Dans cet épisode, Florent Varak nous aide à comprendre l'existence de tant de dénominations sur le plan historique et théologique. Il nous aide ainsi à faire l'évaluation de celles-ci.
Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.
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Transcription:
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Podcasts que tu nous partages et qui nous éclairent sur tellement de sujets. Quelles sont les différences entre protestants évangéliques, darbistes, baptistes, église des frères, pentecôtistes, et j'en oublie sûrement. Pourquoi autant de dénominations J'ai du mal à m'y retrouver et à comprendre les différences. Je suis jeune converti, pas jeune en âge, j'ai quarante-deux ans, mais je me suis converti en deux-mille-dix-huit. Je sais que ces questions ne sont pas primordiales dans mon cheminement avec Christ, mais j'aimerais mieux comprendre ces différences.
Merci encore pour ton ministère qui est précieux à mes yeux. Merci pour ta question, merci également pour l'appréciation de ce podcast. Je suis très conscient de ses limites et si malgré ses limites, il est utile, alors gloire à Dieu. En tout cas, la question est légitime et elle est souvent à l'origine non seulement d'une certaine confusion, mais aussi d'une certaine moquerie à l'encontre des évangéliques. Ceci dit, il ne faut pas non plus dramatiser et s'imaginer que c'est unique à notre mouvement.
Le catholicisme présente une façade unifiée avec un seul chef, un nom et une hiérarchie qui semble homogène, mais il y a énormément de différences en son sein, entre les traditionalistes qui suivent la messe en latin et le renouveau charismatique qui ressemble davantage à un culte pentecôtiste, vous avez un spectre très vaste et quand on considère les différences entre les jésuites, les dominicains et tous les ordres, les mouvements, les oeuvres catholiques, vous voyez que ce n'est pas aussi homogène que ça ailleurs. Alors comment comprendre Je ne suis pas historien, de ce sujet en moins de vingt minutes, ce serait un peu, c'est un peu une caricature, donc les commentaires que vous ferez ici et là serviront à recadrer les choses que je pourrais dire avec imprécision. Tu poses la question du pourquoi des dénominations. Et en fait, il y a une raison principale, une seule raison et j'aimerais commencer avec cela pour expliquer pourquoi on a ensuite à l'arrivée autant de de différences entre les les différentes églises. Premièrement donc, c'est ce fondement universel qui nous a donné deux éléments en tension et qui explique toute l'histoire d'église.
J'ai la prétention de dire que ça explique tout. Donc suis-moi. D'abord, il était entendu, le christianisme se fonde sur Jésus-Christ, le Messie promis, le Dieu qui s'incarne et s'offre en sacrifice pour les péchés du monde. Extraordinaire. Il accomplit les prophéties, il vient s'offrir en sacrifice, il offre un pardon qui est complet, la possibilité de recommencer une vie nouvelle.
La conversion est une réalité que l'on peut expérimenter, et les gens qui l'expérimentent sont des passionnés, ils sont enthousiastes avec Dieu et ils veulent cheminer. Et pendant son ministère terrestre, Jésus va former douze apôtres, dont un sera défaillant, qui va se suicider, c'est Judas, mais les autres et puis avec le douzième, soit Matthias qui sera voté en Actes chapitre un, pas voté, mais fera l'objet d'un tirage au sort en Actes un, soit l'apôtre Paul que Christ va nommer en personne quelques années plus tard, on on verra quel est le le véritable douzième entre ces deux, ce n'est pas important pour la suite de ce de cet épisode, mais ces apôtres, ils vont nous laisser deux choses. La première chose qu'ils vont nous laisser, c'est l'écriture et la deuxième chose qu'ils vont nous laisser, ce sont des églises. Des églises avec des habitudes qui sont propres. Alors ils nous laissent l'écriture comment Ils ont écrit les évangiles.
Deux d'entre eux n'étaient pas des apôtres, mais ils étaient associés aux apôtres. Marc était le secrétaire de Pierre, Luc était le compagnon de Paul et et nul doute que dans les églises auprès de qui ils exerçaient un mystère, qu'ils parlaient, ils ont dû souligner la validité de lettres qui n'étaient pas forcément apostoliques, comme Jude ou ou hébreu. Donc, les apôtres nous ont laissé quelque chose de solide, de normatif, qui est l'écriture. On sait par ailleurs, de Timothée trois seize, de Pierre un vingt à vingt et un, on sait que cette écriture est inspirée de Dieu. Dieu nous a laissé un contenu objectif sur lequel fonder notre foi.
