Un pasteur vous répond

      Comment lire et apprécier la lettre aux Hébreux? (Épisode 497)

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      Pour cet épisode, nous recevons Brad Dickson, frère en Christ et ami de Florent. Il a accepté son invitation pour nous aider à nous plonger dans l’épitre aux Hébreux: que nous révèle cette lettre? Et surtout, comment entrer dans la lecture de ce livre qui met en lumière le Christ, de l’Ancien au Nouveau Testament?

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      Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.

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      Si tu as une question adressée à Florent Varak, commence par consulter la liste des épisodes existants ici et si le sujet n’a pas encore été traité, tu peux poser ta question à l’adresse: contact@toutpoursagloire.com.


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      FlorentLa question est posée: “Comment lire et apprécier la lettre aux Hébreux ?” Mais en réalité... C'est moi qui pose la question, et pour cet épisode, je suis entouré d'un frère que j'estime beaucoup, et qui est l'auteur d'un commentaire paru aux éditions clés sur l'Épitre aux Hébreux.

      Et comme cet épître est un peu... complexe parfois ou ardu d'approche, en tout cas pour nous qui sommes en 2026, je me suis dit que son expertise allait éclairer notre compréhension. Alors Brad, je te laisse d'abord te présenter.

      BradOui, avec plaisir. D'abord, merci Florent de m'avoir invité. Je suis honoré de partager le micro avec toi et de participer à ce podcast que je trouve vraiment utile pour le peuple de Dieu. Donc, grand merci.

      Donc, je suis né au Canada anglophone il y a bientôt 70 ans quand même, mais j'ai passé la majorité de ma vie en France depuis 1980 exactement. Je suis marié avec Catherine, qui est française.

      Nous avons trois enfants adultes qui sont mariés et sept petits-enfants qui nous occupent bien. Et s'il faut un titre, peut-être que je m'appellerai pasteur implanteur, puisque par la grâce de Dieu, j'ai pu participer à cinq implantations d'église en France, pas tout seul, mais avec des équipes. Et aussi, par cette même grâce de Dieu, un ministère d'enseignement, notamment à l'Institut biblique de Genève, où je donne le cours sur l'Épitre aux Romains et l'Épitre aux Hébreux. Et je suis très heureux d'avoir pu écrire aussi sur ces deux Épitres.

      FlorentOui, deux commentaires que je recommande chaleureusement, deux commentaires parus aux éditions clés. Je viens d'ailleurs d'en amener plusieurs dans des instituts publics en Afrique. Et c'est remarquable parce que souvent je les consulte pour clarifier ma pensée sur des textes difficiles. Et ce que je trouve formidable, c'est que tu apportes un éclairage, mais en même temps tu le fais dans un langage qui est accessible. Et je trouve que c'est vraiment super. Donc merci pour ton travail dont je bénéficie.

      BradMerci.

      FlorentAlors écoute, on va rentrer dans cette lettre aux Hébreux qui justement me semble et souvent paraît difficile d'accès. Pourquoi ? Pourquoi ?

      BradEn effet, ce n'est pas l'épître la plus facile à lire et à comprendre, mais cet épître associé en commun avec toute la Bible, c'est que c'est écrit à une époque qui n'est pas la nôtre, dans une langue qui n'est pas la nôtre, dans une culture qui n'est pas la nôtre. Je me rappelle quand j'ai fait mes études à l'université, c'était dans l'histoire de l'Antiquité, et on me forçait à lire Hérodote par exemple ou d'autres auteurs classiques, ce n'était pas facile non plus. Donc ça nous demande un petit effort puisqu'on arrive d'une autre planète, si je peux le dire comme ça.

      FlorentD'ailleurs ce serait un peu pareil si on lisait du Rabelais aujourd'hui. Et encore la distance est moindre entre nous et Rabelais, mais on rentre dans un autre monde, c'est vrai.

