque chose ou une abstraction. Et parmi les utilisations du terme, on trouve des versets comme Matthieu 5.43, vous avez entendu qu'il a été dit tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi, mais moi je vous dis, et puis bien sûr Jésus parle de aimer son prochain. Mais il s'agit de haïr son ennemi comme pensée liée à ce verset. Matthieu 10.22: Vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévèrera jusqu'à la fin sera sauvé.

Jean 7.7: Le monde ne peut vous haïr, il a de la haine pour moi, parce que je rends de lui le témoignage que ses oeuvres sont mauvaises. Alors voilà, je pourrais continuer, il y a d'autres exemples de l'utilisation de ce terme, mais tu vois très bien que ce terme n'est pas à minimiser, il s'agit d'un terme très fort. Alors, on a vu d'un côté les cultures collectivistes, de l'autre un chemin social et un chemin individuel, et on a l'impression qu'on est devant une problématique assez importante. Il me faudrait détester ceux qui me sont proches, c'est une contradiction apparente en tout cas avec le reste de l'écriture, Dieu exige l'amour. Dieu exige l'amour en Matthieu 5.43 par exemple, j'ai cité: Tu aimeras ton prochain, tu haïras ton ennemi.

Verset 44 de Matthieu 5 nous dit: Mais moi je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. Donc il ne nous est pas demandé de haïr nos ennemis, mais plutôt de les bénir. Comment comprendre Matthieu 22.34-40 dit qui est l'essentiel du christianisme, un pharisien, les pharisiens apprirent qu'il avait réduit au silence les sadducéens, ils se rassemblèrent, et l'un d'eux, docteur de la loi, posa cette question pour le mettre à l'épreuve maître, quel est le plus grand commandement de la loi? Et Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C'est le premier et le grand commandement, et voici le second qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. Donc on est devant, dans le christianisme, une exigence d'amour. L'apôtre Jean va même dire celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu car Dieu est amour. Comment est-ce que Dieu nous demanderait de haïr sa famille, si en même temps il nous demande de aimer notre prochain, et en plus d'aimer nos ennemis A ceci s'ajoute 1 Timothée 5.8 Si quelqu'un n'a pas soin des siens, surtout de ceux de sa famille, il a renié la foi, il est pire qu'un infidèle. Alors maintenant, revenons à ton texte et à ta question: faut-il haïr sa famille?

Nous avons vu que le verbe est très fort, nous avons vu que ça semble contredire l'obligation d'aimer. Il est donc clair qu'il s'agit d'une manière forte mais métaphorique d'employer ce verbe dans le sens de préférer, d'où les traductions dynamiques qui emploient ce verbe préférer. Donc pour conclure, tu dois honorer tes parents, tu as le devoir impérieux d'aimer ton conjoint, de prendre soin de lui ou d'elle et de l'honorer. Mais si ton conjoint ou tes parents ou tes cousins ou ta culture ou tes frères et soeurs t'interdisent de cheminer avec Jésus, t'empêche de te repentir et de tourner vers le Seigneur, et bien il est préférable d'haïr leur influence et de choisir Christ. Nous sommes sur une trajectoire de mort, nos vies se terminent dans la mort et avec une éternité avec Dieu ou sans Dieu, le choix de cheminer avec Jésus ou pas est le nôtre, le nôtre de manière individuelle en quelque sorte.

Et si quelqu'un fait obstacle à une telle conversion, il faut vraiment réaliser la gravité de la conséquence de cette préférence. La Bible dit que Dieu accorde le salut par grâce, par le moyen de la foi. La foi est une forme de confiance loyale, et notre attachement à Jésus doit être complet et serein. Je rentre justement de Centrafrique alors que j'enregistre cet épisode. Là j'ai rencontré des amis qui, des gens formidables qui étaient musulmans, qui ont découvert la foi et qui ont été pressurisés très fortement par leurs frères, leurs pères, leurs oncles, jusqu'à vouloir, qu'ils voulaient jusqu'à les tuer.

D'ailleurs, deux d'entre eux ont dû fuir leur famille pour pouvoir échapper à un attentat précis sur leur vie. Et ce qui m'a beaucoup marqué dans le témoignage d'une de ces personnes dont je ne vais pas citer le nom parce que je ne veux pas le mettre davantage en danger, mais il me disait que finalement, au bout de plusieurs années, ils ont réalisé que, enfin sa famille a réalisé qu'il servait un Dieu vivant parce que toutes les tentatives de meurtre avaient échoué et qu'il demeurait fort dans sa foi, fort dans sa relation avec sa femme, avec leurs enfants, vraiment un homme de Dieu remarquable qui en même temps, cherchait à les honorer, en même temps, cherchait à les aimer et à porter l'amour du Christ devant eux. Pas toujours facile d'équilibrer ces pressions, et c'est pour ça que Jésus dit: celui qui marche, qui veut marcher avec moi, il doit réaliser que c'est moi qui suis le seul maître, et que ce n'est pas un conjoint qui peut exercer la seigneurie sur un coeur, ce n'est pas un cousin, un frère, un ou une mère, nous sommes chacun responsables devant Dieu pour avancer. Je voudrais lire et relire la suite de ce texte.

Jésus dit: Quiconque ne porte pas sa croix et ne me suit pas ne peut être mon disciple, car lequel d'entre vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied pas d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi la terminer. En d'autres termes, cheminer avec Jésus, c'est accepter d'être identifié avec ceux qui sont crucifiés. Je peux vous dire que la crucifixion et la croix qu'aujourd'hui on porte en pendentif n'étaient absolument pas le symbole de la joyeux ou jolie d'un bijou, c'était le symbole d'une mort atroce, d'une honte absolue. Personne n'a jamais survécu à une crucifixion, tous. Il n'y a aucun récit de quelqu'un qui aurait pu survivre à une telle torture, tous en sont morts, et venir à Christ, c'est accepter d'être dépouillés de l'honneur que peut nous conférer le monde, en suivant des croyances populaires, des perspectives populaires, un mode de vie et une morale populaire.