Un socle inaboli, inamovible qui va demeurer et rester. Mais les apôtres, qu'est-ce qu'ils ont fait Ils ont proclamé cet évangile, ils ont enseigné cette bible, les gens se sont convertis et les gens se sont convertis avec leur propre arrière-plan dans un contexte culturel qui leur était propre et qui souvent reflétait la ville d'où ils venaient. Parce que chaque ville a une personnalité, une groupalité on pourrait dire. Penser à la ville de Jérusalem. Dans son aspiration religieuse, elle était traditionnelle.
La ville d'Athènes, elle était passionnée par la connaissance. La ville de Corinthe par le plaisir. La ville d'Éphèse par la magie, la ville de Rome par le pouvoir et le ritualisme. Et curieusement, les églises qui sont fondées dans chacune de ces villes vont à la fois refléter le dynamisme extraordinaire de l'évangile, et puis les codes culturels associés, parfois jusqu'au péché, de la ville d'où ils étaient. Corinthe va lutter longtemps avec ce problème de l'immoralité et des divisions qui étaient en son sein.
Et voilà pourquoi cela explique toutes les dénominations. D'un côté, vous avez un écrit normatif, et d'un autre, vous avez des gens avec des habitudes et des habitudes, et bien certaines d'entre elles seront ok, neutres, d'autres vont aller à l'encontre de l'écriture, ou parfois les églises vont progressivement adopter des choses qui vont les éloigner de plus en plus de l'écriture. Et ainsi, au sein de ces églises, il va y avoir des gens qui vont lire la Bible et se comparer entre d'un côté, je vis ça dans mon église, d'un autre, je lis ça dans l'écriture. Et petit à petit, ils vont se dire, mais faux, faux, c'est faux. Je prends un exemple, j'étais au Nigeria récemment et on on me dit que les évangélistes, donc les gens qui partagent l'évangile au Nigeria, en fait ils doivent prêcher l'évangile auprès d'évangéliques.
Pourquoi Parce que les évangéliques ont été submergés par l'évangile de prospérité. Et dans l'évangile de prospérité qui est une hérésie, les gens se sont mis à croire que s'ils donnaient de l'argent, ils en recevraient de l'argent, donc il y a une relation transaction contractuelle avec Dieu, et puis qui profite très bien au pasteur, et qu'il faut faire un certain nombre de choses pour être sauvé. C'est l'antithèse du salut. Et donc les gens qui ont compris l'évangile, ils prêchent à des gens qui se croient évangéliques et qui se croient chrétiens, alors qu'ils ne le sont pas, ils sont dans une mouvance religieuse qui n'a plus rien à voir avec la foi évangélique. Je m'avance, mais la tension entre les habitudes des églises et l'écrit normatif est la raison de toutes les dénominations et en même temps c'est fructueux parce que finalement, si on restait sclérosé dans des formes et dans un enseignement de l'écriture, on perdrait de vue la notion de communion avec Dieu.
Mais en même temps, si on reste sclérosé ou du moins sans aucune ancre solide dans l'écriture, on est emporté par tous les vents nouveaux qui balayent l'imagination des humains. Et c'était le cas déjà très rapidement après les apôtres, vous avez des gens comme Marcion qui proposaient d'enlever à la Bible de longues sections de l'écriture parce qu'il les estimait trop juives et trop matériels. Vous aviez Montand, à l'inverse, qui par ces deux prophétesses annonçait des choses totalement nouvelles, et donc il a fallu régler cette question, un écrit normatif, et l'église a pris beaucoup d'élan avec des cultures extrêmement divergentes ou différentes. Rodney Stark dans son livre l'essor du christianisme publié sur Excel 6, parle d'une croissance de l'église de quarante pour cent par décennie, trois virgule quarante-deux pour cent par an pour ce qui va faire le calcul. Et on serait arrivé en l'an trois-cent avec quelques 6 millions de chrétiens dans l'empire romain.
Alors, maintenant qu'on a ce ce fondement de réflexion entre d'un côté un écrit normatif et d'un autre une des habitudes des traditions qui peuvent parfois aller loin de cet écrit normatif, et bien on peut tracer ensuite l'origine de certaines des divisions qui ont eu lieu dans l'église et qui expliquent la présence de dénomination. Au départ donc des églises dispersées, unies par l'enseignement des apôtres, et puis petit à petit elles deviennent de plus en plus nombreuses, 6 millions de personnes, c'est énorme, et l'église catholique va prendre forme de façon officielle avec la conversion de Constantin en trois cent douze. Alors je ne suis pas certain qu'il se soit converti réellement dans le sens de conversion du coeur, parce qu'il va continuer à tuer les prétendants au trône, et il va se faire baptiser sur son lit de mort par un évêque aryen, c'est-à-dire anti-trinitaire. On est loin de ce qui pourrait être solide dans une vie. Disons que si vous tuez quelqu'un de façon à protéger votre rôle, je me dis que l'évangile n'est pas encore très très clairement compris dans votre vie.
