Un pasteur vous répond

      Comment se préparer à la guerre? (Épisode 488)

      Doctrine des temps de la finPolitique et sociétéApologétique et vision du monde

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      Face à une actualité de plus en plus inquiétante, Florent Varak pose une question volontairement inconfortable: comment un chrétien doit-il se préparer à la guerre? Comment éviter le déni, la peur ou les faux discours spirituels? Quel rôle pour l’Église en temps de crise? Cet épisode vous propose un regard pastoral, biblique et résolument tourné vers l’espérance en Christ.

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      Pour aller plus loin:

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      Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.

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      Transcription:

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      La question

      Comment se préparer à la guerre?

      Personne ne m’a posé cette question, c’est moi qui la pose suite à diverses conversations que j’ai eues avec des membres de l’Église ou des amis. Il faut dire que l’actualité récente milite pour une prise de conscience de cette possibilité. Lors du congrès des Maires de France, le mardi 18 novembre, le chef d’état-major des armées françaises, le général Fabien Mandon, a déclaré que les Français devaient accepter de perdre leurs enfants dans les guerres à venir. Il écrit, ou il dit:

      On a tout le savoir, toute la force économique et démographique pour dissuader le régime de Moscou. Ce qu’il nous manque, et c’est là où vous avez un rôle majeur, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est. Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants, parce qu’il faut dire les choses, de souffrir économiquement, parce que les priorités iront à la production défense, alors on est en risque.

      Peu après, Catherine Vautrin, ministre des Armées, vient appuyer ce chef militaire. J’ai également discuté avec des personnes informées de différentes sphères politiques et militaires, et les propos qui sont tenus sont loin d’être des sorties individuelles. On estime que d’ici 3 à 6 ans, cette situation de guerre pourrait s’imposer en France. En réalité, ce n’est pas une surprise. Le général Denis Mistral tenait, en région lyonnaise, les mêmes propos, même plus virulents, le 2 avril 2025. Ce n’est pas non plus une surprise au regard des propos tenus le 10 février 2007, Vladimir Poutine a pris la parole à Munich, et vous pourrez retrouver son discours sur YouTube, pour dire qu’il n’y aurait pas de monde unipolaire et qu’il entendait laisser sa griffe et sa marque sur le monde. Ce qu’il annonçait alors, est le programme que nous connaissons aujourd’hui, les militaires, les dictatures, les hommes politiques les plus ambitieux, généralement annoncent leur programme bien en avance.

      J’ai été impressionné par les propos de Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, spécialiste de la résilience, survivant de la Shoah, explique:

      Nous vivons à l’instant-T où le déni ne fonctionne plus, la guerre est à nos portes, et il va falloir se préparer à l’affronter.

      Il y a quelques jours, l’Iran s’est déclaré être en guerre totale avec les États-Unis, l’Europe et Israël, et au regard du financement massif d’organisations terroristes, ce ne sont pas des paroles vides de sens, même si elles nous semblent totalement en dehors de nos points de repère habituels.

      Je voudrais vraiment clarifier: je ne suis ni prophète ni fils de prophète, je ne suis pas spécialiste de géopolitique, je ne suis pas stratège militaire ni conseiller en éthique sociétale, je ne me réclame d’aucune inspiration particulière, mon intérêt est ici très pastoral.

      Comment réfléchir à la question alors que la mémoire de la guerre et de son horreur est, fort heureusement en Europe, de l’Ouest, plutôt lointaine?

      Comment réfléchir bibliquement à la question dans nos églises?

      Ma prière, c’est que cet épisode soit totalement inutile, risible même, pour encore au moins un siècle. Amen, n’est-ce pas?

      Ce que j’offre ici est un avis très timide, très humble, pour lancer une réflexion, en 20 minutes, forcément caricaturale. Mais pour cet épisode, j’aimerais:

      1. Identifier ou qualifier les risques encourus par nos civilisations
      2. Évoquer quelques points de contact bibliques
      3. Proposer quelques actions avant de conclure sur un message d’espoir (parce que ce serait quand même dommage d’en rester que sur ces éléments plutôt sombres).

