Un pasteur vous répond

      L’enfer est-il une invention païenne? (Épisode 493)

      HerméneutiqueDoctrine des temps de la finEnfer/Peines éternelles

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      L’enfer du Nouveau Testament serait-il une construction d’influence païenne plutôt qu’un développement fidèle de la révélation biblique? Une telle hypothèse met en cause la cohérence des Écritures, l’autorité des enseignements néotestamentaires et, plus largement, la compréhension chrétienne de la justice divine, du péché et du salut.

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      🔎 Pour aller plus loin:

      Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.

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      La question

      Bonjour, j'ai été confronté par des amis athées à plusieurs reprises à cet argument selon lequel l'enfer, dans l'Ancien Testament, n'est pas mentionné autrement que comme le Sheol, lieu indistinct, d'inconscience, où juste et injuste se retrouverait, si je ne m'abuse, et que la géhenne, lieu de tourment, l'enfer des chrétiens, est une nouveauté du Nouveau Testament. Cette conception serait redevable à Platon et donc devrait davantage à la philosophie grecque qu'à la pensée hébraïque. Le dogme sur l'enfer ne serait en outre fixé seulement au IVe siècle après Jésus-Christ, après quoi la notion d'enfer était encore floue et protéiforme. C'est notamment ce qu'avance Anna Arendt dans La crise de la culture ou bien Gotthold et Freym Lessing dans L'éducation du genre humain. L'argument consiste donc en ceci: l'enfer, tel que compris par les chrétiens à partir du IVe siècle, serait une notion absente de l'Ancien Testament, sa genèse tardive mettant en cause son authenticité et son inspiration divine. L'enfer chrétien serait importé de la Grèce et un outil de science politique dans la main des dirigeants pour tenir le peuple en laisse. Qu'en est-il? Que doit l'enfer, tel que Jésus en parle dans les Évangiles, à l'Ancien Testament? Pourquoi l'Ancien Testament est-il si évasif lorsqu'il s'agit de l'éternité de l'âme et de la vie après la mort?”

      Écoute, je te remercie beaucoup pour ta question, elle est hyper pertinente. Je me souviens, je donnais une conférence sur la vie après la mort, et il y a un homme qui est venu me voir, pour me dire: “je fais le pari de l'enfer”.

      Et c'était vraiment déroutant et tellement triste. Dans notre culture populaire, nous avons évidemment ce chant: on ira tous au paradis, même toi. Et l'idée d'un enfer semble tellement décalée avec la réalité d'un Dieu d'amour, mais c’est pourtant très compatible avec les Écritures, comme je voudrais le préciser dans cet épisode. L'enfer et le paradis, au regard de l'Écriture, ne sont que des destinations. Ce ne sont pas des récompenses ou des mérites, ce sont des destinations. Et la Bible dit que chaque homme et chaque femme sera baptisé d'un seul baptême: le baptême de l'Esprit, celui des sauvés, ou le baptême du feu, celui des perdus. J'expliquerai cette notion un petit peu à la fin de cet épisode.

      Les arguments que tu cites, sont problématiques sur plusieurs points que je vais développer.

      • Premièrement, il faut bien comprendre effectivement la notion de révélation progressive. L'ombre de l'Ancien Testament s'éclaire avec le Nouveau Testament sur beaucoup de sujets.
      • Deuxièmement, l'enfer est explicitement annoncé dans l'Ancien Testament, contrairement à ces dires.
      • Troisièmement, Jésus-Christ, Seigneur des Seigneurs, Créateur du monde et de ses hauteurs (Colossiens 1.16), a enseigné sans aucune ambiguïté la notion d'enfer.
      • Quatrièmement, les apôtres aussi l’enseigne. La réalité de l'enfer est évidente au regard des textes bibliques.
      • Et cinquièmement, je citerai l'Église primitive qui très tôt a parlé de l'enfer, contrairement encore une fois aux propos tenus par tes auteurs.

