Un pasteur vous répond

Les traditions rabbiniques font-elles autorité? (Épisode 395)

Doctrine de l'ÉcritureThéologie Historique

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Publié le

05 janv. 2024

Le judaïsme possède une riche tradition rabbinique d'interprétations et de commentaires sur l'Ancien Testament. Quelle autorité ont ces traditions? Sont-elles normatives pour notre compréhension de l'Ancien Testament?

Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.

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Transcription:

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Vous écoutez Un pasteur vous répond, le podcast de Florent Varak qui vous aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois. La question de cet épisode tourne autour des traditions rabbiniques ou ecclésiales. C'est moi qui pose la question et je la pose parce que j'ai lu plusieurs fois dans les commentaires YouTube qui sont laissés sur certaines des vidéos du podcast un pasteur vous répond et qui disent ah oui mais vous les protestants, vous ne croyez que en l'écriture et vous faites fi de tout l'héritage des traditions. Alors ça peut être des traditions des pères, ça peut être la tradition ecclésiale rassemblée constitutive de la doctrine de l'église catholique ou bien parfois c'est ce que nous croyons en lien avec l'écriture, mais qui ne serait pas partagé par les traditions orales rabbiniques. Et donc pour moi qui suis pasteur, je me pose la question est-ce qu'il est légitime que nous croyons en l'écriture seul Et comment est-ce que l'on doit articuler cette perspective face justement à ceux qui s'appuient sur des traditions qui lui sont annexes Dans cet épisode, je m'intéresse aux traditions rabbiniques.

Dans l'épisode suivant je parlerai des traditions ecclésiales. Alors j'aimerais commencer par exprimer tout l'amour que je porte au peuple juif qui a donné à l'humanité deux trésors, la Bible et le Messie, ce propos que je tiens ici n'a évidemment en aucune manière une critique ni d'Israël ni du peuple juif, mais c'est une question théologique sur la notion d'autorité. Qui a l'autorité pour dire les choses de Dieu Est-ce qu'un rabbin au fil des siècles, peut dire quelque chose qui est contraire à ce que l'écriture dit Ou est-ce que c'est à la lumière de l'écriture que nous pouvons évaluer les paroles des rabbins ou bien de n'importe quelle personne qui s'attache à l'écriture. Alors lorsque on parle des textes saints du judaïsme, vous avez probablement entendu parler du terme Torah, aujourd'hui c'est un terme générique qui désigne l'ensemble du judaïsme et c'est souvent utilisé de façon très très large, mais originellement ce terme décrit uniquement la loi de Moïse que l'on trouve dans les cinq premiers livres de la Bible pentateuque. Dans le reste de l'écriture, le terme Torah désigne l'ensemble des commandements de Dieu formulé par Moïse ou parfois plus précisément les dix commandements.

Donc Torah soit les dix commandements, soit les cinq premiers livres de la Bible et dans la tradition actuelle on va élargir énormément en parlant de l'ensemble des pratiques juives. Mais au départ c'était quelque chose de beaucoup plus précis. Un autre terme important à connaître c'est le terme tanach, c'est un acronyme qui décrit les trois sections de la Bible juive qui est la même que la Bible protestante, la torah, les prophètes et les écrits, torah, lévy, que tuvim, cet ensemble réparti différemment que nos bibles actuelles nous a donné la lorsque nous nous appelons l'ancien testament. Donc le tanar c'est la bible juive que les chrétiens appellent l'ancien testament et la torah c'est la première partie du tanar c'est-à-dire les cinq premiers livres de Pentateuque. Ceci dit qu'est-ce que la tradition selon le judaïsme Alors quand on parle de tradition, on parle généralement d'un corpus supplémentaire à l'écriture, composé d'enseignements, de commentaires, des textes sacrés et de commentaires, de commentaires, des textes sacrés et de commentaires de commentaires de textes sacrés.

