« Nous savons, en effet, que si notre habitation terrestre, qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’œuvre de Dieu, une habitation éternelle qui n’est pas faite par la main de l’homme. » — Colossiens 5.1
Nous savons… nous savons…! La foi chrétienne sollicite notre intelligence. Ne l’oublions surtout pas, sinon nous risquons de la laisser se fossiliser. Au contraire, continuons d’aiguiser notre esprit et de progresser.
En août dernier, j’étais chez des amis en Californie et, étant libre ce dimanche, j’ai profité de l’occasion pour visiter l’Église locale. J’étais assez enthousiaste, car, pour une fois, je n’avais rien à faire, sinon suivre simplement le déroulement du culte. J’étais là, assis, à attendre que cela commence. C’était fascinant: de grands écrans affichaient une énorme horloge au-dessus de l’estrade. Lorsque je suis arrivé, il était indiqué: "5 minutes". Et, presque aussitôt, l’affichage est passé à "04:58", puis le compte à rebours a continué: “10, 9, 8, 7, 6, …”. À l’heure exacte, le groupe de louange a commencé à jouer. Je m’attendais presque à voir David Letterman arriver en personne! (ndtr: l’animateur d’une émission humoristique aux États-Unis). Impossible de deviner ce qui allait suivre. Les musiciens ont terminé leur morceau et le responsable de la louange a lancé: “Alors… comment vous vous sentez ce matin?”
Cela m’a suffi… Ce moment était si mémorable que nous aurions presque pu passer directement à la bénédiction finale.
Je me suis dit: C’est quoi cette question? Quel rapport avec le Nouveau Testament?
“Alors… comment vous vous sentez ce matin?” Si je te disais ce que je ressens vraiment, surtout après les cinq dernières minutes, tu te demanderais peut-être si je suis réellement chrétien. Ne me demande pas ce que je ressens. Demande-moi plutôt ce que je sais… Oui, demande-moi ce que je sais!
Ne me demande pas ce que je pense de moi-même. Demande-moi ce que je sais de Dieu. Demande-moi ce que je sais de sa Parole. Parle-moi d’une vérité qui puisse s’adresser à mon âme. C’est de cela dont j’ai besoin. Ne me fais pas chanter des chants centrés uniquement sur mes émotions. Pas ces refrains répétitifs et simplistes, répétés en boucle: “Je veux juste te louer, lever mes mains pour te dire que je t’aime, tu es tout ce qui compte pour moi.” À huit heures et demie le dimanche matin, je tiens à peine debout; je ne peux pas commencer par là. Et en plus, tu voudrais que j’y adhère pleinement? Je viens peut-être de donner un coup de pied à mon chien — d’ailleurs je n’ai même pas de chien. Je me suis disputé pour une place de parking, j’ai renversé mon café, je n’ai pas lu ma Bible. Je me sens misérable, et tu commences en me demandant: “Comment te sens-tu ce matin?” Eh bien, je me sens pourri! Voilà comment je me sens.
Alors, qu’as-tu pour moi?
La réponse est: “Rien du tout.”
C’est précisément pour cela que nous devons nous placer sous l’autorité des Écritures, afin de connaître les vérités bibliques qui nourrissent notre cœur, orientent nos émotions et nous font avancer.
Loue le Roi des cieux, mon âme.
Dépose à ses pieds ton hommage.
Rachetée, guérie, restaurée, pardonnée.
Qui d’autre que toi pourrait chanter ses louanges?
Hymne de Henry Francis Lyte: "Praise, my soul, the King of heaven", traduction libre.
Oui, voilà quelque chose qui mérite d’être chanté, parce que cela nous rappelle la vérité solide de l’Évangile: nous avons été rachetés, guéris, restaurés, pardonnés. Alors notre regard cesse de se fixer sur notre petite personne pour se tourner vers le Christ. C’est cela qui doit nourrir notre louange.
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Le chant dans l’Église
Pour certains, les chants ne sont qu’un moment à passer avant de se concentrer sur l’essentiel: la prédication. Pour d’autres, c’est là que tout se joue: leur foi est revigorée par les chants entonnés par l’assemblée. Mais qu’en est-il?

Orateurs
T. Andria