      BradOui, oui. Donc, s'il y a une chose qui m'a beaucoup aidé en étudiant cet épitre, c'est d'essayer de discerner dans quelles circonstances ça a été écrit, le pourquoi finalement. Et je dirais que même si cette lettre est destinée à tous les chrétiens aujourd'hui, puisque nous avons cette conviction que c'est inspiré de la parole de Dieu, que c'est intemporel, Ça a d'abord été adressé à un peuple qui était en grande difficulté. Il s'agit des juifs et des prosélytes au judaïsme du premier siècle qui, dans un premier temps, avaient fait profession de foi en Jésus-Christ, le Messie, et qui, par la suite, ont commencé peut-être à douter ou voire même à faire marche arrière. Puisqu'il doit les exhorter à ne pas abandonner leur assemblée, par exemple. Il les exhorte constamment à persévérer dans la foi. Si on relit les actes des apôtres, on se rend compte que tous les premiers convertis étaient des juifs et que dans un premier temps, ils n'avaient nullement l'intention de se séparer d'autres juifs. Ils se réunissaient au temple, ils étaient même appréciés, on voit dans les tout premiers chapitres. Et puis progressivement, il y a des tensions qui s'installent. Et ils vont être persécutés. Étienne va être lapidé, les apôtres comme Paul emprisonnés, et les premiers lecteurs eux-mêmes auront leur bien confisqué. On voit ça dans le chapitre 10, verset 34. Donc si nos auditeurs aujourd'hui peuvent imaginer que parce qu'ils professent le nom de Jésus comme Messie, on vient saisir leur maison ou leur compte en banque ou leur voiture, ils peuvent imaginer un peu les tensions qui étaient celles des premiers lecteurs. Et face à ces persécutions, certains commencent à craquer, à s'éloigner de la foi et l'auteur veut les avertir ces personnes-là. Elle les encourageait à persévérer. Donc c'est une époque un peu floue, j'ai envie de dire, où la séparation avec le judaïsme n'était pas totale. Et ça s'étale sur quelques décennies. C'est dans cette période floue que l'auteur écrit.

      FlorentEt donc ça explique en partie la difficulté ?

      BradOui, parce que peut-être que ces premiers lecteurs qui sont d'origine juive commencent à se dire « Jésus, oui, c'est bien ce qu'il a dit, mais peut-être que c'est un prophète comme les autres, comme Moïse ou David, ou d'autres disaient peut-être que c'est comme un ange, même peut-être un super ange, mais certainement pas le fils de Dieu. » Ça s'approchait du blasphème pour eux. Et peut-être certains disaient aussi, oui Jésus a fait un sacrifice, mais est-ce que ça nous dispense vraiment des sacrifices lévitiques ? C'est des questions qui se posaient, qui étaient difficiles pour eux. Et puis il y avait toute la question de tous les écrits sacrés qu'ils avaient, leur Bible, c'était notre ancien testament aujourd'hui, comment lire ces textes ? Donc l'auteur veut prouver que Jésus est bien plus qu'un prophète, mais le fils, bien plus qu'un ange, mais Dieu incarné, bien plus que les prêtres lévitiques, le souverain grand prêtre. Peut-être qu'il y a quelques versets que je peux afficher qui composent l'introduction à l'Épître et qui nous mettent sur cette piste-là.

      FlorentOui, volontiers.

      BradAlors, je partage l'écran. Voilà. Donc, l'introduction. « Après avoir autrefois à de nombreuses reprises et de bien des manières parlé à nos ancêtres, donc on voit qu'il s'agit de juifs, par les prophètes, Dieu dans ces jours qui sont les derniers nous a parlé par le Fils. Pas prophète, mais fils. Il a établi héritier de toutes choses. C'est par lui aussi qu'il a créé l'univers. Le fils est le reflet de sa gloire, l'expression de sa personne. Il soutient tout par sa parole puissante. Après avoir accompli au travers de lui-même la purification de nos péchés, il s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts. Il est ainsi devenu d'autant supérieur aux anges qu'il a hérité d'un nom bien plus remarquable encore que le « leur ». J'arrête le partage de l'écran. J'ai envie de dire, si on veut lire l'Épître aux Hébreux, il faut s'attendre à avoir beaucoup de comparaisons entre Jésus et les prophètes. Jésus et Moïse, Jésus et Josué, Jésus et les anges. Jésus et les prêtres et à chaque fois on verra qu'il ne joue pas dans la même division que ces derniers. Il est le fils, il est la dernière parole de Dieu. Si on garde ça en tête, on est bien parti pour comprendre l'Épître, je crois.