C'est un ensemble d'enseignements des sages du judaïsme. Le Talmud a ses racines dans des traditions, la tradition des anciens et elle aurait été formulée entre disons deux cent et quatre quatre cent après Jésus. Elles mettent par écrit des perspectives orales dont on a déjà trace dans le nouveau testament puisque Jésus en parle assez souvent et j'y reviendrai. Et qu'est-ce que l'on a en termes de de corpus bien on a la Mishna qui est un commentaire de la Torah et puis vous avez la Gemara qui est un commentaire sur la Mishna. Mille ans plus tard vous avez Rashi ce grand rabbin médiéval qui écrit son commentaire sur le Talmud et aujourd'hui les éditions de la Torah comprennent les commentaires de Rachi.

Donc quand on parle de la loi orale, il faut vraiment réaliser qu'on parle d'un empilement d'avis différents sur plusieurs siècles. Un empilement de traditions sur des traditions, sur des traditions. Et si vous voulez en avoir le coeur net, vous pouvez lire si vous lisez le replay, le livre de Ethan Bar et Golan Brochi en anglais c'est rabbinic Judaïsme des banquesd, the banking the miss of rabbinic le judaïsme rabbinique démasqué démystifier le mythe de la loi orale rabbinique. C'est un livre qui est issu de son doctorat et qui analyse vraiment en détail l'ensemble de cette question. Je me suis aussi référé au dictionnaire encyclopédique du judaïsme qui définit cette loi orale ainsi Code de loi du judaïsme formulé par la littérature rabbinique et basé principalement sur l'interprétation rabbinique de la loi écrite dans le Pentateuque.

Selon la tradition des sages du Talmud qui l'ont érigé en principe du judaïsme, la loi orale transmise de maître à disciple fut communiquée à Moïse par Dieu sur le mont Sinaï en même temps que la loi écrite. Citation de la page cinq cent quatre-vingt-dix-sept. Je ne sais pas si tu as entendu, mais ils affirment, ce dictionnaire affirme que Moïse a donné la loi écrite et il a aussi donné une loi orale et cette loi orale aurait été transmise à Josué et ensuite au sein des scribes et des prêtres pour laisser la place à toute cette loi orale qui s'est développée jusqu'à essentiellement jusqu'à Rashi. Alors est-ce que c'est un ensemble cohérent Je cite de nouveau l'encyclopédie ou le dictionnaire encyclopédique du judaïsme, la loi orale n'est pas un code définitif, elle contient de nombreuses opinions diverses et même contradictoires dont les sages dirent néanmoins qu'elles sont toutes les paroles du Dieu vivant. Ce ne fut qu'à travers la discussion et le débat respectant des lois herméneutiques de déduction créées à cet effet que les règlements définitifs pouvaient être adoptés.

Au cours de l'histoire du judaïsme, certains groupes refusèrent d'accepter la loi orale et affirmirent sans tenir uniquement à la loi écrite. Les samaritains s'appuyaient seulement sur le Pentateuque alors que les sadducéens et les esséniens rejetaient la tradition rabbinique des pharisiens, mais eurent leur propre façon d'interpréter la loi écrite. Les caraïtes à partir du huitième siècle de notre ère respectèrent la loi écrite seule sans aucune autre interprétation. À l'époque contemporaine, le judaïsme réformé tout en ne considérant pas la loi orale comme obligatoire hésitaient entre son respect et son rejet. Je cite ici la page cinq-cent-quatre-vingt-dix-huit si jamais tu veux retrouver ces sources.

Donc aujourd'hui les juifs parleront de la Torah pour désigner autant la loi écrite que la loi orale. Mais de ma perspective, l'existence de ces traditions sont dommageables à la révélation de Dieu. Et quelles en sont les conséquences Elles sont nombreuses. Voilà les problèmes que je vois avec la loi orale. Premièrement, il y a une inflation permanente des règles.

Si vous prenez les 6 cent treize commandements du tanard, c'est-à-dire de l'ancien testament, et bien vous trouvez de nouveaux, de nouvelles et de multiples règles supplémentaires et des précisions qui sont très surprenantes. Je prends l'exemple de peut-être le plus évident Exode vingt-trois dix-neuf, tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère, ce commandement est simple, mais aujourd'hui il a engendré la séparation complète des produits laitiers des viandes jusqu'à exiger l'installation de deux cuisines distinctes avec deux ensembles de vaisselle pour que jamais les deux types de produits ni même les vaisselle qui l'ont touché ne se touchent. Or, est-ce vraiment l'intention de ce commandement Surtout que Abraham et le roi David Genèse dix-huit huit de Samuel dix-sept vingt-neuf ont mangé de ces aliments ensemble. Un commentateur écrit, d'après les fouilles effectuées sur le site de Raschamra, ancienne ougarite, le rite cananéen exigeait de cuire les petits sacrifiés dans du lait. Mais le texte ougarite ou garétique endommagé ne mentionne pas clairement le lait maternel.

