Devons-nous rêver en grand pour Dieu?

Qu’évoque le mot “rêve” à votre esprit? Est-ce un vague souvenir d’une histoire qui s’est déroulée dans votre sommeil? Ou peut-être une vision vivante d’un cauchemar récurrent que vous avez fait quand vous étiez enfant? Dans les cultures non occidentales, les gens attribuent souvent une signification à leurs rêves, croyant que le surnaturel leur parle à travers ces moments de somnolences.

Les rêves – qu’ils soient agréables ou terrifiants – ne signifient pas grand-chose pour nous en Occident. Nous ne les attribuons qu’à une situation stressante vécue la veille ou à une indigestion malheureuse due à cette part (en trop) de pizza aux pepperonis.

Le mot rêve peut aussi se référer à l’espoir pour l’avenir. Alors que j’étais étudiante à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), je racontais à une amie que je venais de voir Crystal Lewis, une chanteuse chrétienne, en concert:

– “Ça, c’est mon rêve !” dit-elle avec un soupir de nostalgie.

– “Vraiment ?” ai-je répondu. “Mais ce n’est pas une si grande chose.”

– « Je sais,” répondit-elle en souriant. « Mais j’aime avoir de petits rêves. Comme ça, je suis heureuse quand ils se réalisent.”

Je respecte cela. Je comprends à quel point des plaisirs simples réjouissent mon amie. Je savoure aussi les expressions quotidiennes de la générosité de Dieu envers moi. Mais quand il s’agit de rêver, ma devise est: « Engage-toi à fond ou reste à la maison! » (C’est aussi mon slogan quand il s’agit des buffets chinois à volonté!)

Mes rêves sont si grands que j’ai peur de les dire à voix haute ou de les écrire. J’ai peur de partager mon cœur avec quelqu’un et qu’il se moque de moi ou qu’il me juge. La crainte de l’homme peut être paralysante. Mais quand je pense à la parabole des talents en Matthieu 25.14-30, je me souviens que c’est à Dieu que je vais rendre des comptes pour la façon dont j’ai utilisé les talents qu’Il m’a confiés. Je veux investir soigneusement ce que le Seigneur m’a remis, et non pas le cacher dans la terre. 

Ne souhaitons-nous pas tous entendre un jour “C’est bien, bon et fidèle serviteur; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître”? Voici la motivation derrière tout rêve saint!

Paul est un modèle pour nous quant aux grandes ambitions. Dans son ancienne vie, il s’investissait à 100% pour persécuter les disciples de Jésus (Ph 3.5-6). Mais, dès le moment qu’il rencontre le Seigneur sur la route de Damas, sa mission sanguinaire est transformée. Sa croisade contre les chrétiens s’est transformée en une passion inlassable pour la gloire de Christ, pour la proclamation de l’Évangile parmi les nations en général, et pour élargir son influence dans les endroits les moins atteints:

“Et je me suis fait honneur d’annoncer l’Évangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui.”

Ro 15.20

Devrions-nous lui rapprocher cette sainte ambition? Au contraire, nous glorifions le Seigneur parce que c’est à cause de ces aspirations que l’Évangile est arrivé sur nos côtes. 

Je pense à Jim et Elisabeth Elliot. Après que son mari Jim eut donné sa vie pour apporter l’Évangile aux Indiens Auca d’Équateur, Élisabeth revint avec leur fille pour terminer l’œuvre que son mari avait commencé, conduisant même certains de ses assassins à la foi. Jim est connu pour avoir dit: « Il n’est pas fou celui qui donne ce qu’il ne peut garder pour gagner ce qu’il ne peut perdre. »

Je pense à Amy Carmichael, qui a servi en Inde pendant 55 ans sans congé. Elle a dédié sa vie à sauver des filles de la servitude comme prostituées dans des temples hindous. Elle a une fois dit : « C’est une chose sûre de faire confiance à Dieu pour réaliser les désirs qu’il crée. »

Je pense à William Carey, le père de la mission moderne, qui a traduit la Bible en six langues et des parties des Écritures en 29 autres langues de l’Inde. Imaginez combien de missionnaires zélés ont été propulsés jusqu’aux extrémités de la terre par ces fameuses paroles: « Tentez de grandes choses pour Dieu. Attendez-vous à de grandes choses de Dieu. »

Ces serviteurs de Dieu avaient des rêves énormes, ce qui leur a fait subir des contrecoups énormes. Pourtant, où serait la cause du Christ parmi les nations sans des hommes et des femmes comme eux? Sans ceux qui ont suivi leurs rêves remplis de foi et dépendants de l’Esprit?

De tels frères et sœurs me donnent raison de croire que c’est bien de rêver en grand. Si le Seigneur est dans ces rêves, ils se réaliseront. Si c’est une vision époustouflante de la gloire de Dieu qui nous anime, courons ensemble vers l’avancement du Royaume du Christ.

Angie Thornton

En équipe avec son mari, Daniel, Angie a servi le Seigneur au Sénégal pendant 10 ans, dans la formation des leaders. Installés à Montréal avec leurs 2 filles depuis août 2017, ils servent à l'Église Baptiste Évangélique Emmanuel et dans l'AEBEQ. Angie est titulaire d'un MDiv de Moody Theological Seminary.

Découvre sa chaîne Youtube par ici:

https://www.youtube.com/channel/UCKajWzUsVreE25JWJPZaWaA

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