      Quels sont les risques?

      C’est la partie la plus compliquée à formuler, n’est-ce pas? Parce que si on savait se représenter les risques à venir, normalement, on serait capable de les éviter. Mais en réalité, on ne sait pas exactement ce qui pourra se passer dans l’avenir.

      Le premier risque serait une invasion territoriale complète ou partielle de notre pays. En réalité, les risques d’une invasion territoriale imminente, classique, sont peu probables. Il n’existe pas, à ma connaissance, à nos portes, d’armée suffisamment nombreuse, venant d’un pays ayant formulé suffisamment clairement sa haine des Français ou son désir de notre territoire. Cela pourrait changer au gré d’alliances ultérieures, tant il est vrai que les pays sont volatiles en temps de guerre. Un jour, ils sont d’un côté, un jour, ils sont de l’autre. Et les politiques de nos voisins pourraient être radicalisées rapidement et changer de perspective.

      Le deuxième risque serait une participation à des conflits éloignés. C’est l’hypothèse immédiate la plus probable. Une invasion d’un pays de l’OTAN et la machine s’emballe par suite des alliances de défense mutuelle. Des hommes et des femmes, nos jeunes, partent au front et la vie change dramatiquement pour tout un pays et pour au moins deux générations. Les jeunes Français de nos familles, de nos Églises sont mobilisés et partent au front.

      Troisième risque, des attaques ciblées, dévastatrices. Il n’y a plus besoin, en réalité, de venir dans un pays pour faire des dégâts. Des missiles hypersoniques, des drones, sont capables de créer la peur, de frapper à mort et d’interrompre significativement les approvisionnements énergétiques, économiques et d’empêcher la circulation des hommes et des biens. Ce que nous voyons en Ukraine montre la plausibilité d’un tel scénario.

      Et puis, quatrièmement, une insécurité territoriale. La guerre fait naître le pire et le meilleur des hommes. Mais vu comment les gens se comportent de notre temps, je crains qu’il y ait vite des sous-guerres annexes. Des régimes mafieux ou des groupuscules terroristes, des groupes djihadistes, qui pourraient se livrer à une forme de violence interne sur le territoire en profitant d’une situation chaotique où il ne serait plus possible aux forces de l’ordre national de garantir l’intégrité territoriale. Les villes seraient probablement mieux protégées, mais moins les grands espaces ruraux, livrés à des hordes de pilleurs plus ou moins bien organisés. Alors cette situation tribale, qui semble totalement improbable aujourd’hui, je la rencontre dans de nombreux pays. Et le fractionnement du tissu social pourrait se révéler problématique le jour où il faudrait être d’un seul être, en quelque sorte, en tant que société. Alors vraiment, j’espère de tout cœur que ces risques sont des imaginations perverses et totalement éloignées de la réalité.

      Quels seraient les bons repères bibliques?

      Posons-nous la question de façon très spéculative, mais je voudrais vous proposer plusieurs axes de réflexion biblique sur cette question:

      La première chose très importante, c’est de méditer sur le règne de Dieu. Nous avons le privilège de comprendre que l’histoire humaine, je dis nous en tant que chrétiens, a un commencement et un aboutissement. Lorsque nous prions que ton règne vienne, nous anticipons ce moment où Christ viendra établir son règne avec les siens et écraser d’un jugement éternel, en enfer, ce qui est terrible, ceux qui ont rejeté son règne, qui se sont livrés à leurs passions, violentes ou immorales et très certainement indépendantes.

      Donc nous sommes pleins d’espérance. Même si nous savons que le chemin qui précède cet avènement ne sera pas un pique-nique en bord de plage, jamais ce ne sera loin du contrôle souverain de Dieu.

      Dans l’histoire passée, Dieu a fait venir les Assyriens et les Babyloniens sur son peuple, Israël, accomplissant ainsi un jugement absolument terrible sur ce peuple qui était désobéissant et qui n’avait pas gardé l’alliance, tout en rendant les Assyriens et les Babyloniens totalement responsables de leurs actes. Ne me demandez pas comment ça marche, je n’en ai aucune idée. Mais Esaïe nous dit:

      Malheur à l’Assyrien, bâton de ma colère. La massue dans sa main, c’est l’instrument de ma fureur.