Si tel était néanmoins le cas, on peut comprendre qu'Israël était ainsi averti de ne pas imiter les rites idolâtriques ou idolâtres des pays païens. Selon une autre perspective, l'interdiction était due au fait que le chevreau était aurait été cuit dans la substance même qui lui avait donné la vie. En attendant d'autres découvertes archéologiques, la raison religieuse ou culturelle qui préside à cette interdiction reste une supposition. Certaines prudence, mais même Maïmonide a reconnu qu'il s'agissait de la raison biblique authentique de cette prohibition. Mais aujourd'hui les familles orthodoxes sont venues installer deux cuisines entièrement équipées dans leur logement pour éviter éviter que la viande ne touche les produits laitiers et ne contrevienne à ce commandement.

C'est une inflation et si vous regardez les règles de la cash route, c'est à dire les règles qui rendent un aliment propre à la consommation selon la al-ha al-ha, al-ha, et bien elles sont devenues beaucoup plus exigeantes que ce que nous trouvons dans l'écriture, il y a même trois niveaux de certification, tous dépendants de paiement, de vérification, alors que dans la torah, les choses sont beaucoup plus simples et pures quelque part. Deuxièmement, il y a des histoires nouvelles qui détournent de l'écriture. Par exemple, est-ce que le père d'Abraham était fabricant d'idoles c'est ce que relève la tradition orale, rien dans le texte biblique ne le dit. Mais bon, ce n'est peut-être pas très grave parce que puisque le texte ne le dit pas, on peut imaginer qu'Abraham soit sorti de ce milieu-là, mais pas forcément pas forcément. Par contre ça devient plus intéressant lorsque l'on regarde les écrits, les récits bibliques.

Dans l'histoire du veau d'or, ce qui fascine, c'est que les écrits rabbiniques disent que le peuple est coupable, mais pas Aaron. Ce est logique n'est-ce pas parce que si c'est Aaron le souverain prêtre qui commet une faute, alors un rabbin aussi, un pasteur aussi, et caetera et le la la il n'y a plus le même degré de confiance. Troisièmement, il y a le danger avec les lois orales de vouloir paraître au-delà de ce que l'écriture dit. Par exemple la pose de Théphyline, ces boîtiers contenant des extraits de l'écriture avec des lanières, vous en avez des éléments dans Deutéronome onze, mais Matthieu fait cette remarque, ils font tous toutes leurs actions pour être vu des hommes, ainsi ils élargissent leurs phylactères et ils agrandissent les franges de leurs vêtements et Jésus condamne l'élargissement de ces choses. Les Tsitsiites et les Teffilines sont réservés à la prière et la prière pour Jésus doit être confidentielle et non être vue des hommes.

Donc il y a le danger en en en de mettre en avant des choses plutôt que de comprendre ce qu'elles sont dans l'écriture. Et puis il y a des textes qu'on ne lit pas puisque Israël a perdu son temple en soixante-dix après Jésus-Christ de notre ère commune donc, il ne peut plus obéir le peuple aux prescriptions de la Torah. Les sages du judaïsme ont donc remplacé les sacrifices par des prières et la rédemption par l'obéissance aux commandements. Et tout le système rabbinique est un système méritoire où l'homme obéit pour plaire à Dieu et obtenir son pardon. Dans ce contexte, certains textes sont éminemment problématiques.

Je pense par exemple à Esaïe cinquante-trois qui n'est pas lu dans la synagogue parce que jugé trop chrétienne, trop messianique. Le même problème d'ailleurs chez les catholiques avec Jérémie quarante-quatre qui dénonce la reine du ciel. Et c'est un texte, je me souviens de quelqu'un qui racontait que dans son église catholique ils ont lu Jérémie sauf quarante-quatre. Surtout pas entrer dans cette polémique. Cinquièmement, il y a besoin de spécialistes parce que seuls les spécialistes vont être capables d'interpréter un corpus aussi gigantesque.