      1. La révélation progressive dans la Bible

      Il faut bien réaliser que la Bible n'est pas un seul livre, c'est 66 livres, 16 siècles de rédaction, peut-être vingt si Job est le premier livre écrit du temps d'Abraham, une quarantaine d'auteurs et plusieurs langues. On a donc différents styles, différentes approches et une progression dans la révélation. Prenons l'exemple de la Trinité, plusieurs passages de Genèse en parlent, mais il faut attendre le Nouveau Testament pour que s'éclaircisse cette notion, et on le comprend parce que tout l'accent de l'Ancien Testament porte sur l'évitement de l'idolâtrie, du polythéisme, et il n'y a aucune place pour un trithéisme qui pourrait avoir été compris ainsi si ça avait été trop rapidement développé. L'accent est placé sur un Dieu unique, et la Trinité croit, confesse, Un Dieu unique, et ce Dieu unique se révèle en trois personnes. Ce n'est pas l'objet de cet épisode, mais c'est juste pour le signaler. On parle également de révélation progressive dans la notion de Salut. On voit dès l'Ancien Testament que c'est à l'initiative de Dieu. Dieu va construire aussi des motifs par exemple avec la notion de sacrifice, qui en eux-mêmes sont incapables de pardonner, mais qui vont évoquer le sacrifice suprême dont le prophète Esaïe parle en disant qu'un jour le Messie viendrait mourir pour nos péchés (Esaïe 53). Le Nouveau Testament, bien sûr, va éclairer cette donnée. A ma connaissance, il n'y a aucune contradiction formelle entre Ancien Testament et Nouveau Testament, malgré les 65 à 67 000 allusions que nous avons entre l'un et l'autre. Donc ceux qui opposent l'Ancien Testament au Nouveau Testament sont simplement des petits joueurs qui vivent de la méconnaissance de la Bible, et pour le coup, ce n'est pas très sérieux.

      2. L’enfer annoncé dans l’Ancien testament

      Deux textes d'Esaïe me semblent très proches des données du Nouveau Testament:

      • Les pêcheurs sont effrayés dans Sion. Un tremblement saisit les profanateurs.

        Qui de nous pourra séjourner auprès d'un feu dévorant? Qui de nous pourra séjourner auprès des brasiers éternels?” - Esaïe 33.14

      • Quand on sortira, on verra les cadavres des hommes criminels à mon égard car leur verre ne mourra pas et leur feu ne s'éteindra pas et ils seront pour toute chair un objet d'horreur.” - Esaïe 66.24.

      Tu reconnaîtras des motifs que l'on retrouve dans le Nouveau Testament.

      Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte, pour l'abjection éternelle.” - Daniel 12.2

      Et nous avons donc ici le même mot ‘olam’ (éternel) pour décrire d'un côté la honte, l'horreur et l'abjection, et d'un autre, la vie éternelle, d'éclairage, de lumière dans le contexte.

      Il est donc question, effectivement, dès l'Ancien Testament, d'une vie après la mort dont le cadre est binaire: soit la vie éternelle, soit la honte éternelle. Ce n'est pas parce que le mot ‘enfer’ ne se retrouve pas dans l'Ancien Testament que sa réalité ou sa matérialité n'est pas évoquée. Et on le voit dans les textes que j'ai lus. Des auteurs ont partiellement raison en signalant que le terme ‘shéol’, un terme assez vaste qui, dans la Bible, a plusieurs sens (tombe, fosse ou séjour des morts) et la seule fois où on trouve ce mot en dehors de l'Ancien Testament, c'est dans un papyrus d'éléphantine où il signifie simplement ‘tombe’. Donc, les auteurs ont raison de dire que c'est un lieu pas très descriptif, mais il est inexact de dire que cela parle seulement de la mort, sans référence à une qualité de vie distincte au sein des hommes morts.

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      Le séjour des morts est le séjour de tous les morts. Job le juste y est attendu aussi bien que les méchants. Cependant, ils n'y subissent pas tous le même sort. C'est un lieu de servitude et de corruption pour certains. [Il cite plusieurs références, mais Samuel, par exemple, y est en paix. D'ailleurs, plusieurs textes parlent du bonheur des sauvés, ce qui implicitement relève la condamnation des autres.] Dieu est le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, en sorte qu'on peut résumer ainsi l'Ancien Testament. Oui, tous les morts vont dans le shéol, parce que c'est simplement le lieu de la mort, physique ou métaphorique. Mais non, tous les morts au sein du shéol n'ont pas la même qualité d'existence. Il y a déjà des lieux de souffrance, parce que de séparation avec Dieu, avec ceux que l'on aime. Déjà aussi des lieux de paix.”

      Et c'est là où le Nouveau Testament va être beaucoup plus clair et va illuminer cette notion. Le shéol des sauvés, dans le Nouveau Testament, s'appellera ‘paradie’ ou ‘jardin’, c'est le sens du terme. Il y a un jardin intermédiaire des sauvés qui attendent la résurrection, et il y a le jardin éternel qui correspond au Nouveau Cieux, la Nouvelle Terre, ce qu'on appelle également le paradis, généralement dans la pensée populaire. On voit que les sauvés qui sont en attente de la résurrection sont associés à l'autel: l'autel où la présence de Dieu se trouve en Apocalypse 6. Ils sont dans la présence même de Dieu.

