L'adjectif "équilibré" est devenu une véritable vertu. Mais la Bible nous appelle-t-elle à l'équilibre? N'est-ce pas une façon de cautionner le compromis?
Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.
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Vous écoutez Un pasteur vous répond, le podcast de Florent Varak qui vous aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois. La question qui nous préoccupe pour cet épisode est la suivante, bonjour merci tout d'abord pour le travail effectué dans la rubrique un pasteur vous répond. J'ai une question pour Florent, quel est le fondement biblique de l'équilibre. J'entends beaucoup de chrétiens me dire qu'il faut être équilibré, avoir une théologie équilibrée, une vie équilibrée, prendre des décisions équilibrées. Et j'ai l'impression que ce genre de façon de voir les choses favorisent le compromis et l'indécision.
Et je me suis posé la question, est-ce que la Bible parle de l'équilibre L'ennui c'est que les passages bibliques qui semblent parler de l'équilibre sont négatifs. Dans Apocalypse trois, nous disons, je connais tout ce que tu fais, tu n'es ni froid ni brûlant si seulement tu pouvais être froid ou brûlant, mais comme tu es tiède ni froid ni brûlant, je vais te vomir de ma bouche. Dans l'ancien testament, on retrouve à plusieurs reprises l'image de balance fausse qui est truquée pour faire un gain malhonnête. Au vu de ces passages bibliques, j'ai plutôt l'impression qu'il faut vivre une vie à fond pour Dieu et chercher chercher la justice, l'honnêteté et l'intégrité, qu'en penses-tu D'abord, je me demande si ce concept de l'équilibre ne viendrait pas des spiritualités orientales, équilibre entre les forces du bien et du mal. Bien sûr je ne m'y connais absolument pas en spiritualité orientale.
Alors merci d'avance pour ta réflexion. Excellente question, alors écoute je ne pourrais pas tout traiter dans cet épisode et notamment la question du Yin Yang qui est vraiment une conception du monde qui requérait un petit peu plus d'attention et de développement et qui serait intéressant d'ailleurs de contraster avec les forces fondamentales que l'on voit évoquer dans l'écriture en des termes un peu différents, parallèles c'est intéressant mais mais quand même différent. Alors c'est c'est super intéressant comme question et cette question elle est âprement débattue par tous les départements de recrutement à la mission ou de ressources humaines des sociétés missionnaires. Parce que maintenant que je suis passé du monde du travail pastoral au monde du travail missionnaire, je réalise qu'il y a dans ces organisations quand elles ont mon bataille un département ressources humaines et toute la question de l'équilibre est souvent évoquée par les candidats qui aspirent à devenir missionnaires. C'est aussi une question qui touche les églises, d'ailleurs certaines grandes unions d'églises ont aussi un département de ressources humaines, je ne veux pas dénigrer leur travail, au contraire c'est tellement important parce qu'il y a beaucoup de burn-out et d'exploitations un peu abusives parfois du travail pastoral.
Et c'est vrai et c'est surprenant qu'aujourd'hui, les pasteurs quand ils discutent de leur poste, ils discutent, enfin c'est c'est surprenant pour moi, pardon mon grand âge n'est-ce pas, c'est surprenant parce qu'on discute justement de cette notion de de de limite, de d'équilibre, de jours de congé, de vacances, et caetera. En fait toutes des bonnes questions et qui sont finalement la conséquence de parfois un déséquilibre, on va en parler dans cet épisode. Alors évidemment ta question s'intègre dans une culture, une culture du travail, de la conception du service et du sacrifice et cette culture-là, elle change avec le temps. On ne mesure pas les sacrifices qui ont été consentis par des jeunes hommes et des jeunes femmes qui sont partis sur le champ missionnaire. Dans notre propre mission et là on parle d'il y a une un peu plus de cent ans, un peu moins de cent ans pardon dans notre propre mission, les pertes humaines étaient énormes quand on envoyait des hommes et des femmes en en Afrique centrale, on parle de vingt pour cent des hommes et des femmes qui mouraient de maladies ou de situations assez complexes et difficiles qu'ils pouvaient rencontrer sur le terrain.