On parle là d'une bibliothèque entière de milliers et de milliers de pages avec des contradictions qu'il faudra résoudre et toute cette réflexion entre Rachi, entre la Michelin, les Talmud, et caetera fera l'objet de spéculations intellectuelles fort intéressantes, mais masquera le texte dans son essence et dans son intérêt et surtout il va falloir pour accéder à ce corpus qu'il y ait des spécialistes. On ne va plus directement auprès des y ait des spécialistes. On ne va plus directement auprès des textes sacrés pour comprendre comment aimer Dieu et comment aimer son prochain, voir ce qu'il demande et voir comment il offre le pardon, on va passer par ces spécialistes, ces grands sages et ils le sont. Je me souviens à Jérusalem avoir discuté avec un juif orthodoxe assez âgé, je lui dis ah ça y est vous avez maîtrisé le Talmud, il me dit oh le Talmud est un océan et le but de la vie va devenir cette méditation continuelle d'un talmud expansif énorme et gigantesque, plutôt que de comprendre ce que l'écriture enseigne de Dieu et de la rédemption. Et puis on va arriver, c'est quelque chose qui est immanquable au problème de la double autorité.

Et cette double autorité est invivable parce qu'il y aura d'un côté l'autorité de l'écriture et de l'autre l'autorité de la tradition en opposition. La légende du 4 d'Akhnai, un 4 cacher qui est agrandi demeure-t-il cacher a donné naissance à un débat et le Talmud dit qu'à l'issue de ce débat Dieu sourit en signe d'approbation à cause de la contestation qu'il y avait sur cette notion. Mes enfants m'ont vaincu, la Torah n'est pas au ciel, mes enfants m'ont vaincu, mes enfants m'ont vaincu. En d'autres termes, selon cette légende rabbinique, Dieu s'est soumis à l'autorité de Rabbin et a donc admis que leur décision dépassait non seulement l'autorité de Moïse, mais aussi l'autorité de Dieu même. En cela, et c'est ce que je veux relever dans le point suivant, il y a une usurpation de l'autorité spirituelle et de la révélation de Dieu.

Et je veux vraiment réfuter cette légitimité d'une loi orale, parce qu'il faut que les juifs et les chrétiens lisent les textes directement, les textes sacrés directement. Moïse a rédigé tout ce que Dieu a dit Exode vingt-quatre quatre. Moïse écrivit toutes les paroles de l'éternel, il les écrivit, il ne les a pas transmises avec une source annexe Exode trente-quatre, vingt-sept, l'éternel dit à Moïse écrit ses paroles car c'est conformément à elle que je conclus une alliance avec toi et avec Israël. Qu'il y ait eu des codes et des instructions plus précises sur la construction du tabernacle en direct de Moïse parce qu'il l'a vu les choses c'est possible, mais c'est conformément à ce qui est écrit que l'alliance est formulée. Lévitique vingt-six quarante-six dit, telles sont les prescriptions, les ordonnances et les lois que l'éternel établit entre lui et les israélites sur le mont Sinaï par l'intermédiaire de Moïse, les lois sont celles du livre de Lévitique ici.

Et le psaume dix-neuf te parle de la beauté de la révélation écrite. Josué qui serait soi-disant le détenteur des traditions orales, en au chapitre un verset huit, Dieu dit ce livre de la loi ne s'éloignera pas de ta bouche, tu y méditeras jour et nuit pour observer et mettre en pratique tout ce qui est écrit, car c'est alors que tu mèneras à bien tes entreprises, c'est alors que tu réussiras, tu réussiras. Jamais dans l'ancien testament, dans les écrits historiques, jamais les rois ou les prophètes ne font allusion jamais à une tradition orale. Et dans cette période sombre où les rois de Judas avaient perdu leur boussole spirituelle et morale, le jeune roi Josias fait faire des travaux et le prêtre Hylkiya retrouve le livre de la loi et là il y a un gros réveil. Nous lisons en deux rois vingt-deux, Chavan, le secrétaire fit encore ce rapport au roi, le sacrificateur Ilkiam a donné un livre, puis Chavan le lit devant le roi.