      Le sheol des perdus, dans le Nouveau Testament, porte un autre terme: ‘Hadès’ ou ‘Gehenna’ qui signifie ‘Vallée de Limon’, un endroit tout proche de Jérusalem où les rois impies de l'Ancien Testament avaient parfois sacrifié au feu leurs enfants. On imagine l'horreur. C'était devenu un lieu de honte et donc un lieu de décharge publique où s'élevait toujours un peu de fumée. Et ce sont ces scènes d'horreur que Jésus et le Nouveau Testament utilisent pour décrire le sort des perdus.

      Jésus et les apôtres parle de l’Enfer

      Jésus utilise différents mots pour évoquer le sort de ceux qui ne sont pas sauvés. Et notamment, il emploie la Géhenne dont je viens d'évoquer l'origine pour parler clairement du jugement.

      Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme. Craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne.”                                                                                                -Matthieu 10.28.

      Le terme Hadès, qui correspond assez facilement à Sheol, est plutôt neutre. C'est le lieu du tombeau où le Christ est entré à sa mort. Il peut aussi simplement signifier la mort ou la destinée des morts, mais on retrouve aussi l'élément possible du tourment.

      Est-ce que tu te souviens de la parabole de l'homme riche et de Lazare en Luc chapitre 16? Je te raconte le contexte. Les pharisiens qui aimaient l'argent se moquent de Jésus. Alors, Jésus leur raconte une histoire, une histoire qu'il présente sous les traits d'un homme riche qui est perdu et d'un homme pauvre qui est sauvé. Alors, il faut bien comprendre que ce n'est pas la pauvreté qui sauve ni la richesse qui perd. C'est simplement le contexte qui permet de présenter ces personnages ainsi. Alors, comment commence cette histoire?

      Dans le séjour des morts, il [l'homme riche] leva les yeux et en proie au tourment, il vit de loin Abraham et Lazare dans son sein.”                    - Luc 16.23.

      On réalise que dans cette histoire qui illustre la condition future des morts, il y a deux aspects:

      • Le sein d'Abraham, très loin du sort de ceux qui souffrent, qui est un lieu de paix, de joie, d'apaisement.
      • Le tourment, la torture, la peine, le regret qui est le lieu des condamnés.

      Jésus, le Fils incarné de Dieu, la deuxième personne de la Trinité, n'hésite pas à amplifier ses premiers éléments lorsqu'il parle du jugement dernier. Il parle du lieu où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. Jésus parle des ténèbres du dehors où il y aura des pleurs et des grincements de dents (Marc 9.48, 25.30, 8.12, 13.42). Et le texte le plus fort est peut-être Matthieu 22.13, où Jésus illustre le jugement futur en disant:

      “Le roi dit aux serviteurs, liez-lui les pieds et les mains et jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.”

      Suite à son discours sur la fin des temps (Matthieu 24) Jésus tire plusieurs conclusions éthiques (Matthieu 25) et notamment que c'est pendant notre vie que nous pouvons nous préparer à rencontrer Dieu. Quand il reviendra établir son règne, il y aura bien une résurrection et le tri sera définitif. Jésus conclut à ce sujet:

      “Ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.”

      Et les apôtres disent exactement la même chose. Paul parle de ‘l'angoisse’ (Romains 9), de ‘la ruine’ (2 Thessaloniciens 9) et Pierre parle aussi de ‘la ruine’, de ‘la perdition’ (2 Pierre 2.3), de ‘l'obscurité des ténèbres’ (2 Pierre 2.17) de ‘châtiment’, etc. Et puis, bien entendu, nous avons ce texte emblématique d'Apocalypse, chapitre 20, juste avant que ne commence l'Éternité sur une nouvelle terre et avec de nouveaux cieux:

      Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis. Devant sa face s'enfuirent la terre et le ciel, et il ne fut plus trouvé de place pour eux. Et je vis les morts, les grands et les petits, debout devant le trône. Des livres furent ouverts et un autre livre fut ouvert qui est le livre de vie. Les morts furent jugés d'après ce qui était écrit dans les livres, selon leurs œuvres. La mer donna les morts qui s'y trouvaient. La mort et le séjour des morts donnèrent les morts qui s'y trouvaient et ils furent jugés chacun selon ses œuvres. La mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. C'est la seconde mort, les temps de feu. Quiconque ne fut pas trouvé inscrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu.”

      Qu'est-ce qu'on découvre? Ce jugement devant le grand trône blanc n'a aucune issue. Tous ceux qui passent devant ce trône sont condamnés.