Dimanche dernier, je prêchais chez, dans une église qui s'implante et qui comprend un certain nombre de frères et soeurs d'origine asiatique et l'une d'entre elles coréenne me racontait que autant des premiers efforts missionnaires qui touchaient la la Corée du Sud, la Corée en général, beaucoup d'hommes et de femmes ont été massacrés simplement par la peur qu'ils inspiraient parce qu'ils avaient les yeux bleus, c'était donc des monstres, parce qu'ils avaient les cheveux blonds ou ou d'autres couleurs. Et et la différence faisait était terrifiante pour certains d'entre eux. Alors j'imagine que ce n'était pas le cas dans les dans les grandes villes, mais beaucoup, c'est ce qu'elle me disait, c'est son témoignage, beaucoup sont décédés. Et donc on imagine quand on est avec un coeur missionnaire et un coeur pour les nations de service de Christ. Là on n'est pas dans une logique de équilibre, on est dans une logique de sacrifice.
Et bien sûr aujourd'hui les missions n'ont pas du tout cette même orientation du moins très très rarement. Il y a la volonté de préserver la vie, il y a la volonté de préserver aussi le ministère sur le long terme et d'éviter tous les tous les excès qui ont pu avoir lieu dans des situations précédentes et j'ai envie de dire alléluia, c'est tout de même préférable ainsi. Autre monde, autre culture, autre circonstance. Alors en réfléchissant à ta question, j'ai réalisé qu'il y a plein d'éléments à considérer pour répondre Si je devais résumer en quelques mots ce que je vais développer, je pense que ce serait ceci. Premièrement, il ne faut pas confondre des vocations spécifiques que Dieu adresse à certaines personnes et la vocation générale qui est donnée à tout chrétien et tu verras dans un instant ce que je veux dire.
Deuxièmement, c'est une question de gestion de ce que Dieu m'a donné et s'il m'a donné une certaine énergie comme capital, j'ai intérêt à bien l'utiliser. S'il m'a donné une santé difficile, je vais veiller sur ma gestion de l'énergie, veiller sur l'attitude que je peux avoir face aux autres et caetera. À mon avis la question et c'est le troisième élément n'est pas réduite à un équilibre mais plutôt à la gestion des priorités qui fluctue avec le temps parce que nos priorités et nos engagements et nos responsabilités vont fluctuer dans notre vie. Je suis maintenant avec mon épouse dans une situation sans enfant à la maison et donc les exigences qui pèsent sur tous deux sont très différentes de lorsque nous avions des enfants à la maison. Et donc il y a plutôt que de se poser la question de l'équilibre à mon sens, il y a la question des priorités qui nous concernent dans notre situation avec les ressources ou les opportunités qui sont les nôtres à un moment donné.
Alors voilà regardons quelques exigences diversifiées qui sont en lien avec les vocations spécifiques que l'on trouve dans l'écriture. Alors je parlais de de ces vocations, donc il suffit de lire ce que Dieu demande à Elie ou Jérémie ou Ézéchiel pour pour réaliser à quel point c'est unique. Isaïe doit illustrer la réalité de la déchéance à venir en marchant nu et déchaussé, Esaïe vingt-deux. Pas très équilibré. Imaginez qu'un pasteur se comporte ainsi, je pense qu'il ferait la une des journaux.
Jérémie doit dire au peuple les paroles de Dieu et le peuple se moquera de lui et ne l'écoutera jamais. Il y a tout un livre qui rapporte ses lamentations, toute la dépression d'un homme qui a consacré sa vie à un ministère qui a eu zéro fruit, pas très équilibré, on ne le voit pas partir à la pêche pour se reposer. Ezéchiel doit illustrer dans son corps le siège terrible de Jérusalem, le chapitre quatre lui demande de dessiner la ville sur le sol, de s'allonger trois-cent-quatre-vingt-dix jours sur le côté gauche, un jour par année de culpabilité, puis quarante jours sur le côté droit. Et si ce n'était pas suffisant, Dieu lui demande de faire cuire sa nourriture sur des excréments humains devant tout le peuple pour finalement lui accorder que ce soit des blouses de vache. C'est quand même intense et pas très équilibré.