Lorsque le roi entendit les paroles du livre de la loi, il déchira ses vêtements. C'est le livre de la loi qui est lu, ce n'est pas une parole orale qui aurait été transmise et que quelqu'un prononce et c'est à partir de cette parole lue qui était écrite que vient l'un des grands réveils spirituels de l'ancienne alliance. Néhémie huit huit nous parle de cet autre réveil, ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils ont donné le sens pour faire comprendre ce qu'ils avaient lu. Et le réveil est si puissant que les hommes et les femmes pleurent de leur culpabilité et cherche la grâce de Dieu. Et c'est ainsi qu'Esaïe nous dit, le Seigneur dit chapitre vingt-neuf, verset treize à quatorze, ainsi quand ce peuple s'approche de moi, il me glorifie de la bouche et des lèvres, mais son coeur est éloigné de moi et la crainte qu'il a de moi n'est que un commandement de tradition humaine.

C'est pourquoi me voici, l'éternel va continuer à émerveiller ce peuple par des miracles et des merveilles, la sagesse des sages s'y perdra, et l'intelligence des intelligents ira se cacher. Esaïe déjà met en cause la tradition humaine, le commandement humain qui ne permet pas de vivre pleinement l'alliance que Dieu a faite avec Abraham, avec David et qui permet une rédemption. Et voilà pourquoi c'est si important et que Dieu n'est pas dans les inventions des hommes. Il a pris le soin de parler avec autorité à Abraham, à Moïse, à David, aux prophètes, et ceux-ci ont consigné par écrit les paroles de Dieu. Psaume douze sept, les paroles de l'Eternel sont des paroles pures, un argent éprouvé au creuset de la terre, sept fois et pour épurer.

Proverbes trente, toute parole de Dieu est éprouvée, il est un bouclier pour ceux qui se réfugient en lui, n'ajoute rien à ses paroles de peur qu'ils ne te reprennent et que tu ne sois trouvé menteur. Un éminent théologien, chrétien français, Henri Blocher écrit plus encore que dans leur parole pour les hommes, c'est dans la parole de Dieu que se concentre et se condense sa vérité. Le psaume cent dix-neuf y insiste et déclare avec force le roche de ta parole est émeth, c'est-à-dire le principe, le fondement, la somme, la totalité, l'essence de ta parole est la vérité. Psaume cent-dix-neuf-cent-soixante, verset quarante-trois, cent-quarante-deux, cent-cinquante-et-un, l'affirmation conjointe aux versets cent-quarante-deux et cent-soixante concerne l'éternité, la permanence à jamais. L'affirmation vaut pour les trois formes de la parole révélatrice et pour chacune séparément, la Torah de Moïse, les oracles des prophètes et l'enseignement des sages.

Pour la loi, elle revient fréquemment au point qu'on appelle celle-ci naturellement loi de vérité, Malachie de 6, fin de la citation. Et si on regarde les synagogues aujourd'hui, elles sont construites selon un même modèle, une même orientation. Mais quand on regarde les synagogues des tout premiers siècles de l'ère commune, il n'y avait pas cette homogénéisation. Pourquoi Parce que la loi orale soit disant transmise depuis Moïse n'avait pas encore été codifiée, et en fait n'existait pas pour codifier la fabrication et l'orientation des synagogues. Alors voilà pourquoi c'est important, et je termine sur l'histoire d'un prêtre, d'un souverain prêtre dont on lit le récit en Zacharie chapitre 3.

Le souverain prêtre, bien sûr, c'est l'élite, l'élite du peuple élu, c'est aussi le représentant de ce peuple. Et dans cette quatrième vision de Zacharie, il est question de la purification du peuple, et voici ce que dit le chapitre trois. Il me fit voir le souverain sacrificateur Josué debout devant l'ange de l'éternel, et Satan debout à sa droite pour l'accuser. L'éternel dit à Satan que l'éternel te réprime Satan, que l'éternel te réprime lui qui a fait porter son choix sur Jérusalem. N'est-ce pas là un tison arraché du feu Or Josué était couvert de vêtements sales et se tenait debout devant l'ange.