Alors bref, Constantin va favoriser le christianisme, les temples grâce notamment à sa mère Hélène vont être transformés en lieu de culte chrétien, en église, en lieu de culte pour les églises. Et puis les prêtres, les évêques vont recevoir les habits, des habits sacerdotaux beaucoup plus nobles et impressionnants comme ceux qu'avaient les les prêtres païens, et caetera, et caetera. Ça va être une église de plus en plus structurée. Ces choses-là ne sont pas forcément très très graves, elles orientent, elles reflètent une habitude divergente, différente, puisqu'elle met à part un clergé déjà, donc ça va avoir des conséquences, mais ce n'est pas encore très important. Par contre, soixante-dix ans plus tard, avec l'édit de Thessalonique, un autre empereur, je crois que c'est Théodose, lui va imposer le catholicisme romain, l'église de Rome à tous les sujets de son empire sous peine de confiscation des biens.
L'église va passer d'une religion de coeur à une religion d'état imposée par l'état, sociale, sans aucun rapport forcément avec une foi personnelle. C'est d'ailleurs ce que le changement qui va avoir lieu est tel que Jean Flory, qui est un historien qui s'est intéressé à l'histoire de la guerre sainte, du djihad et des croisades, a remarqué que l'église qui prêchait la, au départ une religion de paix, je cite ce qu'il écrit, le christianisme prêché par Jésus se présente dès son origine comme une religion de paix, réprouvant et condamnant l'usage de la violence et des armes. Et il ajoute, en observant qu'ensuite il va y avoir des croisades et autres, c'est dire que l'attitude de l'église chrétienne face à la guerre a au cours des onze siècles qui précèdent, connu une évolution si profonde, un changement si radical qu'il vaudrait mieux parler à son propos de révolution doctrinale. Et il dit, et c'était la fin de la citation, mais il dit, ce virage a commencé au quatrième siècle avec l'empereur Constantin. Donc l'église petit à petit va s'orienter avec une doctrine, une habitude très différente des repères bibliques du moment.
En mille-cinquante-quatre, l'église orthodoxe va se séparer, donc la séparation est due à l'insertion dans le symbole du Nicée de la clause liée au Saint-Esprit, que le Saint-Esprit procède du père et du fils. L'église orthodoxe ne dit que le Saint-Esprit ne procède que du père, c'est important pour eux. Il y a probablement beaucoup d'autres raisons plus politiques à ce schisme, mais c'est la raison doctrinale officielle, mais on voit dans les propos qui sont tenus, voilà, l'écriture dit ça, soudainement l'église catholique le comprend de cette manière, ce n'est pas notre compréhension, donc on crée une seconde église. Et on va trouver ce ce phénomène de lutte entre ce que l'écriture dit et ce que la tradition dit tout au long de l'histoire. Je prends l'exemple de Pierre Valdo, douzième siècle.
Donc c'est très tôt, c'est bien avant les réformés. Pierre Valdos, il vient de cette ville formidable de Lyon. Pierre Valdo était un commerçant qui, si je me souviens bien de l'histoire de sa conversion, allait au restaurant avec des amis et l'un d'entre ses amis est tombé raide mort, ce qui l'a terrorisé, il s'est dit, mais si je meurs aujourd'hui, je ne sais pas où je vais. Il est allé voir des prêtres pour leur demander, mais comment quoi faire, que faire pour être sûr d'être sauvé Et aucun ne pouvait répondre de façon catégorique. Il est allé un petit peu plus loin, il a trouvé des gens qui s'intéressaient aux textes sacrés qui les recopiaient ou les, enfin les recopiaient ou les lisaient dans l'original, et il a découvert qu'il y avait l'histoire d'un homme riche dans l'évangile.