      FlorentCe sont des pépites d'interprétation que tu nous donnes et qui permettent de rentrer dans ce livre, donc c'est super. Alors justement, parlant de pépites, est-ce que tu as des textes que tu trouves absolument remarquables qui en quelque sorte forme une contribution unique de l'Épitre sur notre compréhension de la vie, de la vie chrétienne, de Dieu. Quels sont tes deux, trois passages favoris, préférés? Je ne sais pas si je peux les appeler ainsi parce que c'est tous magnifiques bien sûr, mais est-ce qu'il y a des choses qui t'ont marqué dans la rédaction de ce commentaire ?

      BradTu me limites, cher Florent.

      Florent(Rires)

      Brad«deux, trois pépites», alors qu'il s'agit d'une mine d'or. Mais si je devais pointer deux ou trois versets vraiment clés, qui sont en même temps des clés de lecture de l'Épitre, je commencerais par le grand respect que montre l'auteur pour la parole de Dieu. D'ailleurs, le terme « parole » va revenir très souvent dans l'Épitre. Les mots répétés sont des mots-clés. J'attire nos auditeurs sur la manière dont il introduit ces citations de l'Ancien Testament. Il ne va pas dire « Moïse a dit » ou « David a dit » ou « Jérémie a dit », mais il va dire des choses comme « Dieu dit ». Où l'Esprit dit, ou même, au moins une occasion, Christ dit, ce qui est étonnant pour une citation qui vient de l'Ancien Testament. C'est-à-dire qu'il est convaincu, comme l'apôtre Pierre, que c'est l'Esprit de Christ qui a inspiré les prophètes de l'Ancien Testament, et que ce qu'il lit, ce qu'il cite, C'est soufflé directement par Dieu. Donc ce respect pour la parole de Dieu, on le voit tout à travers le pitre, par exemple.

      FlorentExcellent.

      BradOui: les avertissements qu'il nous donne, c'est pourquoi nous devons d'autant plus nous attacher au message que nous avons entendu de peur d'être entraînés à notre perte. Dans l'écoute de la parole de Dieu, je crois que c'est dit quatre fois, aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas votre cœur. C'est ce qu'il craint pour certains de ses premiers lecteurs. Et si je peux faire une comparaison, je dirais que notre cœur peut être un peu comme le ciment. Le ciment, au début, on peut le manier, le diriger, puis une fois que c'est durci, on ne peut plus rien en faire. On a l'impression que dans cet épître, il y a comme un point de non-retour qui serait possible pour certains qui auraient juste professé le nom de Christ et puis auraient fait marche arrière. Alors je sais que ça suscite d'autres questions, mais ce sera peut-être pour un autre podcast.

      FlorentOui justement, alors ça c'est un peu le spoiler de cet épisode, c'est qu'on va parler de ce texte particulièrement menaçant de Hébrudis pour un autre épisode. Donc effectivement, vous ne voulez pas manquer la suite.

      BradOui. Pour revenir à l'importance de la parole, je vais afficher un autre verset magnifique. Voilà, la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante que toute épée à deux tranchantes, finitrante, jusqu'à séparer âme et esprit, jointure et moine. Elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Donc ici, la parole de Dieu est présentée comme un scalpel qui nous aide à discerner les pensées de notre cœur. La Bible dit que notre cœur est comme des eaux profondes, un peu profondes.

      On fait une autre pépite peut-être ?

      FlorentVolontiers, on est là pour ça, il faut qu'on en profite.

      BradDonc ce que Hébreu apporte de manière un peu unique aussi à notre compréhension de la Bible, c'est une lecture de l'Ancien Testament, un type de lecture de l'Ancien Testament. On n'y pense pas beaucoup, on le fait de manière inconsciente peut-être, surtout si on a grandit dans des églises, on ne lit pas l'Ancien Testament exactement de la même manière qu'on lit le Nouveau Testament. Par exemple, est-ce que vous vous êtes déjà posé la question pourquoi est-ce qu'aujourd'hui on ne lapide pas les fils rebelles ? Ou pourquoi est-ce qu'on ne se rend pas au culte avec un bouc qu'on va égorger sur l'autel ? Ou tout simplement, pourquoi est-ce qu'on appelle l'Ancien Testament ? appellation est-ce que c'est biblique de parler de l'Ancien Testament comme ancien ?

