Résoudre le casse-tête des pensées

Mon professeur de tennis me répétait souvent la même phrase: c’est 10% dans les jambes et 90% dans la tête. J’ai perdu beaucoup de matchs à cause d’un moral à ras les pâquerettes, où des pensées incessantes qui me tiraillait. Après beaucoup d’échecs, et quelques réussites, je vous livre les quelques conseils que j’essaye de mettre en pratique dans ma vie chrétienne.

S’occuper de ses pensées

A l’ère de la pensée positive et de tout le bien être qu’elle prétend procurer dans le cœur humain, le champ de nos pensées est devenu un réel enjeu commercial. Toutes les publicités misent sur un concept vieux comme le monde: susciter une idée pour créer un besoin d’achat.

La Bible parle aussi des pensées et de leur impact sur notre vie. Elle affirme même que nous pouvons pécher simplement par ce biais:

Pr 16.30: «Celui qui ferme les yeux pour méditer des pensées perverses, qui se mord les lèvres, a déjà accompli le mal».

 

Mt 5.28: «Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur».

 

Ec 10.20: «Ne maudis pas le roi, même en pensée».

 

Gn 6.5: «L’Eternel vit que les hommes commettaient beaucoup de mal sur la terre et que toutes les pensées de leur cœur se portaient constamment et uniquement vers le mal».

Si notre cœur fait germer des mauvaises pensées, nous pouvons essayer de les mettre de côté, ou se dire que, celle-là, Dieu ne l’a pas vue (Ps 139.2). Peut-être que juste pour cette fois, on pourrait éviter d’en faire toute une histoire? Sauf que certaines pensées sont dangereuses et s’installent sournoisement dans notre esprit:

«Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçue, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort» Jc 1.15.

La santé de notre marche chrétienne est en jeu, et il est important de s’occuper premièrement et avec sérieux, de ce qui se passe dans nos pensées. Si nous buttons dans ce domaine-là, notre marche sera bancale, ralentie, et nous nous essoufflerons rapidement. Alors, sans perdre de temps, laissons Dieu pénétrer toutes nos pensées. Regardez comment Paul invite Timothée à prier sans colère ni mauvaises pensées (1 Tm 2.8). Remettre chaque pensée aux pieds du Seigneur est un exercice qui, lorsqu’il est pratiqué, déclenche des automatismes bienfaisants.

Confesser ses mauvaises pensées

Le péché nous éloigne de Dieu, de sa présence, de ses soins divins. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner et pour nous purifier de tout péché (1 Jn 1.9). Si une pensée nous éloigne de Dieu, alors confessons-là, et nous pouvons avoir l’assurance qu’Il nous pardonne et qu’il nous purifie.

Il ne faut pas se leurrer, il ne se passe pas toujours des choses belles dans notre cœur. Mais si nous ne prions pas pour confesser ces mauvaises pensées, Dieu ne viendra pas nous en purifier. C’est ainsi que Dieu aime travailler dans nos vies. Nous pouvons prier ainsi:

«Sonde-moi, ô Dieu, pénètre mon cœur, examine-moi, et pénètre les pensées qui me bouleversent! Considère si je suis le chemin du mal et dirige-moi sur la voie de l’éternité!» Ps 139.23,24.

En tant que nés de nouveau, Dieu nous donne la capacité de lui soumettre nos pensées. Nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ (2 Co 10.5) dit Paul. Il nous dit aussi comment le faire :

«Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus.» Jc 4.7,8.

Voici une application concrète par rapport au champ de nos pensées: les soumettre à Dieu, résister à celles qui viennent du malin, s’approcher de Dieu, pour qu’Il purifie nos cœurs, nos pensées.

Si les pensées enfantent les actes, comment arriver alors à anticiper nos actions au moment où elles germent dans notre cœur?

Cultiver son champ des pensées

Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. Ph 4.8

Un champ se cultive, et il est nécessaire d’enlever les mauvaises herbes avant de semer les graines. Dans le champ de nos pensées, il faut aussi se débarrasser des mauvaises pensées pour pouvoir cultiver les bonnes. Par exemple, si je cultive des pensées de dévalorisation du type: je n’arrive jamais à rien, je ne suis pas à la hauteur, je ne sers à rien, je suis une catastrophe; je ne peux pas cultiver en parallèle d’autres pensées du type: Dieu m’aime et j’ai du prix à ses yeux, par sa grâce, Il fait de moi un collaborateur béni (1 Co 3.9), Il m’a donné des dons pour que je le glorifie à travers leur mise en pratique.

Pour faire germer des bonnes pensées, il faut trouver les bonnes graines. Chaque page de notre Bible en est remplie. La Parole de Dieu n’est pas seulement un dictionnaire, ou une rubrique FAQ dans laquelle piocher quand on est en galère chrétienne. Elle est une source d’eau vive de laquelle jaillit tout ce qui peut nourrir sainement nos pensées. Rien, en dehors de la Parole de Dieu, ne peut produire des pensées bonnes pour l’homme. En conformant nos pensées à la Parole de Dieu, nous grandissons dans sa connaissance et nous plongeons dans le champ de sa grâce. Il fait fleurir les bonnes pensées, et arrache les mauvaises. Tout cela parce qu’Il souhaite nous rendre semblable à l’image de son fils (Ro 8.29).

Cultiver le champ de nos pensées demande du temps. Mais c’est un moyen par lequel nous pouvons expérimenter deux choses importantes: l’amour immérité de Dieu, la liberté de penser conformément à sa Parole. Voici un grand commandement: «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée» (Mt 22.37). Aimez Dieu de toute votre pensée, pas seulement une partie, mais tous les recoins de vos pensées.

Confesser les mauvaises pensées, cultiver Christ, permet de vivre libre dans sa tête pour persévérer dans sa marche avec le Seigneur.

Et vous comment gérez-vous le combat des pensées?

Aurélie Bricaud

Depuis plusieurs années, Aurélie est engagée dans un ministère auprès de la jeunesse. Après s’être formée à l’accompagnement spirituel, elle souhaite encourager les chrétiens à persévérer dans une vie de piété qui contient des trésors insoupçonnés. Elle est mariée et mère de deux enfants.

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