4 questions importantes sur la mission et l’évangélisation

Cet article est le troisième d’une série sur des questions auxquelles peuvent être confrontés les pasteurs. Dans l’article d’aujourd’hui, vous trouverez quelques questions concernant la mission et l’évangélisation.

 

Comment une Église peut-elle savoir quand encourager les désirs de quelqu’un qui souhaite partir en mission à l’étranger?

Une Église peut encourager les désirs de quelqu’un qui souhaite partir en mission à l’étranger quand elle est convaincue que la personne:

  1. Est d’accord avec la théologie de l’Église.

  2. Est théologiquement exigeante. Un missionnaire va faire face à de nombreux types de défis et à des croyances peu orthodoxes. Il devra être capable de faire face bibliquement à des défis inattendus.

  3. Possède un esprit de soumission envers l’Église. La personne se soumet-elle volontiers à la direction et à l’enseignement de l’Église?

  4. A déjà porté du fruit de manière visible. Il faut espérer que la personne puisse porter du fruit dans le ministère qu’elle veut entreprendre. Si quelqu’un veut évangéliser en Chine, a-t-il déjà été confronté au peuple chinois? Si une personne veut traduire la Bible dans une nouvelle langue, a-t-elle déjà étudié les langues bibliques?

  5. Est intègre.

  6. Est financièrement responsable.

  7. Est un modèle dans ses relations, et pas un modèle de relations crispées.

Article traduit avec autorisation. Merci à David Steinmetz pour la traduction.

 

Quelles sont les erreurs que commettent fréquemment les Églises lorsqu’elles soutiennent des missionnaires dans d’autres pays du monde?

  1. Elles soutiennent des missionnaires dont la théologie diffère de la leur.

  2.  Elles soutiennent des missionnaires dont le service pratique diffère du leur.

  3. Elles soutiennent des missionnaires dont la personnalité n’est pas suffisamment connue de l’Église.

  4. Elles offrent une petite somme à de nombreux missionnaires au lieu de proposer un soutien financier important à un plus petit nombre d’entre eux.

  5. Elles ne soutiennent leurs missionnaires que sur le plan financier.

  6. Elles sont trop promptes à interrompre leur soutien lorsqu’il y a peu de fruits apparents.

Article traduit avec autorisation. Merci à Corinne Banziger pour la traduction.

 

Comment une compréhension biblique de la conversion devrait-elle influer sur notre évangélisation?

Comment une compréhension biblique de la conversion devrait influer sur notre évangélisation? Une compréhension biblique de la conversion devrait nous conduire à:

1. Annoncer les bonnes nouvelles. Les résultats de la conversion viennent de l’entente de nouvelles, de bonnes nouvelles. Par conséquent, nous évangélisons en partageant les bonnes nouvelles de l’Évangile. « Qu’ils sont beaux sur les montagnes, les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles » (Ésa 52.7). « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Ro 10.17).

2. Annoncer toutes les nouvelles. La conversion implique la repentance du péché, ce qui implique que nous devons annoncer la mauvaise nouvelle avant d’annoncer la bonne nouvelle: « Car tous ont péché » et « le salaire du péché, c’est la mort » (Ro 3.23; 6.23). Dieu nous jugera à cause de notre péché.

3. Compter sur Dieu pour pousser à la conversion, et ne pas manipuler. Seul Dieu peut pousser les gens à se convertir, par son Esprit (Jn 3.3-8). En évangélisant, par conséquent, appelez les gens à prendre une décision et donnez-leur un espace pour le faire. Ne faites pas de pression ou de manipulation émotionnelle. Priez pour eux.

4. Expliquez que la réponse humaine est nécessaire. La conversion implique la repentance de la part des hommes et la croyance. En évangélisant, par conséquent, expliquez que les hommes doivent se repentir et croire en l’œuvre de Christ (Mr 1.15).

5. Expliquez que suivre Jésus a un coût. La conversion est un demi-tour radical. Elle exige l’abandon de ses propres règles pour suivre les règles de Dieu. En évangélisant, par conséquent, expliquez que le choix d’abandonner votre ego et de suivre Jésus ne doit pas être fait sans avoir conscience du coût que cela implique (Lu 9.23; 14.25-33).

Article traduit avec autorisation. Merci à David Steinmetz pour la traduction.

 

Quelqu’un peut-il être réellement converti et vivre avec contentement dans le péché?

D’une manière générale, non.

  1. Jean est absolument clair: seuls ceux qui marchent dans la lumière, obéissent aux commandements de Dieu et aiment les autres chrétiens sont véritablement convertis (1Jn 1.6-7 ; 2.4-6 ; 3.7-8).

  2. Paul fait la même remarque lorsqu’il écrit: « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu? » (1Co 6.9). Ailleurs, il dit clairement: « Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Ro 8.13). Ceux qui luttent activement contre le péché et recherchent la justice sont de véritables chrétiens.

  3. Jésus lui-même dit: « Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu » (Mt 7.18-19). Toute personne née de nouveau porte spirituellement de bons fruits, la démarquant du reste du monde (voir aussi Mt 5.13-16; 7.21-22).

Bien qu’aucun chrétien ne soit parfait dans cette vie, le Nouveau Testament insiste sur le fait que seules les personnes dont la vie démontre un véritable fruit spirituel sont nées de nouveau.

Article traduit avec autorisation. Merci à David Steinmetz pour la traduction.

9Marks

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