Et puis au chapitre vingt-quatre verset seize, Dieu dit, fils d'homme voici que je t'enlève d'un seul coup les délices de tes yeux, tu ne feras pas de funérailles, tu ne pleureras pas et tes larmes ne couleront pas. C'est énorme comme engagement, comme exigence et c'est un appel unique qui n'est pas partagé à l'ensemble des croyants et des enfants de Dieu. Oser doit épouser une prostituée qu'il doit aimer fidèlement malgré son recours à la, son retour pardon à la prostitution. Et pour le dire simplement, je suis reconnaissant de ne pas être l'un de ses prophètes. Pensons à l'apôtre Paul avec sa vie et son chemin unique et alors que les gens critiquaient l'apôtre Paul en disant que ce n'était pas vraiment un vrai apôtre, que, et caetera, il avait plein de défauts.
Il leur rappelle très humblement ce qu'il a vécu en tant que serviteur du Christ, les travaux, les emprisonnements, les coups, les dangers de mort cinq fois quarante coups moins un, trois fois battus de verge, une fois lapidée, trois fois naufrage, une nuit et un jour dans l'abîme, dans les dangers, et caetera. Je je ne cite pas, c'est d'ailleurs déprimant à le lire deux corinthiens onze, vraisemblablement qu'un département de ressources humaines d'une mission lui aurait donné quelques repos après de telles aventures. Qu'est-ce que l'on peut tirer de ça Vraiment il faut réaliser que l'appel et la vocation de ces personnages bibliques sont uniques et ne correspondent pas à une vie normale. Ce sont des vies qui ont ensuite imprimé une certaine vision de Dieu, qui ont donné une orientation sur et une compréhension de l'histoire qu'ils ont gravée dans leur chair et en cela ils sont uniques et ce n'est pas forcément un exemple. On peut remarquer ceci dit que Dieu les a aidés à passer le cap de ces appels extraordinaires et qu'on peut ainsi imaginer que tous les appels que nous recevrons dans nos vocations diverses professionnelles, familiales, conjugales ou bien ministérielles, si nous sommes au service de l'église, Dieu accordera la grâce qui sont associées.
Alors ces vocations sont uniques, mais je remarque aussi qu'il y a dans l'écriture des exhortations à la mesure. On voit Dieu qui prend soin d'Elie, qui dort, qui lui fournit de quoi manger, notamment après cette confrontation violente avec les faux prophètes d'Acchab. Et on remarque aussi la notion même de sabbat et de jour chômé, c'est l'un des plus beaux cadeaux de l'ancien testament et du peuple juif à l'égard de l'humanité. Tu travailleras 6 jours et tu te reposeras le septième et Dieu même le Seigneur a dépassé sa propre capacité de travail en prenant le temps du repos. Il s'est imposé le repos, lui qui n'en avait pas besoin, mais afin de nous exhorter à réaliser qu'il y a un temps pour tout et que le temps du repos fait partie des priorités que nous devons instaurer dans nos, dans nos préexistances pardon et dans nos exigences.
Toutes les fêtes en l'honneur de l'éternel ont ces rythmes-là de repos, de joie qui sont des marques de bienveillance de Dieu qui demandent à ce qu'on ne carbure pas que au turbo tout le temps. Jésus prend les disciples pour qu'ils se reposent à part Marc 6, Marc 6 trente-et-un pardon, il leur dit venez à l'écart dans un lieu désert reposez-vous un peu car beaucoup de personnes allaient et venaient, ils n'avaient même pas même le temps de manger. Alors on voit un peu que l'on est dans cette dans ces vocations particulières et en même temps que l'on est devant des exhortations à prendre en compte des rythmes de repos qui sont instaurés et imposés et que Dieu même malgré sa toute puissance s'est auto imposé. Alors tu cites le texte de ni froid ni bouillant en Apocalypse trois, je connais tes oeuvres, tu n'es ni froid ni bouillant si seulement tu étais froid et bouillant parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni bouillant, alors je vais te vomir de ma bouche. L'église de Laodicée, la dernière des sept qui sont mentionnés en Apocalypse deux et trois est une église absolument terrible.