      Alors je vais encore afficher deux versets.

      En parlant d'une nouvelle alliance, selon Hébreu 8, 13, le Seigneur, donc qui fait référence au Seigneur Jésus, le Seigneur a déclaré ancienne la première. Donc je dis déjà que oui, on peut appeler l'Ancien Testament ancien en s'appuyant sur les paroles même de Cis, puisqu'il a inauguré une nouvelle alliance. Et puis au chapitre 10, verset 1, la loi en effet possède une ombre des biens à venir et non l'exacte représentation de la réalité. J'ai envie de dire qu'on peut lire l'Ancien Testament comme l'Épître aux Hébreux lit l'Ancien Testament. Et moi, je peux dire que personnellement, le fait d'avoir étudié l'Épître aux Hébreux, ça a renouvelé mon intérêt pour l'Ancien Testament et ma lecture de l'Ancien Testament. Et je vois Christ encore plus dans l'Ancien Testament. Donc, une des contributions de l'Épître aux Hébreux, c'est de nous donner des clés de lecture pour l'Ancien Testament.

      FlorentOui, ça c'est effectivement très important pour pouvoir finalement synthétiser tout ce que nous dit l'Ancien Testament. Alors peut-être pas tout ce que nous dit l'Ancien Testament, mais c'est certainement une synthèse importante à considérer, qu'il est clair.

      BradAlors, c'est une culture christocentrique de l'Ancien Testament.

      FlorentC'est ça, oui. Alors je sais que je t'ai contraint à deux ou trois pépites, mais tu en aurais une autre ou est-ce qu'on passe à la question suivante ?

      BradJ'en ai une autre, oui. Pas des moindres. C'est que cette épitre nous amène à admirer et à adorer Jésus-Christ. Il est vraiment au centre de tout l'Épitre. Tout l'Épitre nous pointe vers la Christ, nous montre sa supériorité par rapport à toute autre révélation même de Dieu. Donc, je crois que l'auteur estime que si on est un peu dans le doute, si on a du mal à persévérer dans la foi, si on rencontre des difficultés, que le meilleur remède à ça, c'est un bon cours de christologie. C'est-à-dire, il va nous exposer la doctrine de Christ. Il va nous montrer Christ comme Dieu incarné. Mais il va aussi nous montrer Christ comme homme, homme ayant souffert, homme ayant été tenté, homme qui a dû apprendre l'obéissance par les choses qu'il a souffert, homme qui a crié aussi au Père dans sa souffrance, mais homme qui a été élevé à la droite de Dieu. Dieu manifeste son accord, son approbation de la mission accomplie de Christ. Du sacrifice de ses péchés, de son expiation accomplie sur la croix.

      Il y a vingt ou trente ans, dans les églises, on chantait un petit chœur souvent au moment du partage de la Sainte Seine. « Il suffit, suffit pour moi ». « Il suffit, suffit pour moi. Si le sang de Christ suffit pour Dieu, il suffit, suffit pour moi. » Et Dieu, en élèvant Christ à sa droite, montre que son sang est suffisant, et l'auteur nous le dira souvent, que par un seul sacrifice, Christ a amené à la perfection tout ce qui se confie en lui. J'ai envie d'afficher un dernier verset à ce sujet. Voilà. Il se trouve dans le chapitre 12. Le verset 2, c'est une des exhortations finales de l'Épître. « Courons avec persévérance. » C'était un des thèmes, n'est-ce pas ? « Courons avec persévérance. » L'épreuve qui nous est proposée, faisons-le en gardant les yeux, en gardant les regards sur Jésus, qui fait deux choses. Qui fait mettre la foi et l'amène à la perfection. Alors, Je ne sais pas vous, mais une chose m'encourage beaucoup, c'est Jésus-Christ même qui a fait naître la foi. Moi, je n'ai pas à avoir de l'engueuil par rapport à ma foi. C'est un don qui m'a été donné. Christ l'a suscité à moi. Et du fait que c'est Christ qui l'a démarré, Marie, c'est aussi Christ qui l'accomplira, qui l'amènera jusqu'à son achèvement, jusqu'à la perfection. Et ça, c'est une très grande source d'encouragement pour moi et pour les premiers lecteurs, et j'espère pour tous nos auditeurs aujourd'hui.