      Ésaïe 10.5

      Et je ne sais pas si tu réalises à quel point ça semble contradictoire. D’un côté, ces hommes sont utilisés par Dieu pour accomplir la volonté de Dieu, et en même temps, leur comportement n’est pas sans leur responsabilité personnelle d’un point de vue moral.

      On voit cela dans le futur de l’histoire que la Bible prophétise. Le mal ultime qui s’abattra un jour sur ce monde avant le retour de Christ verra vraisemblablement la manifestation d’un chef militaire d’inspiration religieuse hors pair, et il ne viendra qu’en son temps. Il y a quelque chose qui le retient. Et dans l’Apocalypse, le passif est souvent employé à son propos, comme:

      Il lui fut donné.

      Dieu règne, et Dieu règne sur Poutine, sur Trump, sur Macron, sur tous les personnages emblématiques de notre histoire contemporaine. C’est pour ça que nous devons prier pour eux, non pas pour qu’ils prennent les décisions que l’on veut, mais qu’ils accordent encore longtemps la liberté de culte qui nous permet d’apporter un sauvetage à une humanité qui va partir vraisemblablement en vrille un jour.

      Alors, si tu veux comprendre que Dieu règne sur l’histoire, même sur ses pages les plus sordides, je te propose d’écouter une prédication que j’ai donnée sur ce thème: Dieu est-il au contrôle de notre monde et de son histoire? Je traite d’un passage d’Ésaïe qui met en avant la manière dont Dieu règne dans les situations les plus complexes. C’est un message que j’ai eu le privilège de donner au début de la pandémie alors que tout le monde se demandait un peu comment regarder Dieu dans cette réalité. Tu vois, quand la vie cogne dur, il faut que tu saches que Dieu règne même dans la tempête. Sinon, ta foi sera vite déstabilisée et on voit dans la parabole du semeur comment certaines personnes, à cause de la souffrance, abandonnent leur vie avec Jésus.

      Deuxièmement, méditer sur la souffrance et l’amour de Dieu. Nous prêchons tellement un Seigneur Père Noël dans certains de nos milieux évangéliques qu’on a perdu l’idée que, en fait, Dieu nous a dit que le salut passe par beaucoup de tribulations.

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      L’apôtre Paul le souligne:

      C’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

      Actes 22.14

      Et nous triomphons de ces tribulations parce que rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu. Il n’y a pas de raccourci où nous serions garantis de ne pas passer par des épreuves. La preuve de l’amour de Dieu n’est pas dans une vie sans souffrance, mais la Bible dit que Dieu a prouvé son amour envers nous:

      Lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous.

      Troisièmement, lisez la Bible, pas les soi-disant prophètes. Je prédis, hélas, l’expérience passée me le montre, il y aura une armée de faux prophètes qui tireront avantage de la misère et de la peur pour attirer à eux de nombreuses personnes. Fuyez ceux qui annoncent des dates, des événements avec précision ou qui identifieront telle ou telle personne comme l’Antichrist. L’Écriture est claire, nos cerveaux sont un peu obscurcis, mais l’Écriture est claire sur les signes authentiques qui précéderont le retour du Christ. À toi de lire Matthieu 24 et 25, 1 Thessalonicien 4 et 5, 2 Thessalonicien 2, l’Apocalypse aussi bien sûr, de manière à te familiariser. L’Esprit saint saura nous montrer au bon moment ce qu’il est nécessaire de comprendre.

      Mais méfie-toi de ceux qui te diront, ces textes nous mettent en garde, des choses au sujet des événements futurs.