On ne trouve rien de bon dans cette assemblée, il y a de la tiédeur, elle est elle est inutile et en fait c'est ça l'image qui est donnée. Je suis allé sur les lieux de de la odyssée, J'ai réalisé que j'ai donné parfois des des perceptions un peu erronées de ce qu'il y avait parce que lorsque l'on est à Laodicée, on peut regarder au loin et on voit Iérapolis et Iérapolis, c'est une ville un petit peu sur la colline où il y avait des sources d'eau chaude d'ailleurs très remplie de minéraux qui avaient une vertu thérapeutique, une vertu un peu comme des bains aujourd'hui des thermes aujourd'hui et et cette eau chaude était vraiment bienfaisante. Et puis vous aviez derrière côté totalement opposé, diamétralement opposé, vous aviez la ville de Colosse, Colosse aussi un petit peu sur la colline, mais là vous aviez de de l'eau froide qui qui descendait. Et je croyais qu'il y avait des des aqueducs en quelque sorte, mais on ne les a pas retrouvés en fait, ça c'est une une invention des commentateurs. On n'a pas trouvé d'aqueduc qui permettait d'acheminer l'eau de l'un et de l'autre.
Par contre, c'était très connu que l'eau froide était très agréable, que l'eau chaude était très bienfaisante et que l'une et l'autre étaient utiles. De l'eau tiède comme celle que l'on pouvait rassembler du rivière qui passait pas très loin et surtout qui rassemblait des minéraux était absolument infecte non seulement à la consommation, mais infecte aussi dans le sens de son inutilité. Et les eaux du bicus tout proche nous disent un commentaire étaient boueuses et impropres à la consommation, les eaux qui coulaient par aqueduc depuis des sources chaudes étaient très tièdes et donc pas forcément dans la ville de Laodicée et donc à cause de ceci, il y avait une véritable différenciation de l'intérêt de ces eaux. Donc qu'est-ce que Jésus dit à cette église Il dit en fait tu es inutile. J'aimerais bien que tu sois chaud, qu'on pourrait se faire un thé, que tu sois froid et qu'on se désaltère et tu n'es ni l'un ni l'autre.
Tu es inutile. C'est l'église qui se croit riche, mais qui est inutile à personne. Elle ne fait rien de bon dans son environnement, elle ne fait rien de bon dans son témoignage, elle elle prétend exister et Jésus dira de façon terriblement ironique et cynique, je me tiens à la porte et je frappe, il est à l'extérieur de l'église, ce qui est une une aberration. Alors après ce petit tour d'horizon, l'équilibre chrétien. En fait tout va dépendre de la définition que l'on prend de l'équilibre.
L'équilibre dans le sens de se préserver au maximum parce que c'est souvent cela ou de ne pas faire de vagues parce que c'est aussi souvent cela, ça à mon avis peu de résonance avec l'enseignement biblique. Mais si c'est l'équilibre dans le sens de faire correctement face sur le long terme à l'ensemble des responsabilités que Dieu nous donne, alors je dirais que oui la Bible nous encourage non seulement à un certain équilibre, mais que c'est même un élément fondamental, mais il va falloir l'articuler correctement. Et à mon avis, c'est ce que j'ai évoqué dans le point de résumé, c'est qu'il faudrait plus le voir comme une forme de gestion et de priorité. Prenons l'exemple de la gestion des ressources. On se souvient de l'exemple extraordinaire de cette femme qui vient briser un vase d'albâtre au pied du Seigneur et qui répand un parfum de grand prix.