Cet homme donc va lire l'évangile, va se convertir convertir au grand regret de sa femme parce qu'il veut vendre tous ses biens, donc il donne la moitié de ses biens à sa femme qu'ils vont divorcer, et avec le reste de l'argent, il va donner aux pauvres, et il va aussi faire traduire la Bible dans les deux langues populaires de l'époque. Il va former des prédicateurs de, qui auront pour tâche de d'annoncer l'évangile. Ça va créer tout un mouvement, des gens qui sont liés, enfin qui se sont consacrés à la pauvreté, à la prédication de l'évangile, le mouvement des, des vaudois, des Valdésiens qui, qui va se répandre et qui va exister jusque dans les années cinquante, mille-neuf-cent-cinquante, donc des siècles et des siècles, et qui vont rejoindre le mouvement évangélique en considérant qu'ils sont les, les justes héritiers de, du mouvement lancé par Pierre Valdo. Qu'est-ce qui s'est passé pour Pierre Valdo Pierre Valdo, il voit, ce qu'il découvre dans l'écriture, c'est qu'on ne peut pas payer des indulgences pour être pardonné. Il n'y a pas de purgatoire, qu'il y a un paradis qui est promis par la mort et la résurrection de Christ, qu'il n'y a pas de culte des saints qui soient méritants et donc il va prêcher l'écriture.
Et ça va à l'encontre des habitudes de l'église de son temps, D'ailleurs, il sera excommunié par l'église. On a un autre en Angleterre, un petit peu plus tard, quatorzième siècle, John Wickliffe, philosophe et théologien anglais. Lui aussi, il va traduire la Bible et il va prêcher l'évangile. Ça va être quelque chose de phénoménal. Beaucoup d'impact dans les pays du parlant anglais grâce à son oeuvre, précurseur de la de la réforme.
Et puis on a également Jean Huss, réformateur du quatorzième et quinzième siècle, né en République tchèque et mort sur le bûcher en Allemagne, lui aussi s'est mis à enseigner la Bible et il était fasciné par les idées de de Wikliffe, justement parce qu'il dénonçait la richesse, la corruption de l'église et son éloignement de l'écriture. Vous voyez, il y a toujours ce mouvement de, est-ce qu'on revient à l'écriture ou est-ce qu'on laisse les habitudes de l'église, même si elles sont très loin de l'écriture, forgées le christianisme du moment. Et puis on arrive à Luther et Calvin. Luther était un prêtre tourmenté par la culpabilité, il passait des heures et des heures au confessionnal jusqu'à rendre fous ses superviseurs. Et je raccourcis l'histoire parce que le temps passe.
Il va en lisant et en enseignant les pitres romains découvrir que le juste vit par la foi. C'est par la foi que l'on est sauvé, c'est-à-dire que la confiance, que Christ est mort à la croix pour moi. Et ce n'est pas la conscience que je ne peux pas mériter un salut, mais que Dieu l'a obtenu pour moi. C'est un cadeau l'évangile, ce n'est pas un mérite. Le salut n'est pas quelque chose que j'achète, c'est quelque chose que je reçois.
Et il se met à enseigner ceci, alors bien sûr dans un contexte où l'église de Rome vendait à pêle-mêle des des indulgences, en quantité extraordinaire pour financer bien sûr la la cathédrale Saint-Pierre. Et ces indulgences promettaient le pardon à quiconque donnait de l'argent. Hérésie au regard de l'écriture, invention qui n'a aucune place dans les, dans les écritures. Un français du nom de Calvin sera aussi touché par ces idées-là en lisant la Bible, il sera appelé à Genève, il enseignera l'église et conseillera le conseil municipal de la ville. Et dans les deux cas et ça explique pourquoi on aura encore d'autres dénominations, dans les deux cas avec Luther et avec Calvin, la foi est imprégnée, imbriquée dans la vie civile.
C'est-à-dire que c'est la ville de Calvin qui embrasse la réforme de Calvin et qui va la protéger et qui va permettre à cette instruction, mais qui va aussi toucher tous les sujets de la ville de Genève. Les gens qui se font baptiser, se font baptiser, enfin les gens qui naissent, ils se font baptiser dans le calvinisme en quelque sorte. Et Luther, c'est grâce à la protection d'un prince qui va adopter la réforme que sa réforme va s'imposer sur sa province. Et il y a très peu de provinces qui vont admettre le principe de la liberté de conscience. Il y en a une, et donc ça va donner naissance à toutes ces guerres de donner naissance à toutes ces guerres de religion que l'on déplore tellement.