      FlorentOui, ça donne envie de rentrer dans ce livre finalement et de ne pas le laisser de côté comme un livre contre-culturel qui concerne une culture étrange, celle des Hébreux qui nous est étrangère.

      Alors, est-ce que tu aurais quelques conseils pour lire le livre ? Peut-être que certains vont être motivés après cet épisode à en faire leur culte personnel pendant les prochaines semaines.

      Quelques conseils de lecture ?

      BradD'accord, oui, quelques conseils. Ce serait un peu gonflé de leur dire d'acheter mon commentaire.

      FlorentNon, je crois que c'est très légitime.

      BradJ'ai envie de recommander un autre commentaire aussi, celui de Samuel Benetro, qui est beaucoup plus détaillé que le mien, c'est sur deux tomes, c'est plus technique, il faut le savoir. Des fois, ça peut paraître un petit peu aride, mais c'est quand même très solide et si vous voulez une étude très approfondie, ce sera une bonne aide. Les commentaires mis à part, il faut lire une épître plusieurs fois pour la comprendre. C'est bien d'essayer de lire d'un trait. Vous pouvez lire l'épître aux Hébreux en moins d'une heure, en 50-55 minutes selon votre vitesse de lecture. Donc, il faut l'écouter à plusieurs fois. Je l'ai lu à répétition, je l'écoutais aussi, il y a des audios bibles qui peuvent nous aider. Ensuite, ce qui est parfois difficile, c'est les citations de l'Ancien Testament. Donc ce que je recommande, si vous voulez être un étudiant sérieux de l'Épître aux Hébreux, il faut retourner dans l'Ancien Testament, Et trouver ces citations dans leur contexte d'origine. Et lire non seulement le verset qui est cité, ou l'allusion, mais le chapitre qui l'entoure. Parce que souvent, les auteurs du Nouveau Testament, quand ils citent, Un verset de l'Ancien Testament, ils font référence en réalité à une pensée un peu globale d'un chapitre. Donc c'est fastidieux, mais c'est un investissement qui rapporte pour comprendre. Et notamment il y a trois psaumes qui sont très souvent cités dans l'Épître aux Hébreux, qu'il faut lire.

      Le psaume 2, qui parle de Jésus comme le Fils. L'Op. 95, d'où il tire cette citation, « Aujourd'hui, si vous entendez ma voix ». Et puis l'Op. 110, qui parle de Jésus comme aussi un souverain grand prêtre, comme Melchizedek. Hum. Donc, un dernier petit conseil très facile, comme c'est un livre qui nous présente Christ, je vous encourage à avoir un petit calepin et en lisant, notez déjà les titres qui sont donnés à Jésus-Christ dans cet Épitre. Il y a beaucoup de titres, ce sont nombreux, et déjà méditez sur ces titres, c'est très encourageant, édifiant. Et puis, non seulement les titres, mais notez ce qu'il dit au sujet de l'œuvre de Christ à chaque fois. Et donc, après chaque paragraphe quasiment, on peut se poser la question, qu'est-ce que j'ai appris sur Jésus-Christ et son œuvre dans ce paragraphe, dans ce péricope, dans ce chapitre ? Et ça va beaucoup vous aider dans la compréhension de votre lecture.

      FlorentOk, super ! Écoute Brad, c'était vraiment précieux de parcourir cette épître, enfin on ne l'a pas parcourue plein de mots, mais d'avoir ce regard sur cette épître, d'avoir ton regard, ton expertise et de pouvoir en profiter davantage.

      Donc un immense merci d'être venu sur cette émission et puis on va enregistrer très bientôt un autre épisode sur ce morceau un peu difficile à lire et à comprendre de Hébreu chapitre 10. Donc, on se réserve à un autre moment pour ça.

      Merci, Brad.

      BradMerci, Florent. Au revoir à tous.

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