Fin du texte biblique, nous sommes là devant un tribunal présenté dans les cieux. Josué revient de l'exil et dans cette vision ses vêtements sont sales, repoussant comme s'il était recouvert d'excréments, il est souillé, il est impur. En cela Josué, le souverain sacrificateur est impropre au service même de la prêtrise. Celui qui l'accuse, c'est l'accusateur, l'adversaire, c'est Satan. Mais comme l'hébreu porte l'article défini le Satan, il est possible que ce ne soit pas forcément le diable, mais plutôt le procureur.

Une sorte de procureur céleste qui est là pour dire mais regarde, regarde son péché, je l'atteste, il est pécheur. Mais comme on sait que le diable est accusateur, c'est aussi possible que ce soit lui. Bref, l'ange de l'éternel, et c'est extraordinaire et j'ai un épisode sur cette question que tu pourras retrouver sur un pasteur vous répond, l'ange de l'éternel est identifié comme l'éternel en personne, il suffit de se référer à Genèse 18 et 19 ainsi qu'à Exode trois pour le confirmer. Mais la formulation est saisissante et relève non seulement la pluralité des personnes mais l'oeuvre rédemptrice. L'éternel dit que l'éternel te réprime Satan.

Celui-ci prenant la parole dite à ceux qui étaient devant lui ôtez-lui les vêtements sales, puis il lui dit, vois, je t'enlève ta faute pour te revêtir d'habit précieux. Je dis qu'on mette sur sa tête un turban pur et ils mirent le turban pur sur sa tête et lui mirent ses vêtements. Voilà ce dont avait besoin Josué, une rédemption, un Dieu qui pardonne, un Dieu qui enlève sa faute et le revêt d'habit précieux, le couvre d'un turban pur. Une image magnifique de Dieu qui pardonne et qui purifie, une image magnifique qui nous rappelle ce qui était déjà le cas en Genèse chapitre trois, lorsque Adam et Ève ont été confrontés dans leur nudité, ils ont essayé de se cacher en fabriquant eux-mêmes des vêtements, leur propre justice, leur propre tradition, Dieu l'arrache et les revêt d'un vêtement de peau, symbole et préfiguration du sacrifice à venir. En fait, je réalise cet épisode est un petit peu plus long que les que d'habitude, mais c'est en cela la la merveille du judaïsme qu'il ne faut pas masquer par une tradition.

C'est la réalisation que le peuple de Dieu comme toutes les nations, comme chaque individu est sale devant Dieu et qu'il a besoin d'une rédemption. L'humanité entière a été exclue du jardin de Dieu. Mais Dieu a donné cette espérance, un enfant né d'une femme écraserait le Nahash, le serpent. Et les images de cette réception sont multiples au cours de l'histoire d'Israël, la sortie d'Égypte, Yom Kippour et le sacrifice, le système sacrificiel, le serpent d'airain, toutes ces histoires qui nous montrent comment Dieu allait prendre en charge la culpabilité de son peuple et par extension tous ceux qui seraient liés à la nouvelle alliance promise en Jérémie trente-et-un, pour le peuple d'Israël. Esaïe cinquante-trois dit, certes, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé, et nous, nous l'avons considéré comme atteint d'une plaie, comme frappé par Dieu et humilié, mais il était transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes, le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui et c'est par ces meurtrissures que nous sommes guéris.

Ma prière, c'est que tous les hommes et les femmes ayant soif de cette communion à Dieu méprisent cet épisode méprise tout ce que je dis méprise tout ce que les religions peuvent apporter, mais découvrent et honore le Dieu de l'écriture qui s'y révèle et qui donne le chemin en lisant le tanard et pas les traditions des hommes à découvrir la rédemption qui est offerte en son messie. Une bible et un tanard donc qui a été inspiré pour qu'on découvre Dieu tel qu'il est sans les touches humaines, les fabrications humaines des traditions qui malheureusement éloignent de ce qui est central et essentiel de de la foi qui s'y révèle. Cet épisode vous a édifié Alors merci de le liker ou de le partager pour que d'autres puissent en profiter. Pensez aussi à vous abonner à la chaîne d'un pasteur vous répond pour ne manquer aucun des prochains épisodes. Enfin si vous avez une question à poser à Florent Varak, écrivez-lui directement sur contact@toutpoursagloire.com.

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