Donc, qu'est-ce que l'on a Et bien, on a les églises luthériennes et réformées qui sont issues de Luther et de Calvin, et lorsque ceux-ci se sont éloignés de l'écriture, pas eux mais leurs églises, et bien il y a eu des mouvements de réformes en leur sein pour revenir à l'écriture. Et si vous connaissez par exemple des églises presbytériennes, et bien les églises presbytériennes sont nées de ce désir de revenir à l'écriture, alors que l'église réformée avait depuis longtemps oublié les notions de l'autorité de l'écriture. Et au sein de toutes ces événements se trouvait un petit groupe dont on parle très peu aujourd'hui, parce qu'en en fait ils ont été tués à la fois par les catholiques et par les protestants, qu'on appelle les anabaptistes. Les anabaptistes, c'étaient des des gens qui ont trouvé en lisant le nouveau testament qu'on ne peut pas naître chrétien, mais qu'on le devenait, et que l'on se faisait baptiser en tant que personne capable de professer sa foi. Et donc, ils ont fondé des églises où les gens se baptisaient en tant qu'adultes, se faisaient baptiser en tant qu'adulte ou au moins en tant qu'adolescents, des gens qui étaient capables de dire je crois en en Jésus.
Ces églises donc anabaptistes veut dire de deuxième baptême, étaient illégales à la fois dans les territoires réformés, protestants, catholiques. Donc, ils ont été persécutés et j'ai lu dans l'histoire de la réforme protestante de Bernard Cautrès cette terrible citation de Théodore de Béz, à qui pourtant on doit cette magnifique adaptation des psaumes en prose français, il s'exclame, il y a peu de villes de Suisse et d'Allemagne où l'on ait fait mourir des anaplatistes et à bon droit. Et donc ces gens voulaient revenir à l'écriture, mais en cela, ils mettaient en péril une autorité, l'autorité d'une église qui s'était adossée au pouvoir politique de son moment. Les anabaptistes sont les prédécesseurs des évangéliques. Alors je vais en venir à ces différences entre les dénominations.
On a une pléthore de de de dénominations, pourquoi Bien souvent parce que justement et je ne sais pas si tu te souviens de ce que j'ai pu dire dans un épisode précédent concernant les traditions des églises évangéliques, les églises évangéliques sont autonomes dans leur direction. C'est-à-dire qu'elles ne, elles ne sont pas alignées avec une autorité, une autorité comme le fait l'église catholique. Donc quand vous avez dans des lieux de persécution, des des personnes qui découvrent la foi et qui se mettent à enseigner, parfois ça prend une telle ampleur que ça devient un mouvement. Jean Ménot a donné naissance aux mennonites, c'était un anabaptiste qui s'est converti, qui a enseigné l'évangile et qui a eu une telle influence que les mennonites sont nés. Et puis les darbistes, bien ça vient d'un certain John Nelson Darby qui était un anglican, un évêque anglican qui s'est converti et qui s'est mis à enseigner, alors avec les particularités de son enseignement, ses habitudes, il était souvent en opposition avec un certain nombre de choses qu'il avait vécues dans le contexte de l'église anglicane, et parfois aussi alignée avec certaines de ces pratiques et ça a donné naissance au darbisme.
Sauf que le darbisme, sur certains points il a confondu l'orthodoxie doctrinale et l'orthodoxie des habitudes, ou les habitudes culturelles de l'église, et il y a eu à un certain moment des gens qui ont voulu sortir d'une certaine manière de voir la vie de l'église, et il y a eu un schisme avec Darbis, et Darbis a donné naissance au mouvement des frères qui aujourd'hui est connu sous le mouvement des CAEF, donc qui est maintenant très très éloigné de cette notion. Donc parfois c'est une question de fondateur, parfois c'est une question de principe. Les églises baptistes sont nées des anabaptistes, avec la volonté de baptiser que des gens qui pouvaient exprimer leur foi, et comme les églises étaient autonomes, il y a plein d'églises qui sont nées sans que forcément elles soient nées d'un mouvement particulier ou d'une personne particulière. Parfois, c'est un peu différent, et la question du pentecôtisme que tu évoques, c'est plutôt une question de différence mille-neuf-cent-cinq, Zemmour et Param vont répondre en Californie l'idée qu'il faut une seconde expérience à la conversion qui est associée au parler en langues. Et en cela, ils vont être les fondateurs du pentecôtisme.
Et cette expérience du parler en langues va franchir les frontières dénominationnelles et toucher d'autres églises évangéliques dans les années soixante-dix et c'est la naissance du mouvement charismatique avec les églises de réveil, et caetera. Alors, comment se représenter un peu tout ceci Et bien, je crois qu'il faut se représenter une table de mixage. Et différents boutons vont signifier différentes emphase. Certains vont mettre beaucoup plus d'importance sur les expériences avec Dieu. C'est clairement le cas des églises charismatiques.