C'est probablement la valeur de sa dot qu'elle brise ici. C'est-à-dire que c'est une somme colossale qui en fait va engager sa vie dans une, dans un célibat plus tard, parce qu'elle ne pourra pas vivre ou offrir la la la dot qui serait nécessaire pour son mariage. Il y a des débats sur cette histoire qui nous est racontée dans dans dans l'évangile, mais ce ce geste extraordinaire est un geste unique qui est possible de faire quand on est dans sa situation, mais on voit dans la Bible aussi que celui qui mettrait en danger sa propre famille par une offrande excessive serait pire que l'infidèle. Et en cela, la notion d'équilibre n'est pas tellement de ne pas claquer pour le Seigneur, mais de claquer pour le Seigneur au bon endroit, dans des offrandes pour la mission, dans des offrandes pour l'église, dans des offrandes pour l'humanitaire, sans pour autant que la famille en pâtisse. Il y a donc des offrandes en quelque sorte à faire pour le bonheur d'un conjoint, pour le bonheur de ses enfants, de ses petits enfants et ça c'est une question d'équilibre dans le sens qu'on va maintenir les priorités diverses qui pèsent sur chacun d'entre nous.
Le temps aussi, j'ai une responsabilité avec mon employeur et selon ma situation conjugale, j'ai une responsabilité avec mon conjoint, mes enfants, et caetera. J'ai une responsabilité aussi vis-à-vis de l'église et il s'agit d'une juste attribution des ressources. Et ce temps-là, je dois le vivre pleinement et ce n'est pas une question d'équilibre, c'est plutôt une question de gestion de ressources. Et moi je me je me souviens, je partais du de de chez moi vers 6 heures, 6 heures et demie, plutôt 6 heures et demie pour me retrouver dans les bureaux de de l'église où je travaillais jusqu'à à peu près dix-huit heures, je rentrais à la maison, huit heures trente à peu près et puis j'avais trois soirées par semaine pris et le reste c'était assez solidement consacré à la à la famille et, mais je me souviens donc c'était des quand même des longues journées, je rentrais du du travail de de l'église même si les gens pensent que les patients ne travaillent que le dimanche matin, je rentrais de ces journées-là et dans la voiture, je priais que Dieu me donne la force et le renouveau pour jouer avec mes enfants, pour qu'ils sentent que je les aimais, qu'ils étaient prioritaires, qu'ils étaient importants et que même si ce n'était qu'une heure, deux heures que l'on ait du temps ensemble, qu'ils sachent qu'ils étaient importants et que et que et et et parfois j'étais plutôt crevé à vouloir s'asseoir et prendre un verre et tranquille, mais ça c'est un équilibre désastreux pour les enfants et on doit gérer ce que l'on a et jamais je recommanderais d'ailleurs à tous les les passeurs de travailler de cette manière, c'était comme ça que moi je travaillais à cause de la manière dont nous étions situés au niveau maison et et les situations du bureau et le type d'église et de l'engagement.
Bref, ce qui est important c'est de vivre toutes les priorités que nous avons de façon juste le temps pour les enfants, le temps pour son conjoint font partie de cela. Et donc gérer les choses en fonction des priorités, aimer Dieu et aimer son prochain, son prochain j'aime bien comment Jésus en parle et comment l'écriture en parle parce que c'est pas aimer le monde, il n'y a que Dieu qui aime le monde. Aimer son prochain, c'est aimer celui qui est proche de soi. Donc il y a des cercles concentriques de responsabilité. Manifestement, ma famille a une plus grande responsabilité que ceux qui sont plus loin de moi, que ce soit dans la vie de l'église ou même au-delà dans la société.
Et je dois vivre ces priorités intensément, mais je dois aussi les mesurer en termes de ce qu'ils vont coûter sur les autres priorités. Je ne sais pas si je suis clair, mais j'espère que c'est c'est le cas. Alors tu parles de d'avoir une vie doctrinale ou d'avoir des conceptions doctrinale équilibrées, je ne sais pas ce que ça veut dire. Parce que je crois que tout ce que Dieu dit est vrai, qu'il faut le le le vivre pleinement et le croire pleinement. Ceci dit, il y a des doctrines dont les conséquences sont moindres si on ne les a pas correctement comprises.
