Un pasteur vous répond

Dieu est-il mort sur la croix? (Épisode 367)

Doctrine de DieuDoctrine du Christ

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Publié le

26 mai 2023

Jésus est Dieu. Jésus est mort sur la croix. Peut-on alors dire que Dieu est mort sur la croix? Comment comprendre cela à la lumière de l'immortalité et de la toute-puissance de Dieu?

Un pasteur vous répond: le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible, une question à la fois.

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Transcription:

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La question est posée:

Bonjour, merci pour ton travail qui me permet de mieux comprendre les écritures et de me rapprocher de Dieu. Au cours d'un repas en famille, une question a surgi est-ce que Dieu est mort Cette question peut surprendre au premier abord, car en tant que chrétiens, nous croyons que Dieu est tout-puissant et est éternel. Cependant, pour mon fils de dix ans, il était évident que Dieu était mort sur la croix il y a deux mille ans. En effet, depuis tout petit, nous lui rappelons que Jésus est Dieu et que Jésus est mort sur la croix pour nos péchés, et donc sa logique implacable est la suivante: Jésus égal Dieu, Jésus est mort sur la croix, donc Dieu est mort sur la croix. Pour ma femme et ma fille, dire que Dieu est mort est tout simplement inconcevable. Pourtant, plus j'y réfléchis, plus je pense que mon fils de dix ans nous dit une vérité qu'on a du mal à accepter. Comment un Dieu tout-puissant peut mourir sur une croix J'y vois là toute la beauté de l'amour de Dieu pour nous, la valeur du sacrifice infini nécessaire pour acheter nos péchés. Dieu n'a bien sûr pas cessé d'exister, mais Dieu a vécu la mort en quelque sorte. Qu'en penses-tu? J'espère que tu auras l'occasion de répondre à ma question qui, je pense, n'est pas simple. Bonne continuation, fraternellement.

Ecoute, j'aime énormément ta question, et elle est d'autant plus magnifique qu'elle surgit, semble-t-il, de la bouche d'un enfant de dix ans. Les enfants sont capables de réflexions qu'il faut encourager et bien entendu conduire, nourrir, et c'est formidable que dans une famille on peut parler de théologie, on peut parler des écritures, et puis qu'on peut accueillir les questions des uns et des autres, y réfléchir humblement, et encourager surtout, encourager l'exploration de ces vérités chez nos enfants. Alors que répondre Premièrement, je ne reviens pas sur la divinité du Christ, parce que c'est une question que j'ai abordée dans de nombreux podcasts. Je vais juste citer les titres les plus pertinents, et je t'invite à les consulter si tu as besoin de considérer le détail de la divinité de Christ.

Donc pour ceux qui ne seraient pas familiers, je t'encourage à écouter Si Jésus est Dieu, pourquoi la Bible dit qu'il est assis à la droite de Dieu Épisode 7 Si Jésus est Dieu, pourquoi ne connaît-il pas l'heure de son retour Épisode 137 Doit-on nécessairement croire que Jésus est Dieu pour obtenir le salut Episode 107 Pourquoi Jésus est-il appelé Emmanuel Episode 59 Peut-on adorer le Jésus terrestre ou seulement sa nature divine Episode 160 Si Jésus est le premier né, comment peut-il être Dieu Episode 288 Pourquoi Jésus ne dit pas directement qu'il est bon Episode 301 Et enfin, si Jésus est Dieu, à qui Jésus paie-il le péché (Épisode 321). Alors tu vois, il y a de la matière à écouter, je ne sais pas combien il y a de podcasts, mais pour, ce sera quelques heures de réflexion théologique sur la personne de Dieu et sur sa divinité. Alors maintenant, regardons les données bibliques. Et en fait, il y a deux réalités qui semblent incompatibles ou qui présentent une contradiction apparente. D'un côté, Dieu est, c'est même son nom, lorsqu'il se présente auprès de Moïse dans le buisson ardent, il est dit je suis celui qui suit en Exode chapitre 3.

Il est éternel en amont et éternel en aval. Il existe de toute éternité, d'où la traduction de ce tétragramme par l'Éternel dans les Bibles de second, enfin traduites par second et toutes les traductions affiliées. Dans les descriptions de sa nature, la Bible emploie des métaphores pour le dire. Il est le commencement et la fin, il est l'alpha et l'oméga, juste pour dire que précisément, il n'a aucun commencement ni aucune fin, puisqu'il balaye l'ensemble du temps. Il possède la vie en lui-même, et c'est ainsi que Jean chapitre 5 verset 26 en parle.

Donc la cessation de vie lui est proprement impossible, et si on théorisait la mort de Dieu, c'est tout simplement l'univers entier qui cesserait d'exister parce que l'univers, lui, est contingent, il dépend de sa personne, La création est dépendante du créateur, et le créateur soutient par sa parole une création qui continue son cheminement malgré la chute de Genèse 3. De l'autre côté de cette affirmation se trouve un verset surprenant que l'on trouve en Actes 20.28. Je lis Prenez donc garde à vous-mêmes. L'apôtre Paul parle ici aux anciens de l'église d'Éphèse, c'est la dernière visite qu'il réalise Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau au sein duquel le Saint-Esprit vous a établi évêque pour faire paître l'église de Dieu qu'il s'est acquise par son propre sang. Fin de la citation.