D'autres vont mettre beaucoup plus d'emphase sur l'enseignement des écritures. Les églises presbytériennes, là je parle des églises presbytériennes solides, conservatrices, sont très attachés à l'écriture, Timothée Caller en fait partie par exemple. D'autres vont mettre une part plus ou moins grande à la louange et la musique, d'autres vont structurer l'église avec un collège de responsables ou avec un pasteur au centre. Responsables ou avec un pasteur au centre. Il va y avoir des visions différentes sur l'implication dans la cité auprès des personnes vulnérables, auprès des des plus pauvres, et caetera.
Et donc, il y aurait pas mal de variables. En réalité, dans la plupart des cas, il y la plupart des cas, il y a une croyance commune dans l'écriture, dans Christ, dans l'évangile. Et après, il y a des choses qui sont un petit peu des du folklore, du folklore évangélique, parce que ça existe aussi. Parfois c'est enrobé de doctrines, mais en réalité quand on gratte un peu, je pense par exemple à mes amis charismatiques, on est on est tous d'accord qu'en réalité le baptême du Saint-Esprit ça a lieu à la conversion. Mais il y a une expérience que l'on recherche et caetera.
Derrière des mots un petit peu différents, il y a parfois des choses assez similaires même si c'est vrai on va avoir des différences de perspective. Aujourd'hui il faut savoir que sur la population mondiale d'à peu près huit milliards, on a un milliard deux-cent-millions de membres de l'église catholique, trois-cent-mille de l'église orthodoxe, six-cent-mille de l'église protestante, anglicane y compris, les évangéliques sont de l'ordre de quatre-cent-six-mille, les pentecôtistes de l'ordre de six-cent-quatre-vingt-mille et les indépendants de quatre-cent-quatorze-mille, donc ça te, ça te montre un peu l'étendue de la diversité. Alors, je dois conclure. S'il faut se souvenir de Alors, je dois conclure. S'il faut se souvenir de quelque chose, c'est ce duo Bible et habitude.
Une église digne de Jésus-Christ doit toujours être capable d'interroger sa pratique, ses habitudes à la lumière de l'Ecriture, parce que l'être humain est toujours tenté par l'indépendance, l'autonomie et le pouvoir, y compris les chrétiens, y compris les pasteurs. Il est donc fondamental de toujours questionner ses habitudes à la lumière de l'écriture et de le faire dans un contexte plus large, avec des frères qui peuvent parler sur la véracité, la pertinence de nos propres engagements. Un homme qui seul découvre ce que personne n'a vu dans l'Ecriture a de toute évidence tort. Et en plus dans la Bible et c'est comme dans l'histoire de l'église, il n'y a qu'un seul héros Jésus-Christ. Quand vous lisez la Bible vous êtes marqué et c'est l'une l'un des gages de sa fiabilité, vous êtes marqué par le fait que les héros des écritures sont mauvais.
C'est un peu la même chose dans l'histoire de l'église. Il n'y a qu'un seul héros, c'est Jésus-Christ. Et c'est lui qui un jour filtrera l'ensemble de nos contributions avec un regard suffisamment sévère puisqu'il nous dit qu'il ne faut pas être nombreux à vouloir être enseignant parce que si on enseigne mal, il y aura des conséquences. Les apôtres nous ont laissé quelque chose de magnifique. Nous sommes ouvriers avec Dieu, l'apôtre Paul écrit en un corinthiens chapitre trois verset neuf, selon la grâce de Dieu qui m'a été donnée comme un sage architecte, j'ai posé le fondement et un autre a bâti dessus, mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus, car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ.
Et donc quel que soit le nom des églises, même les églises les plus réputées ont eu des sortes de gourous à leur tête parfois. Et ce qui est important c'est que le fondement soit Jésus-Christ et l'écriture et c'est dans cette réflexion entre les habitudes et l'écriture que se trouve une dynamique saine et utile et fertile pour l'église. Je te renvoie au site du CNEF, le CNEF point org qui est une fédération de d'église et d'union d'église qui permet un peu de de clarifier ce qui se passe dans le monde évangélique francophone aujourd'hui pour plus de détails. Voilà, j'espère avoir répondu à ta question. Cet épisode vous a édifié Alors merci de le liker ou de le partager pour que d'autres puissent en profiter.
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