C'est marcher à contre-courant de notre culture, parfois marcher à contre-courant de notre famille, et reconnaître en Jésus celui qui est tellement tellement satisfaisant, celui qui est un sauveur tellement tellement puissant, qu'il n'existe aucune chose que nous pourrions perdre sur cette terre, que nous ne retrouvions pas au centuple dans notre communion intime avec Jésus. Christ en nous l'espérance de la gloire, nous dit l'apôtre Paul en Colossiens, et cela devient comme une perle précieuse qui dépasse tout ce que le monde pourrait nous offrir, et toutes les approbations sociales que la vie pourrait nous offrir. En cela, ça exige de bien compter la dépense. Il ne s'agit pas de dire venez à Jésus, tout va bien, en fait c'est venir à Jésus et ça peut vous coûter toute votre vie. En même temps, toute notre vie, ce n'est pas grand-chose par rapport à la vie que Christ a payée à la croix pour nous, et puis toute notre vie, c'est aussi toute notre vie indépendante de Jésus.

Je peux attester de cette réalité depuis que j'ai embrassé la foi chrétienne en que j'ai embrassé la foi chrétienne en 1984, que, ouais, connaître Christ, ça n'a pas toujours été facile de vivre avec lui. Il a fallu faire des choix et des sacrifices parfois coûteux, puis en même temps, ça a été la plus belle aventure, et puis en même temps, ça a été la plus belle aventure, et je ne peux pas dire que j'ai perdu quoi que ce soit, sinon mon arrogance et ma prétention, j'ai réalisé qu'en Jésus, il y avait un soutien, un pardon, une vie qui était si belle et si forte que rien ne pouvait se comparer à l'amour qui était déversé en Jésus-Christ. Alors voilà, si tu te trouves devant une situation et un dilemme où d'un côté, il t'est demandé par ta famille, de ne pas aimer Christ, de ne pas te repentir dans la foi, de ne pas choisir la tribu de Christ. C'est à toi de faire un choix solennel et seul, pas simplement en fonction de la pression de ton entourage. Je voudrais aussi préciser qu'il s'agit là de la démarche qui fait de toi un disciple, et pas forcément d'une certaine manière de vivre.

Je vais te donner un petit témoignage pour expliquer peut-être la différence de ce que je, en tout cas de ce que j'ai en tête. Lorsque je me suis converti, mes parents étaient assez, j'avais dix-huit ans, mes parents étaient assez opposés à ce que je venais de découvrir. Quand je dis assez opposé, c'est un euphémisme, ils étaient carrément contre, et c'était un peu la guerre à la maison pendant un an, une guerre un peu avec un peu de pression. Alors rien de grave, je ne me comparerais certainement pas avec celle que peuvent expérimenter les gens qui vivent dans des pays où la foi est interdite. Néanmoins, c'était désagréable.

Et à trois reprises, mes parents ont exigé que je me soumette à eux par rapport à un projet d'église. L'un était en voyage humanitaire en Pologne, l'autre était je ne sais plus quoi, mais il y a eu trois occasions, j'avais dix-huit ans, j'étais majeur, et à trois reprises, mes parents ont exigé que je me soumette à eux plutôt que je suive un projet d'église dans lequel je m'étais impliqué. Et j'ai pas mal réfléchi à ça et j'ai décidé de me soumettre à mes parents en témoignage de l'honneur que je voulais leur accorder, mais évidemment sans jamais renier quoi que ce soit de ma foi et de mon attachement à Christ. Alors je ne dis pas que c'était la chose à faire, chacun d'entre nous doit réfléchir avec le Saint-Esprit dans la prière pour voir si parfois il vaut mieux honorer ses parents, parfois il vaut mieux honorer aussi le désir que peut avoir une épouse non chrétienne dans certaines décisions, certains choix de la vie de famille ou de la vie de couple, mais, et que parfois pour la paix et pour montrer l'amour et le respect, il peut être nécessaire de renoncer à certains engagements qui ne sont pas fondamentaux.

Donc ce dont on parle, ce ne sont pas des petits compromis pour rendre la vie facile entre tous, mais ce dont on parle, c'est ce qui va faire que l'on accepte d'être disciple de Jésus-Christ pleinement engagé, qu'il aime et qu'il confesse que Jésus est son Sauveur et son Seigneur, ou bien de suivre les exigences ou les recommandations d'une famille ou d'un clan qui s'oppose à notre foi. J'espère que tu vois la différence. Et ce que Jésus nous invite à faire, c'est de réaliser que Christ est venu sur terre pour nous arracher à notre vie présente, pour nous arracher à la mort qui nous attend. Il a porté à la croix notre péché, il nous invite à nous revêtir de sa mort, mort à nous-mêmes, pour vivre une vie ressuscitée avec lui, et de ne pas permettre à quiconque de nous conduire dans une sorte, enfin à d'être des sirènes à l'encontre de son appel pour vivre en lui. Voilà, j'espère avoir répondu à ta question.

Cet épisode vous a édifié Alors merci de le liker ou de le partager pour que d'autres puissent en profiter. Pensez aussi à vous abonner à la chaîne d'un pasteur vous répond pour ne marquer aucun des prochains épisodes. Enfin, si vous avez une question à poser à Florent Varak, écrivez-les directement sur contact@toutpoursagloire.com.

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