Tu as remarqué L'église de Dieu qu'il s'est acquise par son propre sang. Dieu aurait donc versé son sang Dieu serait-il donc mort pour l'église Et on a un autre verset qui va un peu dans ce sens, c'est 1 Corinthiens 2.8 Aucun des princes de ce siècle ne l'a connu, cette sagesse, car s'il l'avait connu, il n'aurait pas crucifié le Seigneur de gloire. Seigneur de gloire, crucifié, Seigneur de gloire c'est une expression qui dépasse de loin la personne humaine de Christ, et donc on aurait ici une affirmation assez similaire à celle que je viens de lire en Actes 20.28. La question d'ailleurs n'est pas très éloignée d'un autre débat, et cette fois-ci qui concerne le Christ et Marie sa mère. Peut-on dire que Jésus est la mère de Dieu, ou bien, comme Nestorius le préférait, qu'il est seulement la mère de Christ Que dit Elisabeth à Marie lors de sa visite Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne chez moi Luc chapitre 1 verset 43.

Alors bien entendu, Dieu n'a pas de mère, il est à l'origine de toute vie, que dire? Et tu vois, c'est cette question un peu de la compréhension de l'identité de Christ et de son rapport à Dieu le Père, de son rapport à la vie qui est en question. Alors, et on va commencer à aborder la solution à ta question, la solution est en fait assez simple, mais elle est complexe dans sa formulation. Il s'agit de distinguer la personne de la nature de Christ. La personne de Christ est unique, il est une seule personne, un seul sujet, un seul je.

Les gens n'ont vu qu'un être identifiable, ils l'ont vu marcher dans les rues de Galilée et de Jérusalem. Mais en même temps, les qualités de cette personne sont troublantes. D'un côté, il y a la nature du Christ. Alors quand on parle de nature, on parle de ses qualités propres, des traits qui le définissent. Là, on voit que Jésus a les traits de Dieu.

Il calme la tempête, transforme l'eau en vin, multiplie les pains, pardonne les péchés, affirme son unité avec le Père, décrit même, se décrit même comme l'Éternel. Il dit je suis, tout le monde qui l'entend tombe à terre. Et donc il a les traits, en quelque sorte la nature de la divinité, mais il a aussi les traits d'un homme. Il a faim, il est fatigué, il dort, il se repose, et comment est-ce que ces traits se combinent en une seule personne? Alors on va découvrir un vocabulaire qui est un petit peu compliqué pour un enfant comme pour un adulte.

Mais donc pour résumer, on reconnaît une seule personne, que Christ est une seule personne, et d'un autre côté comme ayant deux natures. Dans l'incarnation, il y a une forme de communication des propriétés de cette nature. Jésus a véritablement expérimenté la faiblesse et la fin, et la puissance créatrice divine, en sorte que l'on perçoit des expressions allant de l'une à l'autre. D'où le verset de l'église de Dieu acquise par son propre sang. En théologie, on parle de communication des propriétés, ou encore de communication des idiomes.

Voilà, on l'a dit, on l'a posé, vocabulaire étrange, communication des propriétés de l'une à l'autre. Jésus est une seule personne vraiment, et Jésus a deux natures, une nature divine et une nature humaine. Dans l'histoire, le balancier a incorrectement mis en avant soit l'humanité de Jésus, soit sa divinité, ou bien même encore sa fusion, ou même encore sa séparation des deux. Quatre erreurs qui sont des erreurs d'accentuation, mais une vue biblique consiste à formuler les choses ainsi: Jésus a une nature divine, il a une nature humaine, et Jésus est une seule personne. Les théologiens utilisent l'expression d'union hypostatique, c'est-à-dire d'union en une seule personne hypostase des deux natures.

Alors, si tu arrives à manier ce vocabulaire que j'ai dû reconsulter dans les livres pour pouvoir le formuler correctement pour ce podcast, bien félicitations. Et si en plus ton fils te disant est capable de parler de communication des idiomes, alors chapeau bas, c'est la naissance d'un théologien. Alors dans l'histoire, on a essayé de formuler les choses de manière plus ou moins simple, plus ou moins compliquée, et le concile de Chalcédoine en 451 a dit les choses ainsi: un seul et même fils, notre Seigneur Jésus-Christ, parfait quant à la divinité et parfait quant à l'humanité, vraiment Dieu et vraiment homme, dame raisonnable et de corps. Conssubstantielle, c'est-à-dire de même substance, de même nature, au Père selon la divinité, consubstantielle à nous selon l'humanité, semblable à nous en tout, hormis le péché engendré du Père avant tous les siècles selon la divinité, et le même ou de même de la Vierge Marie, Mère de Dieu dans les derniers jours et pour notre salut selon l'humanité. Un seul et même Christ, le Fils, le Seigneur, le monogène, c'est-à-dire l'unique engendré, révélé en deux natures sans confusion, sans transformation, sans division, sans séparation, car la différence des natures n'est nullement supprimée par l'union, bien plus tôt, les propriétés de chaque nature sont sauvegardées et concourent pour former une seule personne en une seule hypostase.