      Juste avant la réforme, au cinquième concile de Latran en 1516, ce concile a décrété:

      Nous commandons à tous ceux qui exercent la fonction de prédication, ou bien le feront dans le futur, de ne pas présumer, soit dans leur serment, soit dans leurs affirmations, de fixer une date pour les maux futurs. Que ce soit pour la venue de l’Antichrist ou pour le jour du jugement, voyant que la vérité a dit: “Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a mis en son propre pouvoir.” Ceux, donc, qui ont eu l’audace de faire de telles déclarations dans le passé ont menti et il est bien connu qu’à cause d’eux, l’autorité de ceux qui prêchent sagement a été diminuée.

      Tu vois, si déjà au XVIème siècle on se posait la question d’interdire ceux qui avaient des annonces pour dire: “Lui c’est l’Antichrist!” ou pour dire:

      Ça c’est bientôt le retour du Christ

      Tu penses bien qu’aujourd’hui c’est encore le cas. Jésus a beaucoup prévenu de l’émergence de faux prophètes, les crises les attirent parce que les gens cherchent du réconfort. C’était déjà le cas du temps de Paul à Thessalonique, où certaines personnes imaginaient ou disaient ou enseignaient que le retour du Christ avait déjà eu lieu.

      Quatrième remarque, les guerres hélas font partie de l’histoire humaine. Matthieu nous dit:

      Vous allez entendre parler de guerre et de bruit de guerre. Gardez-vous de vous alarmer, car cela doit arriver, mais ce ne sera pas encore la fin.

      Matthieu 24.6/cite>

      Jean de Bloch a analysé l’histoire mondiale, grosso modo de 1500 avant Jésus-Christ à 1 860 de notre ère, soit 3 357 ans, et il a conclu qu’il y a eu seulement 227 années de paix pour 3 130 années de guerre, seulement 8 % de l’histoire humaine était en paix. Alors bien sûr, on parle ici de paix globale sur l’ensemble du territoire. Il y a eu des saisons de paix sur des sections de la Terre, mais c’est juste pour réaliser à quel point nous sommes, en tant qu’êtres humains, des guerriers. J’entends souvent le reproche que si Dieu existait, il détruirait les armes. Mais en réalité, les hommes prendraient leur main et leurs dents pour tuer, pour voler, car Matthieu nous dit:

      C’est du cœur que viennent l’immoralité et la violence.

      Et notre cœur est nourri de cet égoïsme et ce manque de considération du bien des autres. Il y a d’ailleurs une meilleure solution et je terminerai plus tard avec cela.

      En tout cas, il faut bien réaliser que dans le monde missionnaire, on note que le chaos crée le "kairos". C’est souvent dans les situations de détresse que les cœurs les plus durs et indépendants s’ouvrent à Dieu et à l’Évangile. Et il faut aussi se préparer à aimer doublement notre prochain, dans un contexte de tragédie, et à témoigner de l’amour du Christ au milieu de la détresse humaine, avec des moyens humains comme de l’alimentation, de l’entraide. Et puis aussi par la bonne nouvelle, qui est la bonne nouvelle de l’Évangile. Dans l’histoire de l’Église, les chrétiens ont brillé parce qu’ils étaient les seuls à visiter ceux qui avaient la peste, par exemple, souvent au prix de leur vie. Et c’est le témoignage de leur vie et de leur foi qui a souvent fait croître l’Église.

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      Cinquièmement, je crois qu’il serait pertinent que les Églises réfléchissent à l’éthique de la guerre. Alors, ce n’est pas un sujet joyeux, mais je note que nos réflexions théologiques sont devenues très luxueuses. On parle de l’éthique des gobelets en plastique pour boire du café ou de la réduction énergétique. Certains sont dans une forme de remplacement des normes morales bibliques et s’inventent en sauveur de la planète. On parle beaucoup moins de l’éthique des débuts, de fin de vie, des choses beaucoup plus solennelles. Et justement, je crois qu’il serait pertinent de réfléchir sur les questions les plus meurtrières de la vie, notamment la guerre. En réalité, il n’y a pas de bombe bio et il n’y a pas de bombe limitant les émissions de gaz à effet de serre. Les considérations vont devenir beaucoup plus primordiales et en cela, ça doit nous amener à réfléchir comment nous, en tant que chrétiens, nous allons considérer cette situation.

      Alors, les positions traditionnelles que je ne détaille pas ici, généralement se recoupent autour de quatre notions:

      1. La notion de guerre préventive.
      2. La notion de guerre juste.
      3. La notion de soutien logistique.
      4. La notion de pacifisme.

      Je crois qu’il existe d’autres options aussi, mais je ne vais pas les détailler ici. Je crois que c’est important de réfléchir sur ce que l’on va dire dans les Églises, de ce que la Bible dit, lorsque nous aurons ces questions. Selon les situations que nous connaîtrons, ce serait bien d’avoir des repères théologiques, bibliques pour les familles et pour les jeunes qui seraient appelés.

      Sixièmement, les églises pourraient réfléchir au soutien des plus vulnérables. J’en ai un petit peu parlé, mais on le sait, combien d’orphelinats et d’écoles ont été ouverts par les églises à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Peut-être qu’il va falloir re-réfléchir au rôle de l’Église en prenant soin des communautés et des gens qui sont les plus vulnérables et qui auront besoin de secours vitaux lorsque l’état pourrait être défaillant, parce que préoccupé par d’autres éléments.

      Enfin, et ce sera peut-être un de mes points les plus controversés, ce n’est pas idiot d’avoir des réserves de quelques semaines. Les proverbes nous incitent à l’anticipation, à l’époque il n’y avait ni réfrigération ni grande distribution. La gestion de stocks faisait partie des rythmes de l’année. On rassemblait en l’été de quoi vivre jusqu’à l’été suivant et c’était totalement logique. Nous devrions recevoir un document du gouvernement français appelant à créer quelques provisions. Il ne s’agit pas d’avoir des mois ou des années de provisions, mais selon votre situation, votre géographie, votre contexte, il peut être intéressant de penser à quelques semaines de vivre ou d’eau. Je crois que c’est 4 ou 5 litres d’eau par personne et par jour.

      Qu’est-ce que ça veut dire d’avoir une ou deux semaines ou un mois d’eau ou bien d’éléments de première nécessité?

      Il ne s’agit évidemment pas de tomber dans un survivalisme extrême mais de manifester une certaine prudence à l’égard de l’avenir.

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      Les magasins ont généralement de quoi répondre aux besoins de leurs clients pour 3 jours de consommation. Si le carburant vient à manquer ou si l’électricité vient à manquer, c’est bien de pouvoir se concentrer sur d’autres choses que l’urgence alimentaire. Avoir entre 1 semaine d’eau et 1 mois de vivre paraît le B.A -BA de la sagesse. Et chacun peut ajuster en fonction de sa situation propre.

      Il existe des mouvements très présents de survivalistes sur les réseaux sociaux qui ont étudié la question. Ce n’est vraiment pas mon truc, mais à vous de voir si certains exagèrent ou pas, mais la réflexion, elle est purement logique. Ça donne juste de quoi se préoccuper d’une urgence lorsque soudainement, il n’y a plus d’énergie pour que la grande distribution fonctionne, et il n’y a plus d’énergie pour garder des denrées réfrigérées, ou bien pour faire venir de l’eau, etc. En France, on devrait pouvoir s’organiser rapidement, mais il n’est pas inimaginable que parfois des interruptions de quelques semaines méritent qu’on soit plus sérieux dans notre anticipation.

      Un message d’espoir

      Je vais conclure sur un petit message d’espoir, parce que je suis conscient que ce tout ce que j’ai évoqué n’était pas très joyeux. Je ne sais pas si vous connaissez cette phrase:

      On n’apprendra plus l’art de la guerre.