      Pourquoi? Parce qu'ils sont jugés selon leurs œuvres. Or, les mauvaises œuvres que nous commettons sont trop nombreuses et trop terribles devant un Dieu Saint pour espérer que nos œuvres bonnes puissent les couvrir. Personne n'est sauvé à cause de ses œuvres. En fait, nous sommes tous condamnés à cause de nos œuvres. Voilà la destination initiale, normale d'un être humain: ses œuvres, son égoïsme le condamnent. L'apôtre Paul le dit clairement en Romains 3.23:

      “Il n'y a pas de distinction, tous sont péchés et sont privés de la gloire de Dieu”

      Éphésien 2.8-9 nous dit que c'est par la grâce et non par les œuvres que nous sommes sauvés. Tite 3 dit la même chose, le reste de la Bible dit la même chose.

      L’Eglise l’enseigne depuis longtemps

      Tes auteurs disent que c'est une invention tardive.

      • La didace (tout début du deuxième siècle) commence ainsi:

      “Il y a deux voies, l'une de la vie, l'autre de la mort.”

      • La lettre de pseudo-Barnabé (début du deuxième siècle):

      “La voie du ténébreux est au contraire tortueuse et pleine de malédictions. C'est le chemin de la mort éternelle et du châtiment*” - chapitre 20.1. “*Celui qui choisit l'autre voie périra avec ses œuvres, c'est pour cela qu'il existe une résurrection et une rétribution.”                                                                                                - chapitre 21.1.

      • Le berger d'Hermas (moitié du deuxième siècle):

      “Bienheureux tous ceux qui pratiquent la justice, ils ne périront pas de toute éternité.”

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      “Et à tous ceux qui gardent son amour, il accorde sa communion. La communion de Dieu, c'est la vie, la lumière et la jouissance des biens venants de lui. Au contraire, à tous ceux qui se séparent volontairement de lui, il inflige la séparation qu'eux-mêmes ont choisie. La séparation d'avec Dieu, c'est la mort. La séparation d'avec les lumières, ce sont les ténèbres. La séparation d'avec Dieu, c'est la perte de tous les bien venants de lui. C'est donc qui, par leur apostasie, ont perdu ce que nous venons de dire. Étant privés de tous les biens, sont plongés dans tous les châtiments. Non que Dieu prenne les devants pour les châtier, mais le châtiment les suit par là même qu'ils sont privés de tous les biens. Or, éternels et sans fin sont les biens venant de Dieu. C'est pourquoi leur privation est elle aussi éternelle et sans fin. De la même manière, parce que la lumière est chose permanente, ceux qui se sont aveuglés eux-mêmes ou ont été aveuglés par d'autres, sont privés de façon permanente de la jouissance de la lumière, non que la lumière leur inflige la peine contenue dans la cécité, mais parce que la cécité elle-même entraîne pour eux ce malheur.”

      On est fin du deuxième siècle et Irénée est limpide sur la question. Dans un très beau résumé du message de la Bible qu'on intitule ‘La foi démontrée’, Irénée dit:

      “Pour ceux qui n'auront pas cru au Christ après sa manifestation, le châtiment infligé lors du jugement sera inexorable”

      . Il dit également que les perdus auraient préféré ne jamais naître que de connaître son jugement.

      Le sujet est glauque, mais tellement plus développé que l'amour de Dieu. Donc c'est important. Jésus qui a énormément parlé de l'amour de Dieu a plus parlé de l'Enfer, du jugement et de la nécessité de prendre conscience que l'on est dans un monde loin de Dieu et que Dieu nous offre une passerelle vers son monde à lui par Jésus-Christ, et qu'il faut saisir cette main qu'il nous tend, par la foi, la confiance, la repentance, en disant: je suis pourri, corrompu, destiné à l'Enfer et la perdition, mais je crois que tu es mort pour moi, et je me confie en toi.

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      J'ai commencé cet épisode en évoquant que nous serons soit baptisés d'Esprit Saint, soit baptisés de feu. Je reprends en cela la promesse de Jean Baptiste qui voyait venir Jésus en disant:

      “Lui vous baptisera d'Esprit Saint et de feu”

      Puis il donne l'image de la séparation entre la graine et l'écorce de la graine de céréales, en parlant d'un feu qui ne s'éteint pas. La bonne nouvelle c'est que Dieu a tendu sa main, il aurait pu nous laisser dans notre égoïsme, dans notre méchanceté dont on est tellement conscient quand on écoute l'actualité et on voit les gens vivre.

      Mais je voudrais terminer avec ce propos sublime qui est un peu la marque des évangéliques:

      “Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. Dieu en effet n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n'est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.”                                                                                                - Jean 3.16 à 18.


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