Le livre d'Alanysus, pour une fois réfléchi, publié par la maison de la Bible, dit ainsi on dira que Jésus est une unique personne qui porte dans son existence deux natures, deux espèces de traits, les traits de la nature divine et ceux de la nature humaine. Alors, je me souviens d'un membre de l'église féru de théologie, très attaché à l'exactitude du langage, et il me faisait assez régulièrement des gros yeux lorsque, dans une prédication de Pâques par exemple, je soulignais que Dieu était mort pour nous. Alors l'expression est exagérée, Dieu ne meurt pas, mais elle est juste, Dieu en son fils expérimente véritablement la mort. Et en réalité, cette expression de la mort, enfin cette réalisation de la mort a été goûtée avec une force extraordinaire lorsque Dieu le Fils, alors qu'il était sur la croix, connaît pour la toute première fois de toute l'éternité une forme de relation différente avec son Père. Son Père, avec le Fils et l'Esprit, vivent une communion, une danse, un amour, une relation éternelle faite d'amour, de bienveillance, de compréhension mutuelle, et ça dure de toute l'éternité.

Mais lorsque Jésus devient péché pour nous à la croix, nous sommes là dans les termes de 2 Corinthiens 5.21, Dieu absorbe toute la grâce qui est nôtre, Dieu en Jésus-Christ, absorbe toute la grâce qui est nôtre. Et pour la première fois, Jésus expérimente la colère du Père. Cette colère, cette séparation de l'amour de Dieu, est en quelque sorte une mort. Il goûte l'équivalent de la mort que connaissent ou connaîtront ceux qui sont perdus. Il expérimente la mort en ce qu'il ressent toute la culpabilité qui maintenant est posée sur lui, et que Dieu détourne son regard, Dieu le Père détourne son regard d'amour pour plonger un regard de jugement et de condamnation.

Le Fils s'exclame mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné Il ne fait pas là une œuvre de doute, comme souvent les gens le disent. Il cite le Psaume 22 qui est un Psaume prophétique sur la mort de Jésus à la croix, mais qui se termine aussi de façon grandiose avec une victoire de ce même Christ par une adoration de l'ensemble des nations qui réalisent l'oeuvre qui a été réalisée. Donc oui, il va goûter la mort. Il va goûter la mort physique, mais il va aussi goûter de façon très raffinée la mort spirituelle infâme et odieuse que tous ceux et toutes celles qui placent leur confiance en Jésus devraient un jour goûter, mais qu'ils ne goûteront jamais, parce que Jésus l'a goûté pour eux. Alors oui, l'expression Dieu est mort pour nous est maladroite, elle est choquante, et c'est justement pour ça que des prédicateurs parfois l'utilisent et que je l'ai utilisée.

Elle est probablement exagérée, elle est juste là pour titiller la pensée, parce qu'une expression un petit peu plus fine serait nécessaire. Mais en même temps, on ne doit pas minimiser ce qui se passe à la croix, et on ne doit pas non plus minimiser cette expérience de la mort, de mort spirituelle par la séparation d'avec le Père, du jugement qu'il ressent, et de mort physique et humaine en tant que Jésus, Dieu incarné, Dieu devenu homme. Et tout ceci, il le fait pour régler la dette des hommes vis-à-vis de Dieu. En sorte que tous les hommes, toutes les femmes maintenant, ont le privilège possible, potentiel, d'être pardonné, de retrouver l'honneur qu'ils avaient devant Dieu avant la chute, d'être adoptés dans sa famille. Pourquoi Parce que ce qui faisait obstacle à la communion avec Dieu, notre péché, a été porté à la croix par Jésus-Christ.

Et ça, c'est la bonne nouvelle qu'il faut souligner, quelles que soient les petites difficultés de formulation que l'on peut avoir, Jésus-Christ est mort pour nos péchés, et il invite tout homme et toute femme à se repentir simplement, humblement, dans la foi et la confiance que ce sacrifice-là n'est pas pour remplir des livres d'histoire, mais ce sacrifice-là est là pour couvrir nos fautes, nous amener dans une communion à Dieu, une communion qui est éternelle, qui est inaugurée par ce sacrifice à la croix, et qui bien sûr débouchera un jour dans une communion à lui, dans l'éternité, après la résurrection, lorsque Jésus viendra établir son règne. J'espère avoir éclairé ta question, félicite ton fils d'y avoir réfléchi, et votre famille de pouvoir en discuter paisiblement, c'est magnifique, et j'espère que ce sera un encouragement pour aller plus loin, et surtout que cela conduira à une confiance et une adoration de ce Dieu qui s'est incarné pour nous sauver. Cet épisode vous a édifié, alors merci de le liker ou de le partager pour que d'autres puissent en profiter. Pensez aussi à vous abonner à la chaîne d'un pasteur vous répond pour ne manquer aucun des prochains épisodes.

Enfin si vous avez une question à poser à Florent Varak, écrivez-lui directement sur contact@toutpoursagloire.com.

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