Je pense par exemple aux doctrines sur la fin des temps, ça pèse bien sûr sur notre quotidien, mais ça pèse beaucoup moins que d'autres doctrines comme la trinité ou la la doctrine de la du salut. À ce sujet, j'aime bien le triptyque que nous laisse Jude qui nous dit qu'il nous faut combattre pour la foi transmise au sein et une fois pour toutes, donc la foi ici, l'écriture. Il parle ensuite de la divinité de Christ, de la doctrine de Christ et du salut par la grâce qui transforme les vies. Et je pense que ces trois doctrines sont fondamentales et on doit vraiment être assez intenses dans notre compréhension et dans notre défense de ces doctrines fondamentales. Avec grâce et néanmoins avec conviction.
Moi ce que je crois c'est que quand on arrive à une conviction sur des questions qui ne sont peut-être pas aussi importantes, si tu as suivi mes épisodes, tu connais mes convictions sur les le parler en langue, c'est pas forcément grave si j'ai enfin, il y a tout tas de frères et soeurs qui sont bien meilleurs que moi, qui ont un avis différent sur la question et alléluia le Seigneur nous nous répartira les choses. Mais je crois qu'il ne s'agit pas d'être équilibré, il s'agit d'être intègre, cohérent avec ce que l'on croit, mais surtout d'être aimant dans la manière dont nous le communiquons avec des frères et soeurs qui auront peut-être des avis différents. Allez, je termine avec un petit mot pour les responsables d'église, réaliser qu'il existe de telles priorités et qu'il est donc nécessaire de gérer le temps et l'énergie de manière juste, ça doit conduire les responsables d'église à veiller à ce qu'il n'y ait pas des activités tous les soirs de la semaine pour priver celui qui travaille un grand nombre d'heures déjà en semaine, d'un temps en famille dans lequel il a une responsabilité vis-à-vis de ses enfants, de ses petits enfants et et que une vie, une vie d'église doit prendre en compte ces ces rythmes aussi qui nous permettent de connecter avec des voisins, des amis, des des relations et de partager l'évangile dans dans ce contexte.
Donc le nombre de réunions, leur durée, je sais que quand j'étais responsable d'une église de maison qui se réunissait chez nous, on était assez intraitable sur la fin de de ces soirées, fin de ces réunions, même s'il y avait des jeunes qui pouvaient rester jusqu'à minuit une heure du matin, on leur disait non. Pourquoi Parce que les autres étaient pris en otage, devaient se lever plus tôt et évidemment ils ne revenaient plus la semaine suivante. Je termine avec ce ce propos que que Jésus nous donne et et qui peut-être doit orienter nos nos pensées sur ce que doit être notre vie. C'est vrai que on ne préservera jamais assez sa vie si on est centré sur soi et on va devenir l'idole de sa propre vie, de son propre coeur. Et Jésus le dit ainsi Jean chapitre douze verset vingt-cinq, celui qui aime sa vie la perd et celui qui a de la haine pour sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle.
Si quelqu'un me sert qu'il me suive et là où je suis, là aussi sera mon serviteur, si quelqu'un me sert le père l'honorera. J'aime bien ces versets, j'aime tous ces versets avec l'écriture. Mais il y a une notion de je vais marcher avec Jésus et donc le Saint-Esprit est capable de communiquer là où il y a justement du déséquilibre et des mauvaises priorités. Peut-être c'est dans des jeux vidéo, peut-être c'est dans, qui peuvent avoir leur place si elles font partie justement de ces éléments de repos dont on a besoin. Trop de séries Netflix, trop de trop de sport ou autre.
Très bien, Saint-Esprit est capable de d'identifier les éléments qui sont bancals dans nos vies. Mais il y a cette idée quand même que celui qui aime sa vie la perd. Donc si nous sommes là qu'à protéger constamment notre vie, on n'a rien compris à l'évangile. Jésus est venu, il a donné sa vie pour mourir pour nos péchés et il nous invite à cette attitude, donner notre vie en sacrifice avec toutes les restrictions de la bonne gestion du temps et des priorités que j'ai évoquées. Voilà, que le Seigneur nous donne de la sagesse pour mettre en pratique toutes ces réflexions un peu rapidement rassemblées pour une question qui est en fait super intéressante et j'espère avoir répondu du moins en partie.
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