Retour de Jésus: 2 attitudes tirées de la parabole des 10 vierges

Les chapitres 24 et 25 de Matthieu nous pressent à considérer avec sérieux le retour imminent de notre Seigneur. Bientôt, et de manière inattendue, Jésus, notre Roi, reviendra. Sommes-nous réellement prêts? Et si…c’était cette nuit?

1. Etre sage

La parabole des 10 vierges (Mt 25.1-13) compare 5 sages à 5 folles. Toutes s’apprêtent à rencontrer l’époux lorsque, subitement, à l’annonce de son arrivée, les folles prises au dépourvu se retrouvent abandonnées par les 5 sages qui refusent de les aider. Que retenir de cet échange?

Même si ces 10 vierges sont toutes apparemment «chrétiennes», il est clair que les 5 sages sont connues de l’époux et les 5 folles non. Les premières ont donc connu le mystère de la rédemption, à contrario des dernières, qui bien qu’animées par quelques croyances, n’étaient pas réellement nées de nouveau. Les 5 sages témoignent de leur foi en gardant précieusement leur huile pour elles. Cette huile, symbolise le Saint-Esprit qui:

  • Est un don de Dieu (Jn 20.22). Il se reçoit individuellement, il ne se partage pas.
  • Est le gardien de la vérité que nous avons reçu (2 Tm 1.14)
  • Nous persuade de notre péché (Jn 16.8)
  • Nous guide dans la prière (Rm 8.26)
  • Nous rend capable d’aimer de l’amour de Dieu (Rm 5.5)
  • Scelle notre identité nouvelle en Christ (Eph 4.30)
  • Nous rend apte au service par le moyen des dons (Hb 2.4)
  • Nous communique la joie et la paix de Dieu (Rm 14.17)
  • Nous fait grandir spirituellement (Ga 9.31)

Les 5 sages sont également conscientes qu’elles appartiennent à l’époux, et qu’elles ont été rachetées à un grand prix. Elles deviendraient folles si elles dénigraient ce qui leur a été donné pour tenir jusqu’au dernier jour.

La première leçon à tirer de tout cela est que la sagesse consiste parfois à dire non. Dire non à tout ce qui nous éloigne de notre rendez-vous divin ultime, dire non à tout ce qui nous fait dévier de notre chemin de sanctification, dire non aux dangers spirituels qui ralentissent notre marche vers la citée céleste. A la manière de Paul, nous pouvons croire que la sagesse consiste à courir vers l’époux, les yeux fixés vers ce qui est devant, et délaissant ce qui est derrière nous. 

Les 5 sages désiraient ardemment participer aux noces. Quel désir motive notre marche à nous?

«Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que notre cœur parvienne à la sagesse!» Ps 90.12

2. Veille

«Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure». Mt 25.13.

C’est sur cette parole que Jésus conclut la morale de cette histoire. De nombreux autres passages nous invitent à veiller (gregoreuo). A Gethsémané, Jésus lui-même invite les disciples à veiller avec lui (Mc 14.38). Plus tard, Pierre nous invitera à cette même vigilance face à notre Adversaire (1 Pi 5.8). Soyons vigilants, veillons, car Jésus revient. 

Veiller ce n’est pas stagner. Comme Jésus, voyons-y une occasion de prier, de connaître Dieu, et de rechercher sa volonté, afin d’être soumis au Père jusqu’à la fin.

Veiller c’est attendre Jésus comme un ami. Les enfants savent nous montrer à quel point ils tiennent difficilement en place lorsqu’ils s’apprêtent à recevoir des amis à la maison. Sommes-nous aussi dans cette frénésie d’être bientôt dans la présence de notre plus cher ami?

Veiller c’est honorer l’arrivée du Roi des Rois. C’est être prêt pour se présenter sans avoir à rougir, car tout a été déposé aux pieds de la croix.

Veiller c’est s’attacher à sa famille spirituelle, avec laquelle nous serons ensemble dans cette éternité glorieuse qui nous attend.

Veiller c’est témoigner au monde entier que l’évangile est vrai, que Dieu est vivant, et qu’un jour tout genoux fléchira, et toute langue confessera que Jésus-Christ est le Seigneur.

Si Jésus nous invite à veiller, cela veut dire que c’est essentiel, et que nous devons considérer cela comme prioritaire. Augustin nous invite à son tour à veiller sur nous-même en ces termes: 

«Veillons continuellement sur nous-mêmes, de crainte qu’une fausse apparence ne nous trompe, qu’un discours artificieux ne nous surprenne, que quelque erreur ne s’empare de notre esprit, que nous ne prenions un bien pour un mal, ou un mal pour un bien, que la crainte ne nous détourne de faire ce qu’il faut, que la passion ne nous porte à faire ce qu’il ne faut pas, que le soleil ne se couche sur notre colère, que la peine ne nous entraîne à rendre le mal pour le mal, qu’une tristesse excessive ou déraisonnable ne nous accable, que nous ne soyons ingrats pour un bienfait reçu, que les médisances ne nous troublent, que nous ne portions des jugements téméraires, […], que notre œil ne suive ses appétits déréglés, qu’un désir de vengeance ne nous entraine, que nous n’arrêtions nos regards ni nos pensées sur des objets illégitimes, que nous ne prenions du plaisir à entendre quelque parole outrageuse ou déshonnête, que dans cette guerre pénible et pleine de dangers, nous ne nous promettions la victoire par nos propres forces, ou que nous cédions à l’orgueil.»

La Citée de Dieu chap. 23

Jésus revient, es-tu prêt?

Aurélie Bricaud

Depuis plusieurs années, Aurélie est engagée dans un ministère auprès de la jeunesse. Après s’être formée à l’accompagnement spirituel, elle souhaite encourager les chrétiens à persévérer dans une vie de piété qui contient des trésors insoupçonnés. Elle est mariée et mère de deux enfants.

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