      Cette petite phrase est inscrite sur une statue qui fait face aux Nations Unies à New York. Cette phrase est tirée du prophète Ésaïe, qui écrit au VIIIème siècle avant Jésus-Christ:

      Il arrivera à la fin des temps que la montagne de la maison de l’Éternel sera fondée sur le sommet des montagnes, qu’elle s’élèvera par-dessus les collines et que toutes les nations y afflueront. Des peuples nombreux s’y rendront et diront: Venez et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous instruise de ses voies et que nous marchions dans ses sentiers, car de Sion sortira la loi et de Jérusalem la parole de l’Éternel. Il sera juge entre les nations, il sera l’arbitre de peuples nombreux. De leurs épées, ils forgeront des socs et de leurs lances, des serpes. Une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre et l’on n’apprendra plus la guerre.

      Ésaïe 2.2-4

      Un texte prophétique magnifique qui est compris différemment, de façon symbolique pour parler du paradis ou de façon plus concrète, comme c’est ma lecture, en anticipant un millénium lorsque Christ viendra établir son règne sur terre pour mille ans. Mais en tout cas, non, la paix ne viendra pas des Nations Unies. Tous les traités de paix de l’histoire ont été violés. La paix viendra quand le Christ la portera en son règne, de Sion, de Jérusalem, de la révélation de Dieu viendra le salut.

      Est-ce que tu fais partie de ceux et de celles qui ont réalisé leur besoin de grâce, de rédemption, leur besoin que leur cœur, porté par la violence, porté par l’indépendance et l’immoralité, soit à la fois sanctifié par l’Esprit de Dieu, soit à la fois renouvelé, purifié, mais aussi pardonné, et puis lancé dans une autre manière de vivre?

      Jésus raconte une histoire qui est très pertinente alors que nous terminons sur l’actualité aussi très sombre et très triste. Jésus parle de deux événements: l’un est lié à des catastrophes naturelles et l’autre est lié à un comportement méchant. Et il en tire des conclusions, les mêmes que je voudrais laisser pour cet épisode.

      Voilà ce que Jésus dit:

      En ce temps-là, quelques personnes vinrent lui raconter ce qui était arrivé à des galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leur sacrifice. Jésus leur répondit, pensez-vous que ces galiléens aient été de plus grands pécheurs que tous les autres galiléens parce qu’ils ont souffert de la sorte?

      Non, vous dis-je.

      Mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tout de même. Ou bien ces dix-huit sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tué, pensez-vous qu’ils aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?

      Non, vous dis-je.

      Mais si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous également.

      Il dit aussi cette parabole. Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et n’en trouva pas.

      Alors il dit au vigneron, voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figier. Je n’en trouve pas. Coupe-le. Pourquoi occuperait-il la terre inutilement?

      Le vigneron lui répondit, maître, laisse-le encore. Cette année, d’ici là, je creuserai tout autour et j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir produira-t-il du fruit. Sinon, tu le couperas.

      Luc 13.1-9

      Tu vois, dans cette parole de l’Évangile de Luc, nous voyons que des choses terribles arrivent aux êtres humains: la violence des autres, les accidents. Et il n’y a pas de karma dans la perspective biblique. Ils n’ont pas à souffrir parce qu’ils sont pires que les autres, mais ce que Jésus veut nous dire, c’est que la souffrance actuelle est un indicateur, un signal d’une souffrance bien plus grave, parce qu’elle est éternelle, qui est celle d’un éloignement éternel d’avec Dieu. La vie est terrible, mais elle se termine par la mort, ce qui est encore plus terrible.

      Et Jésus souligne cette leçon: puisque nous allons tous périr, nous devons réaliser que ces souffrances sont les signaux les plus poignants qui nous invitent à nous repentir et à veiller que, alors que le monde sera probablement entraîné dans des violences, qu’aujourd’hui on imagine improbables, notre espoir viendra de Christ. Ces signaux de violence que nous voyons tout autour de nous sont des signaux qui nous invitent à la repentance.

      Il n’y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.

      Romains 3.23-24

      L’espérance ne vient pas des Nations unies, mais elle vient d’un Dieu qui s’est révélé, qui a porté le poids de nos péchés à la croix. Nous sommes gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ Jésus.

      L’apôtre Pierre a dit aux personnes qui l’écoutaient:

      Repentez-vous donc et convertissez-vous pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, le Christ Jésus.

      Actes 3.19-20


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