Connaître de la doctrine chrétienne: quelle importance ?

Catéchisme: un document insolite ?

J’ai été très surprise de découvrir qu’il existait un catéchisme baptiste (document en anglais). Peut-être parce que j’associais spontanément ce genre de lecture à Youcat Bref, j’ai même trouvé ça un peu suspect – ou inutile, du moins – avant de voir comment John Piper défendait la chose. Ça vaut le coup d’y jeter un œil.

Un livre pour répondre aux questions qui comptent le plus

Cette question de la maîtrise de ce en quoi on croit est aussi l’enjeu d’un livre que je recommande, Don’t call it a comeback, The old faith for a new day. Après avoir souligné que le terme évangélique avait perdu de sa teneur et qu’il était difficile d’en cerner les contours, DeYoung (directeur de la publication) affirme qu’il est plus nécessaire que jamais de réaffirmer la nature théologique de l’évangélisme. Je m’étais aussi souvent faite la remarque : ça veut dire quoi être évangélique en fin de compte ? Le livre m’a d’une certaine façon débarrassée de ma phobie des dénominations et clarifié ma position à ce propos.

DeYoung constate aussi que les jeunes chrétiens, en particulier, doivent être davantage mis à l’épreuve au sujet de leur foi. Il dit de lui-même : «Je regrette de n’avoir pas été défié plus (ou de ne pas m’être lancé plus de défis) pour réellement comprendre la doctrine chrétienne quand j’étais plus jeune. […] Je ne pouvais pas exprimer l’essentiel (de la théologie chrétienne) après dix-sept années de présence sérieuse et fervente dans l’Eglise.»

L’ouvrage atteint bien ce double objectif : présenter l’évangélisme et les points essentiels de la foi chrétienne. Ça nous est très bénéfique de reprendre tout cela en un seul volume, même si on a déjà lu sur les sujets abordés. Le livre se présente comme une succession organisée d’articles qui pourraient se lire séparément, cependant, les lire à la suite, en une fois, permet d’avoir une solide vision d’ensemble de ce qui est le plus important pour un chrétien.

Pas facile d’avoir une contribution préférée, mais Andy Naselli au chapitre 3 intitulé « l’Ecriture : comment la Bible n’est un livre comme aucun autre » pointe quelque chose qui est à la racine de tous, ou quasi tous les débats: « Si vous voulez discréditer les évangéliques, discréditez la Bible. […] Peu de choses comptent plus que ce que nous pensons au sujet de l’inspiration, la fiabilité et l’autorité de la Bible. »

Nous avons aussi là de bons exemples pour parler et répondre de sujets controversés et douloureux (je pense aux chapitres sur Jésus le seul Chemin (10, Challies), sur l’homosexualité (13, Redmond et DeYoung) ou encore  sur l’avortement (14, Taylor)).  Les auteurs parviennent à exposer la vision des Ecritures, sans compromis, avec fermeté, mais aussi en faisant preuve de douceur et d’humilité, sachant bien que ce n’est pas quelque chose sorti de leur invention qu’ils prônent.

Myriam J.

A fait une licence d'histoire à la Sorbonne. Elle était une contributrice régulière au blog durant